RAPPORT CONFIDENTIEL DD CHANCELIER AD ROI
sur la marche du procès et de l’interrogatoire.
(Oiig. à la Bibliothèque nationale, fonds français, ras. 2961, fol. 38.)
Sire, si très humblement que plus puis, a vostre bonne grâce me recommande.
Sire, il vous a pieu moy escripre, puisque monseigneur le mareschal recusoit maistre Jehan Rrulart, vous avez ordonné que maistre Jehan Le Coq viengne, dont je suis très joyeulx, car il n’y peult avoir trop de gens de bien a
la conduicte et congnoissance de ceste matière; en laquelle, sire, les commissaires qui ont esté ordonnez pour interroguer mondit seigneur le mareschal ont continuellement besongné, depuis mardi aprez qu’il eut comparu en vostre conseil jusques a présent : et espere, sire, que dans demain ou lundi le disner ilz aront bien achevé de interroguer mondit seigneur le mareschal et aussi messire Brandeliz, le Canosac et aucuns autres des gens de mondit seigneur le mareschal; lesquelz il a semblez a tous ceulx qui seront icy qu’on les devoit interroguer sur aucunes choses. Et, ce fait, l’on advisera de la forme et maniéré que l’on aura a tenir au parachèvement du procès ouquel l’on besongnera a diligence.
Sire, je prie le benoist filz de Dieu qu’il vous doint très longue vie et bonne.
Escript a Orléans, le xviu' jour d’octobre.
(Signé) Vostre très humble et très obéissant subget et serviteur, G. de Roichefort.
[Au dos) Au Roy, mon souverain seigneur.