‹ Procès-Verbaux de la Commune générale des arts de peinture, sculpture, architecture et gravure (18 juillet 1793--tridi de la 1re décade du 2e mois de l'an II) et de la Société populaire et républicaine des arts (3 nivôse an II--28 floréal an III) :publiés intégralement pour la première fois avec une introd. et des notes /par Henry LapauzeChapitre 53 sur 125 · JO )•C · texte numérisé non relu

JO )•C

Jacques, on demande c[iie l’on s’informe au comité d’instruction comment elle doit etre exécutée, un membre croit qu’il seroit I)on de faire part au comité de la dimension des esquisses et des bas relief s’il doit en exister un autre membre pense que tout est libre la dessus et que il suffit que la coinention est décrété une statue a Jean Jacques tout le reste doit etre absolument confié au genie de l’artiste un autre membre pense quil faut bien énoncer que la statue de Jean Jaccpies est un concours que c’est le première ouvrage qui ait été donne par la coinention de cette maniéré mais quil finit faire attention a ce que l’intrigue ne s’empare pas de ce qui doit seul etre exécuté par le talent, un membre tlemande qu’il faut écrire au ministre pour l’informer de cpiel maniéré il a mis le décréta execution, cette derniere proposition est arrêté. Le citoyen Espercielix est chargé de faire executer le trophé, et le citoyen Lesueur promet de le peindre, le president lit le rapport de Qiiatremcre sur le Panthéon ainsi que le prospectus d’un journal qui rendra conte de toutes les séances des sociétés populaires hf

Une grande partie des membres étant sortis presque tous a la fois sans que la seance fut levée, un membre observe, qu’il est étonnant que quand il s’agit d’une lecture intéressante sur les arts, la pluspart ne veulent pas ecouter, ([ue le public est la et qu’il juge sans doute combien cette conduite est legere il demande que le president soit invité a la première seance de faire part a la Société de la peine (ju’ont éprouvé ceux qui ont resté jusqua la fin en se voyant pri\é de leurs camarades apres cet observation qui paroit juste au j^eu de membres, la société arrête que le president fera une réprimandé fraternelle a la seance de nonodi, et celle-ci est levée.

Eynard, • Detournelle,

Présidé Sect.

Sans doute une concurrence au Journal de Détournelle, qui omet de signaler ce passage, ainsi, d’ailleurs, que le paragraphe final.

Seance du i ÿ ventôse dan 2 de la république une et indivisible. Eynard president.

Le procès verbal est adopté sans réclamation on lit plusieurs actions héroïques qui sont vivement applaudies, le president fait part de la lettre qu’il envoyé au ministre au nom de la Société pour savoir s’il a mis a execution le decret de la convention au sujet de la statue de Jean Jacques Rousseau, la société arrête quelle enverra 4 comissaires pour porter l’extrait du procès verbal qui invite le club révolutionnaire a assister a la plantation de larbre qui aura lieu le 2^ ventôse. Petitot, Desoria, Detournelle et Tardieu sont nommés une députation des Gobelins sont admis il disent quelle assistera avec plaisir a la fete du 2^ ventôse, on applaudit a ce sentiment d’union et de fraternité qui les anime et on les invite a la seance le secrétaire lit une lettre que le citoyen Dassy lui a ecritlf, la réponse qu’il fait a ce citoyen avec un projet d’arreté, le tout est renvoyé au comité d’organisation. Le rapporteur du comité d’organisation propose au nom du comité un projet d’arreté assurant l’ordre a mettre dans les archives, elle sont adoptés a l’unanimité.

ARTICLE PREMIER

Le comité d’organisation est autorisé par l’assemble a se transporter chez l’archiviste et son adjoint et partout ou il y aura des pièces appartenantes a la société afin de les inventoriés et de les mettre en ordre.

Il y aura un cayet sur lequel sera la notice de tout ce qui compose les archives par ordre numérique, le n° du registre sera écrit sur la piece qui restera dans les archives.

«Au sujet des Restaurateurs de Tableaux.» [Journal, p. 19b.)

Quand un membre aura besoin d’un mémoire ou autre objet l’archiviste sera tenu de lui délivrer en exigeant de lui une reconnoissance qui portera le n" de la piece la datte auquele elle aura été confié, la demande du citoyen qui en aura besoin et cette reconnoissance sera remise a la place de la jiièce.

Aussitôt c[ue l’ordre sera rétabli dans les archives, ce cpii ne pourra passer le prochain renouvellement du bureau le secrétaire a la fin de la seance remetra a l’archiviste les pièces déposés |>endant la seance que celui ci numérotera et enregistera devant lui.

Un autre membre du comité d’organisation fiiit un rapport sur le mode de payement et ajoute au titre du reglement a l’ordre des finances cet article qui est adopté apres (pielque discussion.

Les membres qui se présenteront donneront les 50 sols de Fondation et quand au trimestre il ne seront tenu tpie de payer a compter du mois ou il entreront meme s’il arrivoit que ce fut le dernier jour, il reprendront ensuite l’ordre du trimestre accoutumé |iour tous les membres en general.

Le meme rapporteur soumet un nouveau mode pour une seance |>ubli(jue ou l’on rendra compte des operations la société on passe a l’ordre du jour sur ce rapport apres la discussion suivante. Je crois dit un membre^) (|ue des artiste devroit s’occujier de tout autre chose (|ue d’une seance |niblique ou ils n’auront a produire que des discours ce n’est pas la ce que le public attend des artistes, ce sont des ouvrages des productions difterentes de celles d’un orateur. Un membre f-f sans combattre cette fiiçon de penser dit ([u’il est nean-

Pajoii. — Desoria.

moins essentiel avant d’exposer des ouvrages de coiinoitre les moyens de les exposer et le mode de concour, quil est donc necessaire avant d’établir rien d’etre d’abord d’accord, sur les principes des concours et de l’encouragement general des arts. Un membre-') profite des idées des deux préopinant pour mettre en avant une proposition qui a attiré les applaudissements unanime de l’assemblee; il a assez longtemps que nous sommes assemblé délibérante la matière s’épuise pour des artistes, substituons a quelques hommes destiné a parler des actions, travaillons soit auprès d’un model soit en démontrant les éléments, des arts dont nous fesons professions, le public sera nombreux a nos seance par ce quil en pourra profiter. Cette motion est vivement senti et appuyé de tout coté plusieurs membres prennent la parole pour la développer d’une maniéré qui en fait davantage sentir la nécessité. On arrête que le comité d’organisation sera joint au comité d’instruction pour présenter nonodi le 2q ventôse une nouvelle organisation de société travaillante, sans neanmoins préjudicier au seance ou elle sera délibérante. Un membre 1^) demande que cette mesure doit etre annoncé au public ce seroit toujours des discours avant des actions dit un autre membre'-) \'Ous avertirez le public le jour ou le model sera devant vous et ou vous expliquerez les beautés; cest alors que vous pourrez a\ ertir le public sans craindre d’avoir fait une démarché anticipée. Cette reflexion semble être goûté a l’assemblé et la motion du preopinant n’a pas de suite.

Un membre demande que la lecture des discours préparés pour la fête est a l’ordre du jour. Le citoyen Allais lit le sien et est fort applaudi, le citoyen Le Brun en présente un second qui de même est applaudi le citoyen Detournelle avant que de lire le sien prévient la société que cest moins un discour qu’une préparation a donner a la fête de l’action et fait lecture de ce travaille que la Société approuve, la discussion s’eleve sur la comparaison des trois discours, la majorité

Allais. — Balzac. — t-*) Détournelle lui-inême.

2'yi )<-i-

de l’assemblée accorde la priorité du discour de Le Brun en laissant a l’auteur le soin de changer (juelcjues frases qui on paru trop longue au commencement.

On demande que si a la prochaine seanceun discour etoit apporté et qu’il fut mieux on pourroit sans doute l’adopter. Un membre croit que cela est trop naturel pour être mis en question et cpie chacun est libre de faire un discour s’il le juge a propos, bien |>ersuadé que jamais il y en aura trop car on ne peut pas dit-il présumer que des artistes ayant l’envi de rivaliser dans tant de concours, et la liberté doit être entière a ce sujet, car un discour improvisé ou le cœur et l’ame se peinclroit seroit préféré certainement a tout ces discours, étudié. On arrête qua la prochaine séance les discours seront relus ainsi que les nouveaux s’il s’en présente.

Le president lit un rajîport du citoyen Mathieu membre de la convention national sur les plis qui seront distribue pour les jours décadaire et les sans culottide.

Ce projet de décret est fort applaudi apres cette lecture et la seance est levé.

Evnarü f*', Detournei.i.e.

Si’j/ur du v’nigt tnùs ventôse lan deux de lu re pub tique.

Eynard president.

Le procès \ erbal est adopté sans réclamation on reçoit le citoyen Georges Géry sculpteur, le president annonce un mémoire justificatif du citoyen Giraud cide\ant architecte du departement de Paris. Jacques de Hois, membre de la Société lui adresse un mémoire au sujet dun tableau peint agouache dit (|uil a été agréé lors de l’exposition du sallon apres une legere discussion a ce sujet, plusieurs

Détüunielle.

membres en demande le renvoi au comité d’organisation ce qui fut adopté. Le president lit le decret de la convention qui établi une Comission des travaux public. Le citoyen Bienaimé rapporteur du comité d’instruction lit un rapport ou il observe que le comité ayant préparé des bases générales sur l’instruction des arts et ne sera le rapport de la proposition arrêté à la derniere seance que jusque ce travaille préliminaire aura été présenté. La société populaire de la section des Invalides viennent a l’affiliation de la Société populaire républicaine des arts, on invite les membres a se rendre a la fête et a en faire part a nos autres frères de la Société populaire des invalides. Differentes motions se font entendre sur l’organisation de la fête, on arrête après plusieurs discussions que l’on s’affiliera avec les sociétés populaires qui ne sont pas encore affilies et que toutes seront invités a assister a la fête.

On nomme 4 commissaire pour inviter la commune a nommer une députation pour assister a la fête, ce sont les citoyens Claretton, Petit, Balsac, Bonvoisin, on travaille ensuite a la répartition des comissaires dans les differentes sections. Cette operation terminé on renvoie au comité d’organisation tout ce qui regarde l’ordre et la police de la fête et la seance est levée.

Eynard. Detournelle.

P, 'OC es verbal de la fête et de la seance tenu a cette occasion le 2^ ventôse l’an 2 de la république. — Eynard president.

