‹ Procès en diffamation: M. Delamarche contre le "Cri du peuple"Chapitre 56 sur 57 · PRIX D'ENTRÉE : 30 CENTIMES · texte numérisé non relu

PRIX D'ENTRÉE : 30 CENTIMES

Parait tous les samedis, LE SOCIALISTE, organe du parti

ouvrier, le N° 10 cent.

Paris, le 24 avril 1876.

Monsieur,

Je suis heureux d'avoir ù vous informer, au nom de la Société Franklin, qu'une médaille d'argent vous a été décernée par notre conseil d'administration.

Vous recevrez par la poste, en même temps que votre médaille, le numéro de notre bulletin contenant le compte-rendu de la séance Solennelle où cette récompense a été publiquement proclamée.

Agréez, Monsieur, l'assurance de ma considération la plus dislmguéc.

Le président de la Société Franklin,

Signé: Ad. d'EICHTHAL.

Monsieur Pau! Delamarche, secrétaire des amis de l'instruclion des 111® et XIV® arrondissement, 48, rue de Sévigné, à Paris.

Attestation de Danner, prisonnier

Danner, caporal à la 8« compagnie du 103» bataillon, actuellement passage Didot, 8.

Le 23 mai 1871, je me trouvais boulevard des Fourneaux, prisçnnier. Lorsque je vis arriver le citoyen Delamarche suivi du citoyen Noizet et autres.

Il s'en alla à la prévôté, non pour y procéder et encore moins y présider la Cour martiale, mais pour y sauver la vie des citoyens Roggen père et fils, sergent-major et fourrier de la 2« compagnie des volontaires de Montrouge.

J'affirme que le citoyen Delamarche n'a fait fusiller personne boulevard des Fourneaux.

Danner, caporal, 8® compagnie, 103" bataillon, prisonnier de guerre, 8, passage Didot.

J'approuve Vécriture ci-dessus,

Signé: DANNER, passage Didot, 2i.

Paris, le W octobre 1885.

Vu par noua, maire du XI V^ arrondissement, pour la légalisation de la signature de Dan:

[NER, apposée ci-dessus,

Le Maire, Signé: D.WID.

Je remercie le citoyen Delamarche d'avoir sauvé la vie aux citoyens Roggen père et fils, mon sergent-major et mon fourrier.

J'étais leur capitaine.

Signé: ROLCH.

Protestation des Volontaires de Montronge

3i octobre Î88S.

En réponse à l'article du Cri du Peuple, ayant trait à M. Paul Delamarche, lequel Cri du Peuple prie les anciens volontaires de Montrouge de lui dcmner tous les rensei^ements concernant M. Paul Delamarche, ancien chef de bataillon des volontaires de Montrouge.

Les soussignés, tous anciens volontaires, certifient: que xM. Paul Delamarche a commandé pendant toute la durée du siège, son bataillon et ensuite le 53* régiment, avec loyauté, honneur et courage, qu'il s'est toujours montré intègre, ponctuel et intlexibie sur la discipline.

Ils certifient en outre qiie la distinction conférée à M. Delamarche par le décret du 29 janvier 1871, n'a été que la juste récompense de ses loyaux services.

ROMIEU, ex-sergent-major, cité à l'ordre du jour de Varmée;

CARLIER, statuaire, blessé à Buzenval, décoré de la médaille militaire, chevalier de la Légion d* honneur ; ROGGEN, ex -sergent' fourrier ;

BOUDEVILLE, blessé à Buzenval, décoré de la médaille m>ilitaire;

Docteur LEPIEZ, ex-interne des hôpitaux:, lauréat de la faculté de m.édecine, ex-chirurgien-m^ajor du bataillon des volontaires de Montrouge, chirurgien de l'hôpital de Saint-Germain-en-Laye, chevalier de la Légion d'honneur;

ROT Y, ex-caporal;

ROUCH, ex -capi laine ;

FOURNIER, ex-sous- lieutenant ;

COURTEAUX, ex-sergent;

DIVES, ex-sergent;

SEBOÙRQUE, eX' fourrier;

FRIBOURG, ex'sous-^fficier;

LEMONNIER, ex-fourrier d'ordre;

ROUFFIAC, ex-adjudant;

COLLIN, ex-capitaine ;

COURTOIS; MECHINE; CHAUVIN; ROUET; PARIGOT; REDON ; LALLIER ; DANZEL ; PEPIN ; BARNICOT ; C. GERARD ; H. GERARD; PINTEUR; CHAMP; SORET; LEMEURRE, BASSET, LEPIN, PERRIN, volontaires.

