‹ Procés Provencher-Boisclair [microforme]Chapitre 14 sur 31 · MARS · texte numérisé non relu

MARS

Messire Luc Trahan est de nouveau appelé comme témoin :

Vers le 12 Janvier dernier, Narcisse Joutras est venu me trouver disant qu'ils avaient trouvé du poison dans la maison du défunt. J'ai pensé qu'il était prudent de me rendre à la maison pour aller chercher ce poison. Je me rendis à la maison, Samedi le 12. En me rendant à la maison il me dit où était le poison. En arrivant à la maison, je demandai à une fille qu'il y avait là pour aller aw grenier. Quand je fus au grenier, j'apperçgus le poison à l'endroit que l’on m'avait indiqué. C'était sur les entrais. Le tout était enveloppé dans un papier à gazette ; je pris le paquet tel qu'il était ; je le mis dans la poche de mon capot et je l’'emportai. Chez moi, je le mis dans une place où personne n'avait accès que moi-même. Je dis à ma sœur: si j'étais absent, et que le Coroner viendrait, de lui donner le papier où de lui donner la place où il était. Le meine jour ou le lendemain, je montrais le paquet au Dr. Patent il a ouvert la paquet en ma présence ; il l’a examiné, et a refermé la paguet tel qu'il était, et il me l’a remis entre les mains.

e l'ai remis au r1ême endroit. Le paquet est resté là jusqu’au jour où le Coroner est venu à ma maison, et là je lui ai remis le paquet, le 16 Janvier. Ce paquet contenait deux autres petits paquets contenant deux poudres dont l’une plus blanche que l’autre ressemblant à de la farine et l’autre moins

blanche, paraissait être en petits cristaux. L’une était enveloppée dans plusieurs papiers de toute espèce, c'était la plus blanche, l’autre était enveloppée dans un papier ; je ne me rappelle pas sil y en avait plusieurs. Il y en avait plus de la seconde que de la première. Il peut se faire que je lui ai donné d'autre chose, mais je ne me rappelle pas. Je me rappelle que dans le paquet, il y avait une autre substance de la grosseur d'une fève. Cette substance était roussâtre, et me paraissait de viande. Je n'ai pas remarqué si cette viande était corrompue. Ça ma paru être enveloppé depuis quelque temps Je suis certain d’avoir remis au Dr. Turcotte tout le contenu de ce paquet. C’est Mathilde Joutras, la sœur du défunt qui m’a conduit au grenier, à la recherche de ce paquet.

TRANSQUESTIONNÉ PAR M. CHAPLEAU

Le Narcisse Joutras dont j'ai parlé est le frère du défunt. Jene me suis pas absenté depuis le moment où j'ai reçu ce paquet jusqu’au jour où je l’ai remis au Coroner. J’ai ouvert mon bureau pour montrer à ma sœur où était le paquet. Je l'ai refermé à la clef et je lui ai dit où était cette clef afin que, si je m'absentais, elle put remettre le paquet au Coroner. Je ne puis dire combien de temps après avoir reçu le paquet je l'ai livré au Coroner. Je n'ai point porté la clef sur moi. Depuis le moment où j'ai montré le paquet à ma sœur, elle pouvait y avoir accès sar.s ma connaissance. Je n'ai voulu ouvrir ce paquet qu'en présence du médecin ou de personnes en autorité. Cette substance avait la forme d’une boulette et était salie,

J'ai bien connu le prisonnier depuis un an. D’autant que je puis me rappeler, il portait une impériale. Je ne me rappelle pas qu'il ait porté de de moustache.

Ré-EXAMINÉ.

Quand j'ai montré le paauet au Dr. Ladouceur,

PROVENCHER-BOISCLAIR. 101

il était absolument dans le même état que quand je l'avais reçu chez Joutras. Après l'avoir montré au Dr. Ladouceur, je l'ai remis dans mon bureau, et il était à la même place et dans le même état que je l'avais laissé quand je l'ai livré au Coroner.

RE-TRANSQUESTIONNÉ PAR M. CHAPLEAU

Il n'était pas impossible que le paquet aurait présenté le même aspect et aurait été à la mème place, et aurait été ouvert.

PAR LA COUR

Ma sœur n'avait autorité d'ouvrir mon bureau et de disposer du paquet, que dans le cas où le Coroner serait venu en mon absence, et de le lui remettre. Ce bureau est mon bureau particulier.

ans ce bureau est un tiroir où est l'argent, et ma sœur est autorisée à y en prendre part quand elle en a besoin. À ma connaissance, elle n’a d'accès à ce bureau que pour cet objet.

Je jure positivement que je suis convaincu que ma sœur n’a pas touché à ce paquet, d'autant plus qu'elle ne touche jamais à rien dans mon bureau.