Les membres de la société populaire républicaine des arts et ceux du club révolutionnaire sassembleroit dans le lieu ordinaire des séances le bureau fut placé devant les tableaux des droits de l’homme et la musique immédiatement sur un estrade dressé au dessous a cette effet plusieurs députation des gobelins députés de la convention composant le comité d’instruction, des comissaires de la commune

(les membres députés par les sociétés poj)ulaires de la setti(jii du muséum et de celle des invalides beaucoup d’artistes des differents tbeatre des femmes des enfants des \ ieillards assistèrent a cette fcte. A midi le president prit place au bureau et lors la musi(jue national ou\rit la seance en fesant retentir la salle d’un air majestueux le citoyen Chenard artiste du tbeatre de la rue fa\art accompagné par les differents instruments chanta une hymne intitulé le parnasse républicain dedie a la société populaire républicaine des arts, par le citoyen Hue de la section des Gravilliers, l’idée des neuf muses allegori(|uement combiné a\ec la liberté a excité les plus \ ifs applaiidissemens; a l’accompagnement majestueux de ces couplets a succédé l’air gai de Michu, Cdienard et un autre citoyen on chanté

un trio 1’^; parodie de Gosset après differents airs et marches

dont la diversité entretenoit cette gaieté ([ui doit regner dans les fêtes rejmblicaines le citoyen Hienaimé lut un discour dont la dernière phrase etoit un appel a la mélodie et aussitôt la salle retentit du son des instruments, les jeunes eleves s’emparent du trophé (pii etoit sur le bureau, et se chargeant du bouclier on doit faire le faisceau de l’union, tous les citoyens (pii emplissoient la salle defilerent dans cet heureux desordre (pii peint la liberté d’une fcte composé d’artistes; on traverse toutes ces salles ou jadis dans les bras d’un fauteuil ainsi (pie sur un trône la froideur coni|)assée reposoit son orgueil, le cortege arri\é dans le jardin des arts une partie des jeunes élè\es portent sur leurs épaulés l’arbre de la liberté, et toujours conduit par la nnisi(pie (pii executoit des airs patriotes on eleva ce signe la terreur des tyrans et la consolation du jieuple.

Le citoyen Jacxpies le Brun lit un discours terminé par le serment sui\ant (pii fut prononcé par tous les artistes, nous jurons de n’employer nos travaux (pia celebrer la vertu et tout ce (pii pourra concourrir a l’utilité de la republi(pie, a ce moment majestueux, ou la religion du serment exigeoit (pie le caractère de la fcte fut sé\ ère succéda la gaieté franche une coupe rempli d’un jus de la treile fut donné au president par la main innocente d’une

jeune ftlle ii fit une libation sur l’arbre alors les toast multipliés se renouvellerent chacun but en souhaitant a l’arbre une longue végétation.

Plusieurs rondes terminèrent cette fête, la reunion de tous les artistes patriotes républicains.

Detournelle.

On ajoutera au procès verbal les deux chansons composées par Balzac et Petit et le tout sera déposé aux archives.

E. Eynard. Detournelle.

Seance du 26 ventôse l’an 2 de la re publique une et indivisible.

President Eynard.

Le secrétaire fait lecture du procès verbal du ving trois ventôse qui est adopté sans réclamation, il rapporte ensuite la seance du club révolutionnaire du 24 ou le club a arreté que les dépenses de la fête seroient a frais communs, ainsis que le tableau de la constitution et des droits de l’homme. On arrête de plus quil sera envoyé des comissaires pour demander au club l’extrait du procès verbal du 4? on nomme les citoyens Stouf sculpteur et Leclerc peintre. Le secrétaire fait lecture du procès verbal de la seance qui a eu lieu le jour de la fête, il est adopté apres differentes additions et changements. Apres quelque discussion on arrête que le president écrira au nom de la société des lettres de remerciement au citoyen Hue, auteur de l’union des muses, artiste au Theatre de la republique au citoyen Sarrete et a la musique nationale. On arrête qu’il sera fait un état de la dépense de la fête et que la moitié seroit payée par la société et l’autre acquitté par le trésorier du club pour se conformer a son intention.

La discussion s’eleve sur les fonds que Berwic possédé qui sont

COM.MÜNE DES ARTS

les résultat du li\ret, 011 arrête que le president écrira a l^eruic de se transporter a la société pour expliquer les motif au sujet de ses tonds et s’il est dans l’intention de les remettre a la société en se déchargeant sur elle de toute les réclamations qui pourroient suhxenir. Un membre Id demande la j)arole tout se régénère et tout doit concourir a cette régénération. Les artistes de leurs côtés doivent y contribuer l’on sait combien est bisarre le costume, on sait quil est absolument desorganisé il faut enfin en substituer un commode et d’une belle forme, c’est aux artistes qu’appartient cette tache, je demande qu’il y ait un concours afin que tous les artistes indistinctement travaillent a cet objet et produisent un vetement qui ait du caractère, cette motion lut vivement applaudit plusieurs développent leurs idées a ce sujet, et sortent de la question, on rétabli le principe on farrete et l’on ajoute qu’a la prochaine seance le comité présentera une rédaction d’aj^pel a tous les artistes afin de terminer le temps du concours et en rendre l’annonce publique. Un membre rend compte des detail de qui s’est jiassé apres la fcte au sujet du vin c|ui restoit, il fait part a la Société quil a fait mettre en reserve le bas de la pièce et quil demande a la société qu’elle deli\re ce qui reste aux indigents malades, et femmes en couches indigentes de la section, la bienfiiisance et l’humanité sont des sentiments qui ne se jiartagent pas dans une assemblé de républicain, sans le mettre aux voix en est arrêté (|ue Boinoisin l’auteur de la proposition et Lesueur se chargent de cette douce fonction. Le citoyen Wicard fait lecture d’un mémoire ou il rappelle la séance du ip \entose, et la diffe rance a\ec beaucoup d’autres (|ui l’ont précédé, il propose differens moyens de rendre la société utile par ses concours, il demande (|ue les sculpteurs de la Société concours a une statue de la liberté pour orner la salle des séances que l’on doit avoir dans un autre local, les architectes et les peintres concouront aussi de leurs côtés aux autres parties de rembellissement on applaudit a cet omrage, immediate-

Le Sueur.

ment apres la lecture un membre appuie ce discours et dex eloppe des moyens d’encouragements qu’on doit employer, et qu’il remarque que le citoyen Wicar n’a pas assez appuyé au reste il est parfaitement d’accord sur tous les principes de ce travaille. On arrête que le citoyen Wicard donnera au comité son travaille et s’adjoindra a\ ec lui pour s’occuper des vues utiles qu’il contient. On en arrête la mention civique au procès verbal, et la seance est levée.

Eynard, Détournelle.

Pres^.

Prûces verbal de la seance du 2 ÿ ventôse l’an 2 de la république une et indivisible, Eynard president.

Le procès verbal est adopté apres un leger changement, on reçoit les citoyens Tdnnay sculpteur Dunoiy peintre et Gounod peintre artiste nouvellement [sic') d’Italie le trésorier fait part a la société du nombre de ceux c[ui ont payé leur contingent et de ceux qui restent debiteurs, -la discussion s’engage sur les cartes on renvoyé au comité d’organisation, le citoyen chargé de la lecture des traits héroïques apres les avoir lus, fait part d’une impromptu du citoyen Petit qui a rapport a la plantation de l’arbre, on applaudit, et on demande la mention au procès verbal. Le president fait part au nom des trois candidats nommes pour remplir la commission des travaux publics ce sont les citoyens Fleuriot Dejean et Lecamus.

Il annonce a la société qu’il a écrit au Ministre de l’intérieur, qui ne lui a pas répondu, mais qu’il a pris des renseignement et que le comité d’instruction public a encor les pièces a ce sujet et que le Ministre doit lui écrire. Le citoyen Dehoc reclame une gouache quil a perdu on renvoi ce citoyen a Roland a qui il dit l’avoir remis.

Desoria.

et l’on passe a l’ordre du jour, le president fait |)art d’un conte rendu de la commission des monumens et une réponse du citoyen {jllisihle) concitoyens, ensuite de 4 lettre de remerciement adresse au nom de la Société aux citoyens (jui on coopéré par leur talent a rendre la fête de la plantation agréable. La discussion s’engage sur les coni|>tes de Herwic (pii se présente pour repondre a la lettre (|ui l’invite a se trouver a la seance il entre dans les plus grands détaillé sur cette artaire, des membres veulent cpi’il soit nomme des comissaires chez le ministre la discussion n’etant pas assez éclairé on renvoyé au comité d’organisation pour en faire un prompt rajiport. Un membre annonce (pi’il doit y avoir une fête décadi composé des éleves (pii suivent les cours de sculpture on nomme 4 comissaires pour y assister, Gois his Tliiebaut Petit C.ouprai, Cdiamoulaud , le citoyen Le Sueur annonce (pie l’on peu s’occuper de l’organisation d’un nouveau costume et (jue David a assuré (pie la Société seroit indemnisé par le comité d’instruction des frais (pielle pourroit faire |K)ur se procurer les moyens de pouvoir en établir un digne d’un peujde libre, on demande donc (pi’il est necessaire de s’occupper de cette partie promptement après une legere discussion on arrête (pi’a la jirocliainc séance cbaipie membre app(vrtera ses vues a ce sujet. Un membre D demande la parole avant de passer a l’ordre du jour (|ui est la nomination du bureau. Citoyens dit il une tnime odieuse a été decouverte la liberté est encore une fois sauvée, des perfides cachés sous le mas(pie du patriotisme attentoit dans l’ombre a la souveraineté du peu|de, le comité de Salut public a découvert la trame il tient le fil et la loi va nous venger, serions nous les derniers a féliciter la montagne de la fermeté (piel montre tout les artistes n’on (jun jiarti celui de la convention c’est celui de la vertu et du républicanisme le plus pur je vote pour (jue de mains nous nous transportions en masse a la convention témoigner au législateurs notre haine pour les conjurés et faire voire (pie nous n’attendons pas (|ue l’echafaud ait puni les

f ' Détournelle.

traîtres pour montrer les sentiment d’horreur qu’ils nous ont inspiré, cette motion est uaniment applaudi et arrêté, le citoyen Bienaimé est choisi pour rédiger une courte adresse afin d’exprimer a la barre le vœu des artistes.

L’ordre du jour etoit le renouvellement du bureau le citoyen Bienaimé réuni la majorité des voix est elu president pour la seconde fois, le citoyen Bousquet vice president, les citoyens Wicar reunit pour le secrétariat la majorité des voix et est proclamé secrétaire et le citoyen Lesueur secrétaire adjoint, le citoyen Cardon (h demande a l’assemblé a faire une expérience sur le poele de la Salle qui sera un objet de salubrité on lui accorde après quelque discussion et la seance est levée.

Eynard F'. Detournelle.

Seance extraordinaire du decadï ^0 ventôse an heures

du matin.

