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On reprend ensuite la discutlon ajournée sur la pétition que la société se propose de faire à la Convention Nationale. Un des rédacteurs en donne lecture, mais bien que le préambule demandé par la Société n’y soit pas encore on la trouve trop longue, et l’on propose de la réduire à ce qu’elle etoit primitivement, en réservant pour une autre les propositions de Balzac et le travail de Destournelles. Un membre observe qu’il ne faut pas écarter de la pétition l’invitation a la Convention d’ordonner le tirage et l’envoi dans les départemens d’un certain nombre d’épreuves des différentes planches qui sont enfouies dans divers dépôts, attendu que c’est le vœu du Comité d’instruction publique. Un autre membre demande que la pétition soit imprimée et distribuée, mais l’assemblée, sans donner de suite à cette proposition, arrête seulement que la pétition sera réduite à ce qu’elle étoit d’abord, et qu’il y sera joint un discours ou préambule sur la victoire remportée par les François à Toulon.
Seance levée à ^ heures.
Allais, Bonvoisin,
Presid. Secrétaire.
SÉANTE AU LOUVRE, DANS LA SALLE DU LAOCOON
Séance de tr 'idï i y JSivûse, an deux de la République Françoise une et indivisible.
Le secrétaire donne lecture à l’assemblée, présidée par Allais, du procès-verbal de la précédente séance, lequel est adopté.
Un membre propose ensuite de faire subire a la planche des cartes d’entrée, ainsi qu’au cachet de la Société, les changements nouvellement adoptés par elle pour son titre. Cette proposition
acceptée, on passe à l’ordre du jour, et sur l’appel fait par un membre du Comité de présentation des citoyens qui sy sont présenté pour être admis dans la Société, l’assemblée reçoit au nombre de ses membres les citoyens Nicolas-Remis-Gabriel Dauvergne, architecte, et Jacques Augustin Pajou, peintre.
La discution ajournée à la derniere séance sur l’envoi des commissaires au Comité d’instruction publique est reprise de nouveau, et l’assemblée nomme les citoyens Petitot, Lebrun, Destournelles et Cardon pour y porter le vœu de la Société, en secondant les bonnes intentions que le Comité a montré pour une distribution de travaux d’encouragement cette année.
On propose ensuite de continuer l’obtention de l’affiliation aux Sociétés populaires. Le citoyen Chamoulaud, membre de celle des Arcis, lit un discours dans lequel, après avoir donné des éloges à la Société, il invite ses membres a se transporter tous à la Convention Nationale pour y prêter le serment de ne jamais employer leurs talens qu’à la propagation des lumières et aux principes de la révolution. Il annonce en même tems à l’assemblée qu’il va être remplacé dans l’emploi de commissaire de la Société populaire des Arcis auprès d’elle. Un membre lui observe que l’assemblée a déjà manifesté dans diverses circonstances les sentimens patriotiques et républicains qui l’animent, et qu’en se réunissant en société tous ses membres avoient mis en action le serment qu’il leur propose d’aller proférer par des parolles a la Convention. Il insiste sur sa proposition et demande que la Société aille assurer la Convention par un serment, qu’elle donnera toujours la préférence à tout ce qui présentera un but moral. Le president assure le citoyen Chamoulaud, dans un discours concis, que la Société n’a jamais eu et n’aura jamais d’autre but que de concourir au bien général, et lui exprime les regrets qu’elle aura de ne plus le voir dans son sein.
On donne ensuite lecture de la pétition que la Société doit présenter à la Convention, mais simplifiée. Les suppressions et les changemensquele rédacteur y a faits parroissent satisfairel’assemblée.
mais un membre demande que l’on y place, et dès le commencement, le serment proposé. Un autre membre veut qu’avant de présenter la pétition, la Société aille en masse à la Convention faire ce serment, en portant les diplômes academiques et autres privilèges inutiles sous le régné de la liberté, et qu’elle la félicite sur la victoire de Toulon. Mais on observe que par tout ce qui vient d’étre dit rassemblée sembleroit douter de son existance, et sur la proposition de présenter la pétition sans délai, l’assemblée arrête quelle la présentera décadi prochain, et que si elle la fiit imprimer ce ne sera qu’après qu’elle aura été présentée, en indiquant au titre le jour de sa présentation, afin qu’elle ne puisse être distribuée qu’après.
Le citoyen Chamoulaud demande ensuite l’avis de la Société avant de faire imprimer le discours qu’il vient de lire. Un membre demande qu’il y fasse mention dans une note particulière, du peu de connoissance qu’il avoit en le faisant des principes de la Société. Un autre membre veut que l’on passe à l’ordre du Jour. Un troisième s’y oppose et demande que l’impression du discours du citoyen Chamulot soit suivie d’un discours du président de la Société, qu’il rédigera en conséquence. Cette derniere proposition est appuyée et l’assemblée l’adopte en invitant 'le citoyen Chamulot à supprimer de son discours des éloges à elle adressés, qui, quelque justes qu’ils pussent être semble toujours exagérés à des hommes libres. Apres avoir consenti «à garder dans son cœur ce que la Société l’invite à supprimer de son discours avant de le rendre publique, le citoyen Chamulot témoigne le désire d’y être admis. Un membre propose de l’admettre sur le champs, mais on réclame ainsi que lui les principes de l’égalité, et l’assemblée arrête qu’il se conformera au mode de réception énoncé dans le réglement.
