DIXIEME JOUR
Jeudi, 14 avril 1859.
On répète le matin, dans la cour, que la poursuite était préparée, si la confession de Mme Sickles avait été admise, à prouver que, dans le mois de janvier dernier, M. Sickles et une dame, non sa femme, passèrent la nuit ensemble dans l'hôtel Bamum, à Baltimore. Le registre de l'hôtel a été apporté dans ce but. Il appert, néanmoins, par ce registre, que le nom de M. Sickles est entré avec sa propre écriture ; suivent les noms de différentes personnes, puis celui de Mme Sickles, écrite d'une autre main. Ces préparatifs démontrent que si le juge Crawford avait admis la confession, beaucoup de scandale en serait résulté et aurait amené sur le tapis le nom de plusieurs personnes étrangères au présent cas.
G. B. Wooldridge est examiné par M. Brady :—
Le 26 février dernier, est resté dans la 15e rue depuis dix heures jusqu'à trois ; a vu Sickl#s ce jour-là entre quatre et cinq heures, au Capitol. Il paraissait moins excité. Eut une conversation avec lui ; essaya de l'appaiser. Il était très affligé. Le revit le lendemain ; ses yeux étaient injectés de sang. Sa figure montrait qu'il avait beaucoup pleuré. Resta avec lui jusque dans l'après-midi. Il agissait comme un homme pris de désespoir. Il avait de fortes crises ; ses mains se crispaient sur ses tempes ; il gémissait bruyamment ; son estomac se gonflait comme s'il avait été suffoqué, et il retombait sur son secré-
PROCÈS SICKLES
taire. Vit M. Key deux fois ce jour-là, le matin vers onze heures, et la seconde fois vers trois heures. Key était en compagnie d'une dame et d'un monsieur. Le vit agiter son mouchoir, et remarqua qu'il avait les yeux tournés vers une fenêtre de l'étage supérieur de la maison de M. Sickles. Il descendit rapidement et s'écria : " Ce vaurien vient de passer devant ma maison."
Le procureur du district : — Ne répétez pas ce qu'il a dit.
M. Brady :— Que fit-il ?
Témoin : — Il était très excité ; M.
Butterworth essaya de l'appaiser, il le repoussa. Il passait d'un appartement à l'autre, en proie à une violente excitation.
M,. Brady demande qu'il lui soit permis d'interroger le témoin au sujet de la conversation qu'il eut avec M.
Sickles au Capitol, pour expliquer la cause de la condition mentaie de M.
Sickles.
M. Ould objecte. Cette preuve, ditil, ne peut être admise pour prouver l'aliénation du prisonnier. La seule preuve qui peut être admise à ce sujet, est celle des signes d'aliénation que le prisonnier peut avoir donnés. Toutes les autorités l'attestent. L'adultère même n'est pas une excuse ou une justification, si le mari ne surprend pas sa femme sur le fait.
M. Brady dit que son savant adversaire peut arguer l'adultère autant qu'il sera de son goût de le faire. La défense ne se propose pas de discuter cette question maintenant.
M. Ould dit qu'il est obligé de le faire. On. veut prouver que le samedi en question, une conversation eut lieu entre le prisonnier et le témoin au sujet des relations adultères de la femme de celui-ci, afin d'induire de là que l'esprit du mari fut jeté dans une espèce d'excitation ou de désespoir. Toute preuve qui ne tend pas à prouver l'aliénation complète est inadmissible. La proposition qui vient d'être faite consiste en des renseignements donnés par le témoin au prisonnier, au sujet de la conduite de sa femme, lorsque lui, le témoin, n'était pas sous serment Ce genre de preuve doit être rejeté. Il crie une cause de Judells* Report et
diverses autorités à l'appui de son argumentation.
