‹ Procédures politiques du règne de Louis XII [i.e. douze]Chapitre 121 sur 348 · ET EXCUSES DES COMMISSAIRES · texte numérisé non relu

ET EXCUSES DES COMMISSAIRES

(Meme cote.)

Yves Brinon, examinateur au Châtelet, représentant du procureur général près le parlement de Toulouse, en présence de deux notaires au Châtelet, se transporte devant les conseillers de Camionne et de Luynes et leur notifie la délégation dont il est l’objet : puis il invite le mandataire du maréchal, Jacques de Maudon, à faire connaître sa défense. Jacques de Maudon dépose ses pouvoirs, l’arrêt du parlement et les exploits, et requiert les commissaires de procéder à l’enquête à Blois.

Le président de Carmonne dit qu’il est obligé de partir pour Liesse traiter une affaire entre la comtesse de Vendôme, M. de Ravenstein, M. de Lorraine

et M. de Brienne touchant le comté de Ligny, qu’il y restera douze jours, et les commissaires s’excusent pareillement. M. de Luynes est enrhumé. Ils prétendent que leur présence est nécessaire au parlement où deux membres manquent W, ils disent qui ils n’ont pas d’ordre du roi.

On leur propose une « provision n : ils refusent tout argent, en disant qu’ils ne sont pas prêts à partir.

Procès-verbal en est dressé, sous le sceau de la prévôté.

Ces excuses sont ainsi formulées :

A quoy ledit monseigneur le president Carmonne a dit et répondu que ce meme jour d’huy il partoit de cette ville de Paris pour aller a Notre Dame de Liesse et qu’audit voiage il avoit une commission émanée de la cour entre madame la comtesse de Vendosme, monsieur de Il a vas tin et monsieur de Loraine touchant la conté de Ligny, ouquel voiage il pouroit vaquer douze jours, et que dedans douze jours il serait de retour en cette ville de Paris, et que, luy retourné en cette ville de Paris, si ne luy "etoit mandé par le Boy, il ne se pouroit bouger ne partir de cette ville de Paris, parce que monseigneur le premier president etoit de brief a partir de cettedite ville et occupé en une commission qui! avoit de par le Boy en la chambre des comptes, aussi monseigneur le president Baillet etoit nouvellement sorti d’une maladie et que pareillement monseigneur le president Gannay etoit allé aux grands jours de Bretagne. Et ledit M. de Luines a dit que pareillement il avoit été et encor etoit grièvement malade d’un ruine et tousse incessamment, et que, doutant le danger de sa personne, memement que les médecins luy avoint dit qu’il n’etoit pas a luy proffitable pour sa saute de soy mettre sitost sur les champs, il valoit mieux attendre

(I) «Et encor que retournions, ne pourions bouger ne partir de ladite ville de Paris sans lettres ou commandement du Roy, parce que M. le premier president etoit sur son partement de ladite ville, occupé en une commission qu’il avoit de par le Roy en la chambre des comptes : aussi

M. le president Baillet etoit nouvellement sorti d’une maladie et M. de Gannay etoit allé aux grands jours de Bretagne, et nous convenoit demeurer a Paris pour l’expedition des prisonniers et provisions qui survenoient durant les vaqualions. n

que mondit seigneur de Camionne fust de retour en cettedite ville, pendant lequel temps ledit de Rohan pouroit faire ses diligences devers le Roy pour scavoir si son plaisir seroit que ledit monseigneur de Camionne vaquast. en ladite commission; et pou voit ledit de Ruines recouvrer sa santé, aussi que ce pendant, aidant Notre Seigneur, mondit sieur le president Raillet retourneroit a entière convalescence. Et ont mesdits seigneurs de Camionne et de Ruines refïusé a prendre aucun argent, parce qu’ils n’etoint pas encore prests de partir pour vaquer au négoce de ladite commission . . .

Suivent les copies de l’arrêt du i g juillet et de l’ assignation du 2 g juillet.

21 septembre i5o5.

PROCURATION DU MARECHAL À JEAN LEPICART, GABRIEL PEYRE W, BARTHÉLEMY HUET, DOCTEUR IN UTROQUE JURE, ET À ANTOINE CHARRETON. (Même cote.) -

Blois, 27 septembre i5o5.

PROCÈS-VERBAL DE L’ABSENCE DU CONSEILLER DU PRAT, À L’HOTELLERIE DE BLOIS,

dressé par Je bailli de Blois sur la requête du mandataire du maréchal, Gabriel Lefèvre, lequel s’était personnellement présenté à la maison de Jean d’Orléans , sommelier de V éch an sonnerie du roi, pour s’assurer de l’absence de Du Prat.

(Trésor des chartes de Bretagne, E 192, n° 2. )

Jean d’Orléans, interpellé par Lefèvre, a affirmé que Du Prat était absent, qu’il ne l’avait pas vu depuis longtemps et qu’il ne l’attendait pas avant la Toussaint.

;ii Ou Lefevre.

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