Un membre donne ensuite lecture à l’assemblée d’un rapport peu satisfaisant des commissaires de la commune de Paris sur la statue colossale que Dejoux fait pour le Panthéon, les quels demandent la
suspension de ce travail. Le meme membre donne ensuite lecture du rapport de Mathieu à la Convention sur la suppression de la commission des monumens, et le président termine la séance en donnant lecture à l’assemblée d’un arreté de la Société fraternelle des Sans Culottes par lequel elle accorde son affiliation à la Société.
Séance levée à p heures moins un quart.
Allais, Bonvoisin,
President. Secrétaire,
SÉANTE AU LOUVRE DANS LA SALLE DITE DU LAOCOON
Séance du i6 Nivôse an deux de la Republique Françoise une et indivisible.
Bienaimé, vice -president ouvre la séance, et le secrétaire fait lecture du procès-verbal de la précédente séance, lequel est adopté.
On dépose ensuite sur le Bureau la pétition que la Société doit présenter tà la Convention en invitant les membres qui voudront la signer a le faire, et sur la proposition faite par un membre de nommer vingt commissaires pour la députation, l’assemblée nomme pour commissaires les citoyens Allais, Bienaimé, Bonvoisin ff, Eynard, Le Brun, Stouf, sculpteur, Espercieux, Détournelle, Petitot, Barthelemy-Vignon , Bosio, Chamoulaud, Médar- Stouf, Michalon, Taurel, Tourcaty, Ducant- Bussy, Houdon, Martin peintre et Desoria.
Le citoyen Chamoulaud observe que n’étant pas encore membre Nom biffé : [Gilbert].
COMMUNE DES ARTS
de la Société, il ne deyroit pas être de la députation; mais on lui répond qu’il pourra l’étre avant la présentation de la pétition et rassemblée décide que le nom du citoyen Chamoulaud restera en blanc sur la liste des commissaires jusqu’à cette époque.
Un membre annonce à l’assemblée qu’un citoyen artiste et jirofesseur de musique désire présenter un mémoire à l’assemblée, et elle admet dans son sein le citoyen Clareton. Il lit son mémoire dans lequel il demande l’appui de la Société auprès du Ministre de l’Interieur, pour obtenir l’exécution d’un décret rendu en sa faveur, relativement à un etablissement public pour l’etude de la musique par un nouveau procédé inventé par lui. ün observe que ne connoissant pas ce decret l’assemblée ne peut pas appuyer sa demande. Il donne lecture du decret. Neanmoins ce qu’il demande parroit à un membre hors de la compétance de l’assemblée, qui d’ailleurs ne doit pas s’ériger en protectrice. Un autre membre observe que le citoyen Clareton est Etranger et artiste; que cela doit intéresser l’assemblée et il demande qu’elle nomme des commissaires pour l’accompagner chez le Ministre. L’assemblée adhérant à sa demande nomme quatre commissaires qui sont les citoyens Bosio, Destournelles, Ducamp-Bussy et Gilbert.
On donne en suite lecture d’une lettre circulaire adressée à la Société par la commission des poids et mesures, dans laquelle elle invite les artistes à faire usage et à fabriquer des nouvelles mesures. On lit également l’avis des Inspecteurs de la salle de la Convention relativement au concours d’une pendule pour le lieu de ses séances, et dans lequel la marche que doivent suivre les artistes qui ont fait des esquisses est indiqué.
Un membre demande que l’on continu l’envoi des commissaires auprès des sociétés populaires. Un autre demande que cet envoi soit suspendu jusqu’après la présentation de la pétition. On fait le relevé des Sociétés auxquelles il n’a pas été envoyé de commissaires, mais l’assemblée ne donnant pas de suite à cet objet, non plus qu’à la proposition d’écrire à tous les membres qui ne sont pas présents
pour les inviter à signer la pétition, le citoyen Barthe'emy-Vignon demande et obtient une attestation qu’il est membre de la Société, attestation que l’on exige de lui avant de l’admettre dans la Société populaire de sa section. Il est en outre chargé d’y porter le nouveau réglement, et le président leve ensuite la séance à ^ heures moins un quart.
Bienaimé, Bonvoisin,
Vice president. Secrétaire.
SÉANTE AU LOUVRE DANS LA SALLE DITE DU LAOCOON
Seance du / p Nivôse ^ an deux de la République Françoise une et indivisible.
La séance ouverte par Allais president, le secrétaire donne lecture du procès-verbal de la précédente séance, lequel est adopté.