M. Stanton réplique que la preuve de cette conversation est offerte dans un but bien différent. Au moment de l'homicide, le prisonnier s'écrie que le défunt a souillé son lit. La veille, il était très-excité ; un membre du clergé qui le rencontre lui trouve une apparence désespérée ; son état est retracé jusqu'au moment de l'homicide. La défense veut prouver la cause de l'état mental du prisonnier. La poursuite s'y objecte en disant, comme hier, que semblable cause provoquante pouvait avoir un effet différent sur différentes personnes. Qui doit être juge de cela, la cour ouïe jury? Le jury. C'est lui qui doit juger de l'effet de cette communication sur l'esprit du prisonnier. Il conteste cette proposition de la poursuite — que l'acte de tuer l'adultère ne peut être réduit du crime de meurtre à l'homicide justifiable que si le mari surprend l'adultère sur le fait. Il nie que ce soit là la loi ; il nie qu'il en ait jamais été décidé ainsi ; et il nie, au nom de l'humanité, qu'il en soit jamais décidé ainsi. Que l'on se rappelle que, malgré la déclaration du prisonnier au moment de l'homicide, la correspondance entre lui et le défunt avait été exclue. La déclaration de la femme, qui était suffisante pour causer non pas la perte d'une vie, mais toute une hécatombe, a aussi été exclue. Maintenant, nous offrons en preuve une communication entre le prisonnier et un tiers, et la poursuite s'y oppose. Le cas cité par le procureur du district est celui de la femme d'un esclave. Est-il vrai que la condition de la femme d'un homme libre est la même que celle de la femme d'un esclave 1 Nous le nions et il n'y a pas une personne ici qui ne marcherait dans le sang jusqu'au genou pour maintenir la négative de cette proposition. Si M. Key avait eu en sa possession une esclave il aurait pu lui passer une corde au cou et la conduire impunément à la boucherie : aurait-il pu en faire autant à une femme libre 1
La poursuite, dans sa soif de sang, a oublié l'institution de l'esclavage, car les juges ont établi le principe que l'esclave n'acquiert pas les droits civils attachés au mariage.
Dans ce cas môme, cependant, la preuve qui avait été rejetée pour établir la justification, fut admise pour montrer la condition mentale de l'accusé. C'est ce que nous voulons. Nous demandons pour M. Sickles simplement ce qui a été accordé à un esclave de la Caroline du Nord. Depuis Charles II et la disparition des juges corrompus, jamais en Angleterre on a condamné un homme dont le cœur avait été brisé ; il reste à savoir si la loi américaine est la même. Dans le cas où votie honneur déclarerait que non, vous seriez Je premier juge en ce pays qui aurait décidé que de tuer l'adultère est un crime de meurtre. Jamais il en a été décidé ainsi en ce pays, ni dans le monde civilisé, ni par aucun tribunal judiciaire, n'importe où.
Votre honneur, vous avez à décider si l'issue de la preuve doit être fermée à un homme libre qui a vengé l'honneur des relations conjugales ; si vous le faites, votre honneur sera le premier qui aura dit qu'un homme doit être puni parce que, sous le coup de la passion excitée par l'outrage porté à l'honneur, à l'humanité et à la nature, il a tué le corrupteur de sa femme, l'adultère, le violateur de son lit, celui qui a déshonoré sa maison. — Il s'appuie sur les décisions du juge dans le procès de Jarboe et de Day pour faire admettre la preuve proposée. Sur ces principes et sur les règles ordinaires de la justice, il demande que cette proposition ne soit pas refusée, pour que la vengeance obtienne le sang du prisonnier qui est si furieusement traqué.
M. Ould répond : — Le conseil de la défense a insinué que le procureur public était animé par la soif du sang et qu'il traquait Je prisonnier avec vengeance.
