‹ Procès-Verbaux de la Commune générale des arts de peinture, sculpture, architecture et gravure (18 juillet 1793--tridi de la 1re décade du 2e mois de l'an II) et de la Société populaire et républicaine des arts (3 nivôse an II--28 floréal an III) :publiés intégralement pour la première fois avec une introd. et des notes /par Henry LapauzeChapitre 19 sur 125 · HISTORIQUE DE LA COMMUNE DES ARTS · texte numérisé non relu

HISTORIQUE DE LA COMMUNE DES ARTS

lo septembre 1793-tridi de la i'® décade du 2* mois de l’an 11

[24 oct. 1793].

La Commune Générale des Arts a-t-elle le sentiment qu’on la tient à l’œil î Se juge-t-elle perdue si elle ne se fait modeste, petite, toute petite! Le 10 septembre 1793 elle redevient la Commune des Arts. En perdant un mot elle ne change pas de caractère, et, visiblement, elle est de plus en plus académique. L’examen des procès-verbaux suffit à le prouver.

Ce meme jour, 10 septembre, la discussion s’ouvre sur le point de savoir ce que sont devenus des papiers qui intéressent la Commune des Arts, depuis l’origine. On a vite fait de généraliser et on décide que ces papiers on les réclamera aux présidents, secrétaires, etc. de la Commune, et, par extension, de toutes les Sociétés qui intéressent les arts. La Commune a la prétention, qu’elle ne cache plus, d’être seule à représenter la collectivité des artistes. Garnerey, qui a joué un rôle dans la première Commune des Arts, offre de remettre les pièces qu’il a conservées, et qui formeront le fonds des archives. Alors l’assemblée décide qu’on exigera de Mouchet, par tous les moyens, qu’il imite le civisme de Garnerey. Voici quelle signification sera faite aux intéressés: «L’assemblée générale de la Commune des Arts a arreté que les procès verbaux, mémoires et toutes autres pièces concernant les arts qui sont actuellement entre les mains des différents citoyens qui ont été Presidens, secrétaires ou archivistes dans les assemblées de la

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