‹ Proces Provencher-BoisclairChapitre 8 sur 21 · TRANSQUESTIONNÉ PAE, M. CHAPLEAU · texte numérisé non relu

TRANSQUESTIONNÉ PAE, M. CHAPLEAU

Je ne suis pas pharmacien. C’est pour la première fois que je vends du poison à un inconnu, et j’espère que ce sera la dernière, surtout pour ceux qui s’en servent si mal que cela. Je ne puis pas

PEOCÈS

jurer que ma stryolinine ait servi mal : mais i’en ai eu de grands pressentiments, le 2 Janvier anind 1 ai appris que le cas d’empoisonnement aVâit eu neu ; tellement, que cinq ou six jours, ou sept ou huit jours après, j’ai écrit au Coroner. J’ai encore

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J’ai fait une déclaration, disant qu’il avait une barbe plus forte que celle qu’a^le prisonnkr maintenant, et qu’il portait une moustache noire

et grisonnante.

Ce o^uejeyiensde Yous dire, j’en suis positivement bien sûr. Cette moustache couvrait la lèvre supérieure et tombait sur la bouche, et c’est la même personne a qui j’ai donné du poison. J’ai déià dit que c était une personne picottée. Je jure po-

souTr <1™ j’ai vendu ^du p^cd-

tache * Décembre dernier, portait une mous-

Question. — Avez-vous jamais dit à Hilaire Pro-

à Trois-Eiidèresf vers Dimanche dernier, que le prisonnier était une oanaille, quil méritait d’être pendu, qu’il serait pendu comme un chien, et que ce serait par votretémoignage qu il le serait, -ou vous êtfs-vous ser- VI d autres paroles comportant le même sens ^ Kepojstse.— Je n’ai jamais dit ce que l’on me demande, VOICI ce que j’ai dit ;

ve^iiiTif ^*'°V?,cher .et une antre personne sont venus chez moi il y a sept ou huit jours • la nerveux® ip Provencher avait mal aux

dit de Ste. Monique. Cela me fit penser à ce qui

Je iSi™ à la vente de mon poison.

Je lui demandai s’il connaissait M. Provencher tle

SeS 1 dit-il. Je lui demandai

SoLte^^ réputation de M. Provencher (le muS ^ dans le temps où il demeurait là. II J t, ma-t-ildit, d’une bonne réputation;!!

PEOVENCHEE-BOISOLAIR.

pétait conseiller et magistrat ; et je lui dis là-dessus que c’était malheureux que le prisonnier fût pris sous cette accusation et que si malheureusement elle était prouyée^ il serait pendu. C’est là tout ce que j’ai dit : Je sais que c’est une habitude répandue parmi les cultivateurs de se servir delà strychnine pour la chasse aux renards. J’ai vendu le poison à l’inconnu, sur ses dénégations que c’était pour la chasse aux renards ; peu après, j’ai fini par croire, vu ses dénégations, que c’était efîectivement pour le Dr. Smith qu’il le demandait.

Par la Cour.-— Je savais qu’il y avait un Dr. Smith à LaBaie.

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