PLAINTE DU CONSEILLER BRUSLARD
sur une tentative d'enlèvement à main armée de Françoise de Maillé, far les gens du maréchal.
(Même registre.)
Du premier avril , mil cinq cens trois.
Ce jour, M° Jean Bruslard, conseiller du Roy en la cour de céans, a dict que, depuis deux heures en ça, le sieur d’Aspremont et autres, jusques au nombre de quatre ou cinq embastonés, sont venus en sa maison luy dire qu’il eut a luy rendre la fille du feu sieur de Maillé, estant en sa maison : lequel a faict responce quelle y estoit [par ordonnance des juges ecclesiastiques, et ce jour avoit esté baillée requeste a la cour pour la métré entre les mains de sa mere et que sur icelle la cour avoit commis pour ouyr les parties un des presidentz et conseillers de ladicte cour, et qu’a cette cause il ne le bailleroit jusques a ce que par justice autrement en soit ordonné.
Mais, de ce non content, ledit sieur d’Aspremont, parce que ledict Bruslart ne le voulloit laisser entrer en saditte maison, pour ce qu’il ne savoit ce qu’il estoit, a mis la main a son espée et l’a presque tirée, et s’est efforcé de la tirer sur ledit Bruslard.
Et a ledict d’Aspremont et ses complices dict plusieurs injures et paroles mal sonnantes audict Bruslard, cuidant faire contre luy . . . (sic).
Requérant la cour estre faict sur ce infformation et luy pourvoir.
(1) Bernard de la Roque, maître d’hôtel du maréchal de Gié.
2 h novembre W.