LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ
« Considérant que le régime impérial et monarchique est
le règne du despotisme, de l'ignorance et de la misère, que tous nos efforts doivent tendre à le renverser pour mettre à sa place un gouvernement démocratique et social sous le nom de République et basé sur les sublimes principes de 1789, aflirmés par le matérialisme et l'athéisme,
<( Considérant que notre devise : Liberté, égalité, fraternité, doit être affirmée par celle-ci : l'Union fait la force; que nous devons considérer toute scission comme un retard apporté à l'œuvre commune ;
a Gofisidérant que tous les ouvriers sont frères, qu'ils se doivent les uns aux autres, que la plus grande solidarité doit régner entre eux et qu'ils doivent, dans l'intérêt du peuple français, désirer une révolution populaire et veiller à ce que la bourgeoisie ne leiu* vole pas leurs droits et leurs conquêtes ;
« Qu'il ne s'agit plus aujourd'hui de refaire les mouvements de i848 et de 1789 qui n'ont profité qu'à quelques ambitieux,
(( Nous avons sincèrement arrêté ce qui suit :
a Art. P' Un comité révolutionnaire est formé cejourd'hui, U septembre 1867.
« Art. II. Il sera composé de onze membres.
((Art. III. Les membres du comité révolutionnaire pourront être changés à la volonté des citoyens, cependant, ce changement ne pouiTa avoir lieu que dans le cas d'une accusation sérieuse proclamée en séance générale.»
Et plus loin :
(( Art. XXIII. Il n'y a aucune scission entre les ouvriers et les étudiants. Les citoyens ouvriers et les citoyens étudiants marchent au même but, et leurs hommes sont les mêmes. Ils correspondront ensemble par les soins du comité.
(( Art. XXV. Les présents statuts sont susceptibles do perfectionnement. ))
Enfin, au bas :
(( Fait et arrêté à Paris, au siège provisoire de la Commune révolutionnaire, le H septembre 1867.
« Ont signé , en jurant de se conformer aux présents statuts, les citoyens soussignés : Henri Chouteau, Godiohet (F. -A.), Genouille, Goraud, Manuel, AIeili jeune, Her-