M. Stanton prétend qu'il n'a pas proféré cette accusation.
M. Ould : — Je puis mettre ma conduite dans le présent cas, devant la cour et le monde, en contraste avec le verbiage dégradant dont ce conseil (montrant M. Stanton) a fait usage. Il n'y a pas d'occasion où les sentiments du gentilhomme pourraient être mieux placés que dans une contestation aussi importante que celle-ci, et aussi il n'y a pas de circonstance où la vulgarité et la rudesse peuvent mieux s'étaler. Il
semble que des rôles respectifs ont été assignés aux conseils de là défense, — à l'un — la haute tragédie, à l'autre — la comédie ; à quelqu'un — la partie ambulante ; et l'un de ces messieurs semble remplir l'office d'intendant clérical pour mettre en ordre la partie théologique de l'établissement. L'un des conseils a rempli le rôle, — qu'il lui ait été assigné ou non, — de bully et de boxeur. [Sensation dans la cour.] Personne n'aime moins que moi les antipathies et les altercations personnelles, personne n'a plus de mépris que moi pour ceux qui les soulèvent ou pour la manière dont elles sont causées. Je remplis ici les devoirs imposés par un serment solennel, et je crois avoir rempli fidèlement les fonctions d'accusateur public. Je n'ai pas, en ce moment, et je crois n'avoir jamais eu aucun préjugé ou aucun mauvais sentiment contre le prisonnier à la barre. Si je croyais, néanmoins, que ce prisonnier à la barre a imbibé ses mains du sang de son semblable, rien ne pourrai c m'empêcher de le déclarer. Je ne puis appeler le meurtre une gentillesse, la malice un bon sentiment. — M. Ould ajoute qu'il a voulu saisir cette occasion pour repousser les attaques personnelles qui lui ont été faites.
M. Stanton se lève avec vivacité et dit: — Je connais trop bien le devoir que je dois à mon client, à la présente cause, à la société et à moi-même, pour me laisser entraîner hors de la saine voie par de telles considérations personnelles. Je ne négligerai pas les questions de loi pour suivre l'accusateur public sur son terrain. Je laisserai au monde le soin de juger de sa conduite. Si sa position justifie sa conduite, qu'il en soit ainsi. Je dis que la loi dont il s'autorise n'est pas convenable à notre état de société. Je dis que la loi, telle qu'il la représente, ferait conduire mon client à l'échafaud par ceux qui ont soif de son sang. Je n'ai pas l'honneur de le connaître, et après avoir entendu le langage dont il vient de faire usage, je ne le désire pas. (Applaudissements.) Il conclut en disant qu'une loi comme celle sur laquelle on insiste, conduirait son client aux pieds de l'échafaud, et qu'il y a des accusateurs privés ici. Je ne puis répliquer, dit-il, aux remarques du procureur public. Je les délie. Je les
méprise. Je ne les crains pas. [Sensation considérable.]
M. Carlisle clôt l'argumentation de la poursuite. Il se borne à la question de loi. Ce n'est ni par les communications ni par la déclarption des diverses parties qu'on peut prouver l'aliénation, mais seulement par les actes ou les déclarations du prisonnier. La nature delà communication n'est rien ; l'effet produit est tout. Il discute ensuite le précédent cité de TridelL Les juges de la Caroline du Nord n'ont pas jugé à propos de déclarer, comme les savants avocats de la défense, qu'il n'est pas nécessaire de prouver qu'un homme était aliéné, mais qu'il doit l'avoir été, etc., etc. Le juge fait remarquer que la raison pour laquelle la femme d'un esclave peut rendre témoignage contre son mari, c'est que les esclaves ne peuvent pas contracter mariage.
M. Stanton lit des extraits (Vlredell et dit que puisqu'on a fait allusion à ses rapports avec l'institution de l'esclavage, il doit déclarer qu'il est issu de parents maîtres d'esclaves, etc.
M. Carlisle dit que c'est un fait digne d'être consigné, quand le temps sera venu d'écrire la biographie de ce monsieur, et d'être mis en regard de la doctrine qu'il a soutenue.
M. Stanton : — Les doctrines que j'ai maintenues ici pour la défense des familles et de leurs demeures, seront le plus bel héritage que je laisserai à mes enfants. [Tentative supprimée d'applaudissements.]
