III
MABDI, 19 avril 1887, Présent ;
Le Très hosorable Sir Henry Thurstan Hollani, bart, G.C.M.G., MP, sccrétaire d'Etat pour les Colonies, président, Le Très honoruble Henry Cecil Raikes, M.P., maître général des postos, Le Très honorabie comte d'Onslow, soue-secrétaire d’Etut pour les Colonics, M. John Bramston, C.B., assistant-sous-secrétaire d'Etat pour les Colonies. M. Stevenson A. Biackwood, C.B., secrétaire du Poat office. M. E. H. Roa, assistant-secrétaire des départements de l'étranger et des cclonies du Post office.
Représentants : — Terreneuve :— Sir Ambrose Shea, C.CM.G.
Canada : — Sir Alexander Campbell, C,.C.M.G., licutenant-gouverneur d'Ontario, M. Sandford Fleming, C.M.G.
Nouvelle Galles du Sud :— Sir Patrick Jennings, C.C M G., ancion premier ministre. Sir Robert Wisdom, C.C.M G., ci-devant procureur général. Sir Saûl Samuel, C.C.M G. C.B., agent général. Tasmanie : — M.J.S. Dodds, ancien procureur général.
M. Adye Douglas, agent géréral, Cap de Bonne Espérance : — Sir Thomas U pington, C.C.M G., procureur général. M. J. H, Hofmeyr.
Australie Méridionale : — Sir J, W. Downer, CCM G, C.R,, premier ministre. Sir Arthur Blyth, C.C.M.G., C.B,., agent général. Nouvelle Zélande : — Sir F, Dillon Bell, C.C.M.G. C B,, agent général. Sir William Fitzherbert, C.C.M.C., président du Conseil législatif. Victoria : — M. Alfred Deakin, principal secrétaire.
Sir James Lorimer, C.C.M G,, ministre de la défense, Sir Graham Berry, C.C.M.G, agent général.
M. James So-vice, ancien premier ministre.
(Queensland : — Sir Samuel Walker Griffith, CC.M.G,, CR , promier ministre, Sir Jumes Garrick, C.C.M.G., C.R., agont général. Australie Occidentale : — M. John Forrest, (',M.G,, commissairo des terres de la couronne, M. Septimus Burt, Natal :— M, John Robinson.
M. W. A. Baillie- Hamilton, secrétaire do la conférence,
Le PRésIpeNT, Avant de prendre le sujet dos communications postales, je dois vous dire que lord Salisbury assistera comme représentant le Foreign OfMice (non en qualité de promier ministre) à la discussion sur les Nouvelles Hébrides et les Iles Samoa. Pour ne pas le faire attendre, convenons de discuter lundi la question do la défense navale et celle de la Nouvelle Guirée; nous commencerons mardi à midi la discussion sur les Nouvelles Hébrides ; L>rd Salisbury sera alors présent. (Très-bien).
Messieurs—En abordant la question postale, je dois faire, je le crains, l’admission que les séances prolongées de la Chambre des Communes ne m'ont pas laissé le
ver
qui
rou qu’ ves
taire
3 du
b dois n en H Iles de la idi la bien).
dmissé lo
émettre eee mme ne
loisir d'étudier à fond le sujet, comme jo l'aurais désiré, Il y a ici, ce me semble, trois que ‘‘ons distinétes:
Le première est celle du port impérial à an penny x *
La seconde, qui me paraît In plus importante, est celle do savoir si 4 colonies qui sont ü ctaellement hors de l'Union Postale, verront, après discusion, à entrer dans cette union, 7 LS * F *
La troisième regarde les nézociations qui 80 poarauivont actuellement pour le transport des malles aux colonies ‘australiennes, Les délésués désirent 21 crois, que cette question soit proposéo À la conférence * # ,
Telles sont, messiours, les trois sujets quo nous avons à discutor, À moins que les membres de la conférence n'aient quelqu'antre suggestion à faire, nous pour:ions prendre ces sujets dans l'ordre que js» vions d'indiquer (très bien) et commencer par le port impérial à un penny. Lis maît-e-séneral des P. 4163 vou {ra peut-être nous faire ici la faveur de quelques ob:ervations.
Sir ALEXANDER CaAMPBELr, M. Raiïkos a indiqué trois moyens de coamuniquer avec l'Orient muis il n’a pas parlé de la ronte du Canada ni du servico qui aurait Vancouver pour point do déput., Citto routo serait, nous ponsons, plus économique qu'aucune de celles mentionnées ; elle sorait plus sure, étant par mer, car on pent dire que l’Angletere a l'empire des mers, et traversant notre propre pays, lo Canada, Les représentants du Canada sont ici pour cette quostion là plutôt que pour toute autre qu'on ait encore discutée ; j'espère qu'ello n’a pas été omise à dessein, et quo M. Raikes a aussi pris en cons idération Los avantages et los désavanta res d’une route postale par 10 chemin du Pacifique et par un service à vapeur entre Vancouver sur la côte du Pacitique et l'Orient. La compagnie du chemin de for canalien du Pacifique nous dit qu’elle peut fournir un service plus rapide et à meillour marché pour certaines parties du continent australasien et pour la Nouvelle Zilando que le service projeté dont nous a parlé M. Raikes Lo service du Pacifique passerait sur notre territoire et ne courrait aucun des dangers auxquels sont expoxés le service actuol et ceux dont M. Raikes nous a entretenus.
