‹ Procès de l'Hon. Daniel E. Sickles [microforme]Chapitre 16 sur 19 · QUATORZIÈME JOUR · texte numérisé non relu

QUATORZIÈME JOUR

Mani, 19 avril 1859.

M. Sickles reçoit la permission de se retirer avec le géolier.

John Thompson examiné : — Ce témoin demeure à New-York. Il a été pendant quelque temps le cocher de M.

Sickles. Il décrit les habitudes de la maison de M. Sickles. Il ne sortait pas une fois avec Mme Sickles, sans que M. Key embarquât dans la voiture. Il ordonnait souvent d'aller dans les rues retirées. Lorsque M. Sickles était absent, M. Key était toujours rendu de bonne heure à la maison et restait jusqu’à une heure avancée de la nuit.— En mai 1858, un jour que M. Sickles était absent, je rentrai vers minuit. Etant monté l’escalier vers une heure du matin avec la servante, je m’arrêtai pour parler à celle-ci. Nous croyions avoir entendu sonner la sonnette, et M. Key

nt son absence, afin ickles avait besoin Partais pour Geor.

ressé, J’entrai à h Ditamment la porte ? de y trouvai M. Key d’une table cen.

ÿ avait un plat de lle de Champagne t… Je m’excuai + Je m’excusui, un verre de vin, 1 instant, je repars la voiture, ma tive inutile d’emtémoignage.) que L une mauvaise S parlé à M. Sick-

à la cour s’il Ii ute ayant objecté ander au témoin M. Key a dit au me Sickles, La claration est que : de faire croire aient qu’amicales de Mme Sickles, une enfant.—Le PAS Comment ce

de Mme Sickles

le présent cas.—

eption de cette

JOUR

DI, 19 avril 1859, ermission de se

miné : — Ce té- York. Il a été le cocher de M.

abitudes de Ja 1 ne sortait pas kles, sans que la voiture. Il r dans les rues ckles était abours rendu de et restait jus- > de la nuit.— ie M. Sickles s minuit. Etant heure du man’arrétai pour ‘royions avoir te, et M, Key

oi Mme Sickles sortirent de la biblio-

SICR LES

WVASHINGTON, 24 février 1859,

thèque et vinrent voir à la porte ; il n°y | « Hon, Danrez Sickurs,

avait personne ; ils la refermèrent et ntrèrent dans la bibliothèque qu’ils rmèrent aussi à la clef, ainsi que l’aufe porte de ce même appartement. Je M Mstai où j'étais pendant quelque temps | pos un certain bruit sur le sofa “durant deux ou trois minutes ; la ser- * vante s’enfuit ; je lui parlais de ce bruit

et elle ne voulut pas n'écouter [Rires.] me convenait pas qu’elle m’entendit.

llai me coucher. Je sav1s « ‘ils n’éient pas à accomplir une œuvre bonne ires.] — Le témoin rapporte ensuite æs diflerentes occasions où M. Key et me Sickles se rencontraient, particuièrement celle d’une visite faite par M.

key et Mme Sickles au cimetière de | f®

eorgetown, où ils restèrent environ

Cner Moxsteur :—Je vous adresse ces lignes avec un profond regret; mais un devoir indispensable me force à le faire, en voyant que l’on vous en impose tellement.

Tl y a un individu (fellow), je puis dire,—car il n’est pas un gentilhomme en aucune manière,—du nom de Philip Barton Key, que je crois être le procureur du district, qui loue une maison d’un nègre du nom de John A. Gray, située sur la 15e rue, entre les rues R et L, dans aucun autre but que celui de rencontrer votre femme, Mme Sickles.

Il attache une ficelle en dehors de la nêtre pour lui faire signe qu’il est

dans la maison, et il laisse la porte dé-

üne heure, hors de la vue du témoin.— |/arée et elle y entre.

