L'ÉCHO DE PARIS
Fait rhistorique de la première audience, à laquelle MM. Mivielle, Boulabert, Guébhard ont fait défaut. Passant à Taudition des témoins produits par le Cri du Peuple, il cite:
M. Kayl qui ne sait pas si M. Delamarche faisait partie de la Cour martiale des Fourneaux.
M™* Émion n'en sait pas davantage.
M. Pelletan député a fait une étude sur les Cours martiales en 187 1, il ne sait pas ce que M. Delamarche a fait à cette époque.
Les témoins cités par M. Delamarche viennent déposer.
Tous affirment que M. Delamarche n'a jamais été président de la Cour martiale delà rue des Fourneaux ; que toutes les exécutions faites dans ce local ont été
commandées par un officier de gendarmerie, assisté de deux sous-officiers. M. Delamarche aurait montré au contraire une grande douceur et une grande bienveillance pour les individus arrêtés.
L'un des témoins cita même ce fait que M. Delamarche a refusé de prendre connaissance d'une liste de dénonciations que lui apportait un garde national.
Le même. M. Delamarche a sauvé un malheureux pris les armes à la main, en le faisant passer pour fou. Celui-ci ne le lui a jamais pardonné.
C'est M. Delamarche qui a protégé la poudrière de la rue de Vanves.
>^ Ledru a la parole pour la partie civile. Montrant que les témoins du Cri du Peuple n'ont rien affirmé sur la présence de M. Delariiarche à la rue des Fourneaux; rappelant combien honorable a été toute la vie de M. Delamarche; il réclame pour lui 5,00*0 francs de dommages-intérêts et l'insertion dans quinze journaux.
M. l'avocat général'Banaston, rendant hommage à la loyauté, à la dignité de M. Delamarche, réclame du jury une condamnation contre les diffamateurs.