Un membre rappelle ensuite à l’assemblée que le c'^" Bervic conjointement avec le C" Allais, devoit aller chez le Ministre de l’intérieur pour lui rendre ses comptes relativement à l’emploi des fonds qu’il en avoit reçu pour la derniere exposition, qu’il devoit ensuite remettre à la Société le surplus du produit du livret, après avoir fait sentir au Ministre, qu’ayant fait eux-mémes les frais de l’impression à leur risque et péril, ils dévoient jouir de ce bénéfice. Le c®" Bervic n’étant pas alors présent, le c®" Allais s’est engagé a le voir et à rendre compte incessamment du résultat de ses demarches.
L’imprimeur des nouvelles cartes d’entrée en dépose quelques epreuves sur le Bureau. On observe que le mot de populaire n’y est pas et que la Société ayant définitivement arreté que le titre de
Société populaire seroit désormais joint à celui de républicaine qu’elle avoit précédemment adopté, il falloit refaire ce changement, et par un arreté l’assemblee l’a ainsi décidé.
Un membre du Comité de présentation nomme les citoyens c[ui au terme du réglement peuvent être admis dans la Société, et l’assemblée reçoit au nombre de ses membres les citoyens Jean- Joseph Foucou, sculpteur, Jean-François Lorta, sculpteur, Jean-François Martin, sculpteur, et Jean-Louis Archangé architecte.
On demande ensuite ce qui peut causer un aussi long retard à la formation du jury des arts qui doit juger les prix, et l’on invite les commissaires qui sont chargé de faire les démarchés auprès du Comité d’instruction publique pour obtenir des traxaux d’encouragement cette année, à se charger aussi de réclamer aujxrès de lui l’exécusion de la loi relative au jury des arts.
Les commissaires enx oyés par la Société pojxulaire des Arcis pour remplacer à la Société le c®" CJiamoulaud présentent leur poux’oir et sont admis dans le sein de l’assemblée. Ce sont les citoyens Michel et Frazé.
On propose ensuite d’envoyer à David, président de la Convention, une copie de la pétition que la Société doit y présenter. Cette proposition est adoptée et l’on fait sur le chani|)s la copie que le c'^" Espercieux se charge de remettre à Da\id.
Le C"' Chamoulaud donne lecture a l’assemblée du discours (|u’il lui avoit déjà lu, mais avec les changemens qu’elle a désiré avant qu’il* le soumette «à l’imjiression.
Le président donne ensuite lecture de la réponse c|ue l’assemblée a désiré y être jointe; elle en parroit satisfaite.
La proposition de prêter serment à la Convention se reproduit de nouveau, mais elle est écartée par l’ordre du jour motivé sur l’observation c|u’il est dans la pétition.
Un membre propose ensuite que pour la décade qui suivra celle où la pétition aura été présentée, il y en ait une autre de faite i“ Sur les moyens d’employer utilement tous les artistes en multipliant par
des copies les chefs-d’œuvres de ceux qui retraceront les principeaux traits de la Révolution d’une manière digne de passer à la postérité, en inspirant au peuple le sentiment des vertus républicaines, 2° Sur les moyens de multiplier les chefs-d’œuvres des artistes anciens par le très grand nombre de planches gravées qui appartiennent a la nation, en faisant tirer et distribuer dans les départemens un certain nombre d’epreuves, 3° Enfin, pour demander que les logemens au Louvre soyent toujours la récompense des talens et jamais une faveur accordée à l’intriguante ignorance. L’assemblée accueille favorablement ces trois bases, en invitant ceux de ses membres qui auroient quelques idées relatives cà l’objet de cette seconde pétition à les lui communiquer.
L’assemblée arrête ensuite que mention seroit faite au procèsverbal, du rapport fait par un de ses membres des actes de civisme de deux artistes. L’un est le c*'” Beauvalet qui a fait hommage à la Convention du buste de Challier, et l’autre le c^" Duplan qui a également fait hommage à la Convention d’un tableau représentant la bataille de Gemmape, en demandant l’autorisation de suivre les armées afin de pouvoir peindre les actions courageuses des braves defiFenseurs de la liberté sur le champ de bataille même.
Un membre profite de cette occasion pour faire part à l’assemblée du vœu d’un autre artiste, actuellement aux frontières, qui désire être admis au nombre de ses membres. Il est invité à communiquer au comité de présentation la lettre de ce citoyen.
L’assemblée arrête ensuite que les cartes d’entrée seront signées des membres à qui elles seront délivrées ainsi que du president et du trésorier, et porteront le N° de l’enregistrement de chaque membre.
Sur l’observation faite par un membre qu’il ne peut remplir avec exactitude toutes les places auxquelles il est nommé par l’assemblée, elle arrête que dorénavant ceux de ses membres à qui elle accordera sa confiance ne pourront remplir qu’une seule
L’assemblée passe ensuite à l’ordre du jour sur la proposition d’equiper un cavalier à l’instar des autres sociétés populaires, motivé sur ses précédens arrêtés.
Le citoyen Jean-Baptiste Renault, peintre admis par le Comité de présentation depuis longtems, mais qui ne s’étoit pas encore présenté dans le sein de l’assemblée, y est reçu définitivement au nombre de ses membres. Il fait part à l’assemblée des mesures prises par le Ministre pour le promp jugement des prix, ce qui donne occasion de demander que les commissaires chargés de cet objet cessent leurs démarchés auprès du Ministre.
