‹ Procès de Patrick James Whelen [microforme]Chapitre 15 sur 19 · SEPTIÈME JOUR · texte numérisé non relu

SEPTIÈME JOUR

Ottawa, le 14 septembre 1868, 10 heures, À M.

L’affluence est encore plus considérable que les jours précédents. Les demes scnt en très-grand nombre. |

À 9 heures 35 minutes du matin, l’hon.

J. H. Cameron commence son plaidoyer.

En voici l’analyse complète :

Plaise à Votre Honneur, Messieurs les jurés,

Durant une longue expérience au barreau, je ne me suis pins trouvé dans des circonstances aussi solennelles qu'aujourd'hui.

L'homme qui a été tué cccupait uue position proéminente dans le pays.

Il m'est ne de croire, en conséquence, que la presse et l’op:ion publique ont pu exercer une grande infhw:c sur vous. L'opinion publique a même semblé -‘ouloir s’appesantir sur l'honorable juge qui préside les assises et sur moi qui ai entrepris de conduire la défense parce que j'ai lieu de croire le prisonnier innocent. Mais, suivant la loi, le jury ne peut donner son verdict que d’après la comparaison des témoignages. Fort de la responsabilité que j'ai assumée et confiant dans votre intelligence de toute la cause, je m'adresse à vous, MM. les jurés, sachant que vous accomplirez ‘votre devoir et me seconderez dans la pénible tâche que j'ai entreprise. Je n'ai pas hésité à entreprendre cette tâche parce que, d’après les dépositions que j'ai entendues moi-même, je crois le prisonnier innocent. Cependaïit, d'après les témoignages qui ont été entendus, je crois devoir vous dire que l'opinion publique a été vivement impressionnée du

fait qu'un avocat, comparativement jeune au bar-

reau, est venu défendre cette cause contre trois avocats plus anciens que lui.

La poursuite a prtennn que le. crime évidemment commis le

avril dernier, était l'œuvre du prisonnier délégué par l'association fénienne. . Que.

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