‹ Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d'Arc, dite La Pucelle: Témoignages des chroniqueurs et historiens du xve siècle. Volume 4Chapitre 89 sur 139 · LETTRE DU CARDINAL D’ESTOUTEVILLE A CHARLES VII · texte numérisé non relu

LETTRE DU CARDINAL D’ESTOUTEVILLE A CHARLES VII

22 mai 1452.

Pièce relative à l’envoi de l’information qui fut faite à Rouen par ordre du cardinal lui-méme et terminée le 10 mai 1452. Les personnes chargées de porter cette pièce à Charles Yll sont les deux grands instigateurs de la réhabilitation , Jean Brchal et Guillaume Rouillé. Nous donnons la lettre d’après l’original en papier conservé dans la collection de dom Grenier (paquet 27, n^ 2), à la Bibliothèque nationale.

Mon souverain seigneur, je me recommande très humblement à vostre bonne grâce. Et vous plaise sçavoir que vers vous s’en vont présentement l’Inquisiteur de lai foy et maistre Guillaume Bouyllé , doyen de Noyon, les quelx vous référeront bien au plain tout ce qui a esté fait au procès de Jehanne la Pucelle. Et pour ce que je say que la chose touche grandement vostre honneur et estât, je m’y suys employé de tout mon povoir et m’y employeray tousjours,

CONCERNANT LA PÜCELLE.

ainsy que bon et léal serviteur doibt faire pour son seigneur, comme plus amplement serez informé par les dessusditz. Non autre chose pour le présent, mon souverain seigneur, fors que me mandez tousjours voz bons plaisirs pour les acotnplir. Au plaisir de Dieu, qui vous ait en sa sainte garde et vous donne bonne vie et longe. Escrit à Paris le xxij*jour demay.

Yostre très humble et très obéissant serviteur.

Le Cardinal d'Estoutevillb.

INSCRIPTION DU MONUMENT DE LA PÜCELLE RESTAURÉ PAR LES ORLÉANAIS EN 1571.

Cette inscription se trouve dans les notes du Notitia regnî Franciœ de Jean Liinnæus (în-4®, Strasbourg, 1655; lib. VI, c, 6, note q). Elle était gravée sur une table de marbre. On y voit figurer le verset du psaume 117, a Domino factum est isUid J etc. ^ qui accompagne comme légende la représentation du monument figurée an revers de tous les jetons que la ville d’Orléans fit frapper à la fin du xvi® et au commencement du XVII* siècle.

Mors xpi in cruce nos contagione labis æter-

NORU3I 3IORBORUM SANAVIT : CLODOVICÜS REX IN HOC SIGNO HOSTES PROFLIGAVIT ET JOHANNA VIRGO AURELIAM OBSIDIONE TOTAMQUE GALLIAM SERVITÜTE BRITANNICA LIBERAVIT : A DNO FACTUM EST ISTÜD ET EST MIRABILE IN OCULIS NRIS : IN QUORUM MEMORIAM HÆC NRÆ FIDEI INSIGNIA NON DIU AB IMPIIS DIRUTA RESTITUTA SUNT HOC ANNO MDLXXIIX (1).

(1) La date ainsi donnée par rannotateur de Liinnæus, implique Tomission an moins d'un sigle qui rappelait le mois de la dédicaéc du monument.

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