M, Raikes, Je puis dire que la question ne nous a pas été présentée pratiquement au point de vue des communications postales avec l'Anstralasie, J'ai entendu dire quelque chose du projet très intéressant de relier Vancouver #ux colonies australasiennes télégraphiquement ; mais on nous a soumis il y a quelques mois un projet tendant à établir des communications postales avec la Chine par le chemin de ter canadien du Pacifique et par Vancouver, Dans le temps, en tout cas, les promoteurs n'ont pu nous convaincre qu'ils seraient en état de lutter pour la rapidité avec avec la compagnio Péninsulaire et Orientale, J'apprécie hautement l'importance des considérations politiques que Sir Alexander Campbell a invoquéss et qu'on ne doit jamuis perdre do vue, mais n'envisageant que l'intérêt postal, jo fus alors obligé bion à regret d' admettre que le service proposé par la compagnie Péninsulaire et Orientale offrait évidemment pour la célérit4, st apparemment pour la ré, gularité, des conditions tellement supérieures que je ne me trouvais pas en position de recommander la route du Pacifique canadien, Je puis toutefois assurer les représentants du Canada que toute quostion relative à la route postale de l'Australie par la voie du Canada et du Pacifique canadien sera examinée avec le plus grand soin,
Sir ALEXANDRE UAMPBEZLL. Jo crois qu'il y & deux propositions de soumises au département des postes ; l’une pour l'Australusie et l’autre pour la Chine.
M, Rea. Non pas,
Le Pr£sipenr. La seule que je connuisso est celle d'un servico entre Vancçouver et Hong-Kong,
Sir ALEXANDER CAMPBELL, Je sais qu'il y a une proposition pour ce service, qui é#erait plus rapide et plus économique que ceux dont a parlé M Hiikes,
M. Raïkes. C'est aller un peau loin; 11 y a lieu de s'attendre copendant que la route pour Ja Chine viâ le Pacifique canadien va être tellement améliorés, en tant qu’il s’agit du transit océanique, que cette question se présentera sous un aspect nouveau; mais jo no suis saisi de rien par tapport à l'Australasie.
Lo PRr£sipenT. Il est assez connu qu'on & demandé une très forte subvention pour la ligne projetée entre Vancouver et la Chine; cette demande a été écartée. Subséquemment, une 1.oindre subvention a été d mandés et le gouvernement impérial n’a pas cru Louvoir l’accueillir. Depuis, le Canada a offert do contribuer quelque chose, et cette proposition est en délibération. Il s’agit toujours de la ligne pour la Chine ; je n'ai vu aucune pièce relativement à une ligne projetée pour l’Australasie,
Sir ALEXANDER CAMPBELL. Peut-être qu’il n’y a pas de pièces. Cependant il
‘est agi d'un tel projet, bien qu’on ait pu ne pas le proposer aux autorités du Postoffice, La première proposition dant vous parlez et qui demandait une subvention de £100,000 a été communiquée. Nous aimerions à avoir l’occasion de discuter les raisons pour lesquelle on se refuserait à favoriser un service de ce genre, particulièrement quand il est appuyé par le Canada, après tous les sacrifices laits par Ce pays pour construire un chemin de fer à travers le continent.
Le PRÉSIDENT. J'espère que vous voudrez bien discuter la question dès à présent, Il est très avantageux qu’elle le soit en présence des délégués australasiens,
Sir ALEXANDER CAMPBELL. Mon ami, M. Fleming, qui est ingénieur, est prêt à entrer dans cette discussion, si nous pouvons le faire sans pa ître nous intrure ou prendre une part indue dans le débat,
Le PRÉSIDENT. Pas le moins du morde, Avec la permission de la conférence, j'inviterai M. Fieming à parler sur la qnestion suivante, savoir: la route projetée au moyen d’one ligne de steamers entre Vancouver et l’Australasie,
M. SANDFoRD FLEMINA. Je demande en commençant votre bienveillente indalgence, Je n'ai pas l'habitude de la parole ; ma mémoire n’est pas sûre; il me faudra donuer des chiffres et citer des autorités, et j'ai cru devoir mettre par écrit ce que j'ai à vous exposer. J'ai consucié quelque temps à l'étude des communications postales et télégraphiques et je profite de la faveur que vous m'accordez d'exposer mes vues à la Conférence.
Lo très honorable PRÉSIDENT dans son discours d'ouverture nous a dit qu'il importe de considérer les communications impériales dans leur ensemble, afin de tendre à un système complet. Je m'inspirerai de cette considération, mais appartenant au Canada, et connaissant la pensée et les espérances du peuple canadien, il est naturel que je vous entretienne plus particulièrement de la positisn du Canada et de ses besoins,
Voyons d':bord quelle est la situation géographique des grandes colonies dotées du self.government; elles sont situées dans trois continents: l’Amérique, l'Afrique et l'Australie. Suivant la manière ordinaire de penser, le Canada, dans l'hémisphère occidental, et l’Australasie duns l’hémisphère oriental, sont aux extrémités opposées do l'empire colonial, et aussi éloignés l’un de l’autre que deux pays peuvent l'être, Nous savons tous aujourd’hui que c’est là une idée errot ée ; ct pendant elle existe et elle est due en grande partie au fait que l’émigration d'Europe prend deux directions opposées ; celle de l'Au-tralasie ou celle du Canada. Les deux courants d'émigration sont ainsi complè ement séparés et les colons d’un continent n’ont aucunes relations sociales, commerciales ou politiques avec ceux de l’autre.
