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cé point important, tenta en v in, lui aussi, de faire entendre raison à l'obstiné ministre de ; miice.
J'étais, dans cette élection générale, trésorier dn parti conservateur, conjointement avee M. Elisée Beaudet, et de plus je tenais dans mès mains les file de l'organisation dans la plupart des divisions du district.
Le comté de Québec devint le champ clos où libéraux-conse-vateurs et conservateurs-nationaux se livrèrent l'une des plus grosses batailles dont j'ai été £émoin, Sir Adolphe Caron était ministre et ne pouvait être vaincu. Les hommes les plus forts furent immobilisés. Nous sortimes vain: queurs-—après avoir englouti plus de douze mille piastres et avoir perdu cinq ou six comtés, faute d'argent et de travailleurs. J'avais cependant trouvé le temps d'organiser la défaite de M: L. P. Pelletier, dans le comté de ‘} émiscouata, où messieurs Mercier, Béllerose, Horse Archambeault, Cloran allèrent donner leur concours au secrétaire provincial actuel, alors notre plus bouillant adversaire.
Le lieutenant-gouverneur Masson, qui avait des sympathies pour le mouvement Riel, fut très raide avec M. Ross et M Taillon. M. Flynn voulait “ respecter la constitution ” et aban- ‘donner de suite la partie, M. Chapais en avait la charge et fit ce qu'il put pour le tenir le plus longtemps possible à son poste. Finalement, après une vaine tentative de reconstruction par M. Tailloa, il fallut évacuer ia place et M. Mercier forma son
cabinet.
agitation de 1885. Quelques faits historiques.
Le rôle que M. Mercier a joué dans l'affaire Riel est trop intimement lié à sa carrière pour que je n’y insiste pas quelque peu.
Je l'ai dit déjà : M. Mercier a la “ passion française”, il croit à notre droit de former sur ce continent un groupe homogène qui conservera ses traditions, sa langue, sa foi, Quiconque,
w que ce serait un2 belle occasion pour lui de se montrer rt æ secrétaire-d'état, ot son on
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touche à cette croyance eat, à ses yeux, l'ennemi ! Dans toutes les questions françuises, il a été invariablement et quand même du côté de sa race. Il a poussé très loin, trop loin parfois, à mon avis, l'affirmation &e ceïte idée. Mais, elle est fixe chez lui, et les haïines qu'elle lui nttirées ne l'ont pas déracinée de son esprit. Il considère la Province de Québec comme le pivot des groupes français disséminer ici et là, et il estime que le devoir de nos hommes politiques est d’avoir l'œil ouvert sur nos compatriotes, où qu'ils soient en Amérique.
Riel lui apparut comme le défenseur des libertés des métis
français dans les Territoires. Il se souvenait que les promesses. d'amnistie faites à Mgr Taché en 1870 n'avaient pas été tenues.
Les lettres et les déclarations de l’Archevêque de St-Boniface en 1885 étaient bien de nature, disons-le pour l’histoire, à enflammer les esprits et à créer l’impression que les métis avaient été jusqu'aux limites où ln patience cesse d’être une vertu, Plus tard, des informations plus vraies vinrent changer dans
une certaine mesure la teneur des premières nouvelles.
Mais le mouvement était déchainé et, quoïqu'on en puisse penser, il est inutile de nier qu'il a laissé dans les foules des souvenirs qai dureront.
Suivez les événements politiques depuis le jour où le manteau de Cartier fut mis sur les épaules de Sir Hector Langevin. Chaque fois qu'ils ont tourné contre nous, vous en trouverez la raison dans son impuissance, dans son ambition ou dans son égoïsme,
M. Chapleau était malade et partait pour la France. I reçut quelques jours avant de s'embarquer, une lettre de nos compatriotes de Fall River lui demandant ce qu’il pensait de
Riel. Il répondit : “ Qu'il serait traité avec justice comme tous les autres accusés, et que si sprès un procès impartial il était
trouvé coupable, il serait puni.” Sir Hector; qui ne songeait qu'à perdre M. Chapleau, crut
in 0 de
ile Riel, de l’aranistie, etc. Sir Hector lui-même déclara à des députés et à d’autres qu'il follait agiter, que Riel ne serait pas exécuté, etc.
