AVEU DE M. POPELIN-DUCARRE
II me reste maintqjiant, messieurs, à vous rappeler que M. Popelin-Ducarre est venu reconnaître devant vous que toute la fabrication des charbons artificiels était connue avant la prise de ses brevets ; qiCü n avait rien inventé , si ce n'est l'ensemble des opérations combinées de telle sorte que si l'une d'elles est manquée , le produit est manqué. — ■ Mais cet aveu est écrasant pour M. Popelin-Ducarre. Quoi! M. Popelin-Ducarre a oublié la dessiccation dans la série d’opérations dont il se prétend l’auteur, et cette opération lui est indispensable, et cette opération se trouve décrite dans les brevets Raspail, ainsi que toutes les autres employées par M. Popelin-Ducarre dans son usine. Avec un peu plus de franchise, M. Popelin-Ducarre vous avouait sans restriction la contrefaçon des procédés de mon père, contrefaçon à laquelle il se livre depuis dix ans. Et 11e peut-on pas supposer que M. Popelin-Ducarre a agi en connaissance de cause, lorsqu’on lit, à la fin de l’un de ses brevets, que divers essais ont été tentes avec des matières analogues , mais que , faute d’avoir été rationnellement employées , elles n'ont donné aucun résultat.