Voir t. I : Notice critique, p. v-vi
2. Déposition de frère Jean Toutmouillé !ors des préliminaires du Procès de Réliabilitation.
5. Denitie et Châtelain, Chartulai iinii Univ. Paris., t. IV, p. 517.
trouve qu'il perd du temps (21 novembre 1430) et s'en plaint auprès du roi anglais : à Paris, on aurait fait aussi bien le procès de Jeanne, car il y avait pour cela nombre de personnes érudites et sages. Cauchon lui donnera satisfaction en appelant, à partir du 18 février 143 1, les maîtres parisiens qui vont travailler aux gages du souverain anglais. Par la suite, il enverra à Paris chercher la délibération solennelle de l'Université au sujet des articles d'accusation ' (29 avril, 14 mai). L'aima demande encore au roi qu'on en finisse; elle en requiert l'évêque. La sentence universitaire, qui est lue à Rouen le 19 mai, est une sentence de mort pour Jeanne.
Est-ce utile au roi anglais, le 18 juin, de proclamer que Jeanne a été brûlée afin que ses erreurs et maléfices demeurassent sans imitateurs? Pourquoi s'engager à protéger les maîtres de l'Université devant le concile et le pape, si jamais ils étaient inquiétés? Le procès a été conduit justement et canoniquement. Et l'Université a-t-elle besoin de signaler à Eugène IV la diligence de Pierre Cauchon en cette affaire '? Quand il transférera Cauchon au siège épiscopal de Lisieux, le pape emploiera à son égard la formule habituelle et laudative : « Vade, ac honce famœ tuœ odor ex landabilibus actilms tuis latins diffundatiir » (19 janvier 1432) : le pape louera les doctrines sacrées des maîtres de Paris, leur zèle à conserver la pureté de la lumière qui brille dans la maison du Seigneur ; le fleuve qui coule des sources de la sagesse ^ !
Et toujours la faveur pontificale avait poussé Pierre Cauchon, notamment, au siège de Beauvais où, le 7 octobre 1420, l'archidiacre, M^ Quentin d'Estrées, déclarait que les chanoines « étaient prêts d'obéir aux ordres apostoliques et rendaient grâces au Très Haut de leur avoir procuré un si