Il y a des gens en Canada, comme 11 y en a aussi, je n’en duute pas, en Australasie, qui ont une idée plus juste de la situation. Ils®nt compris que si l'émigrant qui va d'Angleterre à la Nouvelle Zé ande franchit 150 degrés de longitude à l’est, et que si l'émigrant qui va d'Angleterre au Canada occidental franchit 120 degrés de longitude à l'ouest, ces deux voyageurs, au terme de ieur course, ne sont pas néanmoins séparés par la somme de ces deux distances ; le trajet qu'ils ont accompli les a portés sans doute à 300 degrés l’un de l’autre; mais de fait l'intervalle qui les tépare n’est nlus que de 60 degrés. Ces soixante degrés de longitude, quand on les mesure, donnent un peu plus que la longueur en milles, à cause d’une certaine circonstance ; mais ici l'application de la science vient à notre aide, Si nous avons recours à l'agence de la vapeur et de l'électricité, le peuple d’Australasie et le peuple du Canada peuvent, pour toutes les fins pratiques, devenir voisins. Et pourquoi ne le deviendraient-ils pas dans la mesure que l’art et la science peuvent rendre cela possible ? N'ont-ils pas la même langue, les mêmes lois, les mêmes sentiments de loyauté ?
des In;
E aller d de nou
E nieurs lifax à tique, « essenti
Si.
d'un cH tous ce pire, ‘‘ “ catio:
cite te Reine i
Ur verrem colonie fer qui le gouv
étude d
Jusqu'at
route p'
Jusqu'à
Qu
obtenir
N'ontils pas au fond la même mission dans l'empire extérieur ? Ne pourraientils, en se prêtant appui comme de bons voisins, et en dirigeant leurs efforts vers un but commun, se rendre l’un à l’autre de précieux services? Ainsi unis par les liens de l'amitié, ne constitueraient-ils pas un nouvel élément do force pour la puissance à laquelle ils doivent et 1iment à rendre leur allégeance ? 4 Nous avons donc découvert en Canada que nous #mmes beaucoup plus rapprochés de nos colonies: œurs d'Australasie que nous ne l'avions suppo-é; nous avons 0 aussi réfléchi qu'il n’y a point de terre entre nous et l’Asie ; par delà le Pacifique HET nous regardons vers l'Inde, et la vraie route de l’orient est par l'accident, Pour plusieurs chez nous, ces faits sont des révélations récentes. Je demande de nouveau votre indulgence en commençant à vous exposer, et js vais le faire aussi brièvemont que possible, les circonstances qui ont placé le Canada dans une situation nouvelle, situation par laquelle il ne se trouve plus désormais à la limite extrême du système colonial, mais à mi-chemin entre lex Iles britanniques d’un cô'é et leurs riches colonies et dépendances de l'océan Pacifique et de l’ccéan Indien, de l’autre, Quelques faits et quelques dates suffiront à montrer qne la bienf:isante influence | e.cercée depuis longtemps par le gouverneinent métropolitain sur le peuple des provinces canadiennes a largement contribué aux progrès graduels de l'Amérique britannique, et a permis aux administrations successives d'opérer la consolidation des intérêts britanniques eur le continent occidental, Par nos derniers efforts nous avons réussi à Créer une voie de communication rapile entre les parties éloignées du pays ; des obstucles réputés invincibles ont été rurmontés, et une grande voie ferrée nationale, traversant l'Amérique du Nord dans sa partie la plus large, a é'é établie, et est : destivée, nous le croyons, à devenir un facteur essentiel pour Ja défense et la prospérité future de l’Empire (It Sir Alexander Campbell déploie une carte devant la con- n férence). ; Je citerai présentement quelques faits historiques. Sous le règne de Guillaume IV, le gouvernement métropolitain, désireux de pourvoir à la sécurité âe l'Amérique britannique, accorda une somme de £19,000 pour des explorations en vue d’an chemin de fer de la Baie de Fandy à Québec. L’exploration fat confiée au capitaine Yale, des Ingénieurs Royaux. Cela était en 1836; il y a cinquante ot un ans, En 1#39, le parlement impérial vota un crédit pour une route militaire devant aller du Nouveau-Brunswick à Québec. En 1843, le gouvernement impérial fit faire de nouvelles explorations pour ure route militaire dans le même but, En 1846, le secrétaire des Colonies en exercice, M. Gladatone, adressa aux ingénieurs royaux des iustructions pour une exploration en vue d’un chemin de fer d’'Halifax à Québec. Le gouvornement impérial se préoccupait alors, au point de vue politique, de l'établissement d’une telle vois de communication qu’il regardait comme essentielle pour la défense des possessions de l'Amérique britannique, Sir John Harvey en ouvrant la législature de la Nouvelle-Hcosse en 1847 parle d'un chemin de fer d'Halifax à Québec comme d'un ouvraxe qui ne le cède en rien à tous ceux dont se sont occupées les législatures coloniales des diverses parties de l’Empire, ‘‘et qui tormerait le chaînon le plus important d’une grande voie de communi- - ‘ cation destinés à relier avant longtemps peut-être l'Atlantique au Pacifique.” Je cite textuollement ecs paroles prophétiques prononcées