La transquestion ne produit rien de plus que l’examen-en-chef, excepté une rengontre qui eut lieu entre M. Key et Mme Sickles au moment où ils sortaient, à deux heures du matin, d’une soirée

nnée chez le sénateur Gwin. M. Key|,]

En dans la voiture avec Mme Sickles. La voiture traversa des rues retirées et s’arrêta devant le National Hotel.

Ils restèrent pendant une heure dans la voiture. M. Sickles était alors chez lui.

“ Avec ces quelques remarques (hènés)

je vous laisse à imaginer le reste.

“ Très respectucusement votre ami,

&R. P. QG.”

M. Brady dit qu’! veut prouver la déaration du prisonnier immédiatement avant de laisser sa maison, et avant sa rencontre avec M. Key. afin de montrer la condition de son esprit et en induire quil n’est pas légalement responsable de l'acte. — La poursuite objeste, — M.

” G. W, Emerson ayant été assermen- | Magrueder dit que la porusuite paraît té, il dit que son état est celui de bou-| vouloir supprimer la vérité, tandis 4 cher, et que M. Key est allé à son banc | la défense cherche tout le contraire. La . dans le marché, le jeudi avant sa mort ;| poursuite conduit cette afluire comme

que

il accompagnait Mme Sickles, qui lui |St votre honneur était un Minos ou un remit son portefeuille pour payer le | Rhadamanthe siégeant pour administrer

+ compte qu’elle devait au témoin.

John Cooney est assermenté :—Il est le cocher de M. Sickles depuis le 8 février dernier. Son témoignage consiste à rapporter les occasions où M. Key rencontrait Mme Sickles dans la rue et montait dans sa voiture.

M. Woolridge réexaminé :—Une en- . veloppe et une lettre lui étant montrées, * il déclare avoir vu les deux au Capitol, : entre les mains de M. Sickles, qui lui en lit deux ou trois lignes et ne put

cision, Voici cette lettre :

un code brutal dans les régions de Pluton.—Te juge rappelle le conseil à l’ordre.

M. Carlisle dit que la oursuite n’a pas d’objection à ce que le conseil de la défense prétende que la poursuite conduit cette affaire d’une manière différente de la défense.—M. Magrueder dit qu'il répond à des remarques qui ont été faites par la poursuite. IL fait de nouveau allusion au fait que le ministère publie empleie deux procureurs, et | qu'une application a été faite auprès du

} aller plus loin.—La poursuite objecte à | premier magistrat des Etats-Unis pour | la production de cette lettre ; la cour|en faire nommer d’autres encore.—Le } déclare, après lecture faite de ce docu-| jnge dit à M. Magrueder de ne pas faire | ment, qu’elle est comprise dans sa dé-|allusion au premier magistrat, qui n’a

rien au monde à voir dans cette affaire,

ot PROCES Après quelques explications personnelles de pat t d'autre, M. Magrueder argue l’admissibilité de cette preuve pour montrer la condition mentale du prisonnier, et dit qu’elle est admissible à ce point de vue et à tous les autres points de vue.

M. Ould ap'ès avoir dit qu’en parlant de l’organisation théâtrale de la défense, il n’a voulu que plaisanter, déclare que la poursuite ne veut pas arguer la question, parce qu’elle l’a déjà suffisamment été.

Le juge admet la proposition de la défense, non pas comme faisant partie des res gestæ, mais comme tendant à prouver l’insanité du prisonnier. Il insiste fortement sur le motif de sa décision,

M. Woolridge rapporte alors les entretiens qu'il a eus avec M. Sickles et 1 condition mentale de celui-ci, lors de la réception de la lettre anonyme, durant les Jours qui suivireut et immédiatement avant la rencontre dont la mort de M, Key fut le résultat. Le témoin déclare qu'il n’a nullement connaissance que M, Sickles ait fait un diseours dans la chambre des représentants, le jeudi avant l'évènement.

ous les autres faits rapportés par ce témoin lont été précédemment, soit dans son premier témoignage, soit dans ie discours de M. Graham.

Page 1