‹ Procès verbal de la conférence coloniale [microforme]Chapitre 2 sur 65 · CONFÉRENCE COLONIALE, 1887, III · texte numérisé non relu

CONFÉRENCE COLONIALE, 1887, III

PROCÈS-VERBAL DES DÉLIBÉRATIONS, LUNDI, 4 avril 1887,

Présents :

Le très honorable sir Henry Thurston Holland, baronnet, G.C.M., G., M. P., secrétaire d'Etat pour les colonies, président. Le Marquis de Salisbury, C, J., Premier Ministre. Le comte Cadogan, Lori du Sceau Privé.

Le très honorable W. H, Smith, M. P., Premier Lord üs la Trésorerie. Le très honorable Edward Stanhope, M, P., secrétaire d'Etat au département de la guerre, Le très honorable Lord George Hamilron, M. P., Premier Lord de l’Amirauté, Le Vicomte Cross, G. C. E. secrétaire d'Etat pour l'Inde, Lord Stanley of Preston, G. C. B., Président du Bureau de Commerce, Le très honorable H, C, Raikes, M. P. Maître Géréral des Postes, Le comte d’Onslow, sous-secrétaire d'Etat pour les colonies. Le très honorable Sir James Ferguson, baronnet, GC.RI,, M. P., souc-secrétaire d'Etat pour les affaires étrangères.

Représentants :

Terreneuve : — M. Robert Thorburn, premier ministre.

Sir Ambrose Shea, C.C.M.G., Canada : — Sir Alexander Campbell, C.C.M.G., lioutenant-gouvernour d'Ontario. Nouvelle Galles du Sud :— Sir Patrick Jennings, C.C.M.G., ci-devant premier ministre, M. Robert Wisdom, procureur général.

Sir Saul Samuel, C.C.M.G,, CB, agent géréral, Tasmanie :— M John Stockell Dodds, ci-devant procureur généra!, M. Adye Douglas, agent général, Cap de Bonne Esrérance :— M. Thomas Upington, procureur géréral, M. Jan. Hendrick Hofmeyer. ; S r Charles Mills, C.C.M.G., C.B., agent général. Australie méridionale : — M. John William Downer, premier ministre, Sir Arthur Blyth, C.C.M.G., C.B,, agent général, Nouvelle Zélande : — Sir Francis Dillon Bell, C.C.M.G., C.B , agent général, Sir Williâm Fitzherbert, C.C.M.G, président du Conseil Législatif, Victoria ;:— M. Alfred Deskin, principal secrétaire.

M. James Lorimer, ministre de la Défense.

Sir Graham Barry, C.C.M.G., agent général, M. James Service, cidevant premier ministre, Queensland : — Sir Samuel Griffith, C.C.M.G., C.R., premier ministre,

Sir James Garrick, CC.M.G., C R., agent général. 720 Australie Occidentale :— Fit

M. John Forrest, C.M.G., commissaire des Terres de la Couronne. LT EUIS

M. Septimus Bart, A.

Natal :—

M, John Robinson,

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Les messieurs dont les noms suivent 0. .até invités d'assister à la séance d’ouvorture. Ils ont des relations avec les colonies de la Couronne et ont été nommés par les gouverneurs ou invités par le secrétaire d’Itat : —

Barbades :— Sir Charles Packer.

Bermude :— Lieutenant général sir J. H, Lefroy, C,C.M.G., C.B. Bahamas : — Sir Augustus J. Adderley, C.C.M.G.

Iles Sous le Vent :— M. KR. Hankey.

Jamaïque :— M.C. Washington Eves.

Côte d'or : — M, Francis Swanzy.

Lagos :— Capitaine Alfred Moloney, C.M.G.

Rév, J. Johnson.

Gibraltar : — Général sir John Miller Adye, G.C.B.

Iles du Vent : — Sir Georgo H. Chambers.

Hondurss Britannique :— M. Roger T. Goldsworthy, C.M.G.

Sierra lirone : — Sir Samuel Rowe, C.C.M.G.

Capitaine F, Craigie Halkett, Gambie :— M. V.S. Gouldsbury, M. D. C.M.G.

