‹ Procès de réhabilitation de Jeanne d'ArcChapitre 102 sur 171 · Ista hora suiit nostri; baheatls banum cor · texte numérisé non relu

Ista hora suiit nostri; baheatls banum cor

les y poursuivirent et leur tuèrent plus de onze cents hommes.

La ville prise, l'armée, Jeanne et moi, nous allâmes à Orléans. D'Orléans, nous allâmes à Meun^sur-Loire, où les Anglais occupaient la ville, sous le commandenient de l'enfant de Warwick,etde Scales. Me trouvant près de Meung avec un petit nombre d'hommes d'armes, je passai la nuit dans une église et j'y fus en grand péril.

Le lendemain on alla sur Beaugency; on rallia dans la campagne d'autres soldats du roi, et on fit une attaque contre les Anglais qui se trouvaient dans la ville. A la suite de cette attaque, les Anglais laissèrent la ville à découvert et se retranchèrent dans le château. De notre côté nous établîmes des gardes devant le château, crainte que l'ennemi n'en sortît.

Sur ces entrefaites, nous reçûmes la nouvelle que le seigneur connétable arrivait avec un corps d'armée. Jeanne, d'autres capitaines et moi, nous en fûmes mécontents. Nous voulûmes même nous retirer, parce que le roi nous avait donné commandement de ne pas recevoir en notre société le seigneur connétable. Je dis à Jeanne : <t Si le connétable vient, je m'en irai. » Le lendemain, avant l'arrivée du connétable, la nouvelle vint que les Anglais marchaient sur nous en grand nombre avec le seigneur Talbot à leur tête. Nos gens crièrent t « A l'arme* »I et comme je voulais tou-

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