Au meilleur de ma connaissance, c’est après avoir communiqué ce paquet au Dr. Ladouceur que j'ai dit à ma sœur où il était.

Le Dr. Napoléon Hormidas Ladouceur est appelé de nouveau et dépose : Je pensionne chez Messire le Curé Trahan. Dansle mois de Janvier dernier, vers le 10 Janvier, Narcisse Joutras est venu me consulter à propos d’un papier qui contenait une ou des poudres qu'il avait trouvées sur les ravaiements dans le maison du défunt. Je ne me rappelle pas le quantième, mais je suis certain que c'était un Samedi, et je crois, le même jour qu'il avait été le chercher, Messire Trahan m'a montré un papier contenant une poudre ou des poudres. Ce paquet contenait, d’abord une poudre en cristaux que j’ai cru être de sel qui avait perdu

sa cristallisation ; une autre poudre était enveloppée dans des chiffons de tapisserie pleins de poussière et déchirés, et assez nombreux ; cette poudre était au centre de ces chiffons et enveloppée dans un morceun de papier blanc assez bien plié. J'ai cru que cette poudre était de l'acide arsénieux ou de l’arsenic, car j'en ai jeté une petile parcelle sur un charbon incandescent et il en est sorti une forte odeur d'ail. L'autre poudre était dans un morceau de papier non fermé, mais dont les bords étaient assemblés ensemble de façon à ne déguiser que légèrement l'ouverture qu'ils laissaient. En dehors de cette prétendue poudre d’arsenic, j'ai remarqué une boule compoxée d’un corps gras et durci, de la grosseur d’un tout petit marbre, et d’un volume plus considérable qu'une fois rempli. Elle était couverte de poussière et sale. Elle était cachée ou à demi enveloppée par les chiffons. Toutes ces poudres là avaient été enveloppées dans un morceau de papier à gazette ficelé. Messire Trahan a renveloppé le tout en ma présence. Ce paquet a été livré au Coroner en ma présence par M. le Curé, dans le même état qu'il était quand je lui ai vu serrer après me l'avoir montré.

TRANSQUESTIONNÉ PAR M. CHAPLEAU

La boulette était sale comme si ç'eût été du saindoux traîné dans la poussière.

NARCISSE JouTrAs—Cultivateur deSt.-Zéphirinde-Courval—27 ans. Le 12 Janvier, j'allais au village pour voir M. le Curé, et je l'ai rencontré venant de la direction de la maison du défunt. Il m'a dit qu'il venait chez le défunt. J'avais été chez lui la veille, et je lui ai dit que j'avais trouvé un paquet sur l’entrais, au grenier. Je lui ai dit que je pensais bien que c’était du poison. mais . je ne connaissais pas cela. Je lui ai demandé :

u’est-ce que l'on va faire de cela ? Il me réponit : je vais aller le chercher moi-même. Je suis reparti.

PROVENCHER-BOISCLAIR. 103

Quand j'ai rencontré le Curé, il m'a dit qu'il allait à la màäison du défunt voir les enfants et chercher le poison que j'avais trouvé Je lui ai fait remarquer qu'il avait bien fait de m’en avoir parlé, par ce qu'il n’y avait que moi qui savaisoüilétait. Je lui ai alors dit que j'avais mis le paquet sur un entrais en haut. J'avais trouvé ce paquet le onze dans l’avant-midi. Iln’y a qu'un entrais par pignon dans la maison du défunt. Il n’y en a pas dans le milieu. J'ai trouvé ce paquet sur l’entrais du côté sud. Après avoir trouvé ce paquet, je l’ai descendu en bas, et je l’ai ouvert en présence de ma sœur, Mathilde Joutras, et de ma nièce, Elyse Joutras. Après avoir ouvert plusieurs papiers qui se trouvaient renfermés dans le papier servant d’envelop-

e, sali et plein de poussière, j'ai trouvé une bouette que j'ai dit tout de suite être une boulette dont le défunt se servait pour faire de l'appât aux renards. J'ai renveloppé le papier que j'ai remis à la même place où je l’avais trouvé, me proposant de parler à M. le Curé de cette affaire là. J'ai laissé M. le Curé allant à la maison du défunt, le 12, et j'ai continué ma route au village.

Le 11, j'étais au grenier pour emporher du grain, quand la Reine Joutras, une des filles du défunt, m'a dit sur ma question pour savoir si son père tenait du poison, qu’il y avait bien longtemps, son père avait monté sur les entrais. Lèà-dessus, j'ai monté sur l'entrais et j'ai trouvé le paquet. J'ai monté sur des quarts pour atieindre l’entrais.