Ceylan :— Le Très Hon, sir William H, Gregory, C.C.M.G. M. George T, M. O'Brien.

Trinité :— M. A. P. Marryatt.

Malte :— Général sir John Lintorn Simmons, G.C.B.

Dr, Guiseppe, Carbone, LL.D.

Comte Strickland Della Catena.

Guirée Britannique :— M. J. E, Tinré.

Ile Maurice :— Sir John Pope Hennessy, C.C.M.G.

M. Frédérick Condé Williams. M. William Newton.

Iles Falkland : — Lieutenan!-colonel H. Cautly, G.R.

Hong Kong : — Le Très Hon. sir George Ferguson Bowen, G.C.M.G. M. W. Keswick :— Etablissements des Détroits : — Lientenant général sir Andrew Clarke, G.R, G.C.M.G. M. J. Anderson.

M. Paul F. Tidman.

Etats indigônes :— M. Frank A. Swottenham, C.M.G.

| Fiji :— M. James E. Mason, C.M.G.

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Chypre :—

més Major général sir Robert Biddulph, G.C.M.G., B.B,.

Le duc de Manchester, C.P., président du Cowseil de l'Institut Royal Colonial.

Le marquis de Normanby, G.C.B., G C.M.G, ancien gouverneur de Victoria,

Le marquis de Lorne, C.U,, ancien gouverneur général du Canala.

Lo marquis de Hartington, M.P,

Lo comte de Belmore, C.C.M.G., ancien gouverneur de la Nouvelle Galles du Sud,

Lord Augustus Loftus, G C.B., ancien gouverneur de la Nouvelle Galles du Sud,

Lo très honorable air John Rose, Bart., G.C M.G.

Sir Henry Barkly, G C.M.G , ancien gouverneur du Cap de Bonne Espérance.

Sir Alexander Gait, G.C,.M G, ancien Haut Commissaire du Canada.

Sir William C. Sargoaunt, C.C.M.G., agont do la couronne pour les colonies,

Capitaine G, S. Clarke, I. R, secrétaire du comité de la défense coloniale, 1885,

M. N. Lubvock, président du comité des [Indes Occidentales.

M. J, G. Colmer, chargé du bureau du Haut Commissaire du Canada,

Le duc de Buckingham, G CET,

Le comte de Derby, C.J,

Lo comte do Carnarvon.

Le comte de Dunraven, CP.

Le comte Granville, CJ.

Le comte de Kimberley, CJ,

Lord Brabourne,

Lori Monksweli.

Lord Thring, C.C.B,

Commandant Bothell, M.P,

Le très honorable H, Childers, M.P,

Sir D. Currie, C.C.M.G., M.P.

Dr Clark, M.P.

Capitaine Colomb, M.P.

Sir W. Crossman, C.C.M.G., M.P.

M. L. Courtney, M.P.

M. L. Dillwyn, M.P,

Sir R. Fowler, Bart, M.P,

Sir J, Gorst, MK,

M. Henniker Heaton, M.P,

Hon. W. James, M.P,

Sir J, H. Kennaway, Bart, M.P.

M. H. Kimber, M.P.

Sir John Lubbock, Bart, M.R,

Lord Lymington, M.P.

M. A. McaArtbhur, M.P.

Le très honorable G, Osborne Morgan, M.P.

M, O. V. Morgan, M.P.

M, G. Biden-Powell, C.M.G., M.P.

M. H. Soton-Karr, M.P,

M. C. Howard Vincent, C.B., M.P.

Sir S. Wilson, M.P.

M. E. R. Wodehouse, MP.

L'hon, F, Ashley.

Sir T. F, Buxton, Bart,

M. John Pender,

M. A. H. Loring.

M. Kinloch Cooke.

M. Frederick Young, M. W. À. BAILLIE HAMILTON,

Secrétaire de la conférence.

M. H. W.JUST. Assistants secrétaires de la Le MARQUIS DE CARMARTHEN. | conférence.

EEE —…—…—…—…—…— " ——…—…"…"…"…"…"…"…"…"…"…"…"…"…"…"…"…"…"”"…"…"…"…"…"…"….…"…”……………….-.——..-... DISCOURS D'OUVERTURE DU PRÉSIDENT,

(Ertrait.)

