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P. X D’après les réflexions du journal de Paris, où M. de Condorcet dit que nous avons emprunté la peinture de Venus pour seduire Jupiter, m’ais qu’il nous répondra tel est l’arret des destinées ; le député préjugé un décret de destruction. Est-ce bien de le dire avant le Sénat de la France ! Sera-ce un bien de nous détruire l Sur cela je me tais
Cependant, i’ Académie survivait aux coups de ses adversaires, mais les trois cents artistes de la Commune des Arts avaient obtenu gain de cause pour le Salon. Cette fois il s’agissait d’obtenir que les travaux donnés par la Nation, dans toute l’étendue du royaume, le fussent non plus aux privilégiés de l’Académie, mais aux artistes qui auraient fait leurs preuves dans un concours public. Une première pétition, puis une seconde firent connaître à l’Assemblée Nationale les desiderata des intéressés. Les artistes se plaignaient vivement que les anciens abus ne lussent point détruits, et que f on eût confié des travaux en dehors de tout principe d’égalité : la décoration du Panthéon, par exemple, l’église du Saint-Sauveur, la décoration du Tribunal de Cassation, la statue de Washington, etc., autant de commandes données directement, et comme si les privilèges n’avaient pas été abolis. Quatremère avait pourtant promis de présenter la défense des artistes pétitionnaires, mais, trop occupé ailleurs , il ne paraissait pas en avoir pris grand souci, et les membres de la Commune des Arts le constataient avec quelque amertume. Ils demandèrent enfin à f Assemblée Nationale par «une loi fondée sur l’intérêt general», d’établir «un mode de concours qui donne à tous les citoyens un même droit aux travaux publics ».
En attendant, la Commune des Arts se basant sur la loi qui
Arch. nat., F”“ 1065.