Por son éloquence et sa hardiessa d'expressions, M. Merrier devint le nersonnage le plus en vne de l'agitation. La plupart des députés et des journal‘stes conservateurs français y pri-
. rent part, M.Sénécal, hier l'ami et l'inséparable de M.Chapleau,
s'y jeta avec toute son énergie, +‘ la Presse, qu'il enntrôlaiv,
. joua un grand rôle. C’est dans les bureaux de ce journal que ‘ms furent montrées les résolutions adoptées à la mémorable
assembiée du Champ de Mars. Elles étaient entre lés mains de
M. Bergeron, député de Beauharnois. J'en désapprouvai la
rédaction et déclarai qu’elles allaient trop loin. Mais ! autant eût valu tenter d'arrêter le cours des rapides de Lachine !
Je reppelle ce fait pour expliquer coxrinent il se fait que plusieurs d'entre nous ne se sont pas reridus jusqu'aux dernières Jimites de l'agitation.
M. Mercier et la majcrité des Canadiens-français croyaient
que Riel avait eu raison de prendre les annes et qu'il fallait,eu
conséquence, placer la lutte sur ce terrain, declarer qu'il avait été le martyr et le héros d’une cause sacrée, &e la liberté et de la libération des siens, ete., et que de plus son état d'esprit était
‘tel, surtout à l'époque du procès et subséquemment, qu'il était
inhumain d'exécuter la sentence de mort portée contre lui à Régina par six jurés.
D'autres, et j'étais de ce nombre, pensaient que, en dépit
des griefs des métis, Riel avait eu tort d’avoir en recours à la rébellion, mais que daps ce siècle, chez les peuples civilisés, on
ne punis plus de mort les offenses politiques, et que le gouverne:
ment était coupable d'avoir fait monter à l'échafaud le chef
Aujourd'hui que le calme est fait, que les évéusments peuvent | | être mieux appréciés. il ne serait pas sans intérêt de remettre
en lumière les phases et les circonstances diverses de cette
M. Mercier est resté du même avis,
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Il est convaiueu que Riel n été sacrifié à la heine des vrau gistes, et il nous montre leur action envahissante et injuste dans le domaine de nos écoles séparées, comme la: continuation de
leur politique. Son sentiment est qu'il ne faut jamais céder
en ces matières, et que coux qui ne sont pas séparés du cabinet qui a permis l'exécution de Kiel, ont comuis une faute et plus qu'une faute.
Je suis de ceux-là. Et voici, en 1 résumé, les als qui engagèrent plusieurs d'entre nous à ne pas persévérer dars l'agitation-—après la mort de Riel-—jusqu'au point de changer natre allégennce de parti, sur ce terrain.
Le clergé des Territoires, le Père André en tête, s'étaisnt mis dès avant le procès, à dénoncer Riel comme l’auteur de tous les
rimes, donnant par là au gouvernement, une 4rme terrible.
Le Globe demandait sa tête, et écrivait que sir John A. Macdonald n’oserait jamais braver la colère de «es partisans français, et exécuter la sentence contre un homme que les missionnaires cataoliques eux-mêmes flétrissaient comme un félon.
Nous fumes alors avertis par les ministres français que Sir John À McDonald formerait, le cas échéant, un gouvernement sans le concours de la Province de Québec, dissoudrait les chambres et en appellerait au pays contre nous.
Notre responsabilité deveuait effrayante.
* M. Chapleau manda un soir à Ottawa M. Lacoste, (aujourd'hui Sir Alexandre) M. Arthur Dansereau et moi. Nous passÂmes la nuit à discuter, à feuilleter l’histoire, à peser les pour et les contre. Les opinions étaient divisées, Nous laissämes M. Chapleau jnge. Je ne crois pas devoir dire aujourd'hui qui, dans ce petit groupe, penchait du côté de la démission du ministre et de la lutte à outrance.
Nous nous mies au Hit à quatre heures du matin. Au déjeuner de huit hsures, M, Chapleau, qui n'avait pas dormi, nous
-srnonça qu'il en féait venu à la résolution de ne pas démis-
monner : il nous donna ses raisons avec une grande force et
une grande clurté, “ Nous sommes dans la fosse aux lions,
a jouta-t-il.