Sir Henry HoLLAND. Milords et Messieurs, —Je ne ferai qu'exprimer, j'en suis sûr, et bien imparfaitement encore, le sentiment de cette assemblée, en remerciant d’abord de toui cœur Lord Salisbury pour ses bonnes paroles de bienvenue, son expression d’espoir dans le succès do cette première conférence coloniale; aussi pour ses sages observations d'homme d'état sur les relations de la mère-patrie et des colopies quand surgissent des questions d’intérèt international et des questions de politique impériale étrangère. Co pays et son gouvernement auront toujours à cœur de maintenir les intérêts et les droits des colonies dans leur intégrité; mais à certains temps, dans certaïnes éventualités, et pour des raisons de politique impériale, il peut devenir nécessaire, personne n’en doute, de demander à une colonie de faire quelque concession, come la mère patrie peut y être appelés, ou de renoncer à quelqus objet an’elie aurait er vue d'atteindre.

es considérations auxquelles s’est arrêté lord Salisbury, ne manqueront pas,

sais sûr, d'avoir leur influence sur les délibérations de cette conférence. Plusieurs projets ont été conçus, plusieurs propositions ont eu cours pour l'isstitution d’un mémorial destiné 4 perpétner le souvenir de l'annés jubilaire de Sa Majesté; quot homines, tot sententiæ. Nous avons entendu parler d'un Institut Impérial, d'un Church House, d'hôpitaux, de bibliothèques-libres, ete., mais j'affirme, sans crainte d’être contredit, que la réunion en ce pays, d'hommes d’Etat coloniaux et de représentants de la Grande Bretagne pour discuter des matières d'intérêt impérial qui concernent également la mère-patrie et les colonies, est un mémorial digne de la circonstance.

Je ne m'attribue pas le mérite d’avoir en l’idée de cette conférence; l'honneur de cette initiative revient à M. Stanbope et à lord Salisbury. Je m’empresse aussi de reconnsître la promptitude et la loyauté avec lesquelles les gouvernements coloniaux ont donné leur assentiment au projet, et les efforts qu'ils ont faits pour sa réussite,

Puisqu’il s’agit de la célébration de l’année jubilaire, je ne puis m'empêcher de faire ressortir en quelques mots et par quelques chiffres, le progrès extraordinaire accompli par l’ompire dans le cours des dernières cinquante années, rurtout en ce qui est des grandes colonies dont je suis heureux de voir ici les représentants,

Prenons le cas du Canada:

En 1837, il y avait les deux provinces du Haut et du Bas Canada. Elles furent unios 1849 et le gouvernement responsable leur fut «sccordé En 1867 eut lieu la créa’ iu Dominion par la fédération du Canada, de la Nouvelle-Ecosse, du Nouveau- Brunswick ; bientôt après, la Colombie Britannique est entrée dans la fédération; et plus tard l'Ile du Prirce-Edouard.

11 n’est joint nécessaire de montrer ce qu'est venu ajouter au prestige de l’empire la création de ce grand et florissant Dominion, accru encore de tout le vaste territoire du Nord-Ouest, et que traverse aujourd'hui cette voie ierrée, œuvre de l'énergie britannique, qui relie le littoral atlaniique au littoral pacifique du Dominion,

Le sujet suivant que nous aurons à considérer est l’avancement dos relations commerciales et sociales par le développement de nox communications postales et télégraphiques, C'est un sujet, pour citer les paroles de mon prédéceseeur, dont les conditions changent constaminent; de nouveaux besoins naissent et de nouveaux projets sont formulés d'année en année. 11 est évidemment désirable de considérer dans son ensemble, la question de l’inter-communication impériale, afin que l’on puisse, autant que possible, répondre aux besoins des différentes parties de l'empire, et obtenir de chacune des suggestions sur les meilleurs moyens d'établir un système complet, sans avoir à faire les grandes dépenses qui résulteraient nécessairement d’une action isolée.