Sur la proposition d’un membre, l’assemblée arrête ensuite que les barrières de la salle seront raprochées à trois pieds du Laocoon, et la séance est levée <à 9 heures.
Allais, Bonvoisin,
President. Secrétaire.
SÉANTE AU LOUVRE DANS LA SALLE DITE DU LAOCOON
Séance du 2 ; Nïvose , an dei^x de la République Franchise une et indivisible.
Allais, president ouvre la séance et le procès-verbal de la précédente séance lu par le secrétaire est adopté.
Un membre demande ensuite lecture du rapport fait à la Convention par David au nom du Comité d’instruction publique, sur la suppression de la Commission du Muséum et dans lequel le cit. Renault, membre de l’assemblée, est inculpé. Lecture faite de ce rapport il propose de regarder la réception du c®“ Renault comme nulle et de lui Oter pro\isoirement la faciliter de sieger et de \oter dans
l’assemblée, jusqu’à ce qu’il se soit justifié sur les inculpations faites contre lui. Ces propositions sont adoptées par l’assemblée, et elle arête en outre que son secrétaire écrira en son nom au c®" Renault pour l’en prévenir.
Un membre donne lecture d’un arrêté du Conseil général de la commune de Paris relatif à l’examen que doivent faire des artistes pris dans le conseil d’un buste en bronze de Louis XV pour savoir s’il mérite d’être conservé ou brisé.
On donne ensuite lecture d’un extrait des registres de la société populaire de Soisy-Marat envoyé à la Société, par lequel elle lui accorde l’affiliation.
Espercieux prenant la parolle, rend compte à l’assemblée des démarches qu’elle l’avoit chargé de faire auprès de David, relativement à la pétition qui devoit être présentée au nom de la Société décadi dernier. Il dit que David, ayant pris communication de la pétition, avoit reconnu qu’une grande partie des demandes qu’elle contenoit avoientdeja été décrétées, et qu’il convenoit d’en faire une autre suides bases differentes; que d’après cela les commissaires chargés de la présenter n’avoient pas cru devoir le faire et que plusieurs même d’entr’euxs’etoientdeja occupé de quelques projets de pétition. L’un d’eux donne lecture de son projet à l’assemblée ; le c®" Chamoulaud en lit un autre, mais on lui observe que ce qu’il vient de lire est plutôt une dissertation qu’un projet de pétition et l’on propose de remettre ces deux projet ainsi qu’un troisième lu par un membre, a Bienaimé pour que dans la nouvelle pétition qu’il rédigera il y place ce qui lui semblera convenable.
Prenant ensuite la parolle, Bienaimé donne une idée à l’assemblée de ce qu’il a conçu pour cette pétition. Un membre propose d’y demander le déplacement des statues qui décorent le jardin national, lesquelles lui paroissent insignifiantes dans le moment actuel, et mieux placées au Muséum; et que pour les remplacer, il soit fait de nouvelles statues analogues à la Révolution.
Le c®” Choffard remet sur le Bureau ^ 2 épreuves des nouvelles
cartes d’entrée, sur (a planche desquelles il a fait les changemens désiré par la Société.
Le c®“ Renault, alors présent à l’assemblée est interpellé par le président qui lui fait part de l’arrêté qu’elle vient de prendre à son égard, et l’invite à se justifier sur les inculpations qui lui sont faites. Il répond qu’il ne comprend rien a ces inculpations, on l’engage néanmoins à écrira a David et de communiquer sa réponse à l’assemblée.
Le c*^“ Lestrade, sculpteur, demande une attestation de l’assemblée, que la Société populaire de sa section exige de lui et par laquelle il pourra prouver qu’il etoit a concourir au prix et dans sa loge le lo août ^2. Après quelques discutions sur cet objet, l’assemblée arrête que le c®" Lestrade s’adressera au citoyen Phlipeau ou autres qui mieux qu’elle peuvent attester la vérité du fait. Au même instant le c*'" Phlipeau se présente, affirme le fait, et l’assemblée arrête que l’attestation signée du c'‘“ Phlipeau sera visée par elle.
On reprend la discution sur le c*'" Renault, et l’on demande qu’il se procure un certificat de civisme du Comité révolutionnaire de sa section. Un membre demande et obtient l’ordre du jour sur cette proposition, motivé sur ce que le c®‘* Renault a le droit de se pourvoir pour sa justification, soit <à sa section, soit au Comité d’Insti'uction publique.
Un membre observe à l’assemblée que le c'“ Chamoulaud n’a pas entièrement fait disparoître du discours qu’il se propose de faire imprimer, les eloges qu’il adresse a la Société. Il répond qu’il renonce au projet de le faire imprimer, et le président leve la séance a 8 heures 1/2.
Allais, Bonvoisin,
Présida Secrétûire.
SÉANTE AU LOUVRE DANS LA SALLE DITE DU LAOCOON
Seance du 26 Nivûse,
l’an deux de la République , une et indivisible.
