E CRAWFORD
près un ajourneiutes, rend su désuivants :
vient d’être lon-
celle de la prétration de la part ri, pour et en fa.
a été dit que ce offert pour établir t contenus, mai citante, où l’une de cet état fréné.
quel on a dit qu rsque l’homicide voir la distinction nd directement r le témoignage une cause crimi tendrait à l’exo il n’était pas dan re aucun crime, as, l'effet doit être nt. Les res gesta qui entourent les , dans le présen:
ment l’homicide, w ce principe ft n du prisonnier— “ souillé,”? 4 dés Une bonne partit s avons entendu V'ai pas l’intentior r ce que sont lei tions de la femme a contre lun ot ées de la même noignages rendu supposons que li : soit dans cett pourrait-elle être % Pouwrrait - elk inement non, So:
cument dont on:
: tel, ferait preuv Juver Sa Crimint plication pour di rvir contre elle urait pas été rece t, dans une actioi le défunt où dan
PROCES SICKLIHEES by
tout autre procédé qui aurait pu être sation soit rapportée.) M. Stanton deinstitué contre lui. Ce serait violer des |mande à faire la question sous cette principes et des règles bien étublis que | forme : “ A-t-il été dit quelque chose déladmettre. Une telle décision au- |au sujet de signaux?” (Le juge décide rait un effet très préjudiciable à l'égard que cette conversation, entre le témoin des relations du mari et de la femme, en | et une autre personne, ne peut être rapétruisant leur intimité confidentielle. | portée.) 11 fut fait une remarque üut
couséquence, la proposition est re- | sujet du mouchoir, et mon esprit, dit le
jetée.” | témoin, en fut impressionné.
* La défense prend exception de cette! Le Dr. Thomas Miller est examiné : décision. Il était présent lorsque M. Doyle a
L'examen de Bridget Dufly est sus- enlevé des poches des habits de Key, gudu, et Mlle Ridgley est asser-|les objets qui s’y trouvaient—un portentée. artes, quelques papiers, etc. ‘Témoin Elle atteste que c’est sa signature les mit duns une enveloppe et les qui se trouve au bas de la confession de |adressa à M. Pendleton, madame Sickles, et son témoignage , quan été fuite va corrobore la preuve qui à été faite pré- | DIXÉME JOUR cédemment par les témoins de la dé- ae.
fense et la première partie du témoi- | . Jeunr, 14 avril 1869, ge de Bridget Duffy. Celle-ci étant} On répète le matin, dans la cour, que nouveau appelée, son témoignage la poursuite était préparée, si la confesest repris. Au moment, dit le témoin, | sion de Mme Sickles avait été admise, qù j'allais faire la chambre de M. |à prouver que, dans le mois de janvier Sickles, le dimanche matin, il y entra | dernier, M. Sickles et une dame, non én pleurant et les mains dans les che-|sa femme, passérent la nuit ensemble ux, paraissant en proie au plus violent dans l'hôtel Barnum, à Baltimore. Le ésespoir. Le témoin a vu passer M. |registre de l’hôtel a été apporté dans ce ey dans Paprès-midi de ce jour-là ;[buc. Il appert, néanmoins, ar ce reelle décrit la manière dont il agita son |gistre, que le nom de M. Sickles est mouchoir ; le chien de M. Sickles avait |entré avec sa propre écriture ; suivent traversé la rue en apercevant M. Key,|les noms de difitrentes personnes, puis il lui faisait des caresses ; c’est dans ce|celui de Mme Sickles, écrite d’une moment, et uprès, que M. Key agita autre main. Ces préparatifs démontrent son mouchoir. Dans presque toutes les {que si le juge Crawford avait admis la dccasions où le témoin a vu M. Sickles confession, beaucoup de scandale en sece jour-là, il pleuruit et gémissait amè- | rait résulté et aurait amené sur le tapis tement. Le témoin a vu M. Sickles|le nom de plusieurs personnes étranvers deux ou trois heures, après la mort !gères an présent cas. de M. Key. Il y avait deuxofliciers civils! G. B. Wooldrids est examiné par ns l’escalier. M. Sickles est monté ! M. Brady :— à l'étage supérieur. IL y resta deux ou| Le 26 février dernier, est resté dans trois minutes. Ne sait pas avec qui il|la 15e rue depuis dix heures jusqu’à artit. Ne l’a pas vu pleurer alors ; M.'trois; a vu Sickles ce jour-là entre Éckles paraissait très excité. Le chien |quatre et cinq heures, au Capitol. Il de M. Sickles est un lévrier italien ; il} paraissait moins excité. Eut une cons'appelle # PDaxdy” Ne se rappelle | versation avec lui; essaya de l’appaiser. pas que Mme Sickles se soit absentée | Il était très aflligé. Le revit le lendedans le mois de janvier dernier. | main ; ses yeux étaient injectés de sang, Mme. W,. Mann est examinée: A |Sa figure montrait qu’il avait beaucoup ) passé une partie du jour avec M. Key.