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Relativement aux communications télégraphiques, on sait le développement qu'a pris la télégraphie sous mainre. M, Pender m'écrivait ce qui suit à la date du 28 janvier :

‘ La télégraphie sous-marine no s’est développée quo 1é:emmont, Il y a vingt “ans, on comptait à pou près 2000 milles de câbles, Quelques-uns des premiers câbles “ avaient été malheureusement si mal fabriqués qu'ils furent inutiles pour leur objet. ‘“ Jo pais citer comme exemple l’ancien câble de la mer Rouge.

‘ La science est venue depuis perfectionner les procédés de tele sorte qu'on immergo aujourd’hui les câbles avec peu de risque de rupturo comparativement et avec la presque certitude de pouvoir les réparer efficacement au besoin, C'est ce qui explique l’exteusion rapide du système télégraphique sous-marin, qui comprend actuellement 107,000 milles, et qui a coûté environ trente-sept millions sterling,

‘“ Comme contraste et pour donner une ilés de l'importance de ce système, je dirai que la longueur totale des lignes terrestres qui existent à nréient sur le globo s'élève À 1,750,000 milles, repré*entant une dépense estimée à £52,000,000.

‘“ Le système sous-marin, à l'exception de 7,000 milles, est entièrement sous le contrôle britannique et est le résultat de l'entreprise privée.”

Je dois ajouter que je m’associe entièremont aux ob«ervations suivantos : ‘ Au ‘“ point de vue politique comme au point de vue commercial, on ne saurait attacher “trop d'importance à ce système sous-marin tel qu’actuellement contrô'é par une ‘administration britannique, Notre commerce énorme et notre g'ando fl)tte mar- ‘# chando sont plus ou moins inflacncés dans leurs opérations et leurs mouvements ‘ par notre systèmo télégraphique sous-marin, Dans la navigation il fait réaliser de “ fortes économies, et les transactions commerciales de quelque importance ne 8e “trcitent guère sans échsnge de dépèhes té'égraphiques,

“ Ces faits font voir qu'il faut s'efforcer de conserver, Autant que possible, dans “ des mains anglaises, le contrôle des té'égraphes, et qu'il faut aussi abaisser les “tarifs dans toute la mesure du possible.”

J'appelle maintenant votre attention sur la proposition d’unir ls Canada et l'Australie par un cêble. Los pièces relatives À cette question vois seront distribuées.

On a parlé à diverses reprises, en rapport avec le chemin de fer Canadien du Pacifique, de relier l'Australie et le Canada par un câble, et d’avoir ainsi un m yen de communication intépendant de l'Eaxtern Extention Telegraph. Ce projat a été formellement porté à la connaissance du gouvernement de Sa Majesté lo 24 jaillet 1886 par une lettre du Haut Commissaire du Canada. Cotte lettre et un rapport du Surintendant des télégraphes de la Nouvelle-Galles du Sul, sont au nombre des pièces vont qui être déposées dovant vous.

Le projet est combattu par les compignies propriétaires des lignes té'égraphiques qui communiquent avec l'Auatraiie. Lo 2% janvier dernier j'ai reçu de M, Pender une lettre accompagnée de diverses pièces (le tout sera dép é devant vous), par laquelle il sugyère qu’une réluction pourrait être opé 6» sur les prix du tarif actuel moyennant une garantie des colonies. Le plan dont parle M. Pender n’a pas été communiqué au gouverrement de Sa Mujesté, et les chiffres qu'il donne ne paraissent être qu’une approximation très imparfaite. Ils constituent néinmoias le seul renseignement que je possèle sur le sujot.

Il faudrait de puissantes raisons poir engager lo gouvernement de S4 Majesté à proposer au parlement d'accorder une subvention pour un câble devant entrer en concurrence avec un système télégraphique qui a sui jusqu'à présent aux bosoins du gouvernement impérial,

Jo me bornerui donc, à cette pbase de la question, à inviter les mombres australasiens et canadiens de la conférence de vouloir exposer leurs vues aur le projet d'établir un Câble à travers le Pacifique ds Vancouver à l’une des colonies auitralasiennes

Les représentants australusiens voudront peut être aussi examiner la p'nposition générale d'une réduction du tarif actuel, moyennant une garantie des colonies, et

javoriser le gouvernement de Sa Majesté de leurs vues sur ce sujot, * * x * + x

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