31 octobre i88o.

Les soussignés, volontaires de Montrouge, qui ont servi la Commune, et qui, en cette qualité, ont été faits prisonniers et conduits au boulevard des Fourneaux dans la journée du 23 mai 1871 ; déclarent que M. Delamarche, leur ancien commandant, n*y était pas chef de prévôté, et qu'il n'y est entré un moment que pour intercéder en faveur de deux prisonniers, dont il a pu ontenir la mise en liberté.

UOGGEN, rue Couesnon, 12 bis.

Louis ROTY, rue Lebouis, 10.

Attestation

Je considère comme un devoir d'ajouter mou témoignage d'e$time pour M. DelamarcHe à ceux qui lui sont donnés à l'occasion du procès qu'il intente au journal le Cri du Peuple.

Le 5 Septembre 1870, j'ai reçu du maire de Paris, Etienne ^RAGO, la délicate mission d'organiser le mouvement républicain dans le XIV' arrondissement. Dès les premières heures do mon installation à la mairie, M. DelamarChe, que je connaissais pour un républicain solide et convaincu, est venu m'offrir son concours précieux dans ces circonstances difOciles.

L'effervescence des premiers jours un peu calmée, M. Delàmarche n'a plus eu qu'une préoccupation : contribuer de toute son ardeur et de toute ses forces a la préparation de la lutte contre les Prussiens. C'est lui qui, dans une fièvre toute pa-

triolique, a organisé le premier bataillon dit des volontaires de Montrouge, qui ait été mis à la disposition du gouvernement de la défense nationale. Ce bataillon, comme on le sait, s'est glorieusement signalé dans plusieurs combats autour de Paris. Absent pendant le second siège, je n'ai revu M. Delamarche qu'à la fin de 1871, et depuis lors je n'ai cessé de retrouver en lui le patriote ardent, le républicain solide et convaincu, rhonnétc citoyen que j'avais pu apprécier en septembre 1870. Son activité, qui ne s'est jamais démentie, s'est portée tout enlicTc alors sur le développement du peuple par rinstruction, et dans cette voie, par la création des bibliothèques et des conférences libres, il a rendu d'immenses services.

Paris, le 28 octobre JSSj.

H. LENEVEIJX,

ancien conseiller municipal du quartier du Petit- Montrouge, ancien conseiller général de la Seine^

Polémique avec le journal c Ni Dieu Ni Maître »

Paris, 23 décembre iS80.

Au citoyen A. B., rédacteur du Journal Ni Dieu ni Maître.

Citoyen,

Vous avez inséré ma réponse aux imputations calomnieuses contenues dans votre numéro du l2J décembre courant, je vous en remercie. Toutefois, le sens de plusieurs phrases se trouvant altéré par l'adjonction ou le retranchement de plusieurs mots, je dois en rétablir le texte exact. Je n'ai pas dit que ^j'avais été décoré pour ma c belle -» conduite à Buzenval, mais pour ma t conauite » ; il eût été outrecuidant de m'exprimer autrement...

Vous ajoutez « que j'oublie de dire que jai suivi mes chefs réactionnaires à Versailles. »

Je me retirai à Versailles, non parce que le gouvernement y était, je l'ignorais en quittant Paris; mais, parce que les prussiens n'y étaient plus et que j'avais dans cette ville des amis et des parents qui pouvaient me donner asile.

Dans ma lettre du 13 décembre, je vous ai dit quel avait été mon rôle pendant la semaine de mai et après ; je n'y reviendrai pas.

