QUATRIEME PARTIE
SOCIÉTÉ RÉPUBLICAINE DES ARTS
( 3 prairial an ii - 2 8 floréal an iii )
aiTHA'^l 3IA.ifrlT/ Uy
SOCIÉTÉ REPUBLICAINE ÜES ARTS
SEANTE AU LOUVRE SALLE DU LAOOCON.
Séance du pr dînai l’an 2'^ de la République Françoise une et indivisible.
Présidence du citoyen Bal'^ac.
On donne lecture du procès verbal qui est adopté avec un leger amendement, sur la présentation du comité d’organisation. On propose pour membre de la Société le citoyen Lagarditte artiste revenant d’Italie lequel ayant subi les interpellations faites aux autres artistes revenant d’Italie est reçu membre de la Société. Le nouveau président d’après l’arrêté de la Société interpelle les membres pour savoir s’il ny auroit aucun reproche a faire aux membres de la Société le silence de l’assemblée fait passer a l’ordre du jour. Sur la motion d’un membre l’assemblée arrête que la carte de société populaire ne sera plus un titre pour être reçu de la Société républicaine des arts. Un membre par motion d’ordre propose que le mot populaire ne soit pas mis sur la baniere de la Société. Adopté, ainsi que le mot populaire soit rayé de nos registres. Un membre propose que le président soit chargé d’ecrire a la commission des travaux publics soit invité d’avoir dans l’escalier du muséum les decrets relatifs aux arts. Adopté. Eynard donne lecture de deux nouveaux decrets du Comité de Salut public relatifs aux arts, l’un concernant l’architecture rurale et l’autre le monument représentant le peuple français terrassant le fédéralisme et le royalisme. Un membre demande que les conptes a regler soyent definitivement arretés pour être présentés demain au
Le titre change, conformément à la délibération de cette séance. Il devient simplement : [Société Républicaine des Arts].
club révolutionnaire des arts. Adopté. Balzac membre du club est chargé de cette mission. Thierry fait lecture d’un ouvrage concernant les moyens de donner de l’eau aux habitans de Paris par le monument d’architecture nomé Chateau d’Eau. Un membre propose que le mémoire soit envoyé a des commissaires només [ad hoc) qui feront un rapport a l’assemblée afin cjue si ce projet est trouvé bon on puisse en faire part à la commission des travaux publics au nom de la Société Républicaine des arts. Un membre dit (|ue l’on ne peut rien changer aux vues de l’artiste et que l’ouvrage doit etre envoyé en son nom a la comission. On met aux voix s’il y aura des comissaires nommés la proposition est adoptée. On nomme pour comissaires Bralé et Eynard. La seance leve a ^ heures et demi.
Ai.lais et Destournei.les.
SOCIETE REPUBLICAINE DES ARTS
SEANTE AU MUSÉUmI*! SALLE DU LAÜOCON.
Présidence du citoyen Bal-^ac^^\
LIBERTÉ. ÉGALITÉ
La seance s’ouvre par la lecture du procès verbal qui est adopté. Un membre avise les artistes architectes a se procurer les arrêtés du Comité du salut public, sur ce qui les concerne attendu, qu’ils sont publics et les concours déterminés. Le citoyen Destournelles dépose sur le bureau le P''*’ numéro de son journal un membre demande de quelle manière on procédera pour porter les ouvrages a la Con-
Le mot [Louvre] est désormais remplacé par [Muséum]. — La date est à la tin du procès-verbal. — ün a voulu dire le premier volume, qui fut, d’ailleurs, le dernier.
vention nationale. Un membre dit que Sergent a indiqué jusqu’à midi du 10® prairéal et un membre fait part d’un a\ is de la commission des travaux publics qui donne definitivement aux artistes le jour de rigeur pour présenter ses travaux a la Convention nationale afin que ce jour passé les artistes ne puissent présenter des ouvrages dontll auroient compilé la majeure partie. Un membre présente le bulletin de la Convention nationale qui accorde jusques au 20 prairéal pour concourir pour les arènes couvertes au lieu du i o qui avoit été annoncé, il croit que c’est le bulletin qui doit regler les artistes. Un membre invite ses frères les artistes a surveiller ceux qui apporteroient des ouvrages après le terme fixé afin d’en Instruire le jury.
Seance levée à p heures et demi.