par un représentant de la Reine il y a quarante ans, Une lettre du secrétaire des Colonies en date du 10 mars 1851 porie que le gonverrement britannique regarde comme Liès importante, non soulement pour les colonies intéressées mais encore pour l'Empire, la construction d'un chemin de for qui ouvrirait une ligne de communication sur lo territoire britannique. In 1857, le gouvernement métropolitain envoya une oxpélition d'hommes d neo faire uno étude de l’intérieur de l'Amérique britannique depuis les bords habités da St-Laurent à jusqu'aux Montagnes Rocherses, dans la vue, entre autres choses, de découvrir une ÿk route pour une grande ligne Ge communication à travers le territoire britannique Jusqu'A la côte du Pacifique, 60 Quelques années plus tard, le gouvernement métropolitain prit des mesues pour Obtenir de la Compagnie dela Baie d'Hudson la cession de ses droits territoriaux, et
EE ————— — - = - — = . nm ——— |
engagen la province du Canada à acquérir ces droits et à étendre son autorité sur In vaste 1égion occupée pur les tribus épurses do Sauvages,
En 1867, le parlement impérial passa un acte qui unit les différentes provinces de l'Amérique britannique et créa le Dominion de Canada, T/ane des conditions essentielles de l'union fut que lex provinces confédéiées construiraient un chemin de fer d'Halifax à Québec, le gouvernement impérial devant prêter kon aide en garantissant l'intérét du coût des travaux pour une somme de trois millions (£3,000,000). Uno autre disposition de l’Acte de l'Amérique britannique du Nord prévoit l'entrée de la Colombie Britannique duns la Confédération et la construction d'un chemin de fer à travers le continent jusqu’à la côte du Pacifique,
Ce brief exporé historique fait voir que le gouvernement métropolitain a veillé avec une #ollicitude constante sur les intérêts impériaux dans l'Amérique du Nord ; qu’il a toujours attaché la plus grande importance à l'établisssment de moyens faciles de commurication : 1° entre les forteresses d'Halifax et de Québec, distantes l’une de l'autre de 700 milles; et 2° entre Québec et la côte du Pacifique, distance de 3,100 milles; que le Canade, pour répondre aux désirs et aux besoins de l'Empire, a entrepris la tâche de créer ces grandes voies de communication et #’y cat dévoué avec per. févérance jusqu'à ce jour.
Il ne faut pas perdre de vue que la population du Canada est relativement peu nombreuse ct qu'elle +6 trouve principalement dans les anciennes provinces. Cette population a fait une dépense énorme pour vaincre de formidab'es obstacles afin d'ouvrir à la colonisation la région fertile nouvellement acquise, Lea tribus indigènes ont été cuuso aussi de bien des difficultés et des dépenses; muis la plus grande et la plus dispendicuse de toutes nos entreprises a été le chemin de fer transcontinen- {al; nous l'avons exécutée avec Ja conviction qu'elle servirait lea intérêts généraux de l'empire et contribueruit à sa consolidation et à ses moyens de défense. Aujourd'hui, une ligne ininterrompue de chemin de fer s'étend en territoire britannique d’Halifax à la côte du Pacifique. Le chemin du Pacifique a été ouvert à la circulation l'année dernière. Quelques jours après que le dernier rail eût été posé, une consignation de munitions navales fut expédiée d'Halifax à la station de Ja flotte du Pacifique reptentrional, Le transport sur le chemin, qui n’était pas alors parachevé, fut de sept jours et quelques heures, du bord de l'Atlantique à Eequimalt, [1 eût fallu trois mois pour expédier par navire ces munitions À destination, Voilà un fait bien éloquent et qui démontre l’immerse valeur politique du chemin de fer canadien Par cette ligne la station navale Ja plus élcignée dans la colonio la plus lointaine de l'Empire ne 8e trouve plus qu’à deux #.:maines à peu près de Portemouth,
Je re m'étendrai pas ici sur l'importance navale et militaire, commerciale et politique du chemin de fer Canadien du Pacifique. Les plus hautes autorités d’Angleterre ont reconnu sa valeur pour l'Empire tout entier, Je désire seulement appeler l'attention sur le fait qu'il est le produit d'une politique inaugurée par le gouvernement métropolitain qui n’a cessé de l'inspirer au Canada, Cette grande voie impériale est l’œuvre d’un demi-siècle ; elle a été établie par le peuple canadien sans qu'il en ait rien coûté à l'Angleterre, La dépense faite par le gouvernement métropolitain pour ‘les explorations préliminaires de la ligne entre les forteresses d'Halifax et de Québec ont même été remboursées. Le transcontinental a entraîné une dépense do £4,000,000, dent £24,000,000 (le chiffre exact est £22,966,000) ont été payés par le gouvernement du Canada en subventions on sans prévision de remboursement,
Le Canada ne demande à être déchargé d’avcurne des obligations qu’il a contractées ; il fournit À la défense commune ses dispendieux travaux qu’il désire voir utiliser de la mariôre la plus avantageuse pour l'Empire.