Pour conclure, je déclare que, chef du XIV® arrondissement dans des circonstances terribles, au milieu des passions déchainées, je crois avoir été Tun des rares hommes qui surent conserver leur sang-froid. J'ai accompli, moi, obscur citoyen, une tâche qu'aujourd'hui je considérerais peut-être comme au-dessus de mes forces, et çiui restera comme la page la dus honorable de ma modeste existence.

En résumé, vos attaques ont-elles pour but d'établir que^'ai été opposé à riiisurrection du 18 mars, à la Commune? Qui le conteste? Ce n'est certes pas moi; car si j'admets q^u'une partie de la population a pu être entraînée par suite des circonstances et de Donne foi dans ce mouvement, je déclare que cela ne m'était pas permis, attendu que j'avais suivi de près les réunions pubfiaues sous l'empire, que je connaissais les futurs hommes de la Commune et leurs folles théories. Mais, si vous voulez aller au delà de cette dissidence pohtique, je dis, haltelà, vous me calomniez! je vous rappelle que j'ai été persécuté par les vôtres et non leur persécuteur.

Je mets ait défi quiconque', d'établir que j'ai nui en quoi que ce soit a un seul citoyen. Je prouverai au contraire que j'ai tendu la main à tous indistinctement et particulièrement à ceux qui m'avaient menacé de m,ort et qui avaient répandu sur mon compte les bruits les plus calomnieux.

J'estime, citoyen, que dans les luttes civiles, la générosité s'impose à l'égard des vaincus; c'est ce qui vous explique, et ma conduite pendant la lutte, ai mes démarches après en faveur des victimes de la guerre civile.

Cette conduite m'a valu les persécutions des deux partis; au 18 mars, on voulut me tuer, parce que je refusai mon concours à rémeute; le 9 juin 1871, j'étais arrêté à la mairie par un agent de Versailles. De cette date en 1873, j'eus à subir douze à quinze enquêtes de police. Maintenant que la réaction m'a quitté, c'est au tour des communalistes à me reprendre; ce qui parait donner raison à cet adage, que les extrêmes se touchent.

Je puis, citoyen, faire «la preuve de tout ce que j'ai avancé. Je dois donc vous informer que je poursuivrai dorénavant comme calomniateurs et difl'amatcurs quiconque renouvellerait les ignobles attaques dont j'ai été l'objet. Après la publicité donnée à cette discussion, et les explications fournies, je

n'aurai plus à faire la part de l'ignorance ; je pourrai considérer mes détracteurs comme étant de mauvaise foi.

Je termine en déclarant que, malgré les tracasseries que m'ont fait subir les partis extrêmes : bonapartistes et communalistes, je resterai fidèle aux convictions de toute ma vie; tout dévoué à la patrie, à la république, résolu à Contribuer de toutes mes forces au développement normal et régulier de nos démocratiques institutions, conquises avec tant de laj^urs et de sacrifices.

Je vous prie, citoyen, et au besoin je vous requiers de faire insérer cette lettre dans votre plus prochain numéro.

Veuillez agréer ma parfaite consiaération.

Paul DELAMARCHE,

Ex-colonel des volontaires de

Montrouge et du 53* régiment de Paris.

Polémique avec le journal « l'Intransigeant »

Dans son numéro du 19 décembre 1881, le journal Vlntransigeant, à l'instigation d'un comité électoral, avait cité le nom de M. Delamarche avec h qualité de « chef de la prévôté du XIV^ arrondissement.

Bien que cette qualification eût été introduite dans ce journal d'une manière incidente, M. Delamarche envoya le même jour une lettre de rectification et de protestation, parue dans Vintransigeant du 21 décembre et reproduite aans la plaidoirie de M* A. Ledru, pages 96-97.

Cette lettre ayant été suivie de commentaires désobligeants, M. Delamarche "en envoya une autre dès le 21 décembre. Cette dcuxièmelettrene fut pas insérée, maisseulementcommeutéeet analysée dans le numéro du 24 décembre, ce qui amena dans le numéro du 25 une nouvelle lettre de M. Delamarche, datée du 23, dans laquelle il se plaignait de ce que l'on n'avait pas inséré sa lettre précédente et dans laquelle il résumait ce qu'il avait fait lors de la rentrée des troupes.