Bienaimé, vice president, ouvre la séance et le secrétaire fait lecture du procès-verbal de la précédente séance lequel est adopté.
L’ordre du jour ayant pour objet la nouvelle rédaction de la pétition que la Société doit présenter à la Convention, Bienaimé en donne lecture à l’Assemblée qui lui en marque sa satisfaction et l’adopte.
Le c®'’ Chamoulaud, homme de lettre s’etant conformé au mode d’admission prescrit par le reglement est ensuite reçu par l’assemblée au nombre de ses membres.
On propose de faire imprimer la pétition mais l’impression est ajournée.
Le c®“ Lestrade fait donner lecture de l’attestation qu’il a obtenu du c®" Phlipeaux et que l’assemblée s’est engagé de viser, mais on ne la trouve pas exacte; il lui en présente ensuite une autre qu’elle adopte.
Un membre annonce à l’assemblée que des artistes arrivés non- . vellement d’Italie ont quelque chose d’interressant à communiquer à l’assemblée. Le président les invitent à prendre la parolle, et comme l’orateur de cette députation, le c®" Wicar ainsi que le c®" Devoge est auteur de l’un des deux dessins fait d’après les tableaux de Pelletier et Marat de David, lesquels dessins viennent d’étre favorablement accueillis de la Convention, et qu’un membre venoit à l’instant même de demander que ce fait fut consigné au procès-verbal, le président le félicite au nom de l’assemblée. L’objet de la démarche que font les
artistes auprès de la Société est un rapport sur la conduite infâme de plusieurs artistes indignes du nom François, actuellement en Italie, et particulièrement une dénonciation contre Xavier Fabre, peintre, qui a trahi lâchement sa patrie en jurant d’étre l’esclaxe de Louis XVII, et contre Corneil, sculpteur. Après avoir exprimé dans ce rapport leur indignation, ils engagent la Société à la partager et à s’unir à eux pour demander i" que le prix de Xavier Fabre, sujet de Louis XVII soit arraché des salles de l’ecole souillée de la ci-de\ant académie, qu’il soit immédiatement traîné au pied de l’arbre de la Liberté où il sera mutilé par chacun des membres de la Société, et que ces débris soient brûlés et leurs cendres jettées au vent au cris mille fois repettcs de vive la République. 2" Q^u’il soit nommé quatre commissaires pris dans le sein de la Société et envoyés à toutes les sections pour les instruire du fait et leur communiquer l’arrêté en demandant leur adhésion et leur réunion pour obtenir de la Con- \ ention Nationale une prompte execution de cette \angeance due à la République et aux arts, Que ceux des artistes qui auront été reconnus par les bons patriotes comme intimement liés a\ec les aristocrates contrerevolutionnaires ci-dessus nommés soyent regardés comme suspects et déclarés incapables de remplir aucun emploi dans la République. 4° QjLie comme il est constant que le nommé Gauffier continu à restera Florence attendu qu’il est peintre en titre de l’infame lord Hervei, ministre d’Engleterre, et protégé par le soidisant Prince Auguste, l’ennemi le plus acharné contre la France, et par ses rapports avec l’aristocratie Cardinalesque de Bernis; le tableau du prix de Gaufher soit descendu ou qu’il soit tourné vers la muraille dans la même place qu’il occupe, jusqu’à ce qu’il soit bien constaté qu’il a prêté le serment ordonné par le nom el édit du grand Duc. Q,iie comme le nommé Desmarais est émigré à Pise et intimement lié avec Tierce peintre, également émigré à Livourne, et dont les fils |>ortent la cocarde blanche; et que ce Desmarais étoil intimement lié avec Corneil, Fabre, Gagnereaux l’aîné, Gauffier et plusieurs autres dont ils peuvent donner les noms; que plusieurs
artistes au dehors semblent balancer entre l’émigration et la rentrée dans leur patrie; ils demandent pour fixer leur irrésolution qu’il soit accordé deux mois aux artistes seulement qui sont en paysh) ennemis et qui ne sont que suspects, après lequel tems ils seront regardés comme émigrés et mis hors de la loi. 6° Enfin ils demandent que les noms des traître émigrés soient envoyés à leur département respectif pour y être inscrits sur la liste des émigrés. Les artistes au nom desquels le rapport du c^‘’ Wicar est fait sont les citoyens, Lafitte, Meynier, Gois fils, Michalon, Dandrillon, Moinet, Varon, Debure, Gérard et Bidan fils; la plupart pensionnaires de la République.
Ap rès la lecture de ce rapport il s’engage une discussion très vive entre les membres de l’assemblée; les uns adoptent en partie les demandes qui en sont l’objet; d’autres ne les approuvent point du tout, mais le plus grand nombre animé d’un zèle patriotique les approuvent toutes et veulent de plus que les tableaux de réception des artistes Doyen, Ménageot et autres soient aussi brûlés. On propose qu’il soit incessament fait une pétition sur cet objet mais généralisé. Cette proposition parroit satisfaire l’assemblée, lorsqu’un de ses membres s’y oppose, alléguant que la loi pour les traîtres est faite, et que d’ailleurs des artistes ne doivent pas demander la destruction des ouvrages de ceux qui leur sont supérieurs en talent; mais plusieurs autres membres, n’écoutant que leur patriotisme, se lèvent spontanément et viennent au bureau pour y signer leur vœu en demandant l’appel nominal. A cet enthousiasme succède un instant de calme, et l’assemblée arrête qu’elle fera une pétition sur cet objet. Elle nomme sur le champ six commissaires pour la rédiger qui sont les citoyens Espercieux, Destournelle, Balzac, Chaudet, Desoria et Bienaimé, en leur adjoignant le Wicar.
