‹ Procès perduChapitre 23 sur 29 · COMBUSTIBLE · texte numérisé non relu

COMBUSTIBLE

Pag. 44, en tête du résumé, nous disions à la Cour d’appel : « l’idée de transformer les détritus quelconques de végétaux en charbon de bois artificiel... cette idée n’a été réalisée que par nous... beaucoup font tenté, nul ne l’a obtenu avant nous. »

La lecture de tous nos brevets suffit pour démontrer que nous avions entendu breveter un produit nouveau et les procédés destinés à le fabriquer.

Le mot de nouveau y est écrit même en toutes lettres :

« On le conçoit facilement, disions-nous dans le mémoire descriptif, pag. 3, annexé à la demande de notre brevet du 30 septembre 1842 (3e addition) , on le conçoit facilement, nos prétentions ne portent pas sur le principe de la carbonisation, mais sur son application à des produits qui jusqu’à ce jour n’avaient pas été utilisés et sur la création de NOUVEAU^ COMBUSTIBLES au moyen de procédés nouveaux. »

Comment faudrait-il donc s’exDrimer pour mettre mieux en évidence et la signification et le moi lui-même de produit nouveau?

Vous demandez qu’il soit prouvé que nous entendions réclamer le monopole d’un produit nouveau?

Comment aurions-nous eu la prétention de réclamer le monopole d’un produit ancien?

Toute la procédure est imprégnée de cette idée, de cette prétention.

Est-ce le mot nouveau qui manque, et ses équivalents ne suffisent-ils pas?

Le mot nouveau se trouve en toutes lettres accolé au mot

combustible, qui est le produit.

Ce n’est donc pas faute d’un mot, d’un point, que nous avons perdu notre bénéfice. Faute donc de quoi ?... Oh ! ici, notre permission de 24 heures expire.

La justice a décidé; il serait aussi ridicule que dangereux de vouloir lui tenir tête, une fois qu’elle nous a tourné le dos et quelle nous a remis les deux écailles à la fois vides de l’huître

qu’elle adjuge à un autre. Le plus sage en ce cas, après s’être donné le plaisir de tourner et de retourner en tous les sens les reliques du procès, et s’être bien assuré qu’on ne peut rien en tirer de plus, le plus sage est de déserter au plus vite l’audience, de secouer à la porte la poussière de la surprise et de l’imprévu, et de revenir vivre en paix.

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