XLII
de ia nature pour but elle devoit avant d’en regler le mode reconnoître en principe ;
i" Que les arts sont une des branches essentielles de l’instruction publique ;
2" Que le but des arts du dessein est de toucher au cœur, de parler a l’âme, d’eclairer l’esprit en charmant les yeux;
3" Que les arts doivent imiter la natûre dans ce quelle offre de plus beau;
4” Que la peinture, la sculpture et la gravure peuvent rendre toutes les nuances des passions qui agitent l’homme;
5® Que l’architecture doit donner a chaque monument un caractère telle qu’a son aspect on reconnoisse l’objet pour lequel il est édifié ;
6° Que les monuments des arts sont les témoins irréfragables de l’histoire. »
Au surplus, cela ne satisfait pas tout le monde, et, à la séance qui suit, on entend la réclamation d’un sociétaire qui se plaint de ce que «quelques membres doués d’un organe plus imposant et d’une constance plus soutenue parviennent à lasser l’assemblée et à lui faire adopter leurs idées ».
Pour ce qui est du jugement, on arrête que «les diferens ouvrages mis en concours seront jugés par tous les membres composant la Commune des Arts, qui seront convoqués à cet effet ».
Mais comment jugera-t-on î' Une commission préparera-telle le travail! La Commune se prononcera-t-elle en assemblée générale, sans étude préalable, et seulement en écoutant la voix de l’opinion publique, admise à l’exposition des œuvres! Pourquoi ne pas charger quelques sociétaires du travail préliminaire! La Commune doit s’entourer de toutes les garanties, en appeler à toutes les lumières, etc. « 11 s’agit ici d’analyser et