‹ Procès-Verbaux de la Commune générale des arts de peinture, sculpture, architecture et gravure (18 juillet 1793--tridi de la 1re décade du 2e mois de l'an II) et de la Société populaire et républicaine des arts (3 nivôse an II--28 floréal an III) :publiés intégralement pour la première fois avec une introd. et des notes /par Henry LapauzeChapitre 18 sur 125 · XXXIX )*CH · texte numérisé non relu

XXXIX )*CH

La Commune Générale des Arts fut plus d’une fois sollicitée d’avoir à se prononcer implicitement contre l’ancienne Académie Royale^*^, notamment quand on voulut que les professeurs de l’Ecole fussent ipso facto remplacés. Elle s’y refusa en passant à l’ordre du jour. On la voit se préoccuper aussi de la question des modèles, qui réclament des appointements plus élevés et un logement au Louvre. Elle se défend de toucher à des droits acquis quand on veut la pousser à protester contre Hue, à qui on a confié les tableaux des ports de France, et elle répond par un refus au Lycée des Arts qui voudrait entrer en relations avec elle, ce Lycée s’occupant surtout de «ses propres intérêts». Enfin, quand on demande que le public soit admis aux séances, disant que les autorités s’alarment de ces réunions trop fermées, contrairement à la loi, la Commune s’étonne d’abord, puis elle déclare que le public ne sera pas admis. Mais c’est donc une Académie !

Le jeudi 8 août 1 793 , la Convention Nationale décrète que «toutes les Académies et Sociétés littéraires, patentées ou dotées par la Nation, sont supprimées «.Voici une lettre de Grégoire, que nous avons trouvée aux Archives nationales (F” 1097) :

Paris, 6 août 1 793 , l’an 2' de la republique Françoise.

Citoyen ministre.

Je suis chargé d’un rapport sur les academies; le comité d’instruction publique (lésireroit qu’il fut présenté à la convention

n"’® avant la fête du dix août, peut-être existe-t-il dans vos bureaux des renseignemens sur le nombre des academies ou sociétés établies par lettres patentes, ou sur les revenus certains ou approximatifs de ces Sociétés, je vous prie de donner des ordres pour me les procurer, et s’il étoit possible qu’aujourd’hui soir j’eusse réponse à cet egard, vous m’obligeriez sensiblement. Je recours avec confiance au patriotisme et à la complaisance du citoyen ministre, que je salue cordialement.

Grégoire.

Le citoyen Garat, ministre de l’intérieur.

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