XLI
Reunion des artistes sons quelque dénomination que ce soit, depuis le commencement de la Révolution, seront remis à l’archiviste de la Commune des arts élu au scrutin en vertu de sa deliberation du i o septembre. »
Un archiviste est nommé. La Commune des Arts ne s’en tient pas là ! Elle entend que rien de ce qui concerne les artistes ne soit réalisé sans son concours officiellement réclamé par la Convention ou par le Comité d’instruction publique. Au besoin, elle rappelle son existence par l’envoi de délégués, et il n’est pas une séance où des commissaires ne soient nommés, avec des missions déterminées. Les démagogues y trouveront, du reste, à redire, et ce mot est prononcé par Miger à propos de certains commissaires : «C’est une petite Academie déjà formée au milieu de la Commune. . . « (séance du 13 septembre). Il s’agit de juger des concours pour les prix de l’année : si c’est une commission qui les juge, «l’intrigue et la cabale» auront beau jeu. Que la Commune tout entière soit appelée à se prononcer. D’abord, sur quels principes se basera-t-on! Que la Commune décide qu’il y a des principes immuables. Et, en effet, plusieurs séances sont consacrées à la discussion des principes de l’art, discussion confuse où tous les lieux communs surgissent dans le tumulte d’une assemblée, animée sans doute de bonnes intentions, mais médiocrement préparée.
Naturellement, les incidents naissent à chaque instant, et la séance du i 8 septembre, que préside Allais, est troublée par un «membre» qui s’exprime avec trop de vivacité, et contre lequel on réclame la censure. Enfin, on adopte les définitions suivantes :
«La Commune des Arts considérant que pour parvenir à obtenir un jugement simple et motivé sur les productions des Beaux Arts qui ont le dessein pour base et l’imitation