Cf. C'^ R. de Briey, op. cit., p
de revient et, par là, de maintenir les bénéfices à Fancien taux. Et là chose se réalisa dès l'année suivante. Dix ans plus tard, les mêmes circonstances se reproduisirent et les travailleurs agirent de même. Dans ces entreprises, en dépit du terrible mouvement de grèves en 1912, jamais la paix n'a cessé de régner entre le capital et le travail. Dans l'immense port de Londres, alors réduit à Fimmobilité, seuls, les navires au service des Compagnies du gaz continuèrent à débarquer leurs marchandises.
Dans ces conditions, on comprend que le directeur de la South Metropolitan Gas C^", M. Carpenter, ait pu déclarer ^ : « Quels ont été, pour la compagnie, les résultats de cette coassociation? Nous avons joui de vingt-deux années de paix industrielle. Nos hommes mettent non seulement de la bonne volonté, mais de l'intelligence dans Faccomplissement de leur tâche. Songez à la différence pour une entreprise entre un ouvrier de bonne ou de mauvaise volonté. Quel changement dans le pourcentage de rendement! Nos travailleurs portent le drapeau de notre affaire dans toute la contrée que nous éclairons... Nous disposons de leurs cœurs comme de leurs muscles, et quelles que soient les difficultés inhérentes à l'industrie du gaz, ils sont lojours prêts à nous aider des connaissances pratiques que si souvent, dans ces matières, peut seule donner une expérience journalière ! »
Ces affirmations, émanant du chef de l'une des