LXIII
d’avoir crié trop haut qu’il boirait la ciguë avec son ami Robespierre. David se défendra et il ne boira pas la ciguë puisque, aussi bien, il jettera Robespierre par-dessus bord, non sans quelque apparence de lâcheté. Mais son rôle actif est fini pour quelques années, et il ne faudra pas moins que Brumaire et la proclamation de l’Empire pour redonner à David la première place qui est la sienne au premier rang.
Nos Procès-Verbaux se présentent avec une lacune de deux mois : Thermidor et Fructidor de l’an ii manquent. C’est plus que fâcheux, car nous sommes privés de la présidence de Détournelle, qui ne fiit jamais l’ami de David, ce qui permet de penser, sans calomnie, qu’il dut donner sans doute parfois aux débats une certaine physionomie. Nous savons cependant qu’on expulsa Wicar de la Société Républicaine, ce qui ne surprendra pas, étant donnée f amitié qui le liait à David. Lesueur fut également rayé de la liste des sociétaires à la même époque, et nous en trouvons la preuve dans les procès-verbaux qui nous sont parvenus.
La Société Républicaine discute sur les arts en général et on la voit s’assagir de plus en plus : la réaction thermidorienne produit son effet. Elle réclame des pensions pour les veuves des artistes, elle félicite Grégoire et la Convention, elle vote adresses sur adresses, décide de recevoir les femmes artistes, reprend sa discussion sur le costume français, déclare que f allégorie est utile à l’éducation artistique du peuple , etc. , et enfin demande à Sergent, qui est là, si David n’y est plus, de défendre les intérêts des artistes au Comité d’instruction publique.
Le Muséum des Arts ayant été réorganisé par la Convention, un membre de la Société Républicaine, qui se rend très bien compte de tout le parti qu’on en peut tirer pour l’éducation
COMMUNE DES ARTS