Seance du i o prairial.
Seance de la Société républicaine des arts tenu le / j prairial San deux de la republique. — Présidence du citoyen Baljac.
Le procès verbal est adopté après avoir efiacé le mot de Louvre remplacé par celui de muséum. Les comissaires qui doivent faire le rapport sur le projet d’un chateau d’eau du citoyen Thierry annoncent qu’ils ne se sont pas assemblés a cet effet après quelque discussion ce rapport est fixé a nonodi, le president donne lecture de plusieurs arretés du Comité de Salut public concernant des concours qui intéressent la Société un particulièrement celui du muséum d’histoire naturelle fixe l’attention de lassemblé, un membre a ce sujet apres avoir motivé plusieurs reflexions sur la nécessité de l’execution de la loi des concours et de montrer les abus qui naitront de l’infraction de la loi demande qu’une adresse soit rédigé a l’effet
On a biffé le chitfre [9]. — On a biffé la date [19].
CO.MMUNE DES ARTS
de faire part au Comité de Salut public du désir cpie les artistes 011 de travailler au projet immense et important c[u’exige un muséum d’histoire naturelle tel que celui de la republique. Un membre propose qu’on demande des prolongations pour les concoursld pour tous les etablissements de premier utilité, car dit il les projets sont trop multipliés pour que tout les artistes s’en occuppent des productions très médiocres pourront être exécuté, c’est a la Société a proposer tous les moyens de rendre les arts en France susceptible du plus grand degré de gloire et sans ecarter les artistes faibles des concours il est bon que la nation donne le temps a ceux qui ont de grand talent de les mettre au jour. Plusieurs membres écartent ces propositionssans trop les combattre. Le résultat de la discussion se termine par un arrête, et la nomination de 4 commissaire pour la rédaction d’une adresse. Ce sont les citoyens Thierry architecte Boulé ingénieur Garnerey peintre et Détournelle architecte.
Un membre se plaint de l’oubli <pie la Société semble faire du costume et propose que l’on s’en occuppe, il désire que chaque artiste apporte des reflexion sur le projet et des esquisses de vetements afin d’en discuter la forme en pleine assemblé, après une discussion sur ce sujet ou plusieurs membres appuie les idées du preopinant on arrête que nonodi la seance sera consacré a cette examen et les artistes de la Société sont im ité a communiquer leurs idées le jour de cette seance.
Seance le\é a ^ heures et demie.
Détournei.le.
Mois l)iriés : [ou du moins que le Comité de Scilut Public examine dans »a sagesse si pour la gloire des arts il
seroit utile de moins les multiplier. Ces dilférentes propositions sont combattue et écarté cependant].
Seduce de la Société républicaine des arts tenue le / p prairial l’an 2"’'" de la république française. — Présidence du citoyen Baljac.
Le procès verbal de la precedente sceance lu par le citoyen Destournelles secrétaire par intérim a été mis aux voix et adopté par l’assemblée avec quelques légers changements. Le president demande aux commissaires nommés pour faire le rapport concernant le projet du citoyen Thierry s’ils sont en état de le faire suivant ce qui avoit été arreté dans la dernière sceance mais un d’eux répond qu’ils ne se sont pas encore reunis pour concerter ensemble et présenter leurs vues cà cet égard, et ils demandent encore une fois la remise a tridy prochain qui est aujourd’hui pour faire definitivement ce rapport, ce qui est adopté par l’assemblé. Le citoyen Balzac présid*^ fait lecture d’un invitation énergique qu’il fait aux artistes, de se transporter au champ de la reunion ou doit se celebrer la fête a l’eternelle à l’effet de se penetrer de la grandeur du sujet et de l’enthouziasme qui doit les animer dans leurs compositions. Ce qui est fort applaudi par la Société et on demande l’insertion au procès verbal. Un membre annonce qu’il tient de Sergent député que les artistes, eu egard au jour de la fête pourront apporter leurs ou\ rages le lendemain 21 prairial. Un membre demande la parolle a ce sujet et dit qu’il parait qu’il y a eu erreur de datte en ce que les journeaux ne sont pas d’accord a ce sujet, et que plusieurs ont annoncés qu’on pourrait rendre les ouvrages de sculpture mis au concours pour le colosse a placer a la pointe dé l’isle le 2^ du courant. Il finit par demander que les artistes s’entendent entreux pour demander une prolongation a cause des concours multipliés qui se succèdent rapidement et même se croisent les uns les autres. D’autres s’y opposent attendu le décret a ce sujet qui fixe le terme de rigueur au 20 et le tort que cela pôuroit faire a ceux qui ont déjà rendus. Enfin on
Mots biffés : [un des inspecteurs j.