Le president ouvre la seance par la lecture du discours dont la Société lavoit chargé lorsque comme il avoit été arreté dans la dernière seance quelle devoit se rendre en masse a la convention nationale pour la féliciter sur le succès des mesures vigoureuses qu’elle déployé pour anéantir les traîtres.

Ce discours énergique a été applaudi avec enthousiasme. Un membre prend la parole et dit, il n’y a pas a discuter sur le fond car nos cœurs sont tous émus. Le dernier arreté pris a l’unanimité le prouve c’est seulement sur le droit politique nous ne sommes ni une section ni une autorité constitué.

«Cardon, sculpteur, membre de faire l’expérience sur celui de la salle. « la Société, ayant trouvé un moyen [Journal , 2.\ T,.)

d’augmenter la chaleur d’un poêle, en Wicar.

bridant peu de bois, demande à en

Je pense cpie nous ne \ oiulrions pas former une corporation particulière : n’est il pas plus con\ enal)le que chacun de nous se reunisse a sa section et aille témoigner a la convention Nationale la reconnoissance dont nous sommes tous pénétrés, car nous devions toujours avoir présent le faisceau national.

Un autre membre invoque la liberté qui émane du gouv ernement républicain, celle d’exprimer avec enthousiasme meme sans consulter certaines formalites les sentimens de reconnaissance dont on est pénétré, il observe que la convention fera beaucoup plus d’attention aux motifs qui nous ont dirigé dans cette démarché qu’aux formalités que nous n’aurons peut etre pas remplies.

Le C. Dardel se trouvant par hazard dans l’enceinte de l’assemblée est interpellé a dire son opinion, mais il observe d’abord cpi’il n’est pas membre reçu de la Société républicaine et fait la dessus quelques observations tendantes à prouver qu’il devrait naturellement en être il ajoute cpie la Commune des arts que la Société républicaine a remplacé lui doit en partie sa création il prouve par differentes reHexions cpi’il est suffisamment connu. L’assemblée en masse est disposée a le reconnaître pour un de ses membres, mais un membre fait quelques observations la discussion s’engage et après quelques débats le C. Dardel est regardé comme pouvant émettre son vœu par ce qu’il a sur lui la carte de la Société populaire de sa section en conséquence il demande que la Société ne fasse pas la demarche auprès de la convention : il prend pour texte quelques phrases insérées dans le discours même et quil lui semble implitpier contradictions, il observe encore que ce seroit abuser du tems de la convention nationale qui lui devient plus précieux que jamais.

Pour y parer on propose d’ecrire a la convention et de lui exprimer les sentimens dont la Société est pénétrés sur son energie et les mesures vigoureuses qu’elle employ en lui exprimant en

Détournelle.

meme tems les motifs qui nous ont empêchés dy aller comme société

Le C. Dardel combat toute espèce de démarché relative a ce sujet il est combattu a son tour et on lui répond que les parties d’un tout ne font pas corp lorsqu’elle se reunissent pour un meme objet ce raisonnement est aussi combattu. L’on observe que de quelque maniéré qu’on sarrange on ne pourra empecher de donner a cette démarche isolée l’air d’une corporation distincte; qu’il faut voir la chose en grand et éviter l’inconvenient qui en serait une suite de cette démarché qu’il ny a que les authorités constituées en masse, que les petites sociétés particulières doivent etre reunies au faisceau. Une partie de la Société, plus éclairée par la discussion, partage cette opinion on demande que la majorité se prononce le president apres avoir consultée l’assemblée met aux voix la proposition de ne point se rendre en masse a la Convention motivé sur ce que chacun doit se rendre a sa section et l’accompagner a la convention. La Société arrête que la démarché n’aura pas lieu. On arrête aussi que le discours du president qu’il devait prononcer a la barre de la Convention sera joint au proces-verbal et consigné dans les

archives W.

Seance levée a i heure.

Th. Bienaimé,

President.

Adopté.

Dans son Journal, p. 251, Détournelle, visiblement mécontent de son insuccès, écrit : «D’après cette séance, il seroit aussi injuste de soupçonner ceux qui ont demandé à aller

WlCAR,

Secr,

féliciter la Convention de vouloir faire une corporation, qu’il seroit perfide d’insinuer que c’est à cause que ce jour là Wicard fut chez David, qu’il changea si promptement d’opinion.

Seance du j germinal.

Le procès verlial ordinaire étant adopté on fait la lecture du procès \eri)al de la seance extraordinaire, .on demande seulement l’adhésion de la société entière aux mesures prises dans cette séance extraordinaire dont il rend compte et il est aussi adopté.

On procédé a la réception du citoyen Lafosse architecte.

Le C. Sergent prend la parole et fait part a la société des motifs cpii l’avoient déterminés a différer juscju’à presen sa présentation a la Société républicaine il est applaudi et reçu a l’unanimité sans aucun examen comme étant député de la Convention Nationale aiant été d’ailleurs membre de la commune des arts.

Le C‘‘'* Balzac fait lecture de cjuelcjues annonces et petites affiches relatives a des demandes tju’on y fait. Renvoyé au comité d’instruction.

On propose la radiation du nom de Petitot sculpteur et de Bertaux graveur membres de la Société motivé sur ce c|u’un indixidu arreté doit etre reconnu comme suspect et la Société Républicaine ne doit pas souffrir dans son sein d’homme suspects. Renvoié au comité d’organisation pour en fiire un prompt rapport.

La Société arrête que le nom de suspectsera raye du proces-x erbal.

La Société arrête que le comité dorganisation s’occupera a faire abattre le vieil arbre placé dans l’angle de l’academie et de tout ce cpii a rapport a cet objet.

Le commissaire nommé par la Société pour se transporter au comité de Bienfaisance et lui offrir en son nom le \ in qu’il restoit le jour de la fcte de la plantation de l’arbre de la liberté déclaré s’étre accpiitté de sa mission et d’en trainer les restes au comité des Salpêtres pour le vix ifier en cpielcpie sorte |iar l’usage qu’on en fera.

Le president fait lecture d’un discours philosophique offert a la Société parle C. Jaules qui en est l’auteur. Mention civique.

Sur le rapport du comité d’organisation la Société arrête que l’ouverture des séances se fera a y heures précisés pendant les longs jours.

On demande et la Société arrête que le c®" Allais se rende conjointement avec Berwic chez le Ministre de l’interieur pour terminer l’affaire dont il a une parfaite connaissance, relativement au reste du produit de la vente des catalogues du Salon dont le C. Berwic est depositaire.

Lordre du jour sur les costumes est invoqué le C. Lesueur fait lecture de quelques reflexions utiles qui sont fort applaudies on propose et la Société arrête que les pièces seront déposées sur le Bureau.

Un membre prend la parole et demande que l’on s’occupe d’abord a établir les bases philosophiques et immuables essentielles a la reussite de cette régénération si importante du costume. Cette motion est appuyée et développé d’une maniéré plus etendue par le C. Sergent. Il faut que le nouveau costume soit présenté au peuple sous le point de vue le plus philosophique si nous voulons qui le saisise, il faut qu’il en sente l’utilité; c|ue ce costume soit uniforme et commode. Apres que les bases en auront ete bien déterminées, qu’elles soient affichées a côté du Bulletin de la convention. Il fautfaire voir ce nouveau costume comme une innovation politique comme un grand interet national, qu’il soit uniforme, simple et peu dispendieux mais que les magistrats aient toujours quelque chose qui les distinguent de l’homme civil et que le militaire a son tour ait les moiens de développer tous les mouvements qu’exigent les differentes manœuvres du metier de la guerre on demande que le comité d’instruction soit chargé de rédiger l’addresse au peuple et que tous les CC. soient invités indistinctement a nous faire part de leurs lumières.

On observe d) que le peuple ne lit pas toujours les addresses qu’il

Détournelie.

— 266 )*eH—

huit (i’al)orci s’occuper du costume aller au fait essaier et ensuite faire une addresse.

Un autre membre dit cpie la matière cpii est très importante demande cju’on s’éclaire a\ant que de s’occuper d’une adresse cpi’il huit penser au climat.

Un autre membre^) propose pour i''‘‘ (juestion Est il necessaire de changer de costrime. La Société paroit entièrement d’accord sur ce i'’*' point. 2''" Prendra-ton ce costume dans ceux déjà connu chez les grecs, Etruscpies ou Romains. Adoptera ton la tunicpie, la toge et la chemise etc. etc. ces cpiestions ne sont pas décidées, on propose cpie la régénération du costume militaire nous occupe avant tout cpie c’est un grand moien de mériter de la patrie, de la Convention Nationale, du comité d’instruction publicpie puiscpie c’est aller au dexant de tout ce cpie nos représentans sont authorisés a attendre de l’utilité de la Société républicaine des arts. Le costume militaire dit un autre membre en changeant doit etre au moins aussi leger cpie l’ancien les évolutions et autres manœuvres exigent cet attention. Il faudrait travailler et porter nos essais a la Conventic^n on observe cjue ce n’est pjis a elle cpii il faudra les porter : lorscjue le costume sera fait ce sera aux artistes eux meme a le porter c’est le véritable moien de le faire aimer en en provoejuant ainsi l’exemple on appuyé cette proposition avec enthousiasme.

Un membre propose de consulter les citoyens qui ont des connaissances et des talens pratiques dans ce genre il indique le C. Talma acteur du Theatre de la République comme aiant donné des preuves multipliées dans ce genre, cette motion est appuyé mais renvoié a un autre tems jxarce quil est inutile dentrer clans des détails avant que d’avoir posés les véritables bases et d’en avoir fait des dessins. On invoque encore le costume militaire : et c^n insiste pour qu’avant tout on s’occupe de celui la on propose de nouveau l’addresse au peuple addresse d’autant plus necessaire à bien motiver et à propager : cjue

Espercieux.

2^ millions d’âmes ne font pas des changemens de cette nature sans de puissants motifs.

On propose une série de questions aussi bien que les exemples explicatives a donner au public.

Un membre dit il n’est pas necessaire de terminer ce travail avant que de présenter l’addresse qu’il est inutile de tout discuter sans exemple que le president mette aux voix i° qu’il est necessaire de changer le costume français 2° l’addresse aux citoyens : on combat d’abord la sérié de question a faire parce qu’elles demandent une méditation profonde. Ce qui ne peut se faire qu’avec recueillement. On demande ensuite l’impression de l’addresse du C. Bousquet sauf quelque changemens c|u’il s’est chargé de faire c’est au comité d’instruction dont il est membre qu’il doit faire ces changemens dans le commencement, dont quelques phrases ne seroient pas bien entendues des sans-culottes.

Le article proposé qu’il est necessaire de changer le costume français est arreté.