Le chemin de fer qui traverse le Canada peut de suite servir pour divers objets d'ivtérêt impérial. Je puis mentionner les trois suivants :
1. Comme route postale er à voyageurs d'Angleterre aux colonies australasiennes,
2, Comme route postale et à voyageurs d'Angleterre à l'Asie,
3, Comme route télégraphique sous la protection du drapeau britannique depuis Londres jusqu'aux colonies se gouvernant elles mêmes et jasqu'à l'Inde,
D possib Vous + à la flc
[0] dental spécial seurs, « des nur postal immen ployés
d'Augti:
présent crBot À 168 eau:
d'aband £{urer u
Le:
4 BRCS sur le F plus élo mençon steamer m'enten +6 rédui proporti nous att
Av l'Empire rable, to intimes création
pourrait Canada nements nouveau prédomi ét bien « rendant vous le projeté.
Le] était d'al mäaines Sir de l'amir Le äCcepter Sir Le | mêmes cd dix année Sir Le P
mensuel
Juis
Dans votre discours d'ouvertures, M, le Président, vous avez fait al:usion à la possibilité de renforcer la flotte avc: des vapeurs rapides de la marine marchande. Vous avez dit qu'il serait trè4 désirablo, on cas do guerre, d'avoir le moyen d'ajouter à la flotte des croiscurs rapides qui recevraient un armement tout prêt,
On propose la création d'un service postal partant de Vancouver, terminus occidental du chemin de fer canadien du Pacifique, au moyen de bâtiments très rapides, spécialement construits pour répondre aux conditions que l’amirauté exige des croiseurs, et offrant les meilleurs aménagements pour les voyageurs. Il est cluir que des navires de ce genre, en nombre suflisant pour l'exécution d'un double service postal sur le Pucifique, et disponibles comme croiseurs armés, seraient d'un immense avantage en cas d’hostilités, tandis qu'en temps ordinaire ils #8raient employés activement au développement du commerce,
Avec cos puissants vapeurs, le transport des malles d'Angleterre aux ports d'Australie et d'Asie 80 feruit en beaucoup moins de temps et à moins de frais qu'à présent ; il est hors de doute que l'établissement d'un tel service donnerait un nouvel ce8or À l’activité commerciale et serait utile nux intérêts généraux de l'empire dans les eaux du Pacifique, Pour établir la nouvelle route postale, il n'est pas nécessaire d'abandonner les anciennes, mais il importe de ne pas perdre de temps avant d'inaugurer un service qui promet tant pour l'avenir,
Les colonies sont familières avec 14 marcho du progrès; mais toute chose a #es commencoments ; il faut d'ubord #emer, Si l'on ne peut avoir de suite sur le Pacifique un service d'aller et retour hebdomadaire, ayons uno ligne à départs plus éloignés, S'il n'est pas posrible d'avoir cinquante.deux départs par année, commençons avec vingtsix. Mieux vaut commencer par un service bi-moensuel avec des steamers de première classe que de n'avoir point de service, Plusieurs de ceux qui m'entendent 86 souviennent bien du temps où le service entre l'Europe et l'Amérique re réduisait à uno ligne de petits vapeurs partant tous les quinze jours, Quelles proportions gigantesques ce service n'at-il pas prises depuis ? Ne pouvons nous pas nous attendre 4 des résultats identiques sur le Pacifique ?
Avec des lignes améliorées de communiation postale sur le Pacifique, l'Empire pourra tirer avantage des facilités que lui offre le Canada, Il est très désirable, tout le monde l’admet, que des relations commerciales et des rapports plus intimes s'établissent entre les grandes colonies représentées dans cette chambre. La création d’un service postal direct fera nsître un commerce qui, en quelques années, pourrait prendre des proportions dont on n’a point d'idée aujourd'hui, Le peuple du Canada verrait avec une grande satisfaction le gouvernement impérial et les gouvernements des colonies australasionnes coopérer aux eflorts qu'il fait pour ouvrir de nouveaux champs au commerce, efforts tendant à affermir les intérêts et à établir la prédominance britanniques. C'est là une question pratique qui nous concerne tous, et bien que le Canada ait sur ses seules ressources dépensé une somme énorme en rendant possible la nouvelle route postale impériale, il est encore disporé, comme vous le dira Sir Alexander Campbell, à donner une aide n‘iable pour le service projeté.
Le PrésipenT, Par rapport à la ligne de Vancouver à la Chine, la proposition était d'abord, si je ne me trompe, d'établir un service d'aller et retour de trois remaines en trois semaines, moyennant une subvention annuelle de £100,000 ?
Sir ALEXANDER CAMPBELL, Oui, avec des croiseurs construits #Ous la direction de l'umirauté,
Le Pn£ésirenT. Le gouvernement canadien s'est toujours montré disposé À äccepter cette condition.