| pleuré. Resta avec lui jusque dans Pae laissa près de President’s Square. !près-midi. Il agissait comme un homme Le vit agiter un mouchoir; n’y vit rien | pris de désespoir. Il avait de fortes \ de particulier. Etait alors avec une {crises ; ses mains se Crispaient sur ses autre personne à qui elle dit le nom du |tempes ; il gémissait bruyamment ; son défunt. Cette personne lui dit... (La | estomac se gonflait comme s’il avait été * poursuite objecte à ce que cette conver- !sufloqué, et il retombait sur son secré-
it
eg om
b4 PROCES SICKLES
taire. Vit M. Key deux fois ce jour-là, le matin vers onze heures, et la seconde fois vers trois heures. Key était en compagnie d’une dame et d’un monsieur. Le vit ugiter son mouchoir, et remarqua qu’il avait les yeux tournés vers une fenêtre de l'étage supérieur de la maison de M. Sickles. Il Gescendit rapidement et s'écria : “ Ce vaurien vient de passer devant ma maison.”
Le procureur du district :—Ne répétez pas ce qu’il a dit.
M. Brady :—Que fit-il ?
Témoin :—Il était très excité ; M.
Butterworth essaya de lappuiser, il le repoussa. Il passait d’un appartement à l’autre, en proie à une violente excitation.
M. Brady demande qu’il lui soit permis d'interroger Le témoin uu sujet de la conversation qu’il eut avec M.
Sickles au Capitol, pour expliquer la cause de la condition mentale de M.
Sickles.
M. Ould objecte. Cette preuve, ditil, ne peut être admise pour prouver Paliénation du prisonnier. La seule preuve qui peut être admise à ce sujet, est celle des signes d’aliénation que le prisonnier peut avoir donnés. loutes les autorités lattestent. L’adultère même n’est pas une excuse où une justification, si le mari ne surprend pas sa femme sur le fait.
M. Brady dit que son savant adversaire peut arguer l’adultère autant qu’il sera de son goût de le faire. La défense ne se propose pas de discuter cette question maintenant.
M. Ould dit qu’il est obligé de le faire. On veut prouver que le samedi en question, une conversation eut lieu entre le prisonnier et le témoin au sujet des relations adultères de la femme de celui-ci, afin d’induire de là que l'esprit du mari fut jeté dans une espèce d’excitation ou de désespoir. Toute preuve qui ne tend pas à prouver l’aliénation complète est inadmissible. La proposition qui vient d’être faite consiste en des renseignements donnés par le témoin au prisonnier, au sujet de la conduite de sa femme, lorsque lui, le témoin, n'était pas sous serment Ce genre de preuve doit être rejeté. Il cite une cause de Judells Report et
diverses autorités à l'appui de son ‘ "gumentation.
M. Stanton réplique que la preuve de cette conversation est offerte dans un but bien différent. Au moment de l’homicide, le prisonnier s'écrie que le défunt a souillé son lit. La veille, it était très-excité ; un membre du clergé qui le rencontre lui trouve une apparence désespérée ; son état est retracé jusqu’au moment de l’homicide. La défense veut prouver la cause de l’état mental du prisonnier. La poursuite s’y objecte en disant,comme hier,que semblable cause provoquante pouvait avoir un effet différent sur différentes personnes. Qui doit être juge de cela, la cour ou le jury ? Le jury. C’est lui qui doit juger de l'effet de cette communication sur l'esprit du prisonnier. Il conteste cette proposition de la poursuite—que l’acte de tuer l’adultère ne peut être réduit du crime de meurtre à homicide justifiable que si le mari surprend Padultère sur le fuit. 11 nie que ce soit là la loi; il nie qu’il en ait jamais été décidé ainsi; etil nie, au nom de l’humanité, qu’il en soit jamais décidé ainsi. Que l’on se rappelle que, malgré la déclaration du prisonnier au moment de l’homicide, la correspondance entre lui et le défunt avait été exclue. La déclaration de la femme, qui était suffisante pour causer non pas la perte d’une vie, mais toute une hécatombe, a aussi été exclue.