M. Carlisle : — Si le feu et le zèle avec lequel ces opinions sont exprimées et ces déclarations sont faites n'attestent pas leur solidité, je devrai les prendre comme de simples opinions ou déclarations ; quant à la manière dont elles voient le jour, je crois ne pas être d'accord avec ce monsieur, et il ne doit pas s'y attendre.
M. Stanton : — Non, certainement 5 j'en appelle à d'autres cœurs.
M. Carlisle : — Il y a une grande variété de cœurs humains dans le monde.
M. Stanton: — Oui, monsieur, et il s'en trouve parmi de très méchants.
M. Carlisle: — Et je suis heureux de dire que le mien ne contient pas bien des choses qui semblent exister dans le cœur de certaines personnes, quoique,
comme tous les cœurs humains, je suppose qu'il soit rempli de ce qui ne devrait pas s'y trouver.
M. Stanton : — Ce serait mieux s'il y avait quelque chose à la place.
Le juge : — Réellement, messieurs, je suis obligé de vous interrompre.
M. Carlisle clôt son argumentation.
Le juge décide que la preuve proposée par la défense ne peut pas être admise pour prouver l'aliénation du prisonnier au moment de la commission de l'offense. Des explications étant demandées au juge sur la manière dont cette preuve pourrait être amenée, le juge dit qu'il prévoit que beaucoup de discussions auront lieu sur ce point et qu'il ne veut pas donner son opinion accidentellement. Tl ajoute que lorsque la défense sera d'opinion qu'une partie quelconque de cette preuve sera admissible, dans les procédés qui suivront, alors il donnera sa décision.
M. Brady dit que ce qui est offert distinctement en preuve, c'est que la communication faite par M. Woolridge à M. Sickies, avait trait à la maison louée, on sait dans quel but, par M.
Key, et que l'investigation faite par M. Sickies après cette communication, au sujet du jour où Mme. Sickies y était allée, fut ce qui détruisit sa conviction que sa femme était innocente.
Le juge prend note de la proposition que nous venons de résumer en peu de mots.
La transquestion de M. Woolridge est remise.
John Cuyler ayant été assermenté, dit qu'il a vu M. Key dans Présidents Square la semaine qui précéda sa mort.
Il avait un mouchoir à la main et il l'agitait ainsi, puis il regardait la maison de M. Sickies. Témoin se cacha derrière une statue. Il le remarquait depuis deux mois dans le même endroit.
C'était à l'heure où les représentants sont au congrès. (Le juge dit que la question à laquelle le témoin vient de répondre n'aurait pas dû être faite.) La transquestion du témoin n'obtient rien de plus que ce qui précède.
Jeremiah Boyd, assermenté : — J'ai vu le défunt le dimanche, jour de sa mort. 11 était devant le Club House. Il regardait du côté de la maison de M.
Sickies. Il était une heure environ.
C. G. Bacon, assermenté : — J'cù vu M. Key le mercredi qui précéda sa mort, près de Lafaycttc Square ; il agitait: son mouchoir en le comprimant dans sa main et en le laissant ensuite dérouler. Deux ou trois heures après, je le revis; il était avec Mme Sickles, Mlle Ridgeley et un monsieur. Je le vis faire la même chose au même endroit, entre le 14« et le 17 février. La fenêtre de la bihliothèque de la maison occupée par M. Sickles peut être vue de l'endroit en question.
S. S. Parker assermenté: — J'ai vu M. Key le dimanche, jour de sa mort, près de Pemylvania Avenue. Je le perdis de vue au moment où il entrait dans Lafayette Square. C'était vers une heure et demie. Je l'ai vu le dimanche avant sa mort. Il était avec Mme Sickles sur le balcon de la maison de M. S. Vers onze heures du même jour, je le revis sur la " place Lafayette ; " il agita son mouchoir et fit un salut à Mme Sickles.