Sir ALEXANDER CAMPBELL, Toujours,
Le Présibenr, Il s'est #gi ensuite de substituer un service bi-mensuel, aux mêmes conditions et pour la méme subvention de £100,000, le contrat devant courir dix années à compter de mai prochain,
Sir ALEXANDER CAMPBELL, Oui,
Le Présipenr, Kt de mai 1867 à avril 188*, on proposait un service provisoi » mensuel moyennant une subvention de £60,000,
Sir ALEXANDER CAMPBELL, Dont le gouvernement canadien était prêt à contribuer le quart, je crois.
Le Pr£sIpEenT. Des 860,000 ?
Sir ALEXANDER CAMPBELL. Je crois que oui; mais je puis me tromper.
Le PRÉYIDENT. Ce n’est pas, je crois, ce qui nous à été représenté, On nous a dit qu’on nous demandait une subvention de £60,000, et on supposait que le gouvernement canadien consentirait à contribuer à cette subvention de £60,006.
Sir ALEXANDER CAMPBELL. C’est cela, je crois.
Le PRÉSIDENT. Et après les ouvertures qui lui ont été faites, le gouvernement canadien a finalement refusé de contribuer,
Sir ALEXANDER CAMPBELL, Cela ne me semble pas exact, Le gouvernement canadien a refusé de contribuer à la subvention de £100,000 ; mais à cause des hésitations qui se sont produites ici, il est convenu de contribuer à la subvention moindre pour le service mensuel.
Le PRÉsipENT. Ce point demande à être éclairci. Il a d’abord rofasé de contribuer même à la subvention de £60,090 ; mais aujourd'hui la proposition soumise au gouvernement impérial porte que le gouvernement canadien contribuera £15,000 sur les £60,000, laissant une balance de £145,000.
Sir ALEXANDER CAMPBELTL. C'est cela Nous avons toujours refusé de contribuer à la subvention de £100,000, parce qu'après avoir fourni une somme de £25,000,000 pour le chemin de fer du Pacifique, nous pensions avoir contribué pour tout l’ensemble du système, et nous nous refusions naturellement à fournir davantage, Plus tard, à cause des difficultés qui se sont présentées, nous avons pris la résolution de contribuer à l’entreprise plu:ôt que de la voir manquer.
Le P:£sIpENT. Vous parlez de la ligne pour la Chine.
Sir ALEXANDER CAMPBELL. Oui, sauf erreur; je n'ai point vu les papiers.
Le PRÉSIDENT. Les observations de M. Sandford Fleming portent sur l'utilité générale d’une ligne soit pour la Chine, soit pour l'Australie.
Sir ALEXANDER CAMPBELTL. Oui, La question en est là. Tout co que j'ai est un télégramme de sir John Macdonald me disant que le gouvernement canadien contribucrait notablement (la somme n’est pas mentionnée) pour un service avec J’Avstralie, et contribuerait £15,020 sur les £60,000 pour un service mensuel de Victoria à la Chine.
Sir SAMUEL GRIFFITH. Contribueriez-vous pour le service avec l'Australie ?
Sir ALEXANDER CAMPBELL. Oui, la somme n’est pas mentionnée, mais le gouvernement canadien contribuerait une somme notable pour un service avec l'Australie,
Le PrésipenTr. Nous avions pensé qu'il était possible que le gouvernement canadien contribuerait pour un service À vapeur sur le Pacfique, Eu murs, je télégraphiai pour connaître les intentions de ce gouvernement; la réponse fut qu'il n'était pas disposé À contribuer ; plus tard, il se déclara prêt à contribuer £15,000.
SIR ALFXANDER CAMPBELI. Je crois qu’il y a erreur sur Co point, Ja réponse portait un retus de contribucr à la subvention de £!90,000. C’est ce que nous entendions.
M. Raïkes, Aurons-nous quelque proposition explicite pour un service postal avec l'Australie par la voie du Pacitique Canadien ?
SIR ALEXANDER CAMPBELL. Je pensais qu'une proposition do ce genre vous avait été faite; je verrai qu’elle vous soit faite.
M. RaïkEs. Cette proposition m'intéressera beaucoup et je la recevrai avec plaisir le plus ôt possible
SIR ALEXANDER CAMPBELL, On m'a paseé ce 1 un mémoire où il s’agit d’une soumission qui vieuv d'êlre faite.
Le Présibenr. La réponse télégraphiéo dout jo viens do parler, mentionne Æ£60,000.
Sir ALEXANDER CAMPBELI, Alors, jo me suis trompé. Jo pensais que lo refus do contribution n'avait ra port qu'à la subvention de £100,000,
Le P“£sibENT, Voulez-vous nous cite” quelque chose du mémoire que vous avez reçu ?
la No
Ê chose
S la sais mais ( les tre dans | et d’O
d’anné du froi Si
ver.
alie, ent
)nno efus
ous
SIR ALEXANDER CAMPBELL. [1 expose comment les sommes à fournir devraient être partagées entre le gouvernement impérial, la Nouvelle-Zélande, l'Australie et le Canada. ‘Gouvernement impérial. (a.) Fonds des Croiseurs armés—Les cinq navires auraient droit, à cause de leur rapidité et de leur construction, aux arrangements convenus avec les Compagnies Cunard et White Star, (b.) Service postal, Le transport des malles pour ls Nouvelle-Zélande et l'Australie entre Londres et San Francisco par le présent ser ice mensuel américain, a coûté, dit-on, en 1885-86, £16,609. Oa propose aussi de faire une livraison semi-mensuelle à Fiji. Nous ne pouvons nous expliquer pourquoi on paierait cette somme pour un service passant par les Etats-Unis, quand nous pouvous avoir un service tout aussi efficace en passant par notre pays. Le mémoire ajoute qu'en 1885, le maître général des postes de la Nouvelle-Zélande a donné l’état suivart de ce qu'a coûté à la colonie le service mensuel par le Pacifique.