Maintenant, nous offrons en preuve une communication entre le prisonnier et un tiers, et la poursuite s’y oppose. Le cas cité par le procureur du district est celui de la femme d’un esclave. Est-il vrai que la condition de la femme d’un homme libre est la même que celle de la femme d’un esclave? Mous le nions et il n'y a pas une personne ici qui ne matïcherait dans le sang jusqu’au genou pour maintenir la négative de cette proposition. Si M. Key avait eu en sa possession une esclave il aurait pu lui passer une corde au cou et la conduire impunément à la boucherie: aurait-il pu en faire autant à une femme libre?!
La poursuite, dans sa soif de sang, a oublié l'institution de lesclavage, car les juges ont établi le principe que l’esclave n’acquiert pas les droits civils attachés au mariage.
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> que la preuve est offerte dans Au moment de r s'écrie que le t. La veille, il embre du clergé rouve une appuétat est retracé l’homicide. La à cause de l’état La poursuite s’y Le hier, que semte pouvait avoir érentes personde cela, la cour st lui qui doit jumunication sur conteste cette uite—que l’acte nt être réduit du omicide justifiarend l’adultère ce soit là la loi ; nais été décidé \ de humanité, idé ainsi. Que gré la déclaranoment de l’ho- :e entre lui et le La déclaration suflisante pour d’une vie, mais Lussi été exclue.
en preuve une e prisonnier et s’y oppose. Le * du district est esclave. Est-il la femme d’un e que celle de Mous le nions onne ici qui ne jusqu’au genou ative de cette avait eu en sa l'aurait pu lui 1 et la conduire erie: aurait-il > femme libre?
soif de sang, a ’esclavage, car ncipe que l’es- Ss droits civils
lROCES SI
Dans ce cas méme, cependant, la reuve qui avait été rejetée pour établir a justification, fut admise pour montrer
la condition mentale de l’accusé. C’est cé que nous voulons. Nous demandons our M. Sickles simplement ce qui a té accordé à un esclave de la Caroline du Nord. Depuis Charles IL et la dispaätion des juges corrompus, jamais en Angleterre on a condamné un homme dent le cœur avait été brisé ; il reste à savoir si la loi américaine est la mème.
ns le cas où votie honneur déclareque non, vous seriez le premier Juge en ce pays qui aurait décidé que de tuer l’aduitère est un crime de meurtre.
Jamais ilenuété décidé ainsi en ce pays, ni dans le monde civilisé, ni par aucun tribunal judiciaire, n'importe où.
…Votre honneur, vous avez à décider gil’issue de la preuve doit être fermée äun homme libre qui a vengé l’honeur des relations conjugales ; si vous le fuites, votre honneur sera le premier qui aura dit qu'un homme doit ètre puni parce que, sous le coup de la passion excitée par l’outrage porté à l’honfeur, à l’humanité et à la nature, 1l a tué le corrupteur de sa femme, l’adultère, le violateur de son lit, celui qui a déshonoré sa maison.—Il s'appuie sur les décisions du juge dans le procès de Jarboe et de Day pour faire admettre la preuve proposée. Sur ces principes et sur les règles ordinaires de la justice, il demande que cette proposition ne soit pas refusée, pour que la vengeance obienne le sang du prisonnier qui est si furieusement traqué.
M. Ould répond : — Le conseil de la fense a insinué que le procureur pu- Jic était animé par la soif du sang et qu'il traquait le prisonnier avec vengeance.
, M. Stanton prétend qu’il n’a pas proré cette accusation.
