‹ Procès verbal de la conférence coloniale [microforme]Chapitre 9 sur 65 · M. FLEMING · texte numérisé non relu

M. FLEMING

tralie.

SIR WiLLIAM FITZHERBERT. Votre compagnie conviondrait-elle que les colonies contributaires auront en tout temps la faculté d'acquérir le câblo : ù M. Fivou Harron. Nous n’avon: point considéré cela. e M. Dgakix, Jone doute point que vons no voulussiez transféror le câble à cer- v taines conditicns; tout dépendrait de- conditions, je snppose ? M. Finon HATroN. Uertainemetrt, il Sir ParricK JenniNas. Vous avez mentionné los sondages du CAalenger n entre Figi et Iawaii ? p M. Fixon artron. Ils on! été faits au nord do Hawaii. 0] Sir PATRICE JENNINGS. Vous avez dit entre Hawaiiet Fiji? N M. Finci HaTTon. J’aurais dû préciser; je parlais de la direction générale. vi SIR PATRICK JENNINGS, Avez-vous quelque idéo du fond qui a été exploré entre tr les îles Sandwich et Fiji jusqu'à l'archipel des Navigateurs ? 74 M. Fixon HarTon. Le Challenger a fait un raprort très favorable; lo fond qu est vaseux et sablonneux sur prosque toute cette étendic; les sondasses n'ont cons- li taté la présence du corail que sur deux noints. de SIR ParrioKk JENNINGS, Votre mcsoire ne dit rien de cela. Lo plus long inter- tis valle n’a pas été exploré. lie:

M. Fixcu Marron. L'intervalle entre l'île Vancouver et ITawaii n'a pas été ré" exp'oré, des sondages ont été faits entre San Francisco et Hawaii par le Tuscarora aus dont le rapport est très favorable; le Challenger a opéré directement au nord de ind mai

Hawaii et son rapport est aussi ts favorable ; on a tout lieu de présumer que je

fond est de même nature entre l’île de Vancouver et Hawaii. Sir PaTRioK JENNINGS. La plus longue portée de votre câblo est d'environ câhl

2,700 milles, n'est-ce pas ?

M. Fixcn Harron, Oui, de 2,00 milles. qui Sir Parmiox Jenninuix Do Vancouver à Honolulu la distance est do 2 ,800 milles, cons J'ai indiqué la longueur des distances sur tout lo parcours . Ext

M. Fixcu Harron.

de la ligno, dans ma réponse à M. Pender. sans Sir Parrick JENNINGS. La longueur totale serait à pou près la même que cello gnie des câbles de l’Atlantique ? Ce v M. Frxca Harron. Notre ligne a 300 mi illes de plus. pour! Sir Parrick JENNING3, Que ques Cab! es ont 2,600 milles, L'Atlantique est traversé difré plicu

“ous aussi un Câble à travors l’Atlantiquo ?

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: var neuf câbles. Auriez:

M. Fincx Harron, Non, co n’est pas notre dceadin: Nous pourrions fairo de arrangements très favorables avec les lignes existantes, | F'nch Hatton 8e retire. d'apr ‘ération de la question postale, la

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.18 PRÉJOENT, Avant de passer à la consi ion de M, Rae, laquelle a trait à |

conférence mo permettra de lire une communicati d2s points soulevés mardi le 19 avril, valet M. FLEMING. Avant que vous donniez lecture do cotto piôco, jo demani e qu'on me permette de présenter quelques observations sur la quostioa télégraphiqn s'obti Je me suis eflorcé de faire voir l’autre jour l'importance de la nouvelle de com l'Australie et pour l'Empire; j'ai insisté sur la facilité quo nous aurions pour l'éta. Ë cette blir en utilisant les t'avaax accomplis par le Canada; j'ai parlé des grands avantawes | d’avo qu'elle oftrirait par sa situation géographique; j'ai dit quo le câble roposerait dur l brass des eaux profondes à l'abri de ses ennemis aquatiques et qu’il serait en sûreté con ; cour * les atteintes do tâtiments hostiles; j'ai signuié les avantagos politiques et commor- | terre, ps ciaux qui découleraient du rapprochement des colonies les plus importantes de l’'Em- LS que ca | pire, si distantes les uacs des autres, Si j'ai réussi à établir ces différents pniats, 1l à £1lant | importe maintenant do voir comment lo pro) t pont être mené à bonne fin, ë Cxiste | Dos entreprises comme celle dont il s’agit ont déjà été accomplies par des compe- | pour 1 | gnies particulières subventionnées par l'Etat, Il n’y a guère do doute que le câble di I ‘| Pacifique ne puisso être fabriqué, posé, entretonu et er+ loité par une compagnie privée KR tralasi raisonnabloment subventionnée ; en #ssurant ainsi un profit “aikonnable aux proprié- R chef n

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taires, on procurerait au public une graude réduction dans le prix des dépèches,

Mais on peut so demander s'il n’y aura t pas un autro moyen d'obtenir, mieux encore quo par l'intermédiaire d’une compagnie privée, tous les avantages qui doivent venir de la nouvelle lizne.