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C'étaic plus que vrai.
M. Mercier se rua sur nous tous avec "n redoublement de vigueur. Une partie considérable du clergé l'entoura de ses sympathies ardentes, les foules l’acclamerent comme l’expression de leurs sentiments, et il devint sans conteste l’homme le plus populaire Ge la race française en Amérique.
Le courant de sympathies qui s'établit alors entre le peuple et lui a pu parfois s’amoindrir, mais à l'heure où j'écris ces lignes quiconque a de l'esprit d'observetion sent que pas un politique sur la scène en c2 moment n'a autant de partisans per sonnels dans les masses profondes,
Au pouvoir
Si les hommes dirigent parfois les événements, il est juste de dire, je crois, que les événements dominent bien souvent les hommes. /
M. Mercier avait été porté au pouvoir par l'un des événements les plus importants de notre histoire. Il en suivit et tira les conclusions. Il avait réussi à unir des forces et des éléments jusque là divisés, il résolut de cimenter davantage cette union, d'en élargir les bases, d'offrir la branche d'olivier à tous ceux qui adopteraient son programme : cessons nos luttes, rendons forte cette Prévince française.
Il savait que le clergé avait de la puissance et était un grand moyen d'action, ici. Il ne négligea rien pour se l’attacher, L'Episcopat ne lui fut jamais fort sympathique. Mais parmi les fils du peuple qui sont prêtres, il recruta de chaudes adhésions. Le nom retentissant du curé Labeile fut accolé au sien, comme un symbole et un drapeau de colonisation, “ Avee Chapleau à Cttawa, et Mercier à Québec, je vais faire de belles choses ”, me disait, lors de l'acceptation de sa charge de députéministre à Québec, cet homme de bien et de génie, dont l'histoire devrait être écrite par quelque plume franchement française, Et il ajoutait: “Ils ont joliment de défauts tous les : deux!" ee
Le
Ï1 n'y a aucun doute que la question Riel jeta M. Merciet dans une orientation différente, toute différente de celle qu'il avait prêchée Cans les trois où quatre années précédentes. Il avait préconisé une politique d'économie. Il poursuivit une politique de dépenses considérables. Il croyait que la Province et la race française veaaient d'être méconnues, bafouées et méprisées, et il se dit: “ je vais l’équipper pour les luttes à venir, je vais construire des chemins de fer, des ponts, je vais répandre l'instruction publique par les écoles du soir pour le peuple, par des dotations supplémentaires aüx collèges, aux couvents, ete.”
Que dans l'élaboration et le développement de ce pro gramme, il y ait eu des abus et qu'il ait lui-même commis des faites, cela ne saurait être nié. . Il ne saurait être nié non plus qu'il y à de la force et de la grandeur dans la conception à laquelle il s'était incarné. Le malheur de M. Mercier est d'avoir été trop adulé. Je sais que les hommes qui atteignent Îles sommets n'aiment pas toujours à entendre la critique et la vérité. Le devoir de ceux qui les entourent est cependant de leur parler sans crainte.
Ancien élève des Jésuites, M. Mercier est resté très dévoué à ses anciens professeurs, ét il ne fait pas doute que cette circonstance contribua à lui faire aborder le règlement de leurs réclamations contre la Province. C'était une: entreprise hardie, daus cette colonie où les passions religieuses sont si faciles à soulever. Aussi, eut-il le soin d'exiger, non seulement le concours des Evêéques, mais le consentement du St-Siège, Il savait d'avance qu'il allait s'exposer à froisser la population protes: tante, et il ne voulait pas encourir les reproches des catholiques, sans pouvoir s'appuyer sur l'Autorité Souveraine. Les biens dits des Jésuites étint d'une nature religieuse, il était assez naturel qu'il prit cette mesure de précaution. Cette démarche, ses voyages à Rome, ses rapports avec le Vatican, les honneurs qu'il en recevait, l'appui qui lui venait toujours en temps opportun, créèrent contre lui un courant de sérieuse
: hostilité chez nos concitoyens anglais, et aussi dans certains | : groupes rep de son propre parti. L'agitetion qui fut faite is
Le NM
pour totdon le cabinet fédéral à dédsronan la loi de Québee au sujet ‘de l'affaire des Jésuites, ameuta pour de bon la population protestante, C'était incontestabiement une question provinciale, et le parlement de la Puissance refusa de céder à la passion et au préjugé. Mais M. Mercier est devenu depuis, de | plus en plus, la bête noire de là masse des anglais. À ce point que lorsque l'orage a fondu su lui, des journaux libéraux tels que le Globe ont rivalisé de violence avec le Mañl, tr le Star, le Witness, la Gazette de Montréal.
