‹ Procès de Patrick James Whelen [microforme]Chapitre 9 sur 19 · PASSE · texte numérisé non relu

PASSE

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La mention de la “ belle fille de Québec ” semble beaucoup amuser Whelan qui rit.

Deux ou trois jours avant l'élection, j'ai entendu le prisonnier faire des mennces contre M. MeGee, Je ne sais pas «i le

risonnier à jamais appartenu à lu cava-

erie volontaire et je Fai toujours connu sous le nom de Whélan. [lei le témoin répète tout ce qu’il a déjà dit nv. sujet des menaces contre M. MeGee, de la lettre, etc.]

Vaughan Bryox, assermenté, dit :

Je suis à Ottawa depuis le mois de novembre dernier. J'ai fait la connaissance du prisonnier dix-huit mois.avant la mort de M. McGee. Je l'ai connu à Québec, à

Montréal et ici. Je suis messager à la Chambre des Communes ; j'y ai vu le prisonnier le mercredi où le jeudi avant le meurtre. Il était environ 9 heures du soir et il parlait à Pat. Buckley.

J'ai vu le prisonnier plusieurs autres fois à la Chambre des Communes. Une dizaine de jours avant le meurtre, Pat.

Buckley, Whelan et moi-même nous allimes prendre un verre à la buvette du Sénat.

Je ne l’ai pas vu le jour du meurtre, le lundi. Je logeais chez P. Buckley.

Je suis sorti cette nuit-là du parlement environ 5 minutes après l’ajournement de la Chambre, en compagnie de John et de Pat. Buckley et de Paul Fréchette.

Le témoin répète les faits eontenus dans les dépositions de Sir Geo. Cartier et de MM. MacFarlane et Fréchette relativement au trajet de M. McGee du parlement ‘à son-hôtel.

Examiné par l’hon. John. IH Cameron :

Je ne me rappelle pas comment j'étéis habillé; je sais que j'avais des pantalons noirs.

En réponse à M. J. O’Reilly :

Je me rappelle avoir vi Wheïan chez Buckley, le jour de la Saïht-Patrice.

Reubem WADE, assermenté, dit :

J'ai demeuré, l’andernier, à London (Ontario) et j'étais agent de police secrète du Great Western. Au mois de décembre dernier, j'étais à Montréal et j'ai pensionné dans la rue William, chez Duggan, un

‘juugeur, qui tient ane épieerie et une bu-

vette.

/ un de a maison de Duggan est it.)

… Ilyatrois chambres à eoucher et un æetit salen, en haut.

ÿ. ce plan est produit et expliqué.)

est le 21 décembre que j'ai vu le pri-

sonnier pour la première fois dans cette maison. {l était à boire avec deux autres individus. Le maitre de la maison a dis que querques voix de plus et Devlin aurait eté élu. Le prisonnier a répondu qme M.

McGee n'etait élu que grâce à largont fourni par le gouvernement.—Je ne connais point de Smith employé du Grand- Tronc.—Dans le cours de la conversation, le prisonnier a dit: “"Darcy a vendu e:

trahi ses meilleurs amis et il mériterait d’être tué comme un chien. Muis on va agir etilne passera pas le jour de l'an.

Un autre homme qui était là dit : “ Smith est l'homme qu’il nous faut. ”” Jia conversation fut continuée à voix basse pendant 15 ou 20 minutes. Whelan et ses compagnons buvaient. [ls semblaient un pen gais. Le lendemain, ils se réunirent vers la mème heure et au même endroit. 1ls parlèrent encore de l'élection, et Whelan dit : “ Pauvre diable de MeGee, s’il savait le sort qui l'attend ! Il s'enfuirait comme il a déjà fait, ” Puis ils parlèrent des délegués féniens et ne s'occupèrent plus de M.

McGee. Je 24, ils se véunirent encore au même endroit et eurent une «conversation au sujet des orangistes. Je partis le vendredi suivant et, à mon arrivée à London, Je communiquai à l’hon. John Carling ce que j'avais découvert.

Examiné par l’hon. J. IH. Cameron :— Le témoin répète les mêmes détails et ajoute seulement qu'il a communiqué par lettre, à l’hon. John Carling, ce qu'il avait découvert ; il n’a jamais eu de réponse de l’'hon. John Carling.

Andrew CULLEN, assermenté, dit :

Je suis agent de police secrète à Montréal. Ti y aura trois ans au mois de no-

vembre prochain que j’occupe cette posi-

tion. Je suis venu ici le jour même de la mort de M. McGee. J'étais présent lors de l'arrestation de Whelan. Je connais bien cette prison, je l'ai examinée. Je sais trèsbien où est la cellule de Whelan. Le 16 avril dernier de 5 heures 30 minutes à B | heures 30 minutes, P. M., je me suis poste dans le corridor et j'ai entendu nne conversation.

Ici le témoin répète, sous serment, toute | la conversation qui a été publiée au mois :

d'avril par les journaux #t dans laquelle | Whelan se reconnait coupable et dit qu'il | “ avait tué MceG'ee comme un chien. ” Cette : déposition semble vivement impressionner | l’auditoire dont l'attention cst surtout | excitée, lorsque Cullen remet au Grefier |

de la Cour une minute de la conversation écrite de la main du schérif Powell.

Pendant toute la déposition de. Cuülien, le prisonnier affecte de rire et hausse même {es épaules. L’attention du public redoubie lorsque Robert Hess, un des témoins in- Carcérés en mème temps que Whelan, et Edward Lyttlie, employé de la prison, viennent confirmer tout ce qu’a dit Cullen.

Le schérif PoweLL, interrogé p.r M. J.

’Reilly, dit :

J'avais choisi Cullen pour écouter cette conversation parce que je savais pouvoir compter sur lui. Je me rappelle‘très-bien que j'ai rédigé la conversation que Cullen m'a rapportée.

Le chu de police McLauaxLin, interroge pa: M. J. O’Reilly, dit :

.L’enveloppe de la lettre que j'ai reçue du prisonnnier avait été ouverte puis recathetée. |

Transquestionné par l'hon. J, H. Cameron :

Je ne me suis aperçu de cela que plus tard. J'ouvris la lottre à la hâte.

Francis KizBy, étant assermenté, dit :

Je demeure en cette ville, rue York. Le|

matin Au meurtre de M. McGee, j'en ai entenau parler chez moi, à 5h. 30m. Je ne quituai pas la maison à ce moment, mais un pou plus tard ; vers 5h.45m., j'entrai à la taverne de Starr où je vis le prisonnier.

Je demandai à Starr s’il avait entendu parler du meurtre ; il me répondit négativement. Le prisonnier se mit à rire d’une curieuse manière et m'offrit un verre de vin que je refusai et alors il s’en alla.

Il avait un long habit noir ct des pantalons couleur claire. Je ne me rappelle point quelle espèce de chapeau il avait.

Ta se terminent lesdépositions des témoins de la couronne. Sen Honneur le juge fait quelques observations aux jurés à ce sujet, ét sollicite surtout la même attention pour ps témoins de la défense que pour ceux de

a poursuite.

oute la journée, (9 sept.) l’affluence a été énorme à l& cour. Whelén affecte tonjours une grande assurance. Sa femme reste toute la journée à la cour. K!le pensionne dans un petit hôtel voisin du sais (?) de justice. A l’ajournement de midi, elle va tous les jours, chercher elle-même le lunch de Whelan, à l’hôtel sus-mentionné. Elle a

l'air d'une personne très - respectable et, |

} pendant les dépositions, elle semble d’une impassibilité parfaice.

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