TRANSQUESTIONNÉ PAR M. CHAPLEAU

Je n’avais aucun soupçon, aucun doute qu'il y eût de la poison dans la maison de mon frère. Je ne savais pas s’il tenait cela dans la maison ou ailleurs. Il y a trois ou quatre ans je lui avais vu accommoder des boulettes pour les renards. Il ya eu un an l'été dernier, il n’en a pas préparé en ma présence. Von frère faisait la chasse au renards. J'ai entendu parler qu’il appâtait les renards avec

de la charogne. Il y a trois ou quatre ans que j'ai entendu parler de cela. La dernière fois que j'en ai entendu parler, c'était l’hiver dernier. Mon frère m'a dit que c'était avec du poison qu'il faisait la chasse aux renards.

J'ai toujours vu le prisonuier dans le même état qu'il est actuellement. IL avait plus de Lab: au bas de la figure. Je n'ai jamais remarqué qu'il purtait de moustache. Je le voyais très souvent. Je ne puis Jurer Sil eu avait ou s’il n’en avait pas. Je n “ais pas à la mort de monfrère. (C’est Joseph Joutras qui a commencé à soupçonner qu'il y avait quelque chose à la mort du défunt. Ilne m'a pas dit qu'il avait été empoisonné, ni rien de semblable. T1] m'a demandé : Tu ne soupçonnes rien, toi? Je lui ai dit: Je ne comprenais pas la mort du défunt. Il m'a dit : Si tu as quelque doute, va trouver M. le Curé et tu lui conteras les soupçons qu'on a contre. J'ai été trouver M. le Curé.

Je suis arrivé chez le curé à l'aurore, le jour de l'an au matin : Il m'a demandé ce que je voulais ? Je lui ai dit: J'ai quelque chose à vous conter qui est bien triste. Je lui ai appris la mort du défunt. Ca l’a bien surpris. Il a dit : ah ! il est mort ! Je lui ai dit là : oui, il est bien mort ; c’est bien de valeur. Je lui ai dit: c’est pas rien que ça; il y a d’autres affaires, il y a des soupçons, contre. Lui m'a dit. S'il y a des soupçons, je ne suis pas capable de l’enterrer sans que l'affaire soit éclairée. A cette heure, va trouver M. le Docteur et ce qu'il te dira tu y passeras. J'ai 6té chez ie Docteur Ladouceur. Je lui ai dit que le défunt était mort. Il n'a rien dit. Je lui ai demandé pourquoi il n’était pas venu hier au soir ? Il m'a répondu : Je n’y ai pas été, parce que je n'ai pas été demandé. C’est Moyse Lemaire qui était venu m’avertir que mon frère était mort. Je suis arrivé vers minuit chez mon frère. Je suis entré par la porte de devant et e-suis allé dans la chambre où il était mort; j'ai

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remarqué M. Lemaire et Joseph Joutras.

La première fois, je suis arrivé avec M. Lemaire. J'ai resté comme une ou deux minutes.

Le seconde fois j’ai ramené mes parents, François Lemaire, sa femme et Mathilde Joutras. (Cela m'’avait pris comme une couple d'heures. J'ai laissé ma voiture à la porte et je suis resté comme un quart d'heure à 7aser avec mes sœurs. J’ai rentré avec Francis Lemaire et Mathilde Joutras pour voir mon défunt frère exposé dans la chambre de devant. Je lui ai oté le drap, jusqu'au menton. Le prisonnier était vis-à-vis la porte du fournil qui tenait à la maison. J'ai été encore un quart d'heure dans la maison et je suis revenu à quatre heures. Quand je suis revenu il y avait Frauçois Lemaire et Joseph Joutras.

Dans la maison on n’a pas Jasé bien, parcequ’on était trop peiné. On parlait en nous autres-mèmes, on disait que c'était bien de valeur ; ïl y en avait qui pleuraient, d’autres qui parlaient. Notre conversation ne roulait pas sur aucun fait ayant rapport à la prière.

Je ne me rappelle pas avoir vu Elyse Joutras.

J'ai resté chez le défunt comme une demi-heure, et j'ai parti pour aller atteler, pour aller chez le Curé. Quand je suis parti, la chandelle était encore allumée. Je n'ai pas revu Mathilde Joutras avant d'aller chez M. le Curé. Pendant que j'étais chez le défunt, j'étais accoté sur la table, et je ne regardais personne. Je n'ai ni vu le prisonnier, ni Sophie Boisclair, ni Elyse Joutras, ni la femme de Francis Lemaire,

J'ai dit à M. le Curé que je croyais que le paquet que j'avais trouvé contenait le poison du défunt pour ses renards.

La petite fille m'a dit que son père mettait de: quoi sur les entrais.

J'ai emmené les quatre enfants voir leur mère à la prison. C'était le Samedi avant. les jours gras.

Les enfants auraient voulu venir avant, voir leur mère ; mais ils voulaient venir avec des personnes à qui ils se seraient fiés. Leur oncle, George Boisclair a été demander Elise, pour venir voir sa mère. Elle a dit : je vais aller me consulter avec M. le Curé, et si M. le Curé veut, j'irai. M. le Curé a été une couple de fois les voir.

