Brevet du 26 janvier
MPROCÉDÉS DE PORGEAGE DANS L'INDUSTIIR 305
B, pièce emboltant la tôle à travailler et s'appuyant contre la butée C; D, mandrin.
Les galets E agissent extérieurement et, dans cerlains cas, ils-sont disposés pour agir intérieurement.
Les figures 46 À 20 sont les ensembles et les détails de l'appareil repousseur,.
Les oulils finisseurs sont représentés figures 21 à 23,
Los figures 24 à 25 se rapportent à des galels coniques.
Les figures 27, 28 et 29 comprennent l'appareil lamineur, émboulisseur, repouseur, complètement indépendant et muni d'un plateau, disposition qui montre que les galets sont for més de plusieurs rondelles ayant pour but d'éviter les glissements et arrachements qui se produiraient lorsque la surfic travailler n'est plus un cylindre et que les outils action- “nent lo métal sur une longueur assez grande à la fois. La différence de vitesse entre deux points d'une même génératrice devenant importante, l'action des gulets ordinaires d'une seule pièce ne serait plus régulière, le façonnage deviendrait même Ampossiblesi les galets, épousant la forme de la pitce, n'étaient constitués par des rondelles juxtapostes indépendantes, lournant autour d'un même axe et disposées de telle façon que les Plans de séparation de chaque rondelle d'un même groupe ne correspondent pas aux plans de séparation du groupe voisin, de sorie que les rondelles ne font pas la même lrace sur le métal. Les figures 30 à 32 indiquent aussi la disposition des outils composés.
Dans celte fabrication, la tôle, prise sous la forme d'un disque circulaire (fig. 33) est amende pur une série d'opérations nr de forge, en passant par les différentes phases repré-
(fa. 34 à 39), à la forme demandée; l'épaisseur seule
n'est pas aux dimensions. À cet effet, les appareils
urs assurent les épaisseurs après avoir monté la pièce nmandrin (/ig. 40) de forme exacte intérieure, et en
Les obus se font encore en déux parles : culle comprenant la pointe, est en acier de qualité spéciale, le culot est en acier ordinaire. Les parties sont soudées sur joint circulaire vers le milieu de la longueur, On a soin de tourner les parlies pour qu'elles s'emholtent quelque peu. Un trou est aussi percé dans Je culot pour le dégagement des gaz.
S'il s'agit d'un obus à pointe en acier chromé, on peut sou.der simplement l'extrémité. La soudure électrique par courant direct s'applique aisément à ce mode de construction en agis- Saut par pression, Le bourrelet formé au joint s'enlève après coup.
L Obs emboutis el laminés.
La combinaison de l'emboutissage et du laminage simultanés s'applique aux obus courts au moyen de la machine (fig. 82
et #3) (1).
Le flan cylindrique chauTé à haule lemipérature est d'abord rois à la forme d'ébauche H' (fig. 54) par lé mandrin A monté surla Uge d'un pousseur hydraulique D {fg. #2] et par les trois galets lamineurs E,EE.
Pendant l'opération, le mandrin A avance progressivement fouben lournant par entrainement entre les galels E, Lébauche étant rochaullée, passe au finisseur F (fig. 52) disposé de l'autre côlé et comprenant également trois galets et nmandrin de forme finale.
L'opération n'est possible qu'autaut que les galets lamineurs sont parfaitement maintenus à la tôle, par un guide G disposé (fig: 52, 55 ek 86] sur le devant de la cage et enveloppant l'ensemble des parties ogivales des galets en pénétrant daus le vide “qu'elles laissent entre elles, mais sans dépasser él mème sang “atleindre la limile des cercles langents à leurs surfaces inlé-
r à toules les sections communes et perpendiculaires à
(1) Brevet Vendreau du 27 janvier 1885.
ES PEUCÉDÉS DE FORGEAGE DANS L'INDUSTRIE
lear axe. de manière à leur laisser faire une légère saillie nécessaire à leur action sur le disque à emboutir.
Cette plaque-cuide G forme ainsi, par son vide intérieur en tronc de c?ne dont la base est indiquée par la circonférencæ C. un: matricæ guïdant le disque quand l'action de la presse hydraulique le pousse dans le laminoir, et l’empêchant de dévier et de se plisser. Sans ce guide le disque se plisserait à ses truis points de oxntact avec les galets et refuserait de tourner et de se façonner.
Lorsque i'obus est de grande longueur, l'ébauche est préparée au pilon. puis passe au finisseur. On prend un lingot à section rectanculaire: on l'étire et on le sectionne au point voulu, puis on abat les anc'es et on l'arroudit au pilon pour obtenir un disque /i7. 57, ayant subi un coup de poinçon pour assurer sa position sur l'étampe matrice M ./ig. 59° qui lui donne la forme indiquée avec la matrice M’ ‘fig. 58).