£ 8 d, DDVONTION sésdorsisessisemsessunenesticsncvisunte. : FTOS 0 4 Bonus aux entrepreneurs ss sus s sossores 3,030 6 8 Droits d'éclairage... ve ssonoseoor ces 663 0 0 Agents inter-provinciaux, etc... sono seososssse 6,796 8 1
Total iscassessccésécecé sas odéscsesces 40,287 15 1
On croit que le projet canadien procurerait à la Nouvelle-Zélande un service postal bi-mensuel qui lui coûterait moins cher que son service mensuel actuel disjoint, en y comprenani une subvention de £5,000 (ou toute autre somme moindre jugée sufisante) pour le service accessoire entre Auckland et Suva, Fiji, Le montant payé pour cette ligue mensuelle est de £1,690 par année. Le mémoire est long et continue sur ce ton,
Le PRÉSIDENT, Y a-t-il quelque objection à ce que nous le fassions imprimer.
Sir ALEXANDER CAMPBELL. Vous pouvez le faire imprimer.
Le PRÉSIDENT. Je suppose que la proposition n’a pas été faite formellement à la Nouveile-Zélande,
Sir SAMUEL GrirFitx, Les colonies australiennes aimeraient à connaître quelque chose de la route du Pacifique Canadien comme route pour les voyageurs en hiver ?
Sir ALEXANDER CAMPBELL. C’est une très bonne route pour les voyageurs dans la saison d'hiver. On vous a probablement parlé de retards causés par les neiges ; mais en général ces retards sont peu de chose. Cet hiver, à Monckton, près d’Halifax, les trains ont été arrêtés trois ou quatre jours. D’ordinaire, il y a moins de neige dans les vastes régions de l'Ouest où passe le Pacifique que dans les régions d'Halifax et d'Ottawa.
Sir SAMUEL GRiFrITH. Quel est le degré extrème de froid ?
Sir ALEXANDER CAMPBELL, La moyenne du froid n'est pas très élevéo. On voyage en wagons couverts, pourvus de poëles ; on n’y souffre pas du froid le moins du monde; on y a autant de confort que nous en avons dans cette Chambre,
M. Deakin. Vous ne sentez pas le froid dans les wagons ?
Sir ALEXANDER CAMPBELL, Pas du tout. Quelquefois le thermomètre descend à 40°, 44°, ou 46° (au plus) ; mais cela n'arrive que de temps à autre.
M. SanproRD FLEMING. On peut voyager en hiver dans les wagons par un froid de 60° degrés. En été, la chaleur n’est pas aussi forte que sur la mor Rouge; mais il fait passablement chaud. On peut déjeuner et dîner dans les wagons très confortablement ; on peut même y prendre son bain, si on le veut,
Sir ALEXANDER CAMPBELL. M, Fleming et moi nous avons vécu une soixantaine d'années en Canada et nous n'avons pas l’air,ce me semble, d’avoir beaucoup souffert du froid,
Sir AMBROSE SueA. Les voyageurs sont bien plus exposés à souffrir de la chaleur dans les voitures de chemins de fer,
Le PRÉs1bENT, Ce mémoire est très important; il intéressera les délégués d'Australie parce qu'il expose les avantages que retirerait l’Austrslie de l’établisse-
ment de cette ligne. Nous ferons bien de le faire imprimer—Alors, Si: Alexander, vous voudriez bien répondre aux interrogations que désireraient vous faire certains délégués ?
Sir ALEXANDER CAmPRELL, Je le ferai très volontiers. Je puis dire, avec déférence pour chacun, qu'on ne 8e rend pas bien compte des avantages de la route, de la salubrité du climat et des choses auxquelles Sir Samuel Griffith a fait allusion. Vous croyez le climat bien plus dur qu’il ne l’est, et les voyages bien plus pénibles qu'ils ne le sont en réalité,
Sir PArRIOK JENNINGS. Quelle est la longueur totale de la ligne ?
Sir ALEXANDER (AMPBELL, La longueur totale de la ligne, d'Hlifax au littoral du Pacifique, est de 4,000 milles à peu près.
Sir Parriox JENNINGS. Est-il vrai qu'il tombe moins de neige à la latitude du Pacifique Canadien qu’à la latitude moins septentrionale de la ligne américaine ?
Sir ALEXANDER CAMPBELL, (C'est le cas, Nous en avons cette preuve que dans l'Ouest Canadien on peut hiverner le bétail dehors, tandis qu’on ne le peut dans les Etats du nord, situés au sud de nous. Dans notre Nord-Ouest, de grands troupeaux
assent tout l'hiver dehors; ils trouvent leur nourriture en grattant la neige dont "herbe est couverte.