., M. Ould: — Je puis mettre ma conduite dans le présent cas, devant la cour êt le monde, en contraste avec le verbiage dégradant dont ce conseil (montant M. Stanton) a fait usage. Il n’y a pas d’occasion où les sentiments du gentilhomme pourraient être mieux placés que dans une contestation aussi im- -portante que celle-ci, et aussi il n’y a pas de circonstance où la vulgarité et + rudesse peuvent mieux s’étaler. Il
CKLES 45
semble que des rôles respectifs ont été assignés aux conseils de Ja défense,—à l’'un—la haute tragédie, à l’autre—la comédie ; à quelqu’un—la partie ambulante ; et l’un de ces messieurs semble remphr loflice d’intendant clérical pour mettre en ordre la partie théologique de l'établissement. L'un des conseils a rempli le rôle,—qu'il lui ait été assigné ou non,—de bully et de boxeur. [Sensation dans la cour.] Personne n’aime moins que moi les antipathies et les altercations personnelles, personne n’a plus de mépris que moi pour ceux qui les soulèvent où pour la manière dont elles sont causées. Je remplis ici les devoirs imposés par un serment solennel, et je crois avoir rempli fidèlement les fonctions d’accusateur public. Je n’ai pas, en ce moment, et je crois n'avoir jamais eu aucun préjugé où aucun mauvais sentiment contre le prisonnier à la barre.
Si je croyais, néanmoins, que ce prisonnier à la barre a imbibé ses mains du sang de son semblable, rien ne pourraic m'empêcher de le déclarer. Je ne puis appeler le meurtre une gentillesse, la mulice un bon sentiment. — M. Ould ajoute qu’il a voulu saisir cette occasion pour repousser les attaques personnelles qui lui ont été faites.
M. Stanton se lève avec vivacité ct dit:— Je connais trop bien le devoir que je dois à mon client, à la présente cause, à la société et à moi-même, pour me laisser entraîner hors de la saine voie par de telles considérations personnelles. Je ne négligerai pas les questions de loi pour suivre l’accusateur public sur son terrain. Je laisserai au monde le soin de juger de sa conduite. Si sa position justifie sa conduite, qu’il en soit ainsi. Je dis que la loi dont il s’autorise n’est pas convenable à notre état de société. Je dis que la loi, telle qu’il la représente, ferait conduire mon client à ’échafaud par ceux qui ont soif de son sang. Je n'ai pas l’honneur de le connaître, et après avoir entendu le langage dont il vient de faire usage, je ne le désire pas. (Arplaudissements.) Il conclut en disant qu’une loi comme celie sur laquelle on insiste, conduirait son client aux pieds de Péchafaud, et qu’il y à des accusateurs privés ici. Je ne puis répliquer, dit-il, aux remarques du procureur public. Je les défie. Je les
mc agdertee-retre
méprise. Je ne les crains pas, [Sensation considérable]
M. Carlisle clot l'argumentation de ln poursuite. Il se borne à la question de loi. Ce n’est ni par les communications ni par la décluretion des diverses parties qu'on peut prouver lPaliénation, mais seulement par les actes ou les déclarations du prisonnier. La nature de la communication n’est rien ; l’effet produit est tout. Il disente ensuite le précédent cité de Tridell, Les juges de Ja Caroline du Nord n’ont pas jugé à propos de déclarer, comme les savants avocats de Ja défense, qu’il n’est pas nécessaire de prouver qu’un homme était aliéné, mais qu’il doit l'avoir été, cte., ete. Le juge fait remarquer que la raison pour laquelle la femme d’un esclave peut rendre témoignage contre son mari, c’est que les esclaves ne peuvent pas contracter mariage.
M. Stanton lit des extraits d°Zrede/l et dit que puisqu'on a fuit allusion à ses rapports avec linstitution de l’esclavage, il doit déclarer qu'il est issu de parents maîtres d'esclaves, ete.
M. Carlisle dit que c’est un fait digne d'être consigné, quand le temps sera venu d'écrire la biographie de ce monsieur,et d’être mis en regard de la doctrine qu’il a soutenue.
M. Stanton :—-Les doctrines que jai maintenues ici pour la défense des familles et de leurs demeures, seront le plus bel héritage que je laisserai à mes enfants. [Tentative supprimée d’applaudissements.]
M. Carlisle :—$i le feu et le zèle avec lequel ces opinions sont exprimées et ces déclarations sont faites n’attestent pas leur solidité, je devrai les prendre comme de simples opinions on déclara- Aon83; quant à la manière dont elles voient le jour, je crois ne pas être d’accord avec ce monsieur, et 1l ne doit pas s’y attendre.
