‹ Procès en diffamation: M. Delamarche contre le "Cri du peuple"Chapitre 36 sur 57 · LE CONSTITUTIONNEL · texte numérisé non relu

LE CONSTITUTIONNEL

Après avoir rappelé la première audience où le Cri du. Peuple fit défaut, remarque que MM. Mivielle et Boulabert comparaissent aujourd'hui, mais que le docteur Guébhard fait défaut.

11 résume ensuite les dépositions des témoins contre M. Delamarche ainsi qu'il suit:

M. le Président pose à chaque témoin deux ordres de questions: Avez-vous eu connaissance de Texis-

al

tence d'une Cour martiale au boulevard des Fourneaux? — Savéz-vous le rôle que M. Delamarche a joué dans celte Cour?

Les réponses vagues et peu précises, ont peu d'imlil portance.

Au sujet de M. Camille Pelletan :

M. le Président, au témoin. — Avez-vous eu connaissance que M. Delamarche ait joué un rôle du genre de celui que vous semblez indiquer?

M. Camille Pelletan. — Je n'ai eu connaissance que de l'existence de la Cour martiale du boulevard des Fourneaux; je ne sais rien de particulier sur M. Delamarche.

Après une courte suspension d'audience, les vingtquatre témoins cités par M. Delamarche sont entendus. Tous viennent affirmer non seulement que M. Delamarche ne faisait pas partie de la Cour martiale du boulevard des Fourneaux, mais que, dans l'exercice des fonctions qui lui avaient été confiées en 1871, il a toujours fait preuve d'humanité.

La parole est donnée à l'avocat de M. Delamarche, M* Ledru. Il justifie son client de toutes les imputations calomnieuses formulées contre lui, et sollicite une énergique apphcation de la loi.

Dans son réquisitoire, M. l'avocat général Banastoh s'associe à ces conclusions.

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