On procède ensuite a la réception du c®'' Jean Joseph Clareton, musicien.
Mot biffe : [étranger].
Un membre tait une dénonciation contre le nommé Gonor, espece de charlatan se disant peintre en miniature et phisionomiste, lequel vient d’annoncer eftrontement dans les petites affiches, qu’il est parvenu par de nouveaux principes à donner la plus haute perfection de ressemblance ; que les personnes surtout qui n ont jamais pu parvenir à avoir leurs portraits ressemblans pourront s’adresser che-^ lui avec confiance , etc. Il demeure sous les arcades du Palais Egalité N® 33. L’assemblée arrête qu’il sera fait mention de cette dénonciation au procès-verbal et que son comité de présentation aura la liste des intriguans de cette espèce pour les reconnoître, s’ils venoient s’y présenter pour être reçu de la Société.
Un membre prévient ensuite l’assemblée qu’il vient de se former une société libre d’economie rurale, et il propose d’en obtenir l’affiliation. On rappelle à ce sujet que la ci-devant Commune des arts a refusé d’envoyer des commissaires qui lui avaient été demandés par le Directoire du Lycée des arts pour assister à. son ouverture, et (ju’il faudroit que la Société réparât <à cet egard le tort de la Commune des arts.
I.,a proposition de nommer deux commissaires qui se transporteront chez le president de la société d’économie rurale, pour y prendre des renseignements sur cette société étant adoptée, l’assemblée nomme pour commissaires les c'"’ Eynard et Balzac.
Un membre propose, et l’assemblée arrête, qu’il sera fait mention au procès-\erbal du civisme du c®" Wicar et autres artistes au nom desquels il a parlé dans son rapport.
On demande ensuite une seconde lecture de la pétition; les membres y apposent leur signature, et la séance est levée à 9 heures un quart.
Bi ENAIMÉ, BoNVOISIN,
y)ce Presid. Secrétaire.
SÉANTE AU LOUVRE DANS LA SALLE DITE DU LAOCOON
Séance du 2 y Nivese an deux de la République Françoise une et indivisible.
Bienaimé, vice president ouvre la seance et fait donner lecture à l’assemblée par le secrétaire du procès-verbal de la précédente seance, lequel après quelques amendemens est adopté.
On propose d’admettre au nombre des membres de la Société les artistes nouvellement arrivés d’Italie que leur patriotisme ramene au sein de leur patrie, tadis que d’autres l’abandonnent et la trahissent, et qu’a leur égard il y ait une exception au mode d’admission, qui les dispense des cartes civiques qu’ils ne peuvent avoir au terme de la loi qu’après six mois de résidence, en les engageant néanmoins a obtenir de leur section la faveur accordée a l’un d’eux, qui vient d’en obtenir une par cela seul qu’il a mieux aimé être le delfenseur que l’ennemi de sa patrie. Cette proposition est vivement appuyée par plusieurs membres; d’autres sans la combattre demande que la Société appuyé ces artistes auprès de leurs sections pour l’obtention de leur carte civique, attendu que la loi à cet egard a été faite lorsque ces artistes étoient en pays étranger et qu’il doit y avoir une exception en leur faveur puisqu’ils sont connus pour de bons patriotes. L’assemblée ajourne et renvoie cette proposition à son comité d’organisation.
Un des membres du Comité de présentation annonce que les citoyens Maximilien Heurtaux, architecte, Louis-Jacques Dubois peintre, Pierre Antoine Marchais peintre et Jean-François Chevalier, architecte, s’y sont présentés et qu’ils peuvent être admis dans la Société. L’assemblée les reçoit au nombre de ses membres.
»-3*( 206 y«CH
Bienaimé l’un des commissaires chargés de présenter une pétition au nom de la Société, rend compte du succès qu’elle a obtenu de la Convention, qui a décrété qu’elle seroit insérée au bulletin avec la réponse de David, son président, et de laquelle il adonné lecture ainsi que celle du discours suivi d’un décret que Thuriot a fait rendre en faveur des arts.
On demande qu’il soit fait mention au procès verbal du zèle de Bienaimé rédacteur de la pétition, mais il ne veut pas recevoir seid des éloges qu’il croit devoir partager avec d’autres membres de l’assemblée dont il n’a fait qu’exprimer les sentimens, et l’on passe à l’ordre du jour.
Un membre annonce que l’expiration du terme prescrit pour remettre les projets de pendule pour laConvention estdemain jo Ni \ ose.