Le règlement de la question des Jésuites peut être mis au nombre des causes apparemment éloignées mais vraies de sa chûte. Il n’en est pas moins convaincu que c'est le Li grand acte qu'il ait accompli.
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Durant les élections dernières, M. Mercier trouva coalisés contre Jui toutes les forc-s anglaises de la Puissance pour ainsi dire, et le clergé catholique. Ce fait historique plein d'intérêt et d'enseignements, a été produit par la même cause : la faveur que M. Mercier s'était acquise au Vatican. L'Episcopeé voyait avec défiance se développer l'influence de ce laïque qui prenait dans l'Eglise une si grande situation. Et l'élément protestant . regardait d’un œil irrité ce Preinier-ministre d’une province britannique, qui introduisait le nom du Pape de Rome dans sa législation, qui le faisait juge de la distribution de sommes votées par les chambres. Il est vrai que les $400,000 appliquées au règlement de l'affaire des Jésuites étaient une coimpensation pour des biens d'Eglise confisqués par la Couronne, et que l'intervention du St-Siége s'explique d'elle-même, pour nous catholiques. Si nous étions protestants, nous l’aurions peut-être trouvée difficile à digérer.
J'ai insisté sur cet acte de M. Mercier, parcequ'à mon sensil : # eu un effet décisif sur les récents événements, et aussi parce qu'il rend bien la pensée de l'ex-Premier-ministre. Il voulait ie qu'il FE entendu et. compris que le chef catholique d'un go VAE , vernement dans la Province de Québec a le droit et le devoir d’arborer ses couleurs. M. Mercier croit que pour rester ê rançais, | il nôus ns rester. emtho ds ila ss en conséq;
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nm. o Le séjour que M. Mercier fit en France, la brillante propagande à laquelle il s'y livra, contribuèrent aussi à le mettre au
rapport, de la politique de M. Chapleau, il à fait connaître et vince de Québec plus que personne ne l'avait fuit jusque-là.
placé dans la liste des nations, il crut, par la Conférence Interprovinciale, hâter la réalisation de ses espérances en cherchant à enlever au gouvernement fédéral une partie de ses pouvoirs le droit de désaveu, par exemple. 11 est partisan résolu de l’indépendance, ae
“4 M. Mercier jouit d’une grande popularité parmi nos compatriotes des Etats-Unis. Aussi n’a-t-il pas perdu de vue leurs intérêts chaque fois qu'il a pu les servir. Il est intervenu auprès de la Cour de Rome poi ir réclamer les droits des Canadiens-français à être représentés { ans l’Episcopat. Sa démar-
archevêque de Saint-Paul, qui déclara trouver étrange qu'un laïque :u Canada se mélât des choses religieuses des Etats- Unis. Cependant, M. Mercier était bien dans son rôle de chef officiel de la Province de Québec, en portant à la connaissance du St-Siège les besoins du million de Canadiens-français qui fouient le sol de la République.
Cette sollicitude de sa part démontre combien il était déter-
l'agrandissement de l'influence française.
de la Province ont été traités par son gouvernement avec beaucoup d'égards et de libéralité. Mais il est imbu et pénétré du
jaloux de les rendre les égaux d FFT AREAS Ve entourent, u re NL TI RENE TAN PRIRENT EAU ER PR STE MOINE LG LT EPA
e leurs concitoyens qui les
ban de la population anglaise. Continuateur, sous ce popularisé dans notre ancienne mère-patrie le nom de la Pro-
Hostile à la Confédération et désireux de voir le Canada
che provoqua même une protestation de Mpgr Ireland, le célèbre
miné à employer l'influence que lui donnait sa position pour
Certes, il ne veut de mal à auctine nationalité, et les anglais
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L'éloyueuce de M. Mercier est d’un genre particulier. Sa voix,
qui a de la vérilité et de l'ampleur, n’est pas toujours agréable.