— h»*' jo8 )<s-—
arrête que les anciens commissaires nommes dans les precedentes sceances se rassembleront primidy au soir pour rédiger ensemble un adresse au Comité d’instruction publique à l’eftet de demander plus de temps pour les oux rages en general qui demandent a être médités et étudiés. On engage le citoyen Leclerc qui a\ait promis un ouvrage sur les costumes a lire son mémoire ce qu’il fait avec succès. Il reprend l’origine des costumes français à l’epoque de leur irruption dans les Gaules, il fait voir que ce peuple a puisé son vetement dans la nature le fesant consister dans une simple tunique longue et une ceinture et ce qui le rendait ennemi des contraintes et des ligatures, il donne des de\ eloppements intéressants sur les differentes nuances du costume relativement aux temj)s et aux div erses provinces de lafrance il fait voir à ce sujet deux dessins l’un pour le civ il et l’autre pour le militaire, lesquels sont fort approuvés par l’assemblée. On demande que le mémoire et les desseins du c'" Leclerc soient déposés aux archives jusqu’à ce que d’autres membres en aient aussi apportés pour pouvoir établir la comparaison et déterminer sur le costume a adopter.
Le citoyen Leclerc observe qu’il n’apporte pas ces dessins pour établir le costume actuel mais seulement pour donner une idée de l’origine du costume français. Un membre demande la parole et dit c[u’il est inutile de s’t)ccuper davantage du costume par ce que les étoffes sont taillés pour celui qui l’executte a présent d’après les idées et suivant les dessins du représentant David. Un autre dit qu’il fiiuderaitque la Conv ention ra|vporte dabord son décret sur la liberté des costumes av ant d’en fixer un définitivement. On est incertain si on continuera de s’occuper du changement du costume enfin on arrête que la Société ayant agitté la question sur les costumes doit continuer de s’en occuper et engage les artistes à présenter au plutê)t leurs vues et dessins a ce sujet. Les dessins et mémoires du citoyen Leclerc sont remis au c’’" Destournelles qui s’en charge comme adjointà l’archiv iste.
Sceance levée à p h. \l/\.
SOCIÉTÉ RÉPUBLICAINE DES ARTS
SEANTE AU LOUVRE SALLE DU LAOOCON.
Séance du 2 f jiranéal l'an 2’’- de la République Française une et indivisible. — Présidence du citoyen Balyic.
LIBERTÉ. ÉGALITÉ
La séance s’ouvre par la lecture du procès verbal qui est adopté avec un leger amendement. Le président donne lecture d’une lettre de la Comission des travaux publics adressée a la société en réponse a l’invitation qui leur avoit été faite de nous communiquer les arrêtés du Comité de Salut public relatifs aux arts, en les priant de les faire afficher dans l’escalier du muséum. La commission d’une maniéré fraternelle témoigné quelle se fera toujours un plaisir de communiquer a ses freres les artistes tout ce qui pourra contribuer a la prospérité des arts. Le rapport des commissaires nommé pour examiner le projet du citoyen Thierry étant a l’ordre du jour Eynard rapporteur a la parole et annonce qu’ayant pris connoissance du travail, les commissaires ont reconnu que l’auteur avoit donné des vues trop vagues sur un pareil projet, que d’ailleurs étant informés que la comission des travaux publics secondait parfaitement les vues du Comité de Salut public s’occupoient de tout ce qui tend au bien-être de la République vous proposent tout en louant le zele du citoyen Thierry qui constamment en a donné des preuves de passer a l’ordre du jour sur son projet de chateau d’eau. Plusieurs membres reclament contre l’ordre du jour sur ce que ce n’est pas assés satisfaisant pour l’auteur. Après plusieurs débats l’assemblée ne prenant aucune déterminaison passe a l’ordre du jour motix é sur l’invitation faite au cit. Thierri de donner plus d’étendue à ce projet. On passe de suite a un autre débat. Un membre demande si quelqu’un n’a pas connoissance d’une prolongation pour le concours pour ceux