Un autre membre lit un projet d’arrété qu’il propose d’envoyer au Comité d’instruction publique relativement au décret rendu sur la proposition de Thuriot, et dans lequel arrêté, il indique des projets propre à donner des travaux aux artistes. On propose qu’il soit nommé deux commissaires pour recueillir tous les projets que chacun voudra faire. Un membre pense que ces projets ne doivent embrasser que de grands objets tels que les spectacles et autres semblables. Un autre pense que rien n’est plus pressent que de s’occuper des hôpitaux. On revient ensuite a la nommination des deux commissaires qui sont les citoyens Balzac et Bienaimé.
Sur la proposition d’un membre l’assemblée arrête que le membre^'^ chargé de lui faire part des Décrets ou avis intéressants pour les arts aura toujours la parolle pour cet objet immédiatement après la lecture et l’adoption du procès-verbal.
L’un des commissaires chargés de la rédaction d’une pétition sur la demande précédemment faite par les artistes nouvellement arrivés d’Italie, fait un rapport sur cet objet dans lequel il develope les motifs qui les ont dirigés. Après l’examen des pièces qui ont sévi
Mots bitîés : [le c'“ EymardJ.
de base à la dénonciation. Ils pensent que la Société ne pourroit sans partager les crimes des dénoncés ne pas appuyer la pétition de ses frères artistes J et n’ayant pas vu les faits, ils se bornent à demander qu’elle les accompagne à la barre pour demander que le Comité de Salut public examine les faits, approuvant d’ailleurs la destruction des ou\ rages énoncés dans la dénonciation, en les livrant aux flammes ainsi que les tableaux de Doyen Ménageot et autres artistes émigrés; le portrait d’Angiviller et un mauvais bas-relief représantant les arts prosternés devant un despote corrompu.
Un membre lit un discours dans lequel il s’oppose à ce que demande les artistes dénonciateurs, attendu que les faits dont il s’agit se sont passé a deux cens lieux de l’assemblée ce qui la met dans l’impossibilité d’entendre et les dénonciateurs et les accusés; que d’ailleurs ses membres ne pourroient être en quelque sorte que le jury dans cette affaire pour demander, après la conviction des preuves la punition des coupables sans la déterminer. Et a cet égard il n’est pas du tout d’avis de brûler les tableaux dont il s’agit et pense que cet exemple seroit d’autant plus dangereux qu’il seroit donné par des personnes aux quelles on accorde des connoissances. Je suppose, dit-il, pour un moment que votre demande de brûler ces tableaux vous soit accordée, et que suivant votre intention la brûlure en soit publique. Vous dites que cela fera impression; sur quif sur le peuple? Eh bien c’est justement cette impression que je redoute car vous serez obligé de dire au peuple : ce sont les ouvrages d’un traitre, et nous ne voulons rien qui nous rappelle de pareils monsti'es W. H conclu par demander l’ordre du jour sur la pétition, motivé sur ce que l’assemblée n’est pas assez instruite pour se charger de la responsabilité des dénonciateurs.
Le rapporteur reprend la parolle et dit que ce n’est que les prix et autres ouvrages des traitres qui leur ont vallu des récompenses que l’on veut brûler.
Voir dans notre Historique le passage supprimé de ce procès-verbal.
On lit le projet de pétition, à la fin de laquelle est un projet de décret conforme aux demandes des dénonciateurs. L’un des commissaires demande que l’on discute seulement sur le projet de décret et prétend qu’a moins d’avoir des sentiments de modérantisme et même contrerevolutionnaires on ne peut désapprouver l’objet de cette pétition. Un membre lui observe que parce qu’il \ ient de dire il faut ou l’accepter ou s’attendre a être indigne de sieger dans l’assemblée. Sans craindre d’être accusé de modérantismes, dit un autre membre, je dirai franchement qu’il n’est pas prouvé que Gaulfier soit émigré, et je demande d’abord qu’il soit rayé de la liste des dénoncés. A l’egard des autres, s’il s’agissoit de juger leur talent vous seriez compétans sans doute, mais ils ne pourroient être punis comme mauvais peintres, au lieu qu’ils doivent l’être comme mauvais citoyens. Sur ce dernier point, l’assemblée n’est pas compétante, et je conclus à ce que cette dénonciation soit remise au Comité de Salut public. Cette dernière proposition a terminé tous les débats sur cet objet, et l’assemblée l’a adoptée, en invitant le membre qui l’avoit faite à l’écrire.
L’ordre du jour étant le renouvellement du Bureau on observe qu’il est trop tard pour y procéder et l’assemblée arrête qu’elle tiendra une séance extraordinaire le i" de Ventôse.
Un membre fait don à la Société du i" Recueil des actions vertueuses et patriotiques et promet les autres «à mesure qu’ils paroitront. On demande que cet ofire soit consigné au procès-verbal. Cette proposition est adoptée. Il demande ensuite que tous les membres de^l la Société soyent obligés de faire chacun dans l’art qu’il professe un ouvrage patriotique pour être déposé dans le lieu de ses séances, et d’assujetir par un nouvel article ajouté au réglement tous les citoyens qui voudront être de la Société a s’y conformer. On lui observe que ce seroit ramener le régime académique et que d’ailleurs ce mode de réception seroit impraticable pour les citoyens
W Mot biffé : [rassemblée].
que la Société admet au nombre de ses membres sans être artistes et qui n’ont seulement que des connoissances théoriques dans les arts. Il demande à reproduire sa proposition à la prochaine séance, attendu que l’assemblée n’est pas assez nombreuse.