Le 2® que la Société invitera chacun de ses membres et tous les français en general a concourir par leurs lumières a cette régénération du costume.

On propose de faire part a la convention de cette invitation générale cette démarché dit on deviendrait d’autant plus utile que le comité d’instruction publique deviendrait notre interprète.

Le president propose et la Société arrête que dans le cas ou on se presenteroit à la Convention Nationale on ne le fit qu’avec un travail. Adopté.

Seance levée.

Wi GARD, secrétaire.

268 Vc-*

Presîdence de B 'iendimc. — Seance du 6 germinal.

Le proces-\ erhal adopte apres c|uelc[ues légers cliangemens la discussion s’engage sur le C. Petitot sculpteur et membre de la Société. On arrête cpie les commissaires nommés pour prendre les informations necessaires relativement a l’arrestation du d‘ citoyen sont tenus a en rendre compte a la prochaine seance et (|u’au préalable le nom de suspect doit être rayé du procès verbal.

Le C. Berwic demande ejue les commissaires du Sallon soient invités a se reunir a l’effet de sa\oir s’il doit paier les tapissiers (pii ontracomodé un balcon delà galerie d’apollon. Appuyé.

Un membrel'I réclame contre une phrase insérée dans le journal de Detournelle, phrase cpiil dit être peu favorable aux Suisses a\ec les cpiels nous sommes en paix on passe à l’ordre du jour, en invitant seulement le d‘ citoven Rédacteur du journal à insérer dans son prochain N° une note pour rectifier ce passage.

Le citoyen Mardoebé Avenel demande et obtient un certificat |iar lecpiel la Société constate (pi’il est \ raiement model et (pi’à ce titre il est utile aux artistes.

On lit pour la 2*'""^ fois le nom du 0*“" Lafosse architecte candidat présenté par les CC. Allais, Bienaimé, Espercieux et Detournelle.

L’ordre du jour étant consacre à délibérer sur le nouveau costume plusieurs membres demandent la parole. On demande d’abord (pie tous les citoiens soient generalement invités à coopérer a cette régénération du costume d’autres veulent qu’on s’en occupe sans plus tarder.

Bnl/aç.

Un autre en votant pour i’adresse desire qu’on y explique qu’on s’occupera d’abord du costume militaire et ainsi des autres.

Un membre reclame sur ce qu’un autre avait demandé l’ordre du jour sur la proposition qu’il avait faite de prendre des mesures sages avant que de rien innover. Car dit il les malveillans pourroient en profiter et leur perfidie met tout a profit. II observe qu’on doit s’occuper du costume en général que le costume militaire doit etre peu difierend du civil que chaque citoyen étant soldat il faut que le costume soit tel que tout citoyen soit toujours en état sans changer de costume de courir aux armes dans les cas imminents. Le meme membre finit par n’adopter aucun programme pour le concours observant qu’ils rétrécissent le genie.

Un autre veux que la couleur des vetemens soit differentes entre les citoiens des villes et ceux des campagnes.

Un membre engage la Société a s’occuper d’abord du costume militaire parce qu’il présumé que dans peu il y aura un decret qui ordonnera aux troupes de s’habiller en carmagnoles, un autre obser\ e que de puissants motifs ont déterminé les comités a suspendre tout ce qui est relatif a ce nouveau costume.

Sur la demande faite par un membrel^) que la Société prenne des mesures pour empecher l’emigration des chefs d’œuvres, qui se trouvent dit il dans les ventes publiques, un membre observe quil y a une commission des arts dont il est membre et qu’elle se fera toujours un devoir de ne pas laisser sortir de la Republique tous les objets d’art qui peuvent tendre a la régénération des arts mais qu’elle n’aura pas le meme scrupul-e pour les objets qui tendent a rétrécir le genie et il demande au reste la question préalable en promettant de développer ses idées Icà dessus lorsqu’il n’y aura pas une matière importante a l’ordre du jour. La question préalable est adopté.

On demande la discussion sur la forme du concours et que tous les citoyens soient invités a fiiire part de leurs lumières au comité

Isabey. — Le Sueur. — Gauthier.

— K9*( 2yO )*€S- —

j>oiir quil soit entouré de lumières dans l’addresse a faire pour le nou\ eau costume la Société arrête que le rapport du comité est fixé |)our la seance du i 3 germinal.

On demande aussi qu’on s’occupe du costume des femmes. Un membre!*) observe que la différence n’est pas grande qu’elles sont jdus près du véritable costume et qu’en faisant quelques changemens qui leur coûtera peu de sacrifices elles seront arrivés sans effort a cette régénération du costume mais qu’il n’v a pas d’incon- \eniens de s’en occuper et de le faire marcher de front avec celui tles hommes.

Sur la demande faite par un membre scavoir si la Société est competente pour le jugement des petites médaillés de trimestre un membre demande l’ordre du jour sur ce que ces petits encouragemens ont toujours été très nuisibles a la grande marche que doivent prendre les arts surtout dans une Républitpie. On passe a l’ordre du jour et la seance est levée.

Housquet, Wic;ak,

Preshlait. Secret j'iri’.

SOCIL I E POPULAIRE E l REPUBLICAINE DES AR fS.

Sejiice Ju germhiül. — Présidence du C. Bieiui'imc.

A[>res l’ailoption du procès \erbal on reçoit le C. Prederic Bruno Lalossef-) architecte apres les formalitées ordinaires on fait aussi pour la 1'^’ fois lecture du nom du C. Mongin Peintre nom eau candidat.

Le C. Chamoulaud membre de la Société désirant une attestation pour lui servir auprès du C. Romme représentant du peuple

Wicar. — Détournelle dit qu’on reçoit Caucher, architecte, mais il ne parle pas de Lafosse. [Journal, p. 263.)

— 2yi

exposant qu’il doit se rendre dans les departeinens de la Charente et la Dordogne pour en diriger les fonderies, etc. La Société obser- \ant que le C. Chamoulaud s’est constamment comporté en vrai patriote depuis qu’il en est membre a arrêtée de lui délivrer extrait du procès verbal de l’article qui le concerne.

Les commissaires chargés de prendre des renseignemens sur l’arrestation du c. Petitot, en rendent un compte favorable d’où il resuite que dans peu ce citoyen sera rendu a ses frères les applaudissemens qui suivent ce rapport prouvent le désir bien prononcé qu’elle a de ne trouver que des innocens et de bons patriotes dans les membres qui la composent, elle a arreté que les memes commissaires se rendraient chez la femme du détenu leur frère (si toutefois il n’etoit pas possible de lui parler a lui meme) pour lui faire part au nom de la Société du vif intérêt qu’elle prend a son sort.

Le president demande que la discussion s’ouvre sur le costume, mais la plupart des membres n’etant pas préparés sur cette matière on passe a d’autres deliberations on arrête cependant que duodi s’assemblera le comité d’instruction a l’elfet de rédiger une addresse au peuple sur le costume. On arrête en outre qu’il sera écrit une lettre circulaire pour engager les membres composant le comité a venir coopérer a ce travail.

Sur la demande d’un membre la Société arrête que dorénaxant il sera tenu une feuille de présence a l’instar de tous les corps organisés et que les membres composant les comités qui manqueront jusqu’à trois fois seront susceptibles dêtre destitués parla Société d’après le rapport que son comité sera tenu de lui faire a ce sujet.

Un membre organe du comité d’organisation propose la question sui\ante savoir Quel serait le meilleur mode d’établir une ecole de model.

Un membre se lè\ e et demande que la question soit posée différemment sur ce quil nest pas prouvé quil soit bien necessaire détu-

C’est Détournelle qui fait le rapport. — Espercieux. — Wicar.

clier le inotlel, le iiicnie fait (jiielques reHexions sur la nullité de ce genre d’etude qui a besoin d’etre régénéré.

La question se trouve ainsi posée :

1° De quelle maniéré doivent être organisées les ecoles. On se contente de trouver la question mieux posée mais l’importance de la ([uestion sur laquelle personne n’est préparée engage la Société à arrêter que toutes les propositions de cette nature seront affichées deux séances avant ([ue la discussion soit entamée et la société arrête que celle ci étant de ce nombre le comité est chargé de l’afficher dans la salle d’assemblée.

Le comité d’organisation Id fait sentir les dangers davoir des restaurateurs de tableaux non avoués, il fait la proposition suivante.

Savoir.

Q,uel est le meilleur moien d’empêcher les restaurateurs de tableaux d’anéantir les chefs d’œuvres presque toujours en proye a leur ignorance. Principalement les chefs d’œuvres appartenant a la nation.

Apres quelques débats on arrête en principe :

1° Q ue nul ne pourra restaurer des tableaux qu’au préalable il n’ait donné des preuves palpables de son talent dans cette partie.

2° Qu’il convient cjue les jugemens a porter sur le talent des restaurateurs de tableaux soient soumis a un juri.

Un membre propose une autre question : quelle seroit lauthorité (|ui créerait ce juri. On passe a l’ordre du jour moti\é sur ce qu’il ny a ([lie la Convention national qui ait ce droit sur la demande de la Société ou sur un rapport fait par son Comité d’instruction publi(|ue.

Au reste les deux articles arretés feront la matière des demandes que la Société compte faire au Comité d’instruction publique.

Seance levée à p h.

Wi C A R , secrétaire.

Détournelle parle en son nom.

Présidence du C. Bienaimé, — Seance du ij germinal.

Le president donne lecture de l’addresse ou la convention proclame la vertu et la probité comme les seules bases immuables du républicanisme. Vifs applaudissements.

Le président fait la lecture d’une lettre de Zoisi Marat par laquelle elle est invitée à nommer deux membres pour assister à une fcte qui doit y être celebrée le 20 de ce mois aux mânes du martyr de la liberté dont cette commune s’honore de porter le nom.

La Société arrête qu’elle députera deux commissaires lesquels seront invités de lui faire a leur retour la description de la fête quelle entendra avec plaisir ; que les noms des commissaires.qui se sont offert a cet effet seront écrit sur l’extrait du procès verbal qui constatera leur pouvoir les 2 commissaires sont de Rabaux et Wicar la Société approuve tous ceux de ses membres qui voudront participer a cette fête et l’envoié de Zoisi Marat reçoit du president l’accolade fraternelle au milieu des applaudisseniens.

Un membre fait lecture de quelques reflexions qui ont pour bût plusieurs objets : la i®*'' est tendante a prouver que les petits tableaux flamands connus sous le nom de curiosité sont de la plus grande importance pour les arts et il semble se plaindre de ce que les conservateurs du muséum en ont fait disparaître la plus grande partie : un membre croit devoir répondre a cette espèce d’inculpation contre la conservation dont il estmembre et dit que l’intention de ses collègues n’a point du tout été de faire disparoitre les tableaux de génie mais que cette privation n’est que momentanée puisqu’on n’attends que le moment den faire jouir le public dans des salles

Soisy-Marat. — Lebrun. — Bonvoisin.