(le nos freres des departements et si les commissaires nommés à cet objet ont rempli leur mission. Destournelles un des commissaire informe l’assemblée (|u’il s’est rendu au lieu ou de\oit s’assembler les com® mais (|ue s’etant trou\é seul il n’a pu rien entreprendre. Plusieurs membres paroissant desirer ([uelle sera la noiuelle installation du jury imite leurs freres (|ui etoient précédement du jury a leur faire |>art s’ils ont connoissance du tems ou il doit s’assembler. Le president instruit l’assemblée ([u’il a connoissance d’un pacjuet adressé au Club reyolutionnaire (|ui est sûrement relatif a cet objet et ([lie demain étant le jour d’assemblée du Club il pourra a la prochaine seance faire part de ce (ju’il saura. Un membre pense (ju’il seroit a propos d’a\ertir le jury (jue beaucoup d’artistes ont exposé leurs ou\ rages après le terme fixé et i|u’il seroit injuste de les admettre au concours. On lui obserxe (jue le jury a\ant de procéder au jugement fera lecture des arretés du Comité de Salut public et (jue jxir conse(|uent ceux (jui ne seront pas soumis a ces arretés seront de droit mis hors de concours. On projiose une seance jiour le lendemain de l’assemblée du Club révolutionnaire afin de savoir ce (jue l’on aura été au sujet du nouveau jury. Cette demande n’etant pas appuyée on passe a l’ordre du jour.
Seance levée a ^ h. 12.
A LZA c , president.
P reccs-verhül de la 6' seance de la Société républicaine des arts , dn 2 P Prairial. — Présidence de Bahj.ic.
Après l’adoption du procès verbal de la séance précédente, le commissaire de la Société pour le recueil des loix et arretés sur les arts, donne connaissance d’un arreté du Comité de Salut public (jui proroge l’examen des jeunes gens (jui se disposent à entrer dans le genie jus([u’à vendémiaire prochain.
Petit- Cûnpret commiss. avec Espercieux j>our aller au Théâtre de la République prendre connaissance des differents vetemens et
costumes qui y sont, rend compte de sa mission et de rempressement avec lequel on leur a montré les dilFerens habiilemens et de l’offre qu’ils en ont faits et sur sa proposition, l’assemblée arrête la mention fraternelle dans son procès-verbal des procédés honnêtes de ces frères les artistes du théâtre de la République et qu’extrait serait délivré nominativement au cit. Moiichet.
Chamouleau de retour du départent de la Dordogne où il était allé remplir une place auprès du représentant du peuple Romme donne connaissance à la Société qu’il est revenu pour en remplir un autre dans une des commissions exécutives.
Le president lui donne l’accolade fraternelle.
Guyot et Détûiirnelle ayant donné à entendre à la Société que dans les différentes visites que l’administration de police est dans le cas de faire chez les marchands pour empêcher et même saisir les divers ouvrages notamment les gravures qui pourraient nuire aux mœurs et à l’esprit public et qu’il est peut-être à crainte que cette autorité n’ecoutant que son zèle ne puisse quelquefois saisir des objets d’une utilité réelle et n’aille par conséquent au delà de la loi; d’après ces observations la Société invite les cit. : Guyot et Destournelles h se transporter à l’administration de police à leffet de faire part aux membres qui la composent de la crainte des artistes à ce sujet s’en rapportant d’ailleurs à leur patriotisme, leur lumière et leur amour pour les arts suite nécéssaire de celui de la Patrie,
Sur la proposition de differens membres la Société arrête que lorsqu’elle n’aura rien d’intéressant à l’ordre du jour, elle entendra avec plaisir les différents bons ouvrages sur les arts et les costumes cjue chacun d’elle pourra se procurer.
La Société arrête egalement que l’archiviste adjoint fera la recherche de ses differents arrêtés afin de prendre connaissance de ceux qui ont été négligés et rapporter ceux qui ont été pris inutilement.
B A LZ A c , president.
