XLIV
plomes auxquels sont attachés l’effigie et la signature du cidevant roi, soient brûlés sur la loi qui exige que toutes ces effigies seront détruites. »
L’exemple de Lebrun est immédiatement suivi par Moreau le jeune, De Wailly, Houdon, Miger et Lagrenée l’aîné euxmêmes, suivis par Régnault, De Machy, Corneille Van Spaendonck, Lagrenée jeune, Suvée, Vincent, Boizot, Van Loo, les citoyennes Vien et Guyard, etc. «Le citoyen Greuze^'^ déclare qu’il n’a jamais eu de patente. »
Le piquant de l’aventure, c’est que la Commune des Arts décida que les anciens académiciens devraient personnellement faire remise de leurs diplômes ou déclarer par écrit que ces diplômes avaient disparu. Dans tous les cas, on n’admettrait pas la remise indirecte : ainsi Lebrun, malgré le baiser fraternel du président, doit reprendre les diplômes de sa femme, laquelle devra écrire à la Commune qu’elle lui en fait abandon. Mais brûlera-t-on les diplômes! Les enverra-t-on au ministre de la guerre pour qu’il en fasse des gargousses! Les portera-t-on solennellement à la barre de la Convention!
Un autre incident se produit qui a trait à la caisse de la cidevant Académie. On a supprimé l’Académie, mais la caisse reste, et la Commune des Arts la réclame. Le Comité d’instruction Publique la lui donne. Et comme on propose que, lorsque les scellés seront levés, il soit procédé à la distribution des médailles, quelqu’un, remarquant qu’elles sont à effigie royale, demande qu’on les porte à la Convention. Mais un des
Nous avons retrouvé le brevet d’académicien de Greuze aux Archives nationales. Il est daté du 23 août 1769, signé Lemoyne, Caffieri, visé par Dumont Le Romain et porte la signature : « Par l’Academie, Cochin. «
(F”* 1064.) Dans le même carton est le brevet de Hestout, daté du 25 novembre 1769, qui porte les mêmes signatures, sauf celle de Caffieri, qui est remplacée par celle de L. Lagrenée.