COMMUNE DES ARTS

cjui leur sont destinées lorsque le conservatoire sera en possession des locaux; que les vues régénératrices du conservatoire du Muséum lui a\ {)it dictés impérieusement de ne pas placer ces objets ni a coté ni au dessous de la majesté de l’ecole italienne et c[ue la sollicitude des conservateurs était telle quil espérait que dans peu toutes ces productions de genre seraient rendus a ceux qui se font encore un plaisir de les admirer.

Le second bût est tendant à rimportance d’employer pour la restauration les artistes déjà connus par des ouvrages qui leur ont mérités les eloges des connaisseurs en ce genre, differentes reHexions utiles y ont été applaudies apres quoi la société passe a l’ordre du jour sur le tout.

Une députation de deux membres du club révolutionnaire des arts fait part a la Société de la satisfaction du club et de l’adbesion c|uil a donné a ce que les deux sociétés n’en formassent qu’une le jour de la ceremonie de la plantation de l’arbre de la liberté. Le president fait a cette députation une réponse (|ui est applaudie et les commissaires sont invités aux honneurs de la séance.

Un membre organe du comité d’instruction fait lecture d’une addresse au peuple sur le nouveau costume la Société l’ado|)te et nomme 4 commissaires pour en donner lecture au comité d’instruction publique de la convention, pour lui demander son assentiment motixé sur ce c|ue dans les circonstances actuelles aucune innox'ation de cette importance neseauroitse faire avec trop de |)ié caution, les 4 commissaires sont Micballon sculp.. Allais arcli., Gatteaux grav. et Wicar peintre.

Un membre fait la lecture de quelques reHexions sur la régénération des arts et la nécessité de mettre la main a l’œuvre. Vifs applaudissements et renvoy au comité d’instruction.

Un membre prévient la Société que demain l’arbre vieux de la liberté sera abattu.

On demande et la société arrête que les commissaires qui ont présidés aux dépenses de la plantation de l’arbre de la liberté soient

invités a mettre leurs mémoires en réglé de recueillir toutes les notes c[Lii y sont relatives afin de partager la dépensé avec nos frères du club révolutionnaire et de terminer cette affaire.

II s’eleve une courte discussion sur les opérations du comité d’où il resuite que la plupart des membres qui le composent aiant eu beaucoup d’affaires particulières il n’a pas pu s’occuper avec autant d’activité de ce dont il est chargé que d’ailleurs l’importance des matières l’empechent de préciser le moment ou il compte faire un rapport général.

Seance levée a q h. 1/4.

Présidence du C, Bienahné, — Seance du 16 germinal .

Apres l’adoption du procès verbal on fait la lecture du decret concernant la nouvelle organisation de 12 commissions crées par la convention nationale pour remplacer le conseil executif supprimé.

On procède à la réception du C. Mongin Peintre on rapporte l’arrêté par lequel deux commissaires étaient nommés pour assister a la fete de Soizi-Marat, selon la demande quen avait faite la société de cette commune. Le rapport de cet arreté est motivé d’apres la loi positive du code révolutionnaire; mais les membres qui voudront assister fraternellement et sans office pourront le faire et y sont même invités.

Un membre engage la Société a presser l’affaire relative aux fonds déposés dans les mains du C. Bervic. Appuyé.

On reçoit i o volumes de l’ouvrage sur les poids et mesures publié et envoyé par la commission. On demande et l’assemblée arrête que distribution en sera faite parla voie du sort et qu’il sera

iS.

écrit une lettre a la commission des poids et mesures pour lui annoncer la réception de cet envoi.

On propose et l’assemblée adopte que l’on se servira du nou\eau mètre dans tous les ouvrages qui en seront susceptibles.

Au lieu d’ecrire une lettre aux commissaires des poids et mesures on arrête que deux commissaires se rendront dans le lieu où s’assemble cette commission ils exprimeront de vive \oix la reconnaissance dont la Société est pénétré et leur témoignerons le désir qu’elle a ([ui lui soit procuré les ustensiles necessaires à la démonstration de ce tra\ail unique.

Onl‘l Fait un rapport sur les motifs (jui ont déterminés le comité d’instruction publique a passera l’ordre du jour sur la demande que la société lui Faisait de lui donner ses avis : sur l’adresse à présenter au peuple pour le nouv eau costume. On observ e que la plupart des membres du comité ont individuellement Fortement engagé la Société à s’occuper de ce travail de continuer ses recherches avec ardeur et ont parus persuadés de l’adoption du nouveau costume par le peuple Français.

Après une seconde lecture del’addresse on arrête quil ne sera pas Fiit mention de concours motivé sur ce que la Société n’a pas le droit d’établir de concours, que les citoyens seront invités a nous envoyer leurs recherches sur cette nature, <|ue le comité d’organisation est tenu de Faire a la prochaine séance son rapport sur les moiens de répandre et de multiplier le plus possible cette addresse sur le nouv eau costume.

Un membre organe du comité d’instruction Fait un rapport quil dit être une émanation d’un autre plus etendu que le même comité doit soumettre a la société lorscpi’il sera prêt. Vifs applaudissements et la discussion sur les articles est renvoyé a la prochaine séance.

Seance levée a p h. i/4.

Procès verbal adopté.

Le Sueur.

LIBERTÉ. ÉGALITÉ

Seance du / ^ germinal. — Présidence du C.

[En l’absençe Brun. J

Après l’adoption du procès verbal le president fait part à l’assemblée de plusieurs imprimes du C. Detournel sur les programmes et les concour. N“ 4 un discour philosophique du C. Jaut et un discour sur l’aristocratie Muscadine. Le president fait lecture d’une lettre du citoyen Petitot dans laquelle il demande a l’assemblé que la Société lui donne une attestation de la conduite patriotique quil a tenu dans le sein de la Société. L’assemblee arrêtte que cette atestatiofi lui sera donné et que les h) citoyens Lortat, Proust, Thieri, J. Lebrun qui ont déjà pris des renseignements sur le citoyen Petitot se transporteront a la Sextion du C. Petitot pour se transporter au comité et chez C. David.

[Esquisse de Lesueur(^)].

On reçoit une annonce d’un C. sur une machine idrolique. Il invite la Société a prendre conoisance de ses travaux. L’assemblé arete qu’a la prochaine séance il sera fait une seconde lecture de cette anonce afin d’inviter les architectes a voir ses travaux l’auteur qui est présent est invité a la séance.

Le citoyen Jaut est invité par l’assemblé a faire lecture du discour sur l’aristocratie Muscadine. L’assemblé aplaudit au sentiment de ce discour patriotique.

Tout ce qui termine ce paragraphe est écrit en marge du procès-verhal. — En marge : une esquisse de Le Sueur.

Un meml)re demande que l’assemble nome des commissaire. jX)ur se transporter au comité d’instruction publique a l’effet de presser le rapport sur les encouragement a donner aux artiste. Cette demande est combatue et discuté plusieurs membre demande qu’avant tout on s’ocupe des moyens de rendre les arts utile a lafermissement de la République.

La discussion f’I se prolonge. L’assemblé se détermine et arrette que le commité d’instruction présentera à la prochaine seance une adresse a présenter au commité dinstruction publique pour demender du contour dans tous les genres d’art afin déternisé les traits sublime de nostre Réxolution.

L’assemblée ajourne les moyens d’impression de l’adresse au peuple pour le costume.

Seance le\éà 9 b.

SOC:iETK POPULAIRE ET REPUHEICAINE DES ARTS.

Présidence du C. Bienainié. — Seance du 2 ^germinal.

Apres l’adoption du procès verbal l’un des commissaires chargés par la société de se transporter a la section des champs Elisées pour l’affaire du C. Petitot obtient la parole et rend compte de cette mission, il dit que cette affaire est renvoyé au comité de Sûreté générale la meme députation chargée auprès du C. David pour cette affaire fait part de la désaprobation formelle de ce représentant à la démarché de la société; motivé sur ce t[ue n’etant pas un corp constitué elle n’a pas le droit d’envoier de députation qu’il ne pouvait sous ce

Y ont pris part : Jacques Lebrun, Espercieux, Bosio, Drabot. — Thierry. {Joiirnul , p. 306.)

rapport entendre aucune sollicitation, mais c[ue comme artiste comme ami de ceux c|ui professent les arts, il se chargerait volontiers de s’informer au comité de sûreté generale de l’affaire de Petitot.

On fait une motion d’ordre sur ce qu’on ne lit plus depuis quelque tems le Recueil très intéressant des faits héroïques : sur quelques observations un membre se charge de chercher des moiens de se le procurer.

On rapporte l’arreté par lequel on nommait des commissaires pour se transporter à la commission des poids et mesures a l’effet de lui témoigner de la part de la Société combien elle était sensible a l’env'oi de lo volumes de leur ouvrage, on arrête que le president 4gcrira simplement au nom de la Société reconnaissante et témoignera dans sa lettre combien elle désirerait être spectatrice des démonstrations des principes de cet ouvrage important.

On se décidé à faire insérer dans le journal de Paris l’adresse au peuple sur le nouveau costume avec le titre suivant seavoir: « Considérations sur les avantages de changer le costume français par la Société populaire etc., etc.».

On demande par amendement que le rédacteur de l’addresse en fasse un extrait qui serait inséré dans certains journaux qui ne sont pas de nature a la comporter toute entière motivé sur ce que cet extrait pourra servir de model aux rédacteurs des d. journaux et ne soit pas susceptible d’etre altéré ce qui est adopté ainsi que la lecture qui en sera faite a la société avant que de le livrer à l’impression.

Le C. Désoria étant malade a chargé un membre de lire un travail sur l’organisation de l’etude et des professeurs qui doivent la diriger. On arrête d’en entendre la lecture et la Société après l’avoir entendu renvoi ce travail au comité d’instruction.

Sur la proposition d’un membre la Société arrête que toutes les fois qu’elle aura le déplaisir de seavoir un de ses membres malade au

Détournelle.

lit elle chargera un de ses freres d’aller de teins a autre le \ isiter de sa part a charge d’en rendre compte la seance prochaine. Le C. Detournelle s’offre a remplir cette mission fraternelle a l’egard du C. Désoria.

