DÉTAILS BIOGRAPHIQUES SUR NORET
Morey, né à Chassaigne , département de la Côted'Or, a servi dix ans comme ouvrier dans le train d'artillerie de l'armée et dans un régiment de hussards. En 1816 , il avait été arrêté comme prévenu de projets d'assassinats contre la famille royale. Il était, à la même époque, accusé d'un meurtre commis sur la personne d'un soldat autrichien pendant l'occupation étrangère j il fut acquitté par la cour d'assises' du
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département do la Côte-d'Or, comme n'ayant donné la mort que pour sa légitime défense.
On lui reproche d'avoir abandonné sa femme et ses enfans à Dijon, pour venir à Paris en 1817 ^depuis cette époque, il vit en concubinage avec une dame Moucliet qui passe pour sa femme 5 il exerce la profession de sellier et bourrelier.
Il n'a jamais dissimulé ses opinions républicaines : il en a fait profession ouverte dans ses interrogatoires. Il est habile au maniement des armes à feu^ et connu dans les environs de Paris, pour ses succès, comme tireur de prix.
Le II avril 1826- un jugement du tribunal de commerce de Paris l'a déclaré en état de faillite. Les causes du dérangement de sa fortune furent attribuées parle commissaire-rapporteur, à des dépenses frivoles qu'entraînait principalement la présence de la femme Mouchet dans sa maison^ où régnait, suivant le rapport, la plus grande dissipation.
La faillite de Morey fut suivie d'un contrat d'union entre ses créanciers , et enfin d'une transaction par laquelle ils consentirent à cesser toute poursuite, moyennant quinze pour cent de leur créance , payables dans quinze jours.
Plus tard , Morey, décoré de juillet , a fait partie de la société des Droits de l'homme et du citoyen. Son nom est compris dans le dénombrement des membres de la section Romme , du douzième arrondissement 5 il paraîtrait même qu'il a rempli dans cette société les fonctions de commissaire de quartier. Lors de la perquisition faite à son domicile , on y trouva , entre autres ouvrages politiques, V Exposé des principes républicains de la société des Droits de V homme et du citojen; le journal le Populaire; les Chaînes de
o88 PROCÈS DE FIESCHI
l'esclavage^ par Marat, et le Procès des accusés (tavrilj publié de concert avec les accusés. Ces deux derniers écrits ne lui appartenaient pas.