C. Cameron
Je suis détenu ici. J'étais garçon de table (waiter) à l'hôtel Russell. Je connais Alex. Turner qui avait le mème emploi que moi à l'hôtel Russell. J'étais chez Hgleson, à 4 heures après-midi, le jour du meurtre de M. McGee. Turner y était aussi et ne dit rien de l’affaire. Whelan n'était pas arrêté alors. Il y avait plusieurs autres personnes dans le magasin.
A M.J.O0'Reilly :—La proclamation était alors émise. Turner dit ‘“ que, pour He reille somme, il vendrait son père. ” Golden était là. Je ne sais pas si White et Egleson y étaient. J'ai vu Whelan à Montréal pendant plus d'un an. J'étais garçon à l'hôtel d'Ottawa. Je connais Doyle. J'ai été chez Mme. Scandan avec Whelan prendre un verre : Turner se trouvait là Turner et Whelan semblaient bons amis. Nous jouâmes aux cartes. Je suis venu ici le 13 novembre. Je ne s8avais pas alors si Whelan était à Ottawa ; j'ignore quand il y est venu; mais il y était quand je suis arrivé. Îl est souvené venu me voir à l'hôtel Russell. J'ai vu Doyle ei Wkélan causer dans une chambre près de la salle à manger. Doyle et moi nous sommes entrésensemble, comme garcons de table, à l'hôtel Russell. Turner me dit que Whelan était en ville et, en effet, une semaine plus tard je le vis dans la petite salle dont je viens de parler (carving-ro0m.) - ï
Je ne saïs pas quand Whelan est allé à Montréal, mais il était de retour en janvier après le jour de l’an. J'ai vu Whelan chez Egleson deux jours avant le meurtre. Le soir du meurtre (lundi) je suis resté à l’hôtel Russell jusqu'à 10 h. Whelan n’y est pas venu. Je me rendis tcut droit "chez moi ce soir-là. Je n'allai point â&u Le ment. Je me rappelle le meurtre de M.
McGee ; Doyle m'éveilla pour me l’annoncer. Je partis pour Montréal le jeudi après le meurtre. Je n'ai jamais eu de discussion avec Whelan au sujet de M. McGoe. Je n'ai jamais entendu dire à Whe:an que Turner était ‘ un traître.” J'ai pris part à’ l'élection de Montréal. Je dis à Whéelan'
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avant de partir ; j’allai pour le voir chez Egleson. Whelan me devait de l'argent.
Je ne le trouvai pas non plus chez Starr.
Je.n'ai jamais entendu dire chez Mme.
Scanlan, à Montréal, que M. McGee devait être assassiné. J'ai causé avec Whelan en rison. Il m'a dit qu'il était parfaitement innocent du meurtre de M. McGee. Il ne m'a jamais dit où il était le soir de ce lundi-là. J'ai entendu Whelan dire, en rison ; ‘ maudit soit l'homme qui a tué cGree !”’ Il m'a parlé de sa visite à la maison de M. McGee à Montréal, du billet (note), du frère de M. MeGes, et de son pistolet à lui, Whelan, avec lequel une servante de Starr s'était blessée. Je connais Hess. Il est en prison. Il fréquentait Whelan. Whelan ne m'a rien dit d’une conversation publiée dans les journaux. Les autres À dr 0 yes en parlaient. J'ai pu avertir Whelan de ne pas parler fort. Il ne m’a jamais rien déclaré.
À M. M. C. Cameron :—Whelan ne m'a jamais rien déelaré. Il m'a toujours dit qu'il était innocent. Je n’ai jamais entendu
dire que Turner eût parle à M. MeGee. Je |:
n'ai jamais entendu Whelan faire des menaces contre M, McGee.
Patrick Egleson, interrogé par M. M. C.
Cameron, —répète d'abord tout ce qu’on a vu au sujet des $16,000 offertes à Turner, puis il continue :
Je quittai le magasin de mon frère le lundi soir (veille du meurtre) pour me rendre à un meeting. Mais je m'arrêtai à la taverne de Lapierre et j'y restai à jouer aux Cartes jusque vers 2 hs. dn matin. J’y ai vu entrer deux fois les constables Pinard et Jordan. Après le meurtre, j'ai été arrèté puis relâché.
À M. J. O’Reilly : — Whelan était au magasin de mon frère le lundi soir jusque vers 8 hs. Je con:ais très-bien Wheiïan. Je
Le 11 sept., à 10 h. À. M.
Il parait que le nombre des témoins que va faire comparaitre la défense sera beaucoup plus considérable qu’on ne le croyait d'abord. Il a dû en arriver plusieurs hier de tous les coins du pays et même des Etats. Jusqu'à présent, les témoignages pour la défense n ont pas semblé produire un grand effet sur le public. La défense va faire un suprème effort. .
M. J. O’Farrell a eu une vive altercation, hier après-midi, à la cour, avec le constable MeVitty. L'affaire est portée ce matin devant la cour de police.
Sir John A. et Lady MacDonald ont passé presque toute l'après-midi hier à la cour.
On pense que l'affaire se prolongera encore plusieurs jours.
La cour a commencé à siéger à 9 h. 30 m., ce matin.