LETTRE DE LOUIS DE ROHAN AU MARECHAL DE GIE
approuvant sa conduite dans l’affaire de mademoiselle de Maillé.
(Orig. à la Bibliothèque nationale, fonds français, ms. 2929, fol. 28.)
Mon frere,je m’oublie de vous escripre, par celluy qui vous porta vos toussins (sic), de ce que m’aviez fait scavoir par messire Olivier de Ploeuc touchant le mariage de ma petite fille de Maillé au filz de monseigneur du Boschage.
Mon frere, je iuy ay une foiz donné mon conscentement et jamais ne pense aller a l’encontre et, si j’auroys encore a le faire, je le feroys le plus tost que pourroys. Et me semble bien avis que le mariage se doit parachever le plus tost que on pourra, car il m’est bien avis que elle ne sauroit estre mieulx pour estre mieulx trectée que avec luy.
Et a tant, mon frere, prie Dieu qu’il vous doint acomplissement de voz désirs.
A Guemené , ce xxnn' de novembre.
Vostre bon et leal frere,
Lovs de Rohan <2).
(l) Sans doute i5oi. Le mariage fut céie'bré le 12 mai i5o2. (Voir Anat. de Galber, Essai sur la baronnie de Clérieu, p. 2 25.)
(ï) Par une lettre analogue, du même jour, la belle-sœur du maréchal, Louise de Rieux, femme de Louis de Rohan , approuvait encore plus chaudementle mariage : »Et vous remercie bien fort , Monsieur mon frere , disait-elle , de luy avoir pourchassé ce bon party. n Elle dit ,que M. du Bouchage sera pour la jeune femme un aussi bon père que si son père était encore en vie. (Ibid., fol. 4o.) La lettre suivante, d après les auteurs des inventaires des Ar¬
chives nationales, se rapporterait au même événement, mais cela nous parait douteux :
{Orig. papier, aux Arch. nat., K 80, n° 3.)
tt Monseigneur, j’ay receu la lettre qu’il
vous a pieu m’escripre du . jour de ce
moys , et suis bien marry que voz affaires et les myens arrivent si mal a propoz que nous ne puissions satisfaire a ce qu’il a pieu au Roy nous commander. Mais j’espere que, estant par delà et luy aiant faict entendre les occasions de cela telles que les m’avez mandés, il se contantera et vous instruyra
Paris, îU juin.