On lui donne ensuite la forme B' ; fig. 60) par <on passage à travers un mandrin P”’. l'ébauche étant soutenue par le poinçon P.
De là. n enfite l'ébauche sur le mandrin R [fig 64 et 62) el on l'étamyx: et l'étire au pilon en partie. La pièce passe finalement au laininoir finisseur pour y recevoir une dernière façon et l'étirer à longueur voulue.
Obus en acier forgé à l'état liquide.
Les lingotières. pour forzer parcompression et martelage sur mandrin les obus en acier fondu à l'état liquide. sont disposées pour permettre de laisser le retrait plus ou moins brusque du métal s'opérer sans résistance pour évier des criques et sans avoir recours au réchauflage pour sortir le mandrin de la pièce.
La tice À fig. 63 à 66 111 est d'un seul morceau avec l'ogive
‘1; Brevet Buisset du 30 avril 1NX3.
PROCÉDÉS DE FORGEAGE DANS L'IRDUSTRIE 360 ou poinie dumandrin; elle porte à sa parlie supérieure un trou —… pour recevoir la clavelle en fer B qui donne le serrage aux sogments Centre l'ogive et la rondelle E qui reçoit le choc du - marteau-pilon.
Un tube en acier F porte des renflements en forme de pattes “dé crapaud G, pour faire serrer à fond tous les segments C contre les portées H qui déterminent le diamètre; une clavette mm enhois L, qui est conique, sert à maintenir ce serrage pendant le martelage.
— Pour obienir un bon serrage avant de placer la clavette L, bn place une plaque J sur la tête de la tige A, et deux petites resnliletées font serrage pour amener le mandrin creux en Hicerdes trous de la clavelte; on emmanche provisoirement Clavelte en fer L bien conique pour forcer toutes les por- Ajoindre: on serre avec une clef les deux tiges pour sortir Hwclavelterprovisoire, que l'on remplacé par celle définitive “on bois; on sort ensuite les Giges et la plaque, et le mandrin se ronve articulé en tous sens.
“Auwmandrin ainsi compost, on applique à sa face extérieure “chemise en toile amiantée, prenaot parfaitement sa elle a pour but d'empêcher ce mandein de se chauffer rapilement au contact du métal; elle est retente à sa supérieure par un fil du fer.
Lémandrin est ensuite placé dans la lingotière O, en Jaisblahauleur nécessaire, environ 15%, entre ki pointé du ndein et Ja lingolière, pour obtenir une compression sullide l'acier en vue de souder toutes les molécules et éviter mes soulllures; il est retenu sur le dessus de la lingotière Mpetits rondins de bois qui se brisent au premier coup
coule l'acier dans les coulées P, ménagées au haut de La re, et celle dernière est frellée, eur sa hauteur, de Lde fer emmanchés à chaud. Deux trop-pleins Q
s pour laisser échapper les gaz et le Jaitier de
PROCÉDÉS DE FORGEAGE DANS L'INDUSTIIE 34
Plaques de cuirassement ou blindages.
blindages sont des plaques servant à constituer des ures, des revêtements ou des enveloppes d'eogins de hse militaire, Hsplaques s'appliquent sur les parois extérieures des vaisx de guerre dans les parties accessibles aux projectiles #1, 2 et 3, pl. 46); elles protègent les forlifications des "des forts; elles forment les lourelles, les coupoles abri- Îles canons (fig. 4), les phares cuirassés à éclipse pour rer les abords des forts (fig. 5), fspuissants projectiles dont l'artillerie dispose aujourd'hui nt que ces plaques soient très résistantes à la pénétration, & briser ou se déchirer (fig. 6 el 7) sous l'action du choc Ja puissance vive du proje blindages se font de toute épaisseur à partir de que.qués ës jusqu'à 0%,60 et plus. Lorsqu'ils sont employés és forts et qu'ils sont ex'culés en acier coulé ou en fonte, eur atieint 4". Les pelites épaisseurs (0,02 à 0,04) ni protèger certains ouvrages contre les pelils projectiles ss).
us n'avons à considérer que les plaques construites en fer en fer fondu, en acier, en fer et acier ou métal mixte
plaques de euirassement sont d'application très ancienne, rés Sirabon, les Carthaginoïis en recouvraient leurs vais- Les Normands du xut siècle consolidaient également es parties de leurs bateaux (1). On cite (1530) la caraque de plomb des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem. iles preinières applications de l'artillerie, on songea à eanonniers, et le blindage s présente comme de la bombarde ou du canon, comme en témoi-