‘M. Stanton:— Non, certainement ; j'en appelle à d’autres cœurs.
M. Carlisle : — T1 y na une grande variété de cœurs humains dans le monde.
M. Stanton :— Oui, monsieur, et il s’en trouve parmi de très méchants,
M. Carlisle :—Et je suis heureux de dire que le mien ne contient pas bien des choses qui semblent exister dans le cœur <le certaines personnes, quoique,
comme tous les cœurs humains, je sup pose qu’il soit rempli de ce qui ne devrait pas s’y trouver,
M. Stanton :—Ce serait mieux s’il y avait quelque chose à Ja place.
Le juge :—Réellement, messieurs, je
{suis obligé de vous interrompre.
M. Carlisle clot son argumentation, Le juge décide que lu preuve proposée par lu défense ne peut pas être admise pour prouver laliénation du prisonnier au moment de la commission de l’of.
fense. Des explications étant demandées au juge sur la manière dont cette preuve pourrait être amenée, le juge dit qu'il prévoit que beaucoup de discussions auront lieu sur ce point et qu’il ne veut pas donner son opinion accidentellement. 11 ajoute que lorsque la défense sera d'opinion qu’une partie quelconque de cette preuve sera admissible, dans les procédés qui suivront, alors il donnera sa décision.
M. Brady dit que ce qui est offert distinctement en preuve, c’est que la communication faite par M. Woolridge à M. Sickles, avait trait à la maison louée, on sait dans quel but, par M.
Key, et que l’investigation faite par M.
Sickles après cette communication, au sujet du jour où Mme. Sickles y était allée, fut ce qui détruisit sa conviction que sa femme était innocente.
Le juge prend note de la proposition que nous venons de résumer en peu de mots.
La transquestion de M. Wooiridge est remise.
John Cuyler ayant été assermenté, dit qu'il a vu M. Key dans President’ Square la semaine qui précéda sa mort.
il avait un mouchoir à la main et il Pagitait ainsi, puis il regardait la maison de M, Sickles. Témoin se cacha derrière une statue. Il le remarquait depuis deux mois dans le même endroit, C'était à l'heure où les représentants sont au congrès. (Le juge dit que la question à laquelle le témoin vient de répondre m'aurait pas dû être faite.) La transquestion du témoin n'obtient rien de plus que ce qui précède.
Jeremiah Boyd, assermenté : — J'ai vu le défunt le dimanche, jour de sa mort. Il était devant le CZub House. 11 regardait dn côté de la maison de M.
Sickles. Il'était une heure environ.
humains, je sup le ce qui ne de.
ait mieux s'il y a place.
nt, messieurs, Je rrompre.
argumentation, Preuve proposée pas être admise bn du prisonnier mission de l’of.
ns étant demaniière dont cette née, le juge dit oup de diseuspoint et qu’il ne 1ion accidentel- ‘sque Ja défense rtie quelconque lmissible, dans it, alors il don-
qui est offert e, c’est que ln M. Woolridge it à Ja maison el but, par M,
on faite par M.
munication, au ickles y était Sa Conviction
ente,
la proposition
ner en peu de
M. Woolri dge
) assermenté, 1S President’s céda sa mort.
4 Main et il rdait la maioin se cacha > remarquait 1ème endroit, eprésentants ‘que la quesrient de rée faite.) La obtient rien
nté : — Jai
jour de sn lb House. I] ison de M.
nviron,
SICKLES
C. G. Bacon, asserinenté :—J’ai vurme le précédent témoisnage et ajoute M, Key le mercredi qui précéda sa mort, | qu'il a vu M. Rey mettre la lettre dans
près de Lafayette Square ; il agitait son mouchoir en le comprimant dans su main et en le laissant ensuite dérouler.
Deux ou trois heures après, je le revis; iétait avec Mme Sickles, Mlle Ridgeéy ct un monsieur. Je le vis faire la "Même chose au même endroit, entre le et le 17 février. La fenêtre de la bihliothèque de la maison occupée par M. Sickles peut être vue de l’endroit en question.
