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Examiné par M. J. O'Reilly ;
Je connais M. Lapierre l'avocat. Je ne l'ai pas vu à Hull hier, mais jeudi. Ilne m'apoint parlé de cette affaire. M. O’Farrell m'en à un peu parlé hier soir en me recommandant de dire la vérité et il m’a donné cinq piastres pour mon trouble et pour dire la vérité.
Je n’ai rien demandé.
Il m'a donné les cing piastres avant que j'eusse dit un mot.
Je ne suis pas charretier et je n'ai mené O’Farrell nulle part.
Louis Roy se demeure à Hull. Je connais Lacroix depuis mon enfance et depuis qu'il est homme fait je n'ai eu aucune affaire avec lui ni ne veux en avoir, parceque je n'ai pas de confiance dans son ‘“ caractère ” Son curactère n'est pas bon. Je ne le croirais pas sous serment.
Examiné par M. J. O’Reilly.—Je n'ai pas toujours demeuré avec lui. Je n'ai jamäis entendu dire qu’il eût été app:!$ en cour, ni qu'il eût été accusé de auelque crime. Ni lui ni sa famille n’ont la réputations d’être ‘ fiables. ” Il a travaillé à Hull comme homme de chantier et journalier.
Je ne connais pas bien M. Lapierre l’avocat. On est venu me chercher à 11 heures hier soir. C’est M. Larose et M, Laferrière qui sont venus me chercher. On ne m’a point donné ni promis d'argent. Je suis marié. Ma femme ne sait rien de l’af faire et on ne lui a pas promis d'argent.
Mais on m'a dit qu'on désirait avoir des renseignements sur le ‘ caractère ” de Lacroix.et qu'on m'interrogerait parceque je le connaissais depuis mon enfance. li a pensionné deux mois chez mon père, il y a deux ans. Je l’ai très-peu vu depuis qu'il est homme fait. Je n'ai jamais fait d’affaires avec lui. Je lui ai parlé ce printemps ; il me dit qu'il travaillait. Lofsque je le rencontrai, il avait une hache sur l'épaule.