‹ Procédures politiques du règne de Louis XII [i.e. douze]Chapitre 14 sur 348 · CXV1I · texte numérisé non relu

CXV1I

cher : le prévôt de Nantes M, le prévôt de Rennes, le président de Bretagne Quènequevilly ® recevaient d’elle des ordres pressants; un de ses maîtres d’hôtel, Gencien de Marcillac, était installé à Toulouse pour y faire les démarches nécessaires ® ; elle entretenait également à Toulouse toute une série d’agents et de solliciteurs spéciaux : René de Beaune®; deux avocats de Paris, Jacques Olivier et Pierre Preudhome avec leurs secrétaires®; le lieutenant du sénéchal de Toulouse, Etienne d’Olivières, frère d’un conseiller, était chargé par elle de répandre des libéralités®. Giles Le Rouge, bailli de Loches®, Yves Brinon, examinateur du châtelet de Paris®, suivaient l’affaire. Tout ce mouvement avait pour base l’envoi à Toulouse d’un trésorier spécial , Guill. Audé <10), largement muni du nécessaire pour taire face aux épices et à tout le reste.

La reine avait fait venir d’Italie une consultation signée d’illustres jurisconsultes de T université de Pavie pour établir la culpabilité du maréchal M ; à Toulouse même elle lit prendre consultations sur consultations, signées de jurisconsultes et de conseillers au parlement : du 1 1 mai 1 5o5 à janvier 1 5o6, nous n’en comptons pas moins de six Deux conseillers eurent la pudeur de refuser tout honoraire pour ces travaux.

Quant au procureur général Arnaud. Favre U3>, il laissa son substitut Robin soutenir presque tout le poids des audiences.

louse tous les sacs et papiers (p. 58a. Cf. article 84 du même compte).

(1> P. i43, i44, 181 et suiv., 3og et suiv., 3g4 et süiv., 542, 583, 585. — Adam Beaupigné figure aussi comme solliciteur pour le roi et la reine (p. 574).

« P. 558, 578, 58i. — Cf. Jean d’Auton, t. III, p. 137.

P. 54i, 588, 5g6. — Il fut récompensé des services qu’il rendait à la reine

en devenant, le 28 octobre i5og, conseiller au grand conseil , puis maître des requêtes de la reine, sénateur de Milan et président de Bretagne. (Notes de Gaignières. — De Couffon de Kerdellech, Recherches sur la chevalerie de Bretagne, t. I, p. A01.)

<9> P. 455 et suiv., 402, 466, 55g.

<nl P. 5 8 1 . — M. de Vidaillan, t. I, p. 396; Baudier, p. 187.

(13) Ou Faure (en latin Fabri). Magistrat pourtant médiocrement recommandable; il fut plus tard poursuivi criminellement. (V. le recueil des Procès célèbres, aux Arch. nat.)

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