S. S, Parker assermenté:— J'ai vu M. Key le dimanche, jour de sa mort,
| de Pensylvania Avenue, Je le pe rdis
e vue au moment où il entrait dans Zufayette Square. C'était vers une heure et demie. Je l’ai vu le dimanche avant
‘sa mort. Il était avec Mme Sickles sur Je balcon de la maison de M
.S, Vers onze heures du même jour, je le revis sur La place Lafayette ; ? il agita son mouchoir et fit un salut à Mme Sickles.
Transquestionné par M. Ould: — Je vis M. Key deux fois le jour de sa mort.
Je le suivis soigneusement des yeux. Il
À marchait très-vite ; c'était son habitude.
Le témoin répond à M. Stanton que la raison pour laquelle il a suivi M. Key des yeux avec attention, est la remarque faite par celui-ci que M. Sickles voulait le tuer. M. Carlisle se lève pour objecter à cette question, mais la réponse était donnée.
W. Rattley assermenté :—J’ai vu M.
Key le jeudi qui précéda sa mort, près de Green, meublier. Il avait une lettre dans la main ; Mme Sickles et son enfant étaient avec lui. Elle entra dans le magasin et quand elle en sortit, elle fut accompagnée par M. Key qui lisuit la lettre. M. Wilson était avec moi; il traversa la rue en disant qu’il voulait les voir comme il faut. [Rires] Key passa ensuite la lettre à Mme Sickles.
Transquestionné par M. Ould : — La lettre était écrite sur papier à lettres. Je ne sais pas si elle avait une ou deux pages.
A. M. Stanton : — Cette lettre était à fer près de la grandeur de ce papier (le témoin indiquant la lettre anonyme reçue par M. Sickles, la supposition étant généralement que celle reçue par M. Key en étuit une copie.)
EF, Wilson, étant assermenté, confir-
l'enveloppe, qui était de couleur jaune, comme l'enveloppe contenaut la lettre anonyme reçue pat M. Sickles. (La cour ne veut pas permettre que ce qu'il a entendu dire à M. Key en cette occasion soit répétée en cour.) Le témoin déclare ensuite avoir vu M. Key presque tous les jours dans les environs de la maison de M. Sickles, entre midi et une heure, et qu’il paraissait en faire une occupation nuire [Rires.]
T, J, Brown est examiné :—Il a reçu de W. P, W agner, la serrure de la maison louée par M. Key. Il remet la serrure et dit que c’est la même qui lui a été remise.
P,. Wagnerest ensuite assermenté : — Ii confirme le témoignage. du précédent témoin et ajoute :—C’est moi qui ai enlevé cette serrure de la porte de la maison en question, Plusieurs personnes étaient présentes, entr'autres M. Pendleton.
Question :— Que fut-il dit alors ? Ob-
jecté.
M. Stanton dit qu'il veut savoir si ce sont les personnes qui conduisent la poursuite qui ont tenté de détruire la preuve. Il y a deux accusateurs ici, — l’'accusateur public et l’accusateur particulier.
M. Carlisle demande si c’est lui que M. Stanton veut incriminer. M. Stanton répond : “ Pas le moins du monde.
Dieu me garde de croire que vous agiriez ainsi.” Le juge dit qu’il prend cette occasion de recommander aux messieurs engagés dans cette cause de conduire leurs procédés avec plus de dignité, d'ordre et de décorum. M. Stanton dit qu’il demande au témoin ce qu’il lui a demandé auparavant. Le juge : “ Vous devez le faire d’une manière convenable.” M. Stanton, croyant que le juge fait allusion à son ton de voix, dit qu’il est tellement éloigné du témoin et de son honneur qu’il est obligé de prendre ce ton. Le juge: — Je n’objecte pas à votre ton de voix. C’est une matière de goût dans laquelle je nai rien au monde à voir.” M. Stanton: “ C’est une matière de nécessité.” Le juge dit qw’il désire voir cesser les interruptions, la présente affaire étant d’une importance supréme et devant être conduite avec
rm ere
du
LS PROCESS SICKLES
connai était 1 Il décr
toutes les convenances qui sont du res- | verses formes, Des hommes sont luna. sort professionnel, — Le témoin conti-|tiques pendant quelques jours, d’autres nue :--T'out ce qui fut dit lorsqu'il enleva | pendant quelques années, d’autres enfin nm la serrure le fut par le nègre John Gray,|sont incurables. Tout homme intelli- Dee propriétaire de la maison. Les autres | gent peut exprimer une opinion à ce AL: v personnes étaient alors en haut. La ser-| sujet. La constitution physiologique et la fm rure fut enlevée de la porte de devant, | psychologique d’un homme, par rapport vuM Une autre fut mise à sa place. aux prédispositions à l’insanité, est une | matière susceptible d’être prouvée. Il veut prouver que M. Sickles, en une occasion où ses sentiments avaient été Venuept, 16 avril 1859. | considérablement éprouvés, était deve-
Examen de Wagner continué—ce té-| nu positivement aliéné, et qu’on avait moin ayant été rappelé : — [la pris M. {été obligé de le surveiller.
