NOTICE BIOGRAPHIQUE SUR PEPIN
Pierre-Théodore-Florentin Pépin est né à Piemy, département de l'Aisne, en 18005 i^ ^^^ épicier et marchand de couleurs: il demeure à Paris, ruû du Faubourg-Saint-Antoine , n. i -, ses opinions républicaines sont connues et avouées. Il a fait partie de la société des Droits de l'Homme et du Citoyen -, il appartenait à la même section que Morey et Nolland. Il a été sous-chef ou chef de cette section. Un procèsverbal d'une séance qu'il présidait prouve qu'il y jouait un rôle actif.
A l'époque des attentats des 5 et 6 juin i832, il était capitaine de la garde nationale dans la 8^ lé-
(i) Yoir la lettre de M. Garrel , à la fin.
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ET DE SES COMPLICES. agg
s,ion ; sa maison fut signalée comme une de celles d'où les rebelles dirigeaient le feu sur la troupe ; on assure que plusieurs coups de canon furent tirés sur cette maison. Pépin a toujours soutenu le contraire.
Quoi qu'il en puisse être, sa maison avait été envahie de vive force pendant que l'action durait encore 5 Fiescni a déckiré que Pépin lui avait montré les traces des balles qui avaient sillonné les murs des apparteraens, et même fracassé une pendule sur une cheminée. Pépin fut arrêté, sa vie menacée : on eut peine à le soustraire à la fureur des soldats et des gardes nationaux. Il fut traduit devant le premier conseil de guerre permanent de la première division militaire -, sept chefs d'accusation étaient formulés contre lui. Pépin fut acquitté à l'unanimité du premier chef d'accusation , et de tous les autres à la majorité de six voix contre une. C'est alors qu'il quitta le 8* arrondissement, et transporta son domicile à la Gare, dans le la*-, il céda son établissement de la rue du Faubourg-Saint-Antoine à son cousin, Constant Pépin 5 il n'est revenu dans ce faubourg qu'au commencement de cette année et après le décès de Constant.
Pépin a commencé à se cacher dès le 28 juillet. La veilLi du jour de l'attentat , il alla chez le commissaire de police de son quartier, et lui dit qu'il craignait d'être , le jour de la revue du Roi , exposé à quelques violences , à cause de son affaire de juin.
On a su depuis que Pépin avait quitté Paris nuitamment, le jour de la cérémonie funèbre, pour se rendre à Lagny. Il attribue sa disparition à la connaissance qu'il aurait eue d'un mandat d'amener décerné contre lui.