Voici cette lettre publiée par V Intransigeant, qui n'en a d'ailleurs inséré que les derniers paragraphes.

Paris, 23 décembre iSSi.

... Comme vous me dites de préciser el que vous me mettez i demeure d'accepter la responsabilité de tout ce qui s'est issé dans le c ressort de mon commandement, » je vais le ire, et en termes brefs...

J'accepte toute la responsabilité de ce qui s'est passé sous on commandement au XIV» arrondissement, dans la »h^re de mes attributions. Voici les faits :

!• 11 n'y a pas eu de prévôté au XlVe arrondissement par suite pas d'exécutions à partir de la prise de mon •mmandement ;

2" Durant la même période, il n'y a pas eu d'arrestations aérées par les troupes sur lesquelles j'avais autorité; les inonciateurs ont été jetés à la porte, les dénonciations au feu; 3** Des secours en bons de pam et de viande ont été distrilés aux hommes de la garde nationale, en attendant la reise du travail ;

4" Certains édifices, tels que l'église de la rue Thibaud prérés pour l'incendie ont été préservés de la destruction. Je m'arrête, ne voulant pas entrer dans plus de détails pour moment ni excéder le droit de réponse.

J'ajoute néanmoins, comme sanction à mes dires, que je 3ts au défi un être quelconque d'établir que je lui ai causé, rectement ou indirectement un dommage.

Je produirai au contraire, si cela est nécessaire, le témoiage de ceux de mes concitoyens que J'ai aidés à sortir d'emrras, comme c'est le devoir de tout citoyen de le faire dans i luttes civiles.

Veuillez agréer, etc.

P. DELAMARCHE

Le journal ayant fait connaître que le signataire n'avait pas t connaître la date de son entrée en fonctions et l'ayant iné à préciser, M. Delamarche répondit dès le 26 décembre ; lettre parut le 29 seulement ; elle est ainsi conçue :

Paris, le 25 décemhrg i88i.

Monsieur,

l'ai lieu de me plaindre que vous ayez substitué vos ré- Lions au texte de ma lettre du 21 décembre courant, et que is ayez retranché de ma lettre du 23 ce qui n'a pas eu

ragrémenl de vous convenir, en reléguant la partie insérée après les annonces du numéro de votre journal du 25 décembre.

Lorsqu'un journal se fait Técho d'insinuations aussi malveillantes que celles dirigées contre moi, il semble qu'une place, au moins égale à Tattaque, doit être réservée à la défense.

J'ai le regret de constater qu'il n'en a pas été ainsi ; le public appréciera de semblables procédés de discussion.

Dans les réflexions qui suivent la partie publiée de ma dernière lettre, vous paraissez émettre un Joute sur l'un des points aflirmés par moi en demandant la date de mon entrée en fonctions.

Comme je veux qu'il ne subsiste ni équivoque ni obscurité dans la question, je déclare que je me suis installé à la mairie le 2A mai au matin, et que j'ai aussitôt exercé mon commandement dans toutes les parties de l'arrondissement évacuées par les troupes.

Maintenant d'ailleurs tous les termes de ma lettre du 23 décembre courant, insérée dans le numéro du 25, je réitère qu'il n'y a pas eu d'exécution partout où s'est étenàue l'action de mon comttaandement.

Je vous requiers, Monsieur, en conformité de l'article 13 de la loi du 29 juillet 1881, d'insérer textuellement la présente lettre dans votre plus prochain numéro.

Je vous salue.

P. DELAM ARCHE.

Rue Brézin, 13 (XIV® arrondissement).

Enfin, celte quatrième lettre ayant encore été suivie de commentaires que M. Delamârche ne pouvait accepter, et bien que son correspondant anonyme eût déclaré la discussion désormais oiseuse et l'incident clos, il envoya le 28 décembre, une cinquième lettre résumant et complétant les précédentes, et par ministère d'huissier cette fois.