Transquestionné par M. Ould: — Je vis M. Key deux fois le jour de sa mort. Je le suivis soigneusement des yeux. Il marchait très-vite ; c'était son habitude.
Le témoin répond à M. Stanton que la raison pour laquelle il a suivi M. Key des yeux avec attention, est la remarque faite par celui-ci que M. Sickles voulait le tuer. M. Carlisle se lève pour objecter à cette question, mais la réponse était donnée.
W. Rattley assermenté : — J'ai vu M.
Key le jeudi qui précéda sa mort, près de Green, meublier. Il avait une lettre dans la main ; Mme Sickles et son enfant étaient avec lui. Elle entra dans le magasin et quand elle en sortit, elle fut accompagnée par M. Key qui lisait la lettre. M. Wilson était avec moi ; il traversa la rue en disant qu'il voulait les voir comme il faut. [Rires.] Key passa ensuite la lettre à Mme Sickles.
Transquestionné par M. Ould : — La lettre était écrite sur papier à lettres. Je ne sais pas si elle avait une ou deux pages.
A. M. Stanton: — Cette lettre était à peu près de la grandeur de ce papier (le témoin indiquant la lettre anonyme reçue par M. Sickles, la supposition étant généralement que celle reçue par M. Key en était une copie.)
F. Wilson, étant assermenté, confir-
me le précédent témoignage et ajoute qu'il a vu M. Key mettre la lettre dans l'enveloppe, qui était de couleur jaune, comme l'enveloppe contenant la lettre anonyme reçue par M. Sickles. (La cour ne veut pas permettre que ce qu'il a entendu dire à M. Key en cette occasion soit répétée en cour.) Le témoin déclare ensuite avoir vu M. Key presque tous les jours dans les environs de la maison de M. Sickles, entre midi et une heure, et qu'il paraissait en faire une occupation régulière. [Rires.]
T. J. Brown est examiné : — Il a reçu de VV. P. Wagner, la serrure de la maison louée par M. Key. Il remet la serrure et dit que c'est la même qui lui a été remise.
P. Wagner est ensuite assermenté : — Il confirme le témoignage du précédent témoin et ajoute : — C'est moi qui ai enlevé cette serrure de la porte de la maison en question. Plusieurs personnes étaient présentes, entr'autres M. Pendleton.
Question : — Que fut-il dit alors ? Objecté.
M. Stanton dit qu'il veut savoir si ce sont les personnes qui conduisent la poursuite qui ont tenté de détruire la preuve. Il y a deux accusateurs ici, — l'accusateur public et l'accusateur particulier.
M. Carlisle demande si c'est lui que M. Stanton veut incriminer. M. Stanton répond : " Pas le moins du monde.
Dieu me garde de croire que vous agiriez ainsi." Le juge dit qu'il prend cette occasion de recommander aux messieurs engagés dans cette cause de conduire leurs procédés avec plus de dignité , d'ordre et de décorum. M. Stanton dit qu'il demande au témoin ce qu'il lui a demandé auparavant. Le juge : " Vous devez le faire d'une manière convenable." M. Stanton, croyant que le juge fait allusion à son ton de voix, dit qu'il est tellement éloigné du témoin et de son honneur qu'il est obligé de prendre ce ton. Le juge : — " Je n'objecte pas à votre ton de voix. C'est une matière de goût dans laquelle je n'ai rien au monde à voir." M. Stanton : " C'est une matière de nécessité." Le juge dit qu'il désire voir cesser les interruptions, la présente affaire étant d'une importance suprême et devant être conduite avec
PROCÈS SICKLES
toutes les convenances qui sont du ressort professionnel. — Le témoin continue :~Tout ce qui fut dit lorsqu'il enleva la serrure le fut par le nègre John Cray, propriétaire de la maison. Les autres personnes étaient alors en haut. La serrure fut enlevée de la porte de devant. Une autre fut mise à sa place.