OBSERVATION FINALE
N. B. Messieurs ! le 28 mai 1856, je vous avais fait demander la remise de ma cause à quinzaine; ma demande était fondée sur ce que je n’avais dans le moment personne à qui il me fût possible de confier le dossier que j’ai dû étudier pour m’éclairer sur mes propres affaires.
J’attendais le retour d’une personne de confiance pour transmettre le dossier à mon avoué. La poste n’est pas un moyen de transport irréprochable k l’endroit de certains individus; l’expérience me l’a appris k mes dépens, même au sujet de pièces authentiques que j’expédiais k des notaires.
Je ne pensais nullement k rédiger un travail fort long, ni même une note fort courte. Le reproche que m’a adressé M. le Président (audience du 31 mai 1856), de n’avoir pas fini ce travail k temps, m’a donné l’idée de l’entreprendre. Je Fai rédigé k la hâte et dans toute la simplicité des faits, bien sûr maintenant que vous le lirez avec d’autant plus d’attention que vous vous êtes montrés plus sévères, et que la sévérité sans rancune ne tarde jamais de s’éclairer au flambeau de l’impartialité.
J’ai dit, et je retourne k des travaux que le devoir m’a forcé d’interrompre; et c’est le plus grand sacrifice que dans ma position actuelle j’aie dû faire k la loi du devoir.
F.-V. RASPAIL