Procès verbal de la séance de la Société républicaine des arts , tenue le j messidor, Bah^ac president par intérim a la place de Lebrun^^\
Le procès \ erbal adopté on reçoit le citoyen Colibert au nombre des artistes de la société. Un membre demande si l’on a des nou- \elles dont on puisse faire part relati\ement au concours le president rapporte qu’il a entendu dire que les représentant chargés de l’execution de l’arreté du Comité de Salut public au sujet de l’embelisement des tluiileries axoient suspendu les traxaux relatif a cet objet. N’y ayant rien a présentera la discussion conformement a un arreté pris a la derniere seance le citoyen Eynard fait lecture d’un rajxport de Grégoire représentant du peuple, sur le moyen de rendre la langue françoise unixerselle dans tous les departement.
L’heur axaiKjant la fin de la lecture fut remise a un autre seance et on lex a la présente a i o heures.
Le jxrocès x erbal est adopté.
Seance du ç messidor. — Présidence du citoyen Lebrun.
Le procès xerbal adopté un membre propose de lire le rapport de Harcre ou se trouxe renfermé le détail de la prise de Charleroi, un autre demande la parole axant pour demander si les commissaires nommés pour rédiger une adresse relatif au concour se sont assemblés, un de ces comissaires rapporte que la Société a l’axant derniere seance ax'ant sue par lui qu’ils axoient été inexact au rendez xous, axoit passé a l’ordre du jour croyant inutile le rassemblement et l’adresse, alors le même membre qui dans cette seance axoit demandé qu’on retarde le terme des concours pour les architectes
Voir aux Annexes.
renouvelle sa proposition, il la motive sur l’ignorance ou beaucoup d’artistes sont sur la publicité des derniers arrêtés. Un citoyen éloigné ajoutte que dans les faubourg on affiche jamais que ce n’est qu’autour du muséum, effectivement le centre des arts, mais habité souvent par des gens qui loin d’y prendre part semblent au contraire chercher a leurs nuire. L’opinant témoigné energiquement ses plaintes a se sujet, il invite la Société a se rallier plus que jamais, il ajoute que les intriguans s’agitent toujours dans l’ombre, l’assemblé apres c[uelque discussion arrête sur la proposition de la majorité que la Comission des travaux public sera avertis de placarder les affiches relatif aux arts dans tous les quartiers et qu’il seront de plus envoyé a 4^ sections pour être lu dans les assemblé général. La discussion s’engage sur la prolongation des concours sur le jugement du jury et sur l’execution de l’arreté du Comité de Salut public. Le citoyen Petit Coupret faire lecture d’un adresse dans la quelle il demande le prompt jugement, motivé sur la saison qui se trouve si propice a letude, par la longueur des jours et en meme temps sur la crainte quune trop longue attente du jugement ne porte atteinte a l’elan qui a exité le genie des arts. On applaudit a cette lecture, et l’on décidé d’abord que cet adresse sera envoyé au Comité de Salut public a part quelque changement dans la rédaction, le citoyen Tardieu, fait avant lecture d’une lettre qui n’a rapport qu’a l’architecture, il demande la prolongation des concours jusqu’à la fête des sans culotide il demande l’avantage qu’il y auroit a ne donner qu’un seul projet : plus d’artiste dit il concourroient et dans le grand nombre de projet l’on trouveroit davantage digne d’execution, c’est moins ces artistes en particulier qu’il faut protéger que les arts, et l’on aura peu de conçurent dans les dernieres expositions parceque chacun n’a pu qu’adopter un ou 2 sujets au plus. L’assemblé confirme par ses applaudissement qu’elle partage cet avis, et apres une legere discussion ou plusieurs membre renouvelle a peu près les memes idées et les développes on passe a la nomination des 4 comissaires pour s’occupper d’une adresse rédigé sur différents point d’abord sur le
jx)iiit Jugement ensuite sur la prolongation des concour. Les commissaires nommés sont le citoyen Tardieu, Petit Coupret, Tiénird et Balzac les membres de bonne volonté sont priés de s’adjoindre, dans la discussion qui avoit précédé cette nomination on avoit parlé du juri ce qui fit par digression dire a un membre si l’on avoit connoissance d’un juri nommé pour juger les restaurateurs de statue et de tableaux, personne n’ayant cet arreté imprimé un membre en fit part il dit que 8 citoyens a\oit été nommés conjointement avec les conservateurs du muséum, pour examiner les restaurateurs en peinture et sculpture, mais que rien n’etoit encore décidé sur le mode de concours, plusieurs membres développent combien etoit sage le rétablissement de ce jurv, que les statues antiques etoit confiés a des mains inhabiles, et que souvent en restaurant un marbre en ignorant il détruisait plus de beauté en une minute que le teni|)s ansien plusieurs membres rapportent que l’on continuoit ainsi que dans l’ancien régime a netoyer chaque anné les figures du jardin national que souvent on employoit le grès et la pierre ponce meme des instruments de ter plusieurs membres détaillé les abus de l’ancien régime a ce sujet, et on arrête que la Société s’occuppera de demander au comité des inspecteurs de la salle de mettre dans les tetes public auprès du pieddestal ces mots respecter v os propriétés et de suspendre toute restauration jusqu’au moment ou le jury décrété par la Coin ention a ce sujet sera en activité.