Elle a dit que si elle n’était pas pour venir à Sorel, que son oncle ne prendrait pas la jument.

C’est moi qui suis venu chercher le Coroner. Je n'ai pas fait d’autres démarches relatives au procès, excepté en conversation entre nous autres.

Je n'ai aucun intérêt à ce procès. Je n'ai retenu aucun avocat pour ce procès. Joseph Joutras n’en a point retenu à ma connaissance.

J'ai promis payer quelque argent à M. Bondy qui assiste l'avocat de la Couronne en ce procès, et avant qu'il fut commencé. Je pense que c’est le 22 au soir. C'était le Mardi de la semaine dernière.

PAR LA COUR

Les boulettes que mon frère a achetées, il y a trois ou quatre ans pour empoisonner les renards n'étaient pas si jaunes que celles que j'ai vues dans le paquet. Il mettait de quoi dans du levain, disant : ça c’est pour empoisonner les renards. Il ne m'a pas montré ce que c'était. (C'était à la porte de derrière dans la maison. Nous n'étions que tons les deux. Il avait des gants pour arranger cela et il s'est bandé la bouche.

Le Dr. L. U. Turcotte est rappelé :—Le 16 ou le 17 Janvier à mon retour de St.-Zéphirin, j'ai remis au Dr. Provost, le susdit paquet dans l’intention d’en faire analyser plus tard le contenu, s’il était nécessaire. Avant de le remettre au Dr. Provost, je le lui avais commuaiqué chez M. le Curé à St.-Zéphirin. Nous avons ouvert le paquet, nous y avons trouvé deux prises et une bouleite, et j'ai prié le Dr. Provost de le cacheter. Il a été ciré en ma présence, et m'a été remis, Je l'ai mis dans ma

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poche, et le lendemain, je le lui ai rendu pour en prendre soin comne je viens de le dire. Il l’a remis dans une valise en ma présence, et l’ai fermée en clef.

PAR LA COUR

Quelques jours plus tard, je lui ai demandé s’il

ouvait faire l'analyse, et il m’a dit qu’il pouvait la

aire. Je lui ai ordonné de la faire. C’est quelque temps après mon retour de St.-Zéphirin,

Dr. Edmond Gilbert Provost continue : — Le paquet en question fut remis par le Dr. Turcotte au Dr. Migneault de St-Michel d'Yamaska et à moi, pour en faire l'analyse ensemble. Ce paquet était enveloppé de papier à écrire attaché d’une ficelle dont le nœud était recouvert de cire. Sur cette cire il y avait un cachet particulier qui m'ap-

artenait. Ü'est moi qui avais apposé ce cachet sur

e paquet, le 16 Janvier au soir, chez M. le Curé Trahan, à la requisition du Coroner. Nous avons décacheté le paquet après avoir été assermentés par le Dr. Turcotte, et nous y avons trouvé deux poudres différentes, dont l’une était de sulfate de magnésie. Cette noudre était enveloppée dans un vieux papier imprimé. Nous avons analysé ce sulfate de magnésie pour savoir s'il contenait de la strychnine et nous n’en avons pas trouvé. L'autre poudre était plus petite et pesait 8 grains. Elle était aussi enveloppée dans un vieux morceau de papier imprimé. Ce papier était plié de la même manière que les pharmaciens ont coutume de le faire. La poudre que contenait ce papier était blanche, d'apparance cristulline sans odeur, ni sa: veur. En ayant placé une petite partie sous le microscope on y voyait des cristaux de forme oc toèdre. in ayant chautié une petite quantitésur k lame d'un cauif, il se répandit aussitôt une épaiss

fumée blanche qui avait une odeur alliacée. ° J’e:

fis dissoudre à peu près un demi-grain dans un

once d'eau bouillante. Cette solution me donn

avec l'ammonio-sulfate de cuivre un précipité vert, soluble dans l’ammoniac ; avec de la liqueur de chaux, un précipité blanc soluble dans l'acide intrique ; avec l'ammonio-sulfate d'argent, un précipité jaune serein abondant, soluble dans l'acide hydrochloridrique, En passant un courant d’hydrogène sulfurique à travers cette solution, nous avons obtenu un précipité jaune. Nous en avons introduit dans un dora de Marsh. La flamme produite par le courant d'hydrogène que fournissait cet appareil étant coupée horizontalement avec un morceau de porcelaine, produisit des taches de couleur brune miroitantes, entourées à quelque distance d'une anneau de poudre blanche. Par ces réactions, nous avons connu que cette poudre se composait d'acide arsénieux. Nous avons analysé cette poudre pour la strychnine, et nous n’en avons

pas trouvé.