Lee Jones, avocat, (qui se trouve en ce M. Carlisle retire l’objection.
moment près du procureur publie) pour! Le témoin continue : — Cet incident M. Pendieton. (M. Jones confirme cela|se passait en 1840, à l’occasion de la par un signe de tête.) mort du prof, Da Ponte. M. Sickles était
Transquestionné :—C’est l’homme de | son protégé. Au moment où le prof. Da couleur qui l’envoya chercher. Cela se | Ponte venait d’être déposé dans sa tombe, passait une semaine après la mort de M.! M. Sickles fut pris d’un accès terrible de Key. Les messieurs qui étaient pré- | douleuretde désespoir ;il creusait la terre sents ne lui donnèrent aucune direc-|deses doigts en criant et gémissant, teltion.—La serrure qu’il remit était difflé- | lement que nous ne pouvions nous fuire rente de la première. Ne se rappelle pus |écouter de lui. Nous fûmes obligés de si c’est l’homme de couleur ou l’une de | l’amener, amicalement, 1ais de force, : ces personnes qui lui dit de l'enlever. |hors du cimetière. Son état était celni
John M. Seeley examiné : — A vu le | d’un désespoir frénétique. Mon impresserrurrier enlever la serrure, sur l’ordre {sion est qu’il déchira aussi ses vêtede M. Pendleton ou de M. Jones. La | ments. J’ai pensé que mon témoignage clef de la première serrure avait été | serait utile au prisonnier et je suis venu perdue, comprit-il. La porte de derrière | ici de mon propre mouvement. — Cet était ouverte. accès dura une dizaine de minutes. Je
Louis Poole examiné : — Son témoi-|le vis le lendemain, il me parut remis. gnage confirme le précédent ; la ma-}Il avait eu la veille un second accès nière brève avec laquelle il répond | près de l’université, qui ne fut pas aussi excite une hilarité que les ofliciers de | fort que le premier, n'ayant jamais rien la cour compriment. vu de semblable avant ou depuis.
W. Woodward, le coronaire, est de| Major Hopkins examiné : — Il est le nouveau examiné. Il déclare n’avoir|cocher du colonel Freeman.— La seule rien trouvé autre chose sur la personne | partie importante de son témoignage est de M. Key que ce qu'il a mentionné | qu’il a vu M. Key, le lundi ou le merdans son premier témoignage. credi qui a précédé sa mort, sur la place
Rév. M. Bulkley examiné :—A connu | Lafayette ; que M. Key fit des signaux M. Sickles en 1838, à l’Université de|avec son mouchoir, que Mme Sickles New-York. Connaît M. Sickles pour |sortit un instant après et se rendit avec être susceptible d’excitations intenses et| M. Key dansla maison de John Gray.— soudaines. M. Carlisle demande au témoin si “ Ma-
Le procureur du district objecte à | jor” est son prénom ou son titre. Le técette preuve, excepté que l’on veuille | moin répond que c’est son nom. “ Alors, prouver l’aliénation. cela explique, dit M. Carlisle, pourquoi
M. Brady ne veut pas prouver l’exci-|le Major conduit la voiture du colonel.” tabilité ; il sait qu’il ne peut prouver| M. Carlisle ayant demandé au témoin légalement que le tempérament de son | de dire d’une manière précise de quelle client était susceptible de lui enlever la | taille est Mme Sickles, le témoin répond raison. [l traitera de l’aliénation, lors-| qui “ ne l’a jamais mesurée,” et cause que le temps en sera venu, dans ses di- une hilarité générale, Au meilleur de sv