Sur la proposition d’un membre relati\ e aux moiens de se procurer des plâtres moûlés sur l’antique, on demande que le comité fisse l’etat des objets susceptibles d’être moiilés on observe que ce rapport a déjà été fiit : plusieurs membres votent une addresse au comité d’instruction publique d’autres veulent que l’on s’addresseau nouveau comité des arts crée parla convention, d’autres enfin tromant cette démarche trop précipitée pensent qu’il faut attendre l’organisation des ecoles secondaires et ne rien faire de partiel. Apres ces débat* on demande et la Société arrête l’ajournement de cette question ini|)ortante a la régénération des arts et la renvoy au comité d’instructu)ii lequel est chargé d’en faire un prompt rapport.

Le president fait la lecture d’une lettre du C. Pochon par laquelle il témoigné le désir de soumettre a l’examen de la société un tra\ail déjà présenté a laCoinention Nationale. On demandela nomination de six commissaires pour se transporter chez le d. citoyen. La Société nomme en conséquence les CC. Cardon I') Detournelle, Thierry, Lynard, Guyaut et Barthélémy

Un membre olitient la parole pour faire la lecture d’un tra\ail sur les 1" éléments des arts dans un état libre la lecture est arrête, et les différents articles en sont soumis a la société, plusieurs membres témoignent par leurs applaudissements qu’ils ont senti les différents précédés utiles a l’execution de la peinture.

Seance levée a 9 h. dix minutes.

Cardon. [Journal , p. 307.) — Lt* Journal omet ces deux derniers noms. — Lehrun.

Seance du 26 germinal. — Présidence de Bien aimé.

Après l’adoption du procès verbal le président annonce de la part du C. Sue professeur d’anatomie qu’il ouvrira son cours le premier floréal a 8 heures du matin.

Le président donne lecture d’une lettre de Soizi Marat addrèssée à la Société a l’occasion de leur fête.

La Société arrête que relativement aux dépenses de l’arbre de la liberté il ne sera rien communiqué au club révolutionnaire qu’au préalable le trésorier n’ait dressé l’etat fixe de la dépense.

Le C. Leclerc se charge d’inviter le C. Thouin a venir constater l’état de l’arbre de la liberté que plusieurs membres croient mort.

On propose d’abord de nommer des commissaires pour se rendre au comité d’instruction publique afin de presseiT’execution du decret relatif aux travaux d’encouragemens un membre s’oppose a cette mesure d’autres proposent de se rendre plutôt a la nouvelle commission des arts, cette démarché a pour objet 1° la pétition et 2“ l’exécution du decret pour les travaux d’encouragemens.

Cette proposition appuyé par plusieurs membres et combattue par beaucoup d’autres (A. Les i®^’ se plaignent amèrement de l’état dans lequel se trouvent plusieurs artistes que le manque de travaux obligera peut être à changer de profession et de prendre un état a la vérité plus utile à la République et aux circonstances mais moins convenable a leurs habitudes. D’autres observent que la dem.arche est trop précipitée qu’il faut attendre l’organisation de la nouvelle commission que la convention a bien dans sa sollitude paternelle

(>) Prennent part à la discussion : Détournelle, Gauthier, Petit-Coupray, Jacques Lebrun, Wicar.

\ouIii jetter un regard favorable sur les arts, mais qu’étant pour ainsi dire accablée d’affaires plus pressantes se serait douter de sa bienveillance pour les arts que ceux des artistes qui méritent d’étre encouragés aient dont la confiance necessaire a fiiire voir qu’ils sca\ent bien que les législateurs connaissent et sentent la nécessité de les protéger, que les actes cpii ont jusqu’à présent émanés de leurs délibérations nous le prouve victorieusement que ce serait les importuner et que ces demandes réitérées ne seroient pas • dignes d’artistes qui avant tout doivent être citoiens : un membre obser\ e que le seul motifs de notre démarché est l’utilité indispensable : que les peintres de fleurs et de genre n’etant pas dans la classe utile mais seulement agréable et de pure fantaisie ce seroit faire tort a notre demande que de l’appuyer sur cette base que les encouragemens ne sauraient s’étendre sur d’autres objets que sur ceux qui par leur energie et les sujets qu’ils représentent peuvent affermir notre Révolution en propageant les belles actions et enfin toutes les vertus. Q,uelc|ues réclamations s’elevent les débats continuent avec chaleur. Cependant l’assemblée remets a une autre séance et aux rapports du comité cet objet important.

On arrête que le 1" trimestre commencera au 1" floréal et que la couleur des cartes sera changée.

Le C. Pochon se présente et fait une réclamation sur ce que dans le rapport de l’un des commissaires!') qui s’etoient rendus chez lui pour y voir ses expériences d’hidrostatie on paraissait douter (|u’il lut l’auteur de l’invention énoncée dans son rapport.

Le commissaire observe que le doute de la Société a ce sujet est indispensable puisqu’elle n’a pas les preuves contraires à son opinion.

Le C. Pochon demande c[ue le commissaire dans son rappcn-t ne préjugé rien sur l’invention et se borne a dire simplement ce (ju’il a vu.

Un rapport de Détournelle lu au cours de cette séance. [Journal, p. 308-

On demande l’ordre du Jour et le maintient du rapport tel qu’il est. Adopté.

Seance levée a p h 1/2.

Seance du 2 3? germinal

Lan 2 de la République une et indivisible . — Bienainié préside.

En l’absence des secrétaires, Allais lit le procès verbal de la dernière séance qui a été envoyé par Vicar.

La rédaction en est adoptée après quelques légers cbangemens.

Le president lit une lettre du citoyen Deseve qui demande le renvoy à la commission du salon, d’un mémoire en réclamation qui lui est relatif et dont l’assemblée a connaissance.

Après une courte discussion à se sujet, l’assemblée passe à l’ordre du jour motivé sur l’impossibilité alléguée par un membre de cette commission de faire droit à la demande.

Le citoyen Deseve reclame sur l’ordre du jour il demande que le citoyen Roland soit entendu sur les faits.

L’assemblee arrête que le c'^'' Roland, inspecteur aux travaux du Salon sera invité de se rendre à la prochaine séance pour donner les éclaircissemens quil peut avoir à ce sujet.

L’assemblée alloit procéder à l’admission de plusieurs artistes, mais un membre du comité d’organisation dit que s’etant pendant plusieurs séances trouvé seul au comité il n’a pu aux termes de l’arreté sur le mode d’admission faire la vérification des titres civiques.

Le president invite les artistes a recevoir de se présenter a la prochaine seance d’admission.

On demande le renouvellement de ce comité qui s’est montré inexact. Destournelle donne sa démission motivé sur ses occupations.

L’assemblée procède au renouvellement de ce comité en conser- \ant ceux des membres (|ui ont mieux rempli leurs fonctions. Thierry architecte et Tardieu graveur sont conservés. Eynard architecte Guyot gra\. Isahey et Tauret, Peint. Martin et Jaccpies Dumont sculteurs sont nommés pour renouveller ce comité.

On procède aussi au remplacement des membres du Comité d’instruction qui ont également négligé leur mission, et qui sont Anselin et Berwic.

On remplace Anselin par David graveur, on ohser\e même (|u’Anselin n’est point membre de la Société et qu’il n’avoit |>u être nommé que par erreur.

Sur l’a\is d’un membre qui représente que Berwic n’a manqué d’assiduité (|u’aux dernières assemblées du comité, l’assemblée arrête (|uil sera invité ainsi que les autres membres qui ne sont pas presens, a se rendre primidi a 3 heures au comité.

Un membre demande que le comité d’organisation s’assemble une seule fois par décade pour l’objet de l’admission et qu’il consacre ses autres séances au travail de l’organisation de l’assemblée. Cette proposition est appuyée. On demande en outre que le comité d’organisation mette l’un et l’autre comité a même de tra\ailler en procurant toutes les choses nécessaires.

L’assemblee raporte son précèdent arrêté par lequel ce comité étoit tenu de s’assembler deux fois par décade pour les admissions et elle arrête (ju’il s’assemblera deux fois par décade, que le sextidi sera consacré aux admissions.

Arrête en outre que son premier rapport sera celui sur les moyens de mettre ces deux comité à même de travailler.

Le president annonce un pa(|uet timbré (Convention Nationale). Il contient 1 2 exemplaires du N” 3 des actions héroïques.

Il lit le decret qui y est joint et (|ui ordonne cet envoy aux sociétés populaires.

Il donne ensuite lecture de plusieurs traits contenus dans le N”, l’assemblée applaudit vivement a ces actes de vertu et reserve la lecture de la suite pour sa prochaine séance.

Sur l’observation faite qu’une partie de ces exemplaires est en format de placard on propose d’en placer un dans la salle des séances. Cette proposition n’ayant pas besoin d’être soutenue d’un arrêté l’assemblée en charge simplement son comité d’organisation et en outre de la pourvoir d’un cadre consacré a cet exposition.

Un membre rappelle un décret rendu hier sur la pyramide en marbre noir à eriger au Panthéon et sur laquelle seront inscrits les noms des citoyens morts au i o août dans le combat de la liberté contre latirannie. Il demande que le dessin adopté parla Convention soit aussi placé dans la salle des séances. Une partie de cette proposition paroit obscure. La Convention dit un membre (’l a-t-elle adopté un dessin, en a t-elle spécialement charge un artiste, ou enfin ce monument sera-t-il livré au concours. C’est, dit l’opinant, ce dont la Société doit s’instruire.

On demande d’attendre le raport qui sera fait à ce sujet par le Comité d’instruction publique.

On lit le décret qui dit que ce comité rendra compte du mode d’exécution à la fin de floréal.

Un membre dit que ce monument doit être une colonne et non une obélisque.

On demande que sans prévoir si ce sera une obélisque ou une colonne ou tel autre monument, on se transporte au Comité d’instruction publique pour obtenir des notions plus exactes. Cette proposition est appuyée. Mais l’assemblée se borne à inviter Espercieux et Bonvoisin a faire des démarchés auprès des membres du comité qui pourront donner des éclaircissemens cà ce sujet.

La seance est levee à ^ heures.

Eynard. — Détournelle.

SOCIÉTÉ POPULAIRE ET RÉPUBLICAINE DES AR I S

Seance du ^ fioréal. — Présidence du C. Bousquet.

LIBERTÉ. ÉGALITÉ

Après l’adoption du procès \erl)al, le vice secrétaire fait lecture d’une action eroïcjue. L’assemblé aplodie avec transport.

Un membre observe c[ue le tems de renouvelé le Bureau est arrivé en consécanse le C. Bousquet vice president remplace Bienaimé et Vicar secrétaire sede la place a Le Sueur,

Le C. Henarl'l donne lecture a l’assemblé du decret sur l’organisation des commission qui reni|)lace les Ministre, le C. Tardieu, gra\eur remet sur le Bureau de nouvelle carte de couleur rouge et l’assemblé arrette qu’à la prochaine séance les ditte carte seront distribués.