Elle ne manque jamais par exemple d'être pénétrante et d’un timbre qui commande l'attention des foules. Son œil noir et perçant, ses manières de plébéien policé, son geste sobre mais énergique, sa démarche solide, assurée; vous disent tout de suite que vous êtes en présence de quelqu'un qui ne ressemble pas à tout le monde. Même devant de violentes provocations, il garde le genre conciliant. L'appel à la raison et au patriotisme, à l'union, sont ses armes de prédilection. Qu'il ait des moyens à fui de parler à la multitude, personne de ceux qui l'ont entendu et surtout ont eu à discuter avec lui, ne songera à le contester. Il est l’un des forts de la tribune que la Province a produits . Ses discours, comme son idée politique, ont laissé des traces profondes dans les couches populaires.
Les projets de M. Mercier.—Résumé de ses travaux.
Que fût-il advenu si M. Mercier eût gardé le pouvoir? Il sortait d’une élection générale dans laquelle le peuple lui avait donné pour ainsi dire carte blanche. Il avait conquis en France, en Belgique, une force réelle. À Rome, il était vu avec faveur, à cause de ses professions de foi ouvertes et réitétérées, et du règlement des réclamations des jésuites. Il est d'opinion que les Canadiens-français ne peuvent jamais espérer
trouver à Londres de point d'apnui efienco, at quil fant en
conséquence chercher ailleurs. Il avait de grands projets d'exploitation de nos ressources au moyen du capital étranger, du capital français et catholique-—pour dire le mot vrai. L'effet qu'il avait produit en France, les relations qu'il s’y était créées, lui permettaient d'espérer que ses conceptions se réaliseraient bientôt, et qu'elles donneraient à notre élément un essor qu'il
n’a pas Connu jusqu'ici. Il explique et justifie sa politique
financière en disant qu’elle lui était nécessaire pour jeter les
doublé les ressources de notre ne sans qu il Fat dei de créer des impôts.
bases de sa politique de développement national qui, dit-il, eût Lara = “
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Dans son dernier voyage en Europe, il était parvenu à décider la puissante Cie Internationale de Belgique à venir installer dans la Province une vaste usine pour la construction des rails de chemins de fer, des locomotives, etc. KE
Il avait aussi presque terminé les arrangements pour ur grand échange de produits entre la France et la Province, et pour le commerce des traverses à l'usage des voies ferrées, Bordeaux devant être le siége principal de cette entreprise.
M. Mercier a été, durant son passage aux affaires, un infatigable travailleur.
‘ Voici un sommaire des principales mesures dûes à son initiative, —Incorporation des Jésuites.— Règlement des biens des Jésuites.—Augmentation des sièges à la Chambre.—Extension du suffrage, surtout aux étudiants, aux ouvriers, aux instituée et äux fils de famille —Création de la Cour des Magistrats à Montréal : où la justice est administrée presq) uitement, dans l'intérét de Rois pauvre ——Etublissement des écoles du soir,—Construetion de po: x1Y 1mpor È —Etablissement d’une exposition permanente à Montréal. — Nouveaux octrois aux chemins de fer.—Promesses d’encourament pour la construction d'un pont à Québec, sur le Sainturent.— Réparation du palais de justice de Montréal.—Loi pour empêcher les contestations d'élection vexatoires.—Réserves forestières, en faveur du colon. Augmentation de la rente des terres PAU es. dé FL100 à $2.00, et ‘augmentation des droite sur le COES i vuis—-rascs qur les mnines et sur les chemins de fer, qui ont reçu des subsidess, de manière à'éteindre en 60 ans la dette créée par tels subsides. Création du Mérite agricole.—Octroi de lots de terre de centéacres aux pères ét mères de 12 enfants vivants. Augmentation du nom bre des juges de la Cour Supérieure, à la demande du Barreau de Montréal.—Paiement plus raisonnable et traitement plus humain des petits jurés.—Paiement des grands jurés et des ee de la Couronne. Abolition de la formalité du serment
tablissant que le témoin est nécessiteux.— Etablissement d'un | ie
bureau de commissaires pour la travail et à l'emplo les aliénés