Cette lettre fut insérée dans le numéro du 5 janvier 1882; son insertion n'étant suivie d'aucune réflexion, la discussion cessa; elle avait duré du 19 décembre 1881 au 5 janvier 1882, c'est-à-dire dix-sept jours.

Voici le texte de cette cinqui('Mne et dernière lettre :

Paris, 28 décembre 1881.

Monsieur,

Non, l'incident n'est pas clos comme vous paraissez le croire.

U durera tant que persisteront les insinuations dont vous continuez à vous faire le complaisant interprète. Cette discussion est instructive d'ailleurs; elle prouvera au public, peu habitué encore à la pratique de la liberté de la presse, que la réputation d'un homme, dont le passé est irréprochable, n'est pas à la merd des passions poHliques.

Un légbte de légendaire mémoire demandait deux lignes de l'écriture d'un homme pour le pouvoir faire pendre. Vous, Mcmsiettr, il vous suffit de deux de mes phrases, qu'à quatre jours de date vous citez incomplètes et en les arrangeaiii à votre convenance, pour essayer de déplacer ma responsabilité et la faire sortir des limites que loyalement, et en me conformant aux faits, je lui ai données.

J'ai dit, dans ma lettre du 23 décembre, insérée dans le numéro do. 85 : c J'accepte toute la responsabilité de ce qui s'est passé sous mon commandement, au XIV« arrondissement, dans la sphère de m,es attributions, »

Et invité par vous a donner la date de mon entrée en fonctions, j'ai répondu dans ma lettre du 26 décembre, insérée dans le numéro du 29 : « Je déclare que je me suis installé à la mairie le 24 mai, et que j'ai aussitôt exercé mon commandement dans toutes tes parties de l'arrondissement évacuées par les troupes. »

Pourauoi dans l'article inséré dans le numéro précité, au lieu de la première phrase avez-vous dit : € Dans toute l'étendue de l'arrondissement » sans ajouter les deux membres de phrases complémentaires soulignés plus haut?

Et dans ma lettre du 26, pourquoi en me citant, ne retenir que la date de mon entrée en fonctions, pour en tirer des conclusions forcées, et ne pas ajouter la partie soulignée plus haut, qui complète ma pensée et circonscrit ma responsabilité dans ses limites, réelles?

Croyez-vous donc, Monsieur, ce qui parait ressortir de vos réflexions, que j'avais, moi, garde national, des ordres à donner aux généraux? En vérité, vous me permettrez de dire que cela ne supporte pas l'examen.

Pour sortir de cette discussion, qui prend un caractère par trop byzantin vraiment, je réitère que j'accepte la responsabilité de ce qui -s'est fait € sous mon commandement au XIV» arrondissement, dans la sphère de mes attributions et dans toutes les parties de l'arrondissement où s'est exercée mon autorité. »

Je réitère aussi que je mets au défi qui que ce soit d'établir que j'ai causé aucun dommage à un seul citoyen, et, qu'au contraire, je produirai, au besoin, le témoignage d'un grand

nombre de citoyens que, non sans péril pour moi, j'ai aidés à sortir d'embarras.

Libre à vous, monsieur, de continuer cette discussion qui ne peut qu'éclairer lé public; mais soyez assuré d'avance que. vous me trouverez imperturbablement devant vous, avec là force que donne le bon droit, pour rétablir la vérité chaque fois qu elle sera altérée.

Je vous requiers, en conformité de l'article 13 de la loi dû 29 juillet 1881, que Je connais bien, d'insérer textuellement ma présente lettre dans votre plus prochain numéro.

Je vous salue.

P. DELAMARGHE,

rue Brézin, 13 (XIV« arrondissement).

On peut apprécier par cette polémique si en effet M. Delà- MARCHE « se défendait peu, » comme l'a. dit dans sa déposition l'honorable M. Alphonse Humbert, dont les souvenirs, à cinq ans de date, ont pu se trouver quelque peu effacés, ainsi que d'ailleurs il l'a déclaré.

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