Le C. Detournelle annonce que l’adresse sur le costume est imprimé il propose (ju’il en soit envoyé 300 exemplaire au licé tles arts. Cette proposition est adopté. L;issemblé arrette ensuite ([u’avant tout il en sera envoyé 800 exemplaire a la Con\ention nationalle.

Le C. Balzac, trésorier de la Société fait la proposition (|ue clans les trois prochaine seance chaque membre sera tenue déchangé sa carte en aquitant la contribution. Adopté.

Un membre fait le raport de la députation chez le représentant du jieuple Da\id relativement au decret sur la collonne a érigé au Panthéon, il dit que le vœux de David est conforme a celui de l’assemblé c’est a dire pour le concour.

Le C. Rolland daprcs l’invitation de l’assemblé se rend dans son sein, pour rendre conte de ce quil sait sur le dessin du C. Deseve, sur

Eynard.

son raport qu’il n’a pas connoissance d’avoir reçu le dessin réclamé; le fait ne pouvant s’eclairsir, lassemblé arrette qu’elle passe à l’ordre du jour sur le fond de la discution, mais que le C. Deseve pourra être indamnisé s’il y a lieux sur les fond, qui doivent revenir sur le produit du livret du dernier Salon.

Un membre W demende la parolle pour appeller lénergie de l’assemblé sur les ouvrages d’arts d’une obsénité révoltante pour les mœurs républicaines, lesquels obsénité sallisse les mur de la République il li un discour énergique ou il develope la necesité c[ue les artiste demande la proscription de tout ce qui peut corompre les mœurs.

L’assemblé applaudi avec transport.

L’assemblé est d’acor sur le principe de la proscription de tout les ouvrages qui peuvent corompre lesmiœurs on discute sur les moyens les plus pronips pour dénoncer les abus aux autorité. Apres une grande discussion l’assemblé arrette quelle nommera des commissaires qui porteront au Comitté de salut publique la liste de tous les ouvrages obsenne, les memes commissaires se transporteront au comitté d’instruction publique pour y rappeller le progets de reglement que la Société a fait sur les moyens de Juger les ouvrages d’art.

L’assemblé arrette de plus quelle demandera aux autorités des exemplaire de tous les ouvrages contraire au mœurs afin de les brûler au pied de l’arbre de la liberté. La cosiétté invite tous ses membre a lui dénoncer tous les ouvrage obsenne dont ils auront connoissance.

Les commisaire nommé sont Wicar, Petit Couprais, Bosiot et Le Sueur.

Seance levé a i o heures.

Wicar.

SOCIÉTÉ POPULAIRE ET REPUBLICAINE DES AR LS

Séance du 6 feréal. — Présidence du C. Bousquet.

LIBERTÉ. ÉGALITÉ

[En marge : Adopté. Le Sueur.]

Apres h lecture du procais verbal, un membre demeiule (jue la denonci.iLioii sur les ouvrages contraires aux mœurs soit généralisé et ([Uil n’y est aucune dénonciation particulière. Cette proposition est adopté.

On procède à la réception de plusieurs citoyens. Le citoyen Brulé après avoir re|)ondu aux interpellations est reçu. Le citoyen Damaime revenu de Petersbourg depuis 1792 ou il aitoit aler avant la révolution demande une atestation d’artiste. L’assemblé le reconnoissant pour un bon citoyen le reçoit pour l’un de ses membre et arrette tju’il lui sera donné une atestation. Comme l’assemblé le reconnoit pour artiste bien avant la Rév olution un membre demande le raport de l’arretté de la derniere séance ou il est dit que l’on dénoncera au Comité de Salut publique et que l’on se bornne a indiquer a l’adminis teurde polisse, tous les ouvrage propre à corompre les mœurs. Un autre membre develope des crainte sur les danger de la maniéré que l’on emploira pour la proscription de tout ce qui estobsénne attendu que l’on pouroit comprendre tout ce qui est nudité 6c. . .

Plusieurs membre^') parle dans diférens sens.

l.’assemblé arrette que le Comité d’instruction fera <à la prochaine séance un raport de tous les ouvrages obsene qui doiv ent être proscrit et que tous les membre de l’assemblé sont invité à donner au comitté tous les renseignement <à ce sujet.

Sergent, notamment, qui voudrait qu’on nommât un jur)' «pour établir une démarcation entre les objets qui sont véritablement indécens».

Le citoyen David se présente dans le sein de la Societté, et lui fait part de tous les arretté du Comité de Salut publique pour l’execution au concour de tous les monumens que la République veux elevé pour marquer sa puissance et encouragé les arts qui doivent transmétre à la postérité les traits sublime de la Révolution. L’assemblé reçoit avec transports les heureuse nouvelle que David lui annonce. Un membre en exprimant l’impression que fait cette bonne nouvelle sur le cœur des artiste qui voyent en un moment tous leurs vœux remplis demande que le president donne l’acolade fi'aternelle a David au nom de toute la Société. David et Bousquet se précipité dans les bras l’un de l’autre, au milieux de la salle et des appladissement de tous les citoyens

La seance est levee immédiatement après à 9 heures 1/2.

Seance du ^ fore al. — Présidence du C. Bousquet.

LIBERTÉ. ÉGALITÉ

Le procès verbal est adopté avec quelques légers amendement. Un membre fait lecture des actions eroiqiie. Un membre du comitté d’organisation demande que l’assemblé arrête que le trésorier présente son conte entier au Committé afin qu’il puisse statuer sur les moyens de la société. L’assemblé arrette cette proposition. Au nom du mémme Committé on demande que le secrétaire soit tenu de faire parvenir au diferent commité les extrait des procès verbaux qui contiendront des objet qui leur seront renvoyés. Un membre donne

Bosio. — Détournelle ajoute : «Déjà chaque Artiste médite, en retournant dans ses foyers, le sujet qu’il a choisi pour satisfaire au Concours.»

COMMUNE DES AKTS.

lecture des arrettc au Comité de Salut public pour l’execution du decret de la Convention Nationalle concernant tous les oiurage d’art mis aux concour.

Un membrelb lit un discour renfermant des observation sur le tems fixé par le Committé de Salut publique pour le concour il fait remarqué que l’espace d’un mois fixé pour les concour n’est pas sufisan pour les etudes neçécaîre pour concevoir des monument digne de passe «à la postérité et d’étre utille à la patrie. Il propose que l’eppoque du concour soit reculer au fête des san culotides.

Il demende pareillement que la Societté prenne en considération la formation du jurie qui doit juger les concour il propose tpie le jurie soit composé de 2^ membre pris dans tous les départemen.

On discute sur ses deux proposition. On demande d’abord que rejK)que des concours soit reculé à trois mois, mes sur la reflection de plusieur membres qui observe que le Committé de Salut publi(|ue a eu des vue politique en développant tous les moyens de vaincre iu)s ennemis, on observe aussi que daprés le tems que les artiste on retenu leurs genie, ils doixent avoir besoin de produire et que l’on doit sempresser de repondre aux vœux de la nation. Daprès ses consitlération l’assemblé passe à l’ordre du Jour sur la proposition de demander que l’epoque des concours soit reculé.

On mais en discution la demande du renouvellement du jurie des arts. On obserxe que la Convention nationalle en crée le jurie a entendu t|u’il seroit renouvellé aux grandes epoque du jugement. Après une mure discution l’assemblé arrette qu’elle fera la demande au Comitté de Salut publique que le jurie des art soit renouvellé à chat[ue concours.

Un membre fait la proposition que, atendu les travaux auxquels les artiste doi\ eut se li\ rer pour repondre aux demande de la nation il ny est plus qu’une seance par décade, apres diferente obserxation la société j>asse a l’ordre du jour sur cette demende.

Dctournelle.

— 1-0*( 2ÿl )•€-»—

Un membre propose que la Société demende a la Convention que la suitte des port de france soit mis au concours. L’assemblé arrette qu’elle fera cette demende à la Convention en dénonçant le privilège qui existe en faveur d’un artiste.

Le citoyen Boilléb) se présente dans le sein de la Sociétté et y développe les sentimens qui l’anime L’assemblé satisfaite des raisons que le C. Boille (a abjuré ses anciennes erreur) a communiques a l’assemblée arrête qu’il se présentera au Committé d’organisation pour y faire reconnoitre les pièce propre a autoriser sa réception dans la Sociétté.

Seance levée a p heures 1/2.

Seance du flore l’an de la République.

Présidence du citoyen Bousquet.

LIBERTÉ. ÉGALITÉ

Le secrétaire Le Sueur envoyé le procès verbal ne pouvant se rendre lui meme a l’assemblée on nomme pour le remplacer le citoyen Gautier.

Le procès verbal est adopté après quelques légers amendements au sujet du citoyen Boilly. Le citoyen Pazirot élève de la cidevant academie écrit à l’assemblée pour l’interesser en sa faveur exposant

Boilly.

«Il dit que jamais il n’a dicté les titres qui sont au bas des estampes, qu’il est le premier à les dénoncer, que ses tableaux ont été composés bien avant la révolution, et qu’il a copié les erreurs d’une composition un peu libre.

en exerçant son pinceau d’une manière plus digne des Arts...« (Journal, p. 382-383.)

Le procès-verbal de cette séance n’est ni publié ni analysé dans \e Journal de Détournelle,

que privé de la vue il ne peut plus travailler. Un membre demande que l’on s’informe de la conduite du sitoyen avant {|ue de rien stipuler et que l’on nomme des commissaires. Cette demande est appuyée, les commissaires nommés sont Petit Coupray et Dumont peintre en miniature.

Au nom du Comité d’organisation un membre propose quil soit acheté une armoire pour placer dans une entre deux de croisée laquelle armoire contiendra les papiers du comité et ceux qui pourroient lui etre utiles. Cette demande est appuyée et arretée. Le meme membre demande que l’on s’occupe de remplacer l’enseigne de la Société populaire des arts et il appelle tous les frères a vouloir bien envoyer leurs differents desseins pour nonody. Cette demande est appuyée. L’ordre du jour appelle a développer les moyens les plus propres a juger les travaux mis en concours afin que les artistes nesoyentpas la <lupe des intriguans. Differens membres développent leurs idées, l’assemblée ne paroit pas suffisamment éclairée et ajourne a la prochaine seance la meme discussion.

Seance levee à p heure et demi.

Rodolphe Gautier, Secrétaire par intérim.

SOCIÉrÉ POPULAIRE E L REPUliLlCAlNE DES AR ES.

Seance du 1 6'^ floréal l’an 2' de la République Française une et indivisible. Présidence du citoyen Bousquet.

