‹ Proces Provencher-BoisclairChapitre 11 sur 21 · RO · texte numérisé non relu

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§ïir le poë^e» Je n’ai rien douté quand l’idée m’est venue de ne pas boue d’absinthe. Le prisonnier a montré la porte à Sophie Boisclair quand il lui a lait signe ^de jeter le contenu du bol. Il y avait une porte de faite pour communiquer entre les deux chambres à coucher, en haut : mais elle n’é' tait pas posée. Elle était dans le grenier. La porte de communication entre la chambre de derrière et le grenier était fermée avec des planches qui Paccotaient en dedans du grenier pour l’empêcher de servir. Cette porte n’était pas pendue. Il n’y avait rien qui fermait l’ouverture entre les deux chambres à coucher.

Elise J outras était dans la maison, le jour de Noël. Elise s’est changée elle aussi, avant la messe où elle a été. J’ài été dans les chambres d’en haut, le jour de Noël. JuQheufdas (1) avait été fait. Le défunt n’est pas monté en haut quand la femme y était le matin ; il avait trop de mal aux jambes pour y monter. La jeune fille n’était pas alors en haut. Elle s’est changée après que sa mère a été descendue. Pendant que Sophie Boisclair était en haut, j’étais en bas dans la cuisine. Le défunt y était aussi. ^ Il n’a pas fait de cas de ce que sa femme montait en haut. Il n’a rien dit. J ’étais arrivé la veille de Sorel, à midi. J’avais bien rodé dans la maison auparavant. J’ai trouvé que ce iv était pas la place dé Sophie Boisclair de monter ainsi en Wit. Sophie Boisclair appelait le prisonnier, monsieur Provencher, et elle le faisait appeler grand-père par ses enfants. Le jour de Noël, ü y avait une dizaine de personnes à veiller dans la cuisine. Le défunt a presque toujours été couché ; il a cependant rodé. Les veilleurs sont entré dans la chambre du défunt, et ont ensuite veillé dans la cuisine. Personne n’a soupé ce soir là. On a réveillonné vers onze heures. Il n’y a pag de porte entre la grande ^chambre et la chambre à coucher. J’ai donné ma

(1) Beurdas Expression populaire, ménage.

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déposition devant le Coroner. Je n’ai pas été questionné comme je le suis ànjonrd’hni, et on ne se souvient pas de tout. Je n’ai parlé à personne de mon témoignage.

• PAR LA COUR

On venait de se couclier quand Narcisse Joutras est venu nous avertir de la mort du défunt. Je ne m’étais pas endormie.

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