Seance levée à q heures.
Bienâimé, Bonvoisin,
Vice President. Secrétaire.
Procès verbal du /''’ Pluviôse l’an 2 de la Rep. Françoise.
Des objets interressans ayant occupé la Société dans sa séance du 2q Nivôse et voyant qu’elle ne pourroit pas, attendu qu’il étoit trop tard, procéder au renouvellement du Bureau qui etoit a l’ordre du jour, elle avoit arreté qu’il y auroit une séance extraordinaire le 1" Pluviôse à cet effet. Mais le vice-president, le secrétaire ainsi qu’une dizaine de membres au plus composant l’assemblée, voyant qu’elle n’étoit pas assez nombreuse, ont tous été d’accord de ne pas ouvrir la séance et se sont retiré a 8 heures moins un quart.
Bienâimé , Bonvoisin ,
Vice President. Secrétaire.
SÉANTE AU LOUVRE DANS LA SALLE DITE DU LAOCOON
Séance du Pluviôse an 2 de la République Françoise une et indivisible.
La séance ouverte par Allais, président, le secrétaire donne lecture de deux procès- verbeaux, savoir : celui du 2^ Nivôse,
COiMiMDNE DES ARTS.
lecjLiel adopté avec quelques amandemens, et celui du i" Pluviôse qui constate que la séance extraordinaire que la Société devoit tenir ce même jour pour le renouvellement du Bureau n’a pas eu lieu attendu que l’assemblée n’étoit pas assez nombreuse.
On procède ensuite à la réception des membres présentés par le comité de présentation qui sont les citoyens Pierre Etienne Le Sueur, peintre, Pierre-Joseph Duval, peintre, François Dumont, peintre, Louis Michel Phelippeaux, peintre, et Claude Choisy, sculpteur.
L’un des commissaires chargés de prendre des renseignements sur la Société d’ Economie rurale donne lecture de l’arrêté de la commune de Paris relativement à son enregistrement et au mode d’admission qu’elle a adopté. Après avoir donné lecture du second rapport de David sur l’institution d’un Conservatoire du Muséum des arts, le même membre invite ceux des membres du Conservatoire (|ui le son également de la Société à lui rendre compte de leur travail. L’un deux assure l’assemblée, qu’ils s’empresseront de repondre à cette invitation, et l’on ajourne .à la prochaine séance la lecture d’un rapport de la commission des monumens, ainsi que celle d’un autre rapport sur les motifs qui ont déterminé la Convention à proscrire toutes les langues étrangères dans les inscriptions des monumens public, pour procéder au renouvellement du Bureau. On nomme d’abord les scrutateurs qui sont les citoyens Eynard, Martin et Le Brun. Le résultat du premier scrutin ne donnant pas de majorité absolue, on procède au balotage entre le cit. Espercieux qui, sur quarante votans avoit réuni i 5 voix et le c'’“ Eynard qui en avoit reuni dix. Le résultat du balotage ayant donne 2^ voix au citoyen Espercieux, il est proclamé président, et le c'‘" Eynard, vice président. On procède ensuite à la nomination des secrétaires, et le c’’" Chamoulaud ayant réuni 23 voix, le cit. Destournelles 6, le premier est proclamé secrétaire et le second, secrétiire adjoint.
Le rapporteur du Comité d’organisation fait un rapport sur l’admission extraordinaire des artistes nouvellement arrivés d’Italie. Il propose l’arrêté suivant qui est adopté.
L’assemblée considérant que les artistes revenus d’Italie, très particulièrement connus de la plupart des membres qui la composent, et venant de donner une grande marque de patriotisme en abandonnant les repaires du despotisme pour venir partager avec leurs frères patriotes les dangers de la révolution ont mérité par cet acte de civisme une exception au règlement en leur faveur, les admet dans son sein. Le Comité propose en outre que les premières interpellations leur soyent faites par le président, et leur admission mise aux voix dans l’assemblée générale. Cette proposition est adoptée, et comme ils ne sont pas présens l’assemblée arrête qu’ils seront invités à se rendre à la prochaine séance pour être admis tel nombre qu’ils soyent.
On procède ensuite à la nomination des quatre membres qui doivent être admis chaque mois au remplacement par moitié du Comité de présentation; et l’assemblée nomme les citoyens Stouf, sculpteur, Leclerc, Desoria et Isabey.
Un membre propose à la Société de s’assembler dans la salle où elle s’assembloit précédamment, attendu que les prix qui y étoient n’y sont plus. On observe que le public n’y seroit pas commodément, et cette proposition est regettée.
Séance levée à q heures 1/4.
Allais,
Présidé
Bonvoisin,
Secrétaire,