Le ci. QjLiillot cjui avoit été nommé pour s’informer auprès de la Comission si l’on respectoit les ellémens qui pouvoit servir aux arts auterme du decret rapporte que les objets confisqués etoit d’une indecence révoltante et (|ue la comission de police nommé a ce sujet setoit souvenu dautant mieux qu’il y avoit des artistes parmi les comissaires.
Ce I 3 messidor l’an 2 de la republique.
Détournelle.
Le Brun, PresW.
Seance de la Société républicaine des arts tenue le i j messidor.
President le citoyen Le Brun.
Le procès \erbal est adopté apres une legere addition au sujet d’affiches relatif aux arts qu’un membre déclaré être déchiré par les malveillans. Un autre membre ajoute qu’il les avoient vu déchirés.
Le citoyen Eynard fait lecture du rapport qui ordonne un jury pour examiner les talents de ceux qui se proposent pour restaurer les statues et tableaux et en même temps aussi a la restauration de ces objets. Ce sont les citoyens Prudon peintre, Mercencis graveur Gérard peintre Mauricau Vander Mus Vanderpandooc le jeune, Laugtier et Thousé adjoint un membre du conservatoire. Le même donne lecture d’un rapport fait par le conservatoire du muséum et lu au comité d’instruction de la Convention National par le citoyen Varon. Cet ouvrage distribué en 2 parties dans la 1 expose les tra- \aux déjà fait du conservatoire et l’ordre établi pour faciliter les artistes dans leurs études, la seconde propose des ameliorations dans la disposition du local et des salles complementaires, ou l’on mettroit des tableaux, qui quoique beau ou un autre genre de beauté que ce qui compose le muséum.
Le trésorier présente a l’assemblé un citoyen cjui a fait des fourniture lors de la fete qui a eu lieu pour la plantation de l’arbre il rappelle a l’assemble la dette contracté, et la nécessité de pourvoir au moyen de la remplir, il propose de convoquer les membres qui composoit alors le comité d’organisation et qui furent chargé de la conduite de la fete conjointement avec les membres du club afin qu’ils ayent a faire un prompt rapport sur les moyens de liquider le créancier de la société.
Cette proposition est arreté le secrétaire fait lecture de l’adresse rédigé par les comissaires nommés pour demander la prolongation des concours, et le prompt jugement du jury. Apres la lecture un membre dit j’approuve ladresse et sa rédaction mais jignore si elle
ne met pas de l’indécision dans les tra\aux des artistes. Le l)riiit \a se répandre qu’on a demandé la prolongation des concours, les artistes qui en seront informé pourront moins se liater d’autres a qui la nom elle ne par\ iendra pas dans les departemens par exemple enverront leur projet a l’epoque et trouveront injuste la prolongation, duelque membre appuie l’opinant et se plaignent de ce que la société n’a pas demandé plutôt cette prolongation dautres disent qu’il seroit necessaire de demander au Comité de Salut public qu’il fut défendu d’exposer les uns a\ant les autres, le president met l’adresse au \oix on en redemande une seconde lecture, un membre après cette lecture dit que l’adresse paroit composé de deux parties qui sont contradictoires on demande d’un coté une prolongation et de l’autre un liront jugement plusieurs membre lui font apperce\oir qu’il est dans l’erreur dans l’adresse il est dit il j^roposé au Comité de Salut public de ne donner en concour qun monument a la fois en généralisant pour la peinture, sculpture, architecture, on fait eftacer l’article peinture avant d’adopté definiti\ement l’adresse, un membre prend la parole et dit que fâché de