QUATRIÈME JOUR
Ottawa, le 10 septembre 1868, , 10 heures À M.
On remarque ce matin, à la Cour, un nombre considérable de dames de la meilleure société. Les abords de la cour sont aussi encombrés d’uñte foule énorme. Près du banc (box) des témoins, on me montre une malle qui contient les habits que M.
McGee portait le jour du meurtre.” Whelan est d’une päleur excessive et toujours trèsagité. Sa femme est toujours là et semble plus abattue qu’à l’ordinaire.
L’intcerrogatoire des témoins de la défense est commencée :
Antoine Ques<ar, assermenté, dit :
Je demeure à Hull depuis trois ans. Si je voyais Lacroix, je le reconnaïîtrais peutêtre, mais je ne sais pas si c’est la personne qui a été examinée dans cette affaire. Je ne croirais pas sous serment le Laeroïx que je connais, car c’est un vrai menteur. Jé le connais depuis 13 à 14 ans. Toute sx famille a une mauvaise réputation, et lui-
même n’est rien de bon. Îln’a jamais été
un homme de vérité.
Le témoin Lacroix est amené et le témoin le reconnait.
—Oui, dit-il, c’est là l’homme dont j'ai parlé.
Examiné par M. J. O’Reilly :
Je viens de Rigaud, je suis journalier.
Lacroix a pensionné chez moi, à Hull, pendent près de deux étés. Le second été, ïl est parti me devant trois piastres qu’il me doit encore. Je n'ai rien dit de cela à M.
O’Farrell qui ne m'a jamais offert d'argent.
* __ Pourquoi avez-vous gardé Lacroix puisque vous n’aviez pas confiance en lui et que vous saviez qu’il était menteur et voleur ?
—-Ma foi, je l’ai gardé parce qu’il m'avait payé le nremier'éte,
CHAMPION, assermenté et examiné par l’hon. J. H. Cameron :
J'ai connu Lacroix pendant doux mois qu'il a travaillé avec moi. Il n’a pas un bon caractère.
Examiné par M. J. O’Reilly :
J'ai travaillé aux Joachims avec Lacroix.
Nous étions douze dans ce chantier où je suis resté six mois et lui deux mois. Ilest “ menteur et vanteur. ”
Pierre Moniw, assermerfté, dit :
Je demeure depuis deux ans à Hull. J'ai connu Lacroix pendant ce tem;là. Il a uñ mauvais nom. Je ne le croirais pas sous serment d’après ce que j'ai entendu dire de lui.
, un a meilsont
Près nontre ue M.
Vhelan s trèssemble
la dé-