‹ Procès de condamnation de Jeanne d'ArcChapitre 35 sur 182 · INTRODUCTION US · texte numérisé non relu

INTRODUCTION US

foi et sorcière, est préchée de nouveau au cimetière Saint- Ouen. Un échafaud est dressé dans l'aître de la cathédrale pour Jeanne la Guillorée. Jeanne la Turquenne et Jeanne la Ponsetiére sont condamnées comme sorcières ' . En 1446, on construit encore des échafauds pour prêcher des hérétiques et une femme*. En 1448, on paye Guillaume Ernoullet, peintre, qui a fait cinq mitres pour Guillemette Hasbouque, Etienne Blondel, Guillaume Pain, RobertHequet et Jean Jean, détenus en prison pour cause de foi'. On poursuit Guillaume Lucas, qui s'est adressé à la sorcière dans l'espoir de recouvrer sa santé et qui a entouré son corps d'une guirlande de certaines herbes, cueillies la veille de la Saint-Jean, en proférant des paroles dont il n'a pas gardé le souvenir'^.

Telles sont les matières sur lesquelles le chapitre de Rouen avait à se prononcer, comme il se prononça sur l'affaire de la Pucelle.

LA QUESTION DE l'iNSPIRATION ET DES VOIX SUIVANT LES THÉOLOGIENS CONTEMPORAINS

Jeanne a été condamnée à Rouen sous deux chefs principaux d'accusation.

Elle a été condamnée parce qu'elle s'en remettait à Dieu et qu'elle a dit que Dieu devait être le premier servi; parce qu'elle a déclaré aux clercs, qui représentaient devant elle l'Église militante, qu'elle était en communication avec les voix du ciel et qu'elle entendait relever directement de l'Eglise triomphante K

Page 1