‹ Procédés et matériaux de construction, Volume 4Chapitre 16 sur 63 · DESCRIPTION D'UN ACCUMULATEUR EMPLOYÉ AU CREUS0T · texte numérisé non relu

DESCRIPTION D'UN ACCUMULATEUR EMPLOYÉ AU CREUS0T

Cet accumulateur, dont les détails sont .donnés sur la planche 43, est actionné par une machine à vapeur de 40 chevaux, à .deux cylindres conjugués, qui met en mouvement trois pompes de compression actionnées par des excentriques. La machine est construite de manière que les actions qui s'exercent sur l'arbre soient aussi uniformes que possible ; en voici les principaux éléments ainsi que ceux des pompes :

Machine.

Diamètre des cylindres m ,3G0

Course des pistons 550

Nombre de tours par minute 44

Pression effective de la vapeur 4 k ,50

Introduction de vapeur 75

Pompes de compression.

Diamètre des plongeurs a ,i78

Course des plongeurs 300

Quantité d'eau fournie à la seconde par les trois pompes

ensemble 16^,5

Pression de l'eau sous le plongeur par centimètre carré. . 90*.

L'accumulateur ne fonctionne donc qu'à la pression de 20 kilogrammes par centimètre carré, soit 49,4 atmosphères. Il comprend les parties ci-après :

Accumulateur. — R, cylindre en fonte, fermé à sa partie supérieure par un presse-étoupes ; son diamètre intérieur est de 60 centimètres, et l'épaisseur des parois de 5 centimètres.

R', plongeur, cylindre creux en fonte de 56 centimètres de diamètre

extérieur et de 45 millimètres d'épaisseur ; sa longueur totale est de 6 m ,59 et sa course de 5 m ,2.

S, boite annulaire en tôle de fer avec fond en fonte, suspendue sur la tête du plongeur et recevant un lest en fonte réglé d'après la pression à exercer sur l'eau.

T, tète du plongeur en forme de croisillon, à laquelle est suspendue la boîte S.

U, colonnes en fonte servant de guides à la tête du plongeur; ces colonnes sont creuses et boulonnées sur la cuve en maçonnerie de l'accumulateur.

V, sommier en fonte reliant les colonnes et garni à sa partie inférieure d'un madrier contre lequel le plongeur vient buter à l'extrémité supérieure de sa course.

V, consoles en fonte reliant les colonnes aux murs.

X, sommiers en bois sur lesquels repose la boîte S au bas de sa course.

x, soupape de sûreté.

y, arrivée de l'eau.

La section du plongeur étant de 2.464 centimètres carrés et sa course de 5 m ,200, le volume d'eau comprimée est de 1,280 litres. Le plongeur et le lest renfermé dans la caisse représentent ensemble un poids de 54.142|kilogrammes, correspondant à une pression de l'eau sous le plongeur égale à 22 kilogrammes par centimètre carré.

Soupape de sûreté. — Une soupape de sûreté est placée auprès de chaque accumulateur pour limiter la pression et la montée du plongeur.

A cet effet, le levier auquel est supendu le poids de la soupape est muni à son extrémité d'une tige sur laquelle se fixe un arrêt, qui est mis en mouvement par un taquet adapté sur la tête du plongeur. Celui-ci, en arrivant à l'extrémité supérieure de sa course, soulève le levier, et l'eau s'échappe alors librement à travers la soupape. Dans d'autres installations analogues, le piston arrivé à l'extrémité de sa course détermine, par un renvoi de mouvement, la fermeture de la prise de vapeur.

Soupape de choc et soupape de prise. — Les figures 3 et 4 représentent une soupape de prise ou d'arrêt et une soupape de choc, du type employé sur le tuyautage des ponts mobiles de Marseille. La soupape de prise est fermée par un bouchon à tige taraudée , dont l'écrou'en bronze est logé dans le couvercle du presse-étoupes.

Le bouchon conique est également en bronze et fixé sur la tige à l'aide d'un pas de vis et d'une goupille.

Cette soupape se manœuvre à l'aide d'une clef.

La soupape de choc a pour rôle de prévenir les coups de bélier. Elle se compose d'un piston à trois diamètres ; la tige supérieure est pleine et traverse le couvercle; elle ne reçoit que la pression atmosphérique. La partie inférieure se termine par un bouchon conique, qui ferme en tombant l'orifice de la soupape.

La partie moyenne se meut dans une cloison garnie d'une entretoise réglée pour guider et limiter sa course. La face annulaire supérieure de ce piston est soumise en même temps que la face inférieure à l'action de l'eau comprimée ; et, comme la présence de la tige établit une différence entre les sections, le piston est maintenu soulevé. Si, par une tirconstante fortuite, la pression vient à cesser dans les conduites placées à la suite de la soupape, l'effort de bas en haut qui la soulevait se trouve détruit et la soupape retombe sur son siège. Le piston est creux et muni d'un petit orifice par lequel Teau continue de passer après la chute de la soupape ; si la cause de fermeture n'a été que passagère, la pression se rétablit dans le tuyautage et la soupape se relève d'ellemême.

Tuyaux de pression Ifig. 5 et 6). — Les tuyaux servant à la conduite de l'eau comprimée sont en fonte pour les conduites principales, et en fer étiré, soudé à recouvrement, pour les embranchements allant aux appareils. Les tuyaux en fonte ont généralement m ,025. Leurs extrémités sont munies de brides elliptiques épaisses de m ,064 ; l'assemblage est fait par emboîtement, avec deux boulons de m ,040 de diamètre. Le joint est rendu étanche à l'aide d'une garniture en gutta-percha, fortement comprimée, par le serrage des boulons, dans une rainure de section triangulaire ménagée entre les brides.

Les tuyaux en fer ont extérieurement m ,060 de diamètre et intérieurement œ ,048. Leurs extrémités sont munies débrides en fonte taraudées ; les assemblages sont pareils à ceux des tuyaux en fonte. Les tuyaux d'évacuation sont en fonte et construits comme les conduites d'eau ordinaires.

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