LIBERTÉ. ÉGALITÉ

Le procès verbal est adopté avec un leger amendement. Un membre propose que les séances soyent diminuées et qu’il ny en ait plus qu’une par décade pour le premier mois de concours. Plusieurs

membres combattent cette proposition sur ce qu’il est très necessaire que les artistes se communiquent plus souvent et demandent qu’il y ait deux séances par décade les tridi et les nonody. Cette proposition mise aux voix est adoptée par l’assemblée qui a passé a l’ordre du jour. L’ordre du jour appeloit la discussion sur le jury. Sur la première proposition un membre demande que les commissaires nommés pour se transporter chez le citoyen Parizot fasse leur rapport un des commissaires présents dit qu’il n’a pas pu se rencontrer avec son collègue, mais qu’il le reverra a cet effet. Le trésorier par motion d’ordre demande que l’assemblée veuille bien s’occuper des moyens a pouvoir faire rentrer des fonds dans sa caisse, attendu qu’il est sollicité de payer les dépenses occasionées pour la fête de l’arbre de la liberté et qu’il ne se trouve pas en finances. Un membre en appuyant la motion demande que l’on socupe de peindre la caisse et le bouclier et de placer des inscriptions. Un autre membre (b se plaint de ce que l’ancien trésorier qui a des fonds appartenants aux artistes les ait remis dans les mains du Ministre de l’interieur. Bervic présent annonce que les fonds sont encore chez lui et sur l’interpellation qui lui est faite de dire pourquoi il refuse le montant du produit du livret, il prétend que la commune des arts qui l’avait crée son trésorier étant une autorité constituée il ne peut a la Société populaire des arts rendre ses comptes. Un membre lui observe qu’il a été nommé trésorier de confiance par les artistes ayant été nommé le 22 Juillet par la Commune des Arts avant que la commune des arts fut installée. Après plusieurs débats a ce sujet, l’assemblée arrête que Bervic sera invité sous la responsabilité de l’assemblée populaire des arts a avancer les fonds necessaire, a prendre sur le montant du produit du livret et autorise son trésorier muni de l’extrait du procès verbal a se transporter a cet effet pour se faire délivrer la somme necessaire pour acquitter les dettes de la Société. On demande que les com^'®® qui ont été nommés dans une précé-

Balzac.

dente asseml)lée pour aller chez le Ministre exposent dans un mémoire les differentes ol>ser\ations cpii pourront servir a l’appui des réclamations a fiiire auprès de la nouvelle Coin'"’ des arts. Cette demande est arretée.

Séance le\ee à p heures et demi.

SEANTE AU LOUVRE SALLE OU LAOCOON

Scancc du / ^ forçai l'an 2 de la République Françoise une et indivisible. Présidence du citoyen Bousquet.

LIBERTÉ. ÉGALITÉ

Lecture faite du procès \erhal il est adopté a\ec les amendemens demandés par cpielcpies membres. Le president fait lecture d’une lettre adressée a la Société par la citoyenne Cezarine Poissard au sujet des costumes a adopter par les Français, un membre en demande une seconde lecture attendu que l’assemblée n’est pas assés nombreuse. Eynard demande la parole pour faire lecture d’un decret de la Convention au sujet des cultes et des fêtes a adopter dans la Republique Fninçoise. Le citoyen Riffard sculpteur sur la présentation du comité d’organisation est reçu membre de la Société, ainsi que le citoyen L’anglois peintre; l’assemblée étant plus nombreuse on fiit une seconde lecture de la lettre de la citoyenne Boissard qui est renvoyée au Comité d’instruction avec mention civique au procès \ erbal. Un membre fait part à l’assemblée qu’une citoyenne désirant se procurer un costume elle la prie de lui en chercher un mais que ne poiuant disposer dans ce moment d’un tems précieux

E>percieux. — [Antique]. [Journal, p. 384.)

pour le concours, H prie l’assemblé de vouloir bien nomer des commissaires pour l’aider dans ses recherches cette proposition est adoptée les commissaires nommés sont Espercieux et Petit Coupray, Un membre les invite a se rendre auprès du citoyen Boucher artiste attaché au Theatre de la Republique qui se fera un plaisir de leur procurer ce qu’Hs demandent. Allais fait lecture d’un discours intéressant sur le jury qui se termine par demander l’ordre du jour sur la discussion pour le jury attendu que nos travaux pour ce moment doivent être l’ordre du jour. On demande la mention civique au procès-verbal. Adopté. Sur la proposition d’un membre l’assemblée arrête que le trésorier présentera ses comptes de dépenses a sa prochaine assemblée afin que l’assemblée avise aux moyens a prendre pour satisfaire les dettes de la Société.

Seance levee a p heures et demi.

Bousquet, Rodolphe Gautier,

President. Secrétaire provisoire.

SEANTE AU LOUVRE SALLE DU LAOCOON

Seance du 2 j jl or é al l'an 2’^ de la République Française une et indivisible. Présidence du citoyen Bousquet.

LIBERTÉ. ÉGALITÉ

La séance s’ouvre par la lecture des faits heroiques après laquelle le secrétaire lit le procès verbal qui est adopté avec un leger amendement. Eynard a la parole pour faire part a la Société de deux decrets de la Convention relatifs aux arts, il fait lecture du plan de fête donné par David décrété par la Convention en l’honneur de l’Etre suprême et qui doit avoir lieu le 20 prairial. Applaudi. Le trésorier donne l’etat aproximatif des dépenses occasionées pour la

fcte (le l’arbre de la liberté, et attendu (jue l’etat n’est pas complet n’ayant pas reçu les difterens comptes on en propose le renvoy; un membre demande (jue l’on s’occupe des moyens de pouvoir faire rentrer des fonds pour sub\ enir aux frais de dépenses de la Société et dit que le meilleur moyen seroit d’ecrire une circulaire aux artistes membres de la Société pour qu’ils ayent a remplir leurs engagemens et a paver leur trimestre au trésorier. Un membre par motion d’ordre rappelle que l’on n’execute pas l’arreté pris par l’assemblée de porter sa carte a la boutonnière. Le president im ite les membres a se conformer a l’arrété prix. Deux membres du comité d’organisation Isabey et Fauret étant obliger de s’absenter de Paris pour q.que tems demandent a être remplacés, on nomme a cet eftet les citoyens Le Clerc et Peut. Un membre rappelle cpie l’on a\ oit demandé le renouvellement de notre bannière afin ([u’elle puisse être portée a la prochaine fête. Ren\oyé au comité d’organisation pour faire un rapport a la prochaine seance. Un membre demande que relativement aux fonds qui sont entre les mains de Ber\ic, produit du livret, l’on aille auprès du Comité d’instruction publique lui demander que cette somme soit \ersée dans la caisse de la société pour subvenir a ses dépenses. Cette proposition est combattue, une discussion assez vi\e s’engage sur cet objet, plusieurs membres blâment Bervic qui s’est permis de disposer d’une propriété dont il devoit rendre compte, et qui par sa conduite en a privé ses \ éritables possesseurs. On demande l’ordre du jour. Un membre demande a être entendu avant que d’aller aux voix et prétend que l’on ne peut lui empecher de manifester son opinion. Apres le president met aux voix l’ordre du jour qui est adopté motivé sur ce qui a été arreté au sujet de Bervic dans une precedente seance. Espercieux annonce (pi’il a quebjue chose a lire au sujet des artsmaisque ce sera pour la prochaine seance attendu qu’il est tard.

Seance Ie\éea9 heures et demi.

SÉANTE AU LOUVRE SALLE DU LAOCOON

Séance du 2 ji or é al l’an 2 de la République Française une et indivisible.

Présidence du citoyen Bousquet.

LIBERTÉ. ÉGALITÉ

La séance s’ouvre par la lecture du procès verbal après laquelle on reçoit pour membres de la Société les citoyens Boilyl'^, peintre Thonesse peintre et Migneron ingénieur.

Un membre par motion d’ordre observe que les cidevant académiciens ayant déposé leurs brevets sur une simple quittance du secrétaire de la ci devant comune des arts le citoyen Bouüee architecte se trouve dans le cas de recourir a son brevet pour pouvoir justifier de son titre d’architecte afin de toucher ses revenus mais il pense qu’il suffiroit d’une attestation signée du Bureau. Cette demande est adoptée et l’assemblée l’arrête.

Un membre chargé de s’informer du citoyen artiste qui a\oit été arreté dessinant les tours du temple, informe l’assemblée qu’il est en liberté.

Un membre demande que l’on s’occupe des moyens de pouvoir avoir les difiFérens arretés du Comité de Salut public relatifs aux arts et pense qu’en s’adressant aux membres de la comission des travaux cela suffira.

Un membre fait lecture de l’arrété du Comité de Salut public concernant les travaux a faire pour l’embelissement du jardin na tional et de la place de la Révolution et l’ordre du jour appellant le renouvellement du Bureau on nomme pour scrutateurs les citoyens

Le Journal de Détournelle imprime, évidemment par erreur, Boissy. 11 s’agit sans doute de Boilly. — Eynard.

Leclerc et Le Brun. Le résultat du scrutin donne pour president le citoyen Balzac et pour vice president le citoyen Le Brun, les secrétaires nommés sont le citoyen Gautier, secrétaire et le citoyen .lault secrétaire adjoint.

Seance levée a 9 heures et demi.

Rodolphe Gautier, secretane'<^\

Au President du Jury des arts.

Citoyen President,

La société Rep. des arts en décidant que l’arreté cy joint seroit communiqué au Jury des artsW a pensé que son objet etoit de nature a etre pris par lui en considération; l’ouverture de la voûte du Muséum ne flit elle qu’une operation purement architecturale elle meriteroit sous ce seul rapport que le concours public fait provoqué. Mais du succès de cette entreprise dépend encore la conservation et le plus heureux aspect des chef d’œuvres inappréciables que possédé la République. L’honneur des arts, leurs progrès, la jouissance des citoyens de l’Europe éclairée. Tout demande qu’après un travail de cette importance, il ne reste ni regrets ni désirs.

Pour ne pas s’exposer a des essayes malheureux, pour que les deniers public soient efficacement employés la Société désire que le Jury des arts qui après avoir terminé ses Fonctions se propose d’agiter plusieurs questions intéressantes veuille bien jetter aussi des lumières et sur l’operation dont il s’agit et sur l’extension et l’amélioration

Là s’arrête la publication du Journal de Détournelle.

Mots bitfés : [Allais au nom des artistes citoyens composant la Société Kep. des Arts].

Mots bitfés: [m’a en même temps chargé et désirant (et pensant)].

Mots biffés : [le commerce de tous les artistes devroit être provoqué].

dont peut être susceptible ce vaste et magnifique sanctuaire des beaux arts.

Je t’invite donc citoyen president à communiquer au Jury ie vœu des artistes dont je suis ici l’organe.

Sal. et frat.

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