le 3 — 8",50 le
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14 — ; le 6 -
1G*,50 le 7 —
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"on avait alors traversé l m ,20 de terre rapportée, 6 œ ,80 d'argile à meulière, puis des marnes avec bancs de calcaires durs. Lorsqu'on entra dans le sable vers la cote 21 mètres, les cadres furent rapprochés à 0™, 50 au lieu de 1 mètre et le coffrage fut partout exécuté jointif.
Le puits latéral s'exécuta sans accident et avec régularité, sous la direction de M. l'ingénieur en chef Keller, jusqu'à la profondeur de 33 mètres, puis on ouvrit le rameau de jonction, de m ,80 sur QPfiO, à
l'aide des cadres-châssis coffrants précédemment décrits, et ce rameau tomba directement sur le cadavre de Dutilleux qui fut ramené au jour.
Dans l'intervalle, un architecte du Nord s'était présenté, se faisant fort d'arriver en quarante-huit heures jusqu'au puisatier et de le sauver par un procédé simple et rapide ; en présence des appréciations de la presse et du public, l'administration est évidemment forcée, en pareille matière, d'accepter les concours qui se présentent, même quand les ingénieurs de l'Etat les jugent inutiles et dans une certaine mesure dangereux.
Le 3 mai, l'architecte arrivait sur les lieux et demandait cinq jours pour effectuer le sauvetage : son système consistait à enfoncer dans la masse éboulée une série de viroles en tôle, à diamètre décroissant, se suivant comme les tubes d'un télescope et suspendues par des crochets à quatre câbles partant de la surface; chaque virole était formée d'une feuille de tôle cintrée de m ,003 d'épaisseur; en la serrant avec une
Fig. ta*.
corde, on réduisait le diamètre à 0*,50, ce qui facilitait la descente et la mise en place, puis on enlevait la corde, la tôle se détendait, prenait un diamètre de 0",80, et la virole se fermait en engageant un bord de la feuille dans une fourche rivée sur l'autre bord; chaque virole était mise en place après déblaiement sur une hauteur égale à la sienne, le terrassier étant abrité pendant son travail dans une sorte de cage en tôle de O^ÏO de diamètre.
Le procédé, bien simple en apparence, présentait évidemment de grosses difficultés d'exécution, telles que la mise en place et l'extension des viroles; le faible espace disponible rendait le travail du terrassier très difficile et ne permettait point de couper sans grande peine les bois et les fers que l'on rencontrerait; un éboulement latéral pouvait déformer une ou plusieurs viroles et interrompre le passage des viroles suivantes et celui des ouvriers; enfin, le délai demandé était certes infiniment trop court aux yeux de tout homme ayant l'expérience des travaux.
Du 4 au 6, l'architecte fit ses préparatifs et la première virole fut descendue le 6 au soir; le 7, il fit remonter les viroles posées, on les coupa longitudinalement, le procédé primitif d'assemblage fut dont modifié ; de plus, on laissa les viroles reposer sur le fond, au lieu de les suspen-
dre comme on l'avait prévu, le poids de la colonne étant cependant susceptible de déterminer des éboule'ments nouveaux au-dessus de la victime. Enfin, la continuation du travail ne tarda pas à devenir impossible et l'auteur du projet se vit contraint de l'abandonner.
Ce long exposé démontre une fois de plus qu'en matière de sauvetage, sauf circonstances exceptionnelles, il faut le moins possible toucher à la masse éboulée et que le procédé le plus court est celui qui consiste à ouvrir dans le terrain vierge de nouveaux puits et de nouvelles galeries.