DÉPOSITION DE MATH CRIN ROMIEU M
sur le même sujet.
( Même cote. )
Blois, 6 avril i5o5.
Du vie jour d’avril, cinq cens et cinq, a Rloys.
Mathuriu Romieu, aagé de trente neuf ans ou environ, tesmoing produit de la part dudit procureur general du Roy.
Sur les ix, xiu et xve articles des intenditz baillez et produitz par ledit procureur contre messire Pierre de Rohan, mareschal de France, et sur les xxiv et xxve des interrogatoires baillez et produiz au conseil, sur iesquelz il a esté dit par ledit conseil que informacion [seroit] faicte par messeigneurs maistres Jehan Nicolay, conseiller etmaistre des requestes ordinaires de l’ostel du Roy, et Pierre de Sainct André, conseiller ordinaire du Roy oudit conseil, et sur Iesquelz il vous est mandé informer en l’absence desdits Nicolay et de Sainct André , et sur le deuxiesme article contenu es intendiz dernièrement baillez par ledit procureur : dit et déposé, apres serment par lui fait de dire vérité, que, du contenu esditz ix, xiv et xv° articles dudit intendit principal dudit procureur general du Roy, il n’en scet riens.
Sur lesdits xxiv et xxve, dit qu’il est recors et memoratif que, en novembre dernièrement passé, du temps ne lui recorde, que le brouyt
(1) Alias, Rouuen.
fut commun a Amboyse que le Roy estoil malade a Lyon et a ceste cause madame d’Angoulesme fist faire les processions a Amboyse pour la santé et convalescence du Roy, ainsi que icelui déposant veist, qui est habitant d’Amboyse, et des lors veist icelui déposant venir plusieurs archiers oudit lieu d’Amboyse portant la conquilhe; et disoit on qu’estoient de la compaignie dudit mareschal. Et demeurèrent oudit Amboyse ung mois ou environ, logez par la ville, et y estoient oultre le nombre de ceulx que estoient commis a la garde de mondit seigneur d’Angoulesme; et se disoit parmi Amboyse, par aucuns, que lesdits archiers pouvoient estre en nombre de cinquante, les autres disoient vingt ou vingt cinq. Toutesfoiz ledit déposant dit que du nombre n’en scet riens par vérité, et que n’a veu d’iceulx archiers ensemble que huit ou dix.
Et dit icelui déposant que aucuns des habitans dudit Amboyse disoient que lesdits archiers estoient venuz pour renfort et pour garder le chasteau et la personne de monseigneur d’Angoulesme. Les autres disoient qu’ilz estoient venuz audit lieu pour la garde de mondit seigneur d’Angoulesme et que ceulx qui estoient audit chasteau s’en iroient aux garnisons* au lieu des nouveaulx advenuz. . .
Et du surplus du contenu esdits articles n’en scet riens, sur tout enquis et examiné. — Romïeu.
Même date.