La petite boulette que contenait ce paquet était recouverte d'une épaisse couche de poussière, et paraissant se composer de deux morceaux de suif, probablement de suit à chandelles, réunis ensemble. En séparant les deux moitiés nous avons trouvé vers le centre, près d’un grain d’une poudre d’un blanc terne. Cette poudre avait un goût très amer. Nous avons agi sur une petite partie de cette poudre avec l'acide sulfurique et du. bichromate de potasse ; aussi par le deutoxide de magnésie. Il se produisit aussitôt la série de couleurs bleu-foncé qui devenait graduellement noire en passant par plusieurs nuances de pourpre et de violet.

Ces diverses poudres ainsi que la partie des intestins qui n’a pu être analysé et une petite quantité du liquide obtenu de l'estomac du défunt qui nous avait donné de la strychnine, ont été remis au Coroner, L. U. Turcotte, en même temps que notre rapport, c’est-à-dire le 13 Mars 1867. Nous avons analysé une partie de la poudre en dernier lieu mentionnée, celle que nous avons constaté être de:

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l'acide arsénieux ; nous en avons analysé à peu près un huitième. Le Dr. Girdwood en a russi analysé une partie, à peu près la même quantité, en ma présence.

No. 1 —-Le Coroner produit le paquet enveloppé d'un papier blanc sur lequel sont écrits ies mots ‘“ six poudres de carbonate de magrésie trouvées chez Joutras et données par Sophie Bois2lair.”

No. 2.—Un second paquet enveloppé de papier à gazette et marqué No. 2, contenant deux poudres et un morceau de suif ; une de ces poudres est du sulfate de magnésie et l’autre est une poudre d'acide arsénieux.

Le morceau de suif contenait le résidu de la strichnine qui n’a pas été analysé.

No. 8.—Un paquet numéroté 4. Etiquette : filtres ayant filtré le contenu de l'estomac de Joutras.

No. 4.—Une assiette en porcelaine.

No. 5 —Une fiole numéro 7. Etiquette : reste du liquide de l'estomac de Joutras traité par le procédé de Reinch.

No. 6—Un cachet ayant servi à cacheter les flacons.

No. 6.— Un paquet étiqueté : capsules contenant cristaux, acétate de Strychnine de l'estomac Joutras.

Dr. PRovosr.

No.7— Un flacon numéroté 10, et étiqueté :

“ Estomac de Joutras” ; Ce flacon contenait les tiltres et les matières adhérées aux filtres.

No. £&.— Un paquet étiqueté : Cuivre de la première partie du contenu de l'estomac traité par Reinuch.

No. 9.— Un parquet étiqueté : Cuivre de Reinch pour la vésicule biliaire. Ce paquet contenait les lames de cuivre qui ont servi au procédé.

No. 10—Un flacon ou tube fermé par un bouchon de liège ; Ce tube contenait une partie du liquide de l'estomac de François-Xavier Joutras.

No. 11.—Un flacon bouché et cacheté, contenant les intestins de Joutras.

No. 12.— Assiette remise au Dr. Turcotte par le Dr. Provost. Tache produite par le procédé de Marsh d'une poudre trouvée chez Joutras.

Tous ces objets m'ont 6t6 remis par le Dr. Provost, il y a 10 à 12 jours et j'en ai pris une liste.

Ces effets sont dans le même état que quand je les ai reçus.

TRANSQUESTIONNÉ

À part l'écriture, je ne puis dire personnellement à quel usage a servi cette assiette.

Le Dr. Provost est rappelé et continue :

Les objets mentionnés dans l'examen du Dr. Turcotte ont été livrés au Dr. Turcotte il y a une dizaine de jours. C’est moi qui ai écrit toutes les étiquettes qui sont sur ces objets.

Avec le Dr. Bruneau, j'ai analysé le contenu de l'estomac, le duodenum, une poudre contenant de la morphine et 6 autres poudres contenant du carbonate de fer et du carbonate de mangnésie.

Avec le Dr. Migneault, le morceau de suif qui contenait de la strychnine, une poudre d’acide arsénieux une autre de sulphate de magnésie. ;

Le Dr. Girdwood à analysé devant moi l'estomac, la vésicule biliaire et une partie de la poudre contenue dans le morceau de suif. Sur l'assiette produite comme no. 2, il n’y a qu’une tache résultant de l’analyse par le procédé de Marsh. Les autres ont été en partie détruites.

Les couleurs obtenues par l'acide sulphurique et et.le bichromate de potasse, sont le bleu foncé, le violet, le pourpre et le rouge. L’intensité de la coloration dépend de la quantité de la strychnine. La coloration a été le mème dans le résultat produit par les trois analyses, c’est-à-dire celle faite du duodenum, du mucus recouvrant l'estomac et de la poudre contenue dans le morceau de suif, Le con-

PROVENCHER-BOISCLAIR. 111

tenu de l’estomac a été analysé par l’éther, et le duodenum par le chloroforme.