M. Sanprorp FLEmING. Cette différence dans la quantité de neige s'explique
aisément : du côté des Etats-Unis, le pays est beaucoup plus élevé; nous sommes à une moindre altitude.
Le PRÉSIDENT. Je crois que nous avons suffisamment discuté la question postale. Nous aborderons demain celle des communications télégraphiques. Plusieurs messieurs désirent exposer leurs vues à la conférence sur différentes lignes de télégraphe. M. Pender serait très heureux d'assister à la séance ainsi que M. Finch Hatton qui s'intéresse à un projet pour l'établissement d’un câble entre Vancouver et l'Australie. Quelle est l’opinion des délégués : veut-on entendre M. Pender, qui aune connaissance très étendue des communications télégraphiques, ou veut-on entendre M, Finch- Hauton, qui est le président d’une nouvelle compagnie en formation ? Nous avons peu de pièces devant nous; la seule qui ait encore été distribuée est relative au câble projeté entre le Canada et l'Australie; elle contient une lettre de M. Pender qui combat la proposition et expose ses propres vues. Afin donc de nous mettre parfaitement au fait de la question, nous devons, il me semble, appeler ici M. Pender, qui connait à fond tout ce qui concerne les différentes lignes, La conférence ne voudrait pas qu'on favorisâät un projet au détriment de l’autre; elle doit vouloir qu'on lui soumette toutes les propositions pour les examiner et les discuter,
Sir ARTEUR BLyYTrH, Nous ne devons pas entendre M. Pender sans entendre aussi M. Finch-Hatton.
Le PRÉSIDENT. Je crois qu'ils doivent être appelés tous les deux à exposer leurs vues à la conférence.
M. Hormeyr. Je voudrais qu'ils fussent invités à faire u” exposé, mais je n'aimerais pas que la discussion eüt lieu en leur présence.
M. DEAKIN. Cersainement que si nous faisons venir l’un, nous devons aussi faire vonir l’autre, Mais ne vaut-il pas mieux pour cette conférence procéder sur des pièces que discuter avec des personnes ?
Le FRÉSIDENT. Je crois que nous devrions appeler ici ces messieurs,
Sir F, DILLON BELL. Je demande la permission de déposer un mémoire de Sir Julius Vogel, qui a été maître général des Postes de la Nouvelle Zélande, sur la quostion des communications télégraphiques.
Le PRÉSIDENT, Vous voudrez bien déposer cette pièce demain, et nous la ferons imprimer.
Etes-vous d'avis, messieurs, que je me mette en communication avec M. Pender et M. Finch-Hatton ?
Sir JOHN Downer. Je crois que non; mais si nous appelons l’un, il faudra appeler l’autre, Il vaut mieux, ce me semble, discuter la question entre nous ; si, au cours du débat, il paraissait que nous eussions besoin de M. Pender et de M, Finch-
Silvert soigne!
tage,
Sir adminis J'aimer
Hatton, nous les ferions venir, Pour nous en tenir au mode de procédure que nous avons suivi jusqu'à présent, la discussion doit se faire d’abord sans que ces messieurs soient présents,
Le Présipenr, Mon intention n'a jamais été de les faire assister ou prendre part à la discussion, mais simplement de les faire comparaître, au cours de la discustion, afin que les délégués puissent, pour leur propre satisfaction, les interroger et obtenir d'eux des renseignements. Nous pourrions alors demander à ces messieurs de faire un exposé par écrit, s'ils le voulaient,
M. DEaxiN, Co que j'ai suggéré, c'est d'avoir en premier lieu un exposé par écrit ; si nous n’y trouvions pas tous les renseignements que nous désirons avoir, nous nous adressions alors aux personnes.
Le Pr£sIDENT, Nous aurons demain une discussion sur les télégraphes ; nous n'avons qu’une seule pièce imprimée ; après la discussion, nous pourrions appeler M. Pender et lui demander s’il a quelque papier à nous soumettre,
Sir SAMUEL GRirrirx, Nous ne sommes peut-être pas assez bien renseignés srr le sujet, Nous avons reçu plusieurs 3ommuaications de M. Pender, mais je ne suis pas convaincu que 8es vues sont correctes, J'aimerais à en savoir plus long ; j'aimerais à entendre ce que d’autres ont à dire,
Le PR£srDENT, Tout considéré, il vaudrait peut-être mieux appeler M. Ponder et M. Finch-Hatton, N'y a-t-il pas une autre compagnie de télégraphe, la compaguie Silvertown ? Elle aimerait peut-être à être représentée, Nous avons très peu de renseignements sur los télégraphes ; les délégués aimeront, je crois, à en savoir davantage.
M. DEaxiN. La question a été discutée par M. Downer et les deux maîtres généraux des Postes.
Sir Joun Downer. Que ces messieurs viennent; ils diront ce qu’ils ont à dire, et nous discuterons après qu’ils se seront retirés. Je n’ai aucune objection à cela,
Le PrÉsIDENT.—Et nous pourrons ensuite décider, conformément à notre règlemoeut, si nous devons faire imprimer leurs papiers.
Sir SAMUEL GRIFriTH. Par exemple, M. Pender prétend que pour la bonne
administration du service télégraphique avec l'Australasie, le monopole est essentiel, J'aimerais à savoir pourquoi.