Cet autre moyen consiste dans l’entreprise de l'œuvre par les gouvernements intéres-é1, ot il est facilo de démontrer qu'ils parviendraiont-au résultat désiré d’une manièra rlus satifaisanto et à moindres frais qu'une compagnie. Le mémorandum préseuté hier par les rep'é<entants de la Nouvelle-Zélande confirmo Jà dessus mon opinion, Ce mén.srandum a été rédigé par le muîre général des postes de la Nouvelle-Zélande ; il est duté du 5 février 1367. Je partage en grande partie les vues qui y sont exprimées, Tous les télézraphes dans l'île ont été transiérés, il y 8 treize nn+, au gouvornement, et ont été depuis administrés par un départoment relevant do l'autorité centrale, Ce système fonctionne bien et le public e:t mieux servi qu'il ne l'était pur les compagnies privées, la nouvelle administration s'inspirant de l'intérêt géréral, tardis que les compagnies privées s'occupaient na'urellement de Jour propre intérêt, avant tout. IL seruit très dé-irable que les câbles aboutissant à l'Australasie et tous les télégraphos sur le territoire des colonies australiennes olles-mêmes, fussent placés sois une seule et même direction, Cette ré'ormo, je prends la liberté de le dire, mérite toute l'attention des gouvernements Australasiens, et le gouvernement impérial non plus que le Canada n’y sauraient être iudifféren‘s. Je ne sais quelles aont les fonctions du conseil fédéral australasien, mais on pourrait peut être lui attribuer la surintendance générale des té'ézraphes.

Les colonies australasionnes n'auraient pas à se charger de 14 surveillance da câble sur tout son parcours jasqu'en Angleterre, Il suffirait qu’elles cu-sent le contrôla eur le câble projsté jusqu'à Vancouver, d'un côté, eteur cette partie du systèmo actuel qui va de l’Australasie à l’[ndo, c'est à-dire sur l'Eastern Extension, do l’autre côté, IL conviendrait de s'arrêter à l'Inde, qui répare les lignes des deux compagnies, l’Éustern Exten: ion et l’Eastern Telegraph, Les gouvernemonts coloniaux ne pourraient pas sans doute recourir à l'expropriation, mais ils pourraient en venir avec les compae gnies à quelque arrangement équitable et pour le publie et pour les in'érêts engagés, Ce vaste plan demande sans doute bien des études et bion des nézocistions, surtout pour ce qui est de la formation du capital nécessaire et de sa répartition entre les différents gouvernements, mais jo n’y vois rien d'impossible ; co ne serait quo l'appligution sur une plus grande échelle de la réforme introduite avec tant do succès dars l’Irdo et en Angleterre pour le service té égraphique terrestre.

Pour effectuer on commun un arrangement de cette nature, il faudrait so guider d’après certains principes que js vais énoncer :

1° Les colonies conviendruient de transférer à l'autorité centralo leurs télégraphes respectifs, en retenant dans le “eveuu un intéiêt pécuniairo proportionnel à la valeur des travaux transférés.

2° Le cap tal . écessaire pour l'établissement du nouveau câble du Pacifique s'obtiendrait eur la garantiv collective des colonies et du gouvernemont impérial, comme pour le chemin de fer Irtorcolonial du Canada ; on emprunterait, grâce À cette garantis, À très bas intérêt; pour plusieurs raisons, il ne serait pas nécesrairo d’avoir dura les commencements plus d’un c&ble à travers le Pacifique, Co plan embrasse le contiô 0 des lignes de l’Eastern-Bxtonsion, de sorto qu'avec la ligno de Vancouver À l'Australie, on aurait en effet un triple service entre l'Australie ot l’Angle= terre, Deylus, les câbles en esux profondes ne sont pus sujots aux mêmos: interruptions que ceux er eaux msigres; Comme preuve de cette assertion.je puis mentionner le câble £ilant de Lisbonne à l'Amérique du Sud, qui pendant les dix premières annéss de son existence à fonctionné avec grard succô+; dernièrement cetto ligne a été doub'ée pour répondre aux be-oins croissants du commerce,

Le capital nécessaire pour établir un câble uniquo devant relier lo système aus tralasion À Vancouver, pourrait s'obtenir à un taux d'intérêt tel que la charge de ce chet a M pas à £50,000 par année,

7 ch

3° Il faudrait acheter les lignes de l’'Eastern-Extonsion si la compagnie consentait à les vendre à an prix raisonnable, {es fonds pour cet objet seraient aussi empruntés À bas intérêt, On établirait de la sorte très économiquement un circuit télégraphiqueentre l’[ndo, l’Australie, le Canada et la Grande-Bretagne, et on pourrait réduire le tarif des dépêches aux plus bas prix possibles,

Comme l’a-quisition des câbles de l’Eastern-Extension serait grandement dans l'intérêt de l'Empire, afin d'assurer un service alternatif, indépendamment de la ligne allant pe” Suez, à l’Inde, à la Chine et à l'Afrique, il est raisonnable ds présumer que le gouvernement impérial prêtera son aide à ce projet d'acquisition, J'ai dit que le département central des télégraphes n'aurait pas à se charger du contrô'e des câbles ou des fils à l’est de Vancouver ; il pourrait compter sur l’avantage de la transmission à bon marché entre Vancouver et l'Angleterre. Je me crois fondé à dire que la compagnie du chemir. «8 for du Pacifique serait disprée à passer une convention à long terme pour la transmission des dépêches d'Australie aux bas prix que j'ai mentionnés précédemment.

Je ne vous présente point de calculs ; je ne veux pas on surcharger les observations que j: vous soumets ; je m'en tiens aux principes. S'ils vous paraissent justes et si le projet se recommande à votre jugement, nous aurons fait un pas important,

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