‹ Procès Mercier [microforme]Chapitre 23 sur 66 · M. ERNEST PACAUD · texte numérisé non relu

M. ERNEST PACAUD

Voici le nom d’un homme qui a fait parler de lui dans les dix dernières années, mais surtout récemment. Quelles qu'aient été les méthodes de M. Pacaud, il n’er resterg pas moins l'incarnation de l’activité politique et du dévouement à son parti. Depuis 1880 il à fait un travail énorme d'organisation, Ce n'est ni un publicisée, ni meme un journaliste. Il n’a jamais eu le temps de faire les études essentielles à quiconque veut. tenir une plume éclairée. Mais il possède le courage, l'énergie, le coup d'œil, le désintéressement qui en ont fait une puissance dons la presse et dans la politique. Son esprit irventif sair faire surgir les ressources, et il a rarement &46 à bout de moyens.

Je l'ai eonnu dans les jours peu ensolcillés l’une ovposition qui n'avait été interrompue qu” par le court passage au pouvoir du f#ible cabinet de M. Joly. Il était le même gai compagnon que vous avez vu dans ses aanées d'abondance. L’'indiscrétion jusqu'à la cémérité, a été pour lui une cause capitale. de faiblesse. Sorvent il n'a pas fait pis que d’autres — mais les autres se taisent,

M. Pacaud est né à Trois-Rivières en 1850 et na fait ses études classiques au collége de Nicolet, da 1869 à 1867. Il fut anis au barreau en 1872 et exerça sa profession à Arthabaska jesqu'en 1878, alors quil fut nommé protonotaïre à Trois- Rivières. Le gouvernement Chapleau lui enleva cette charge en 1880, et il passa à la direction de la Concorde, journal publié à Trois-Rivières, "eu de temps après, ilala fonder à Québee l'Electeur, qui sous son impulsion fiévreuse ne tardn pas à exercer une influence considérable sur l'électorat.

‘Il fut candidat n'alheureux pour la législature de Québec, en 1874, dans Drummond et Arthabasku,et à Ballechasse pour la chambre des Communes en 1882, contre le colonel Amyot.

M. Pacaud n'a pas pris part aux diseussions de hustinge

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