Il a fallu faire évaporer une plus grande quantité d’éther qui avait 6t6 analysé dans l’analyse du contenu de l'estomac que le chloroforme employé pour le duodenum, pour produire la réaction des couleurs. Le défunt pesait à peu près 140 livres, de son vivant d'après son apparence après la mort.

J'ai conclu de mes analyses que les viscères que j'ai analysées contenaient de la strychnine. Je ne puis pas dire quelle quantité ils contenaient, mais elle devait être considérable pour que j'en trouvasse dans le peu de matière que j'ai analysé. J'ai agi à peu près sur trois onces de matières. Je considère qu'il m'est impossible de faire un calcul approximatif de la quantité de strychnine ingérée par celle que j'ai trouvée.

Je suis positif à dire que la réaction des couleurs ne peut être produite que par la strychnine.

J'ai entendu les témoignages rendus en cette cause ; j’ai entendu les témoignages et la description des symptômes.

D'après les résultats de l'analyse chimique, et la description des symptômes, je conclus que le défunt, François-Xavier Joutras a pris durant sa vie une quantité de strychnine suffisante pour causer sa mort, et qu'il est mort par les effets de la strychnine.

Je n’ai jamais vu de maladie naturelle causer les symptômes décrits par les témoins.

Les symptômes décrits n’appartiennent à aucune maladie naturelle.

TRANSQUESTIONNÉ PAR M. CHAPLEAU

Les symptômes que j'ai entendu décrire m'indiquent seuls et séparement de l'analyse, l’'empoisonnement par la strychnine. Je n'ai jamais assisté à la mort d’un être humain, tué par la strychnine, J’ai assisté à la mortd'un chien empoisonné par la strychnine. Je l’ai empoisonné moi-même, avec

une dose que je n'ai pas pesée, mais que j'estime à an moinsungrain. C'était un chien de haute taille. La strychnine était en poudre et je l'ai mêlée avec du saindoux de la grosseur d’une noix. La mort s'est produite en à peu près deux minutes. Environ une minute a près l'administration du poison, les remiers symptômes se sont manifestés. Après 'introduetion de la strychnine dans l'estomac, l’action n’est pas instantanée. Cette action se produit dans un intervalle de quelques minutes à une demiheure.

11 est probable qu'une forte dose agira plus rapidement qu’une petite dose. Sous ce rapport c’est un des poisons dont l’action est le moins influencé par la dose, quant à la durée du temps avant qu’elle se produise.

Ce poison agit avec plus de vigueur quand il est mêlé avec une substance liquide qu'avec une substance solide surtout s'il y est incorporé. Les liquides chauds et l'alcool dissolvent la strychnine plus que l'eau froide. Un grain de strychnine serait suflisant pour donner une saveur d’amertume prononcée à trois gallons d’eau. Il faut 480 grains pour une once, Un grain de strychnine donne une saveur a un volume d’eau pesant 100,090 fois son poids. La dose pour causer la mort chez un être humain est d’un demi grain à cinq grains. Un sixième de grain est une dose médecinale. La strychnine s’absorbe par les tissus et par le sang. La strychnine absorbée est nécessairement éliminée si la mort n'arrive avant l'élimination. La strychnine est un composé d’oxide, d'hydrogène, d'azote et de carbone. L’oxigène, l'hydrogène, l’azote ct le carbone sont les principaux éléments qui composent les tissus animaux.

La fibrine qui décompose les aliments est ellemême formée d'hydrogène, d’oxigène, d’azote et de carbone. En décomposant la strychnine on trouve la proportion de chaque corps simple qui le com.

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pôse La proportion de carbone est de 44, d’hydrogène 23, d'oxigène 4, d'azote 2.

Les symptômes sur lesquels j'ai fondé mon opipinion sont ceux que j'ai remarqués dans les auteurs.

C’est sur mes auteurs qne je me suis guidé pour faire mes analyses chimiques et en tirer ma conclusion. Lesauteurs que j'ai lus n’ont jamais contesté la certitude des réactifs que j'ai employés. Le Dr. Taylor est considéré comme une autorité en cette matière. Le Dr. Christisson est considéré comme une autorité sur les poisons, mais non sur la strychnine.

Le Dr. Kees est aussi une autorité. Il est arrivé des cas où la strychnine s’est accumulée, par ce que le malade prenant une dose qui lui étuit habituelle en est mort. Je ne puis dire que l'analyse a été faite en ce cas, car le malade était sous les soins d’un homme de l’art, J'ai lu des cas où un individu prenant une fois une quantité d’arsenic plus considérable que la dose habituelle en est mort. L’absorption du poison commence immédiatement. Quelquelois l’absorption d’une petite quantité de poison se fait plus vite que celle de plusieurs grains. Sur une grande quantité de poison, une partie peut causer la mort par son absorption, et le surplus se trouvera dans l’estomac. La promptitude des symp: tômes dépend en certaine mesure de la quantité de poison. On a observé quelques lésions organiques intérieures dans certains cas, mais ces lésions ne sont pus constantes. Après la manifestation des premiers symptômes ceiui qui prend de la strychnine en meurt ou en revient rapidement. Les soubresauts nerveux ne sont pas seulement observés dans l’empoisonnement par la strychnine. La contraction de la figure est un accompagnement de la convulsion produite par la strychuine, et généralement cette contraction subsiste après la mort. Cette contraction est quelquelois nommée risus Sar nicus. J'ai lu des cas d'empoisonnement par La strychnine

où après la mort la figure est demeurée calme. Presque tous les auteurs ont donné comme symptôme la rigidité des membres causée par les convulsions des dernières crises et continuée après la mort à la différence de la rigidité cadavérique qui ne survient que quelque temps après la mort. (Cette rigidité n’esi pas un symptôme constant. Elle est citée dans beaucoup de cas, et c’est ce que je veux dire, De cette rigidité seule je ne conclus pas à l’empoisonnement par la strychnine. Il y a d’autres maladies qui peuvent produire ce symptôme. Le serrement des màchoires n’est pas un symptôme constant de cet empoisonnement, c’est un symptôme ordinaire cependant produit par la convulsion tétanique. Quand la convulsion a cessé, la mâchoire revient à son état normal. Il y a plusieurs autres maladies qui produisent le même serrement des mâchoires. Pendant la convulsion il se produit de l'écume aux coins de la bouche. L’empoisonnement par la strychnine produit la contraction des muscles respiratoires. Une respiration gênée et perceptive n’est pas toujours un symptôme de cet empoisonnement. Lä respiration dans les attaques est suspendue, et cette gène augmente avec le nombre et la force des attaques. Les membres sont un peu écartés.

Dans ia plus grande force des convulsions les membres sont immobiles. Les bras et les jambes sont un peu écartés. Dans l’empoisonnement par la strychnine, l'œil est proéminent et la pupille n’est pas dilatée. Je crois qu’elle ne doit pas non plus être dilatée chez l'animal, mais je n'ai pas observé ce symptôme de dilatation sur le chien que j'ai empoisonné par la strychnine. Les malades se plaionent ordinairement d’une douleur dans le creux de l'estomac. C’est un symptôme assez constant de cet empoisonnement. Cette douleur est aigue et continue. Elle est due à la contraction du diaphragme. La contraction des extrémités n’est pas

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un indice de l’empoisonnement par la strychnine, parceque ce symptôme peut se rencontrer dans d'autres maladies. IL faut pour qu'il y ait empoisonnement par la strychnine que le poison soit porté dans les centres nerveux par la circulation, c'est-à-dire au cerveau et à la moële épinière. Cette circulation prend une minute ou une minute et demie.

Les crises durent d’une minute à deux minutes chacune. Il y a des intervalles entre chaque crise. Il y a un tremblement musculaire qui ressemble au frisson, avant la crise. Les symptômes de l’empoisonnement par les champignons ne ressemblent pas à ceux de l’empoisonnement par la strychnine. J'ai lu les symptômes de la mort causée par la trichine.

Cette maladie cause la mort à ceux qui mangent du cochon affecté par un animalcule de ce nom. Il y a des convulsions qui précèdent la mort, mais ce n'est pas un symptôme essentiel.

Les symptômes observés chez le défunt ne sont pas les èmes que ceux causés par l’angine de poitrine. L’angine de poitrine ‘n’est pas une maladie convulsive, elle l’est quelquefois. C’est par l’ensemble des symptômes depuis le 22 Décembre jusqu’à sa mort que j'ai donné ma conclusion sur la maladie.

J'ai compris par les témoins, que dans la dernière maladie, Ja tête s'était rejetée en arrière par mouvements convulsifs, que les extrémités s'étaient contractés de la même manière, qu'une forte pression sur le thorax dù malade lui faisait du bien ; qu'il n'y avait pas perte de connaissance, et qu’après l'attaque les muscles revenaient dans l’état de repos ; que le malade n'avait aucan délire ; qu'il se plaignait d'une forte douleur dans la région épi-

astrique, et de douleurs et faiblesse dans les jam-

es, que la sensation du bruit faisait faire des

sauts au malade, qu’il prévoyait le retour d’une attaque et qu'il disait sa fin prochaine.

es effets de l’angine de poitrine causée par l’hydrothorax se révèlent brusquement. L’angine de poitrine causée par l’hydrotorax a les mêmes effets que l’angine produite par d’autres causes, avec cet ajouté que les effets sont- compliqués de l’hydrotorax. Cette maladie est une affection qui vient par accès. Le caractère essentiel de la maladie est une forte douleur derrière le milieu du sternum qui est l'os couvrant le devant de la poitrine.

Question : -Les symptômes suivants, savoir : affection revenant par accès,caractérisée par une douleur vive à la partie inférieure du sternum, accompagnée d’une grande gère dans la respiration et d'un sentiment d’angoisse inexprimable, le malade étant dans un état de presque suffocation, la face pâle et frappée de terreur, ayant le sentiment d’une fin prochaine, les uns restant immobiles et les autres rejetant le tronc en arrière, redoutant le moindre mouvement,—ne sont ils pas les indices d'une maladie autre que l’empoisonnement par la strychnine, et dite flous quelle peut-être cette maladie ?

Réponse :—Tous ces symptômes là peuvent exister dans l’empoisonnement par la strychnine,.

Ces symptômes se produisent dans l’angine de poitrine causé par l’hydrothorax, excepté le mouvement du tronc en arrière qui serait plutôt incliné en avant. Le renversement du tronc en arrière n’est pas un des symptômes ordinaires de la maladie, bien quil puisse s’y rencontrer. Si je rencontrais ces symptômes réunis je les attribuerais à cette maladie.

Je ne puis dire qu'une autre maladie n'aurait pas les mêmes symptômes. Les symptômes ressemblent beaucoup à ceux décrits par les témoins, mais plusieurs de ces symptômes n’ont pas été décrits par les témoins.

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L'irrégulanité du pouls, non plus que l'angoisse inexprimable n’ont pas été rapportés par les témoins. J’ai entendu dire que le défunt ressentait de la peine et qu'il allait mourir. Mais ce n’est pas ce que j'appellerais une angoisse inexprimable.

Je conclurais comme homme de l’art, abstraction faite de tout ce que j'ai connu antérieurement au procès, et me fondant sur les seules narrations faites par les témoins, des symptômes de la maladie du défunt depuis le 22 Décembre au 31, date de sa mort, je conclurais à un empoisonnement par la strychnine.

Sur les témoignages donnés de la maladie du 31 Décembre, je ne pouvais qu'avoir des soupçons et ne pourrais former un diagnostic certain sur les causes de la mort.

Je ne pourràis pas confondre les symptômes décrits par les témoins avec ceux de l’angine de poitrine, quand même je n'aurais rien connu antérieurement au procès.

Je n'ai pas constaté les lésions pathologiques dans le corps du défunt.

J'ai trouvé dans le thorax des lésions'qui auraïent pu être causées par l’asphyxie lesquelles lésions auralent pu être une indication de causes suffisantes pour produire la mort. .

Cet épanchement de sang d’une chopine et demie dans la plèvre droite et d’un peu plus dans Ia plèvre gauche aurait pu être amené par l’'asphyxie. Par ces signes je ne puis former un diagnostic.

Une forte congestion du poumon par n'importe quelle cause pourrait produire ces lésions au thorax.

Cet épanchement aurait produit les symptômes de l’asphyxie.

Dans l’anazarque, après la mort il s'échappe une quantité de serum et l’anazarque est une indication d'une maladie chronique.

Je ne puis dire si cette anazarque pouvait dater de sa mort. L'anazarque n'arrive pas après la mort.

Cet épanchement de serum par des incisions pratiquées dans le sternum pouvait avoir une cause postérieure à la mort. Je ne vois dans le preuves de l’autopsie aucunes traces de description qui pourrait me faire conclure à l’anazarque.

D’après le rapport il y avait une congestion pulmonaire considérable. Cette congestion pulmonaire pouvait causer l’anazarque, pourvu que cette congestion eut existé longtemps avant la mort. Il y avait dans la muqueuse des plaques noirâtres, mais qui n'étaient pas portées au point de produire la gangrène. Cela indiquait une inflammation de la muqueuse de l’estomac.

Je ne crois pas que l’enflammation fut de longue date. La gastrite chronique peut produire les 1indices observés dans l'estomac, mais il y a généralement épaisissement de la membrane muqueuse. La gastrite chronique peut dans certains cas produire les indices observés dans l'estomac. Ilpeut y avoir quelques points de ressemblance entre la gastralgie et la maladie décrite par Michel Lemaire à raison de Ja douleur à l’épigastre. Cette maladie est une maladie nerveuse. C’est une douleur de l'estomac qui ne produit pas généralement de crampes. Les douleurs viennent souvent par crises.

L’arachnoïde était fortement congestionnée. Les membranes du cerveau sont, dans le rapport donné, comme congestionnées, mais cette congestion existe dans un si grand nombre maladies, que je ne puis former aucun diagnostic sur ce point. Elle peut étre indice d'une maladie tétanique. Cette congestion existe chez les personnes mortes d’une maladie tétanique.

La Cour est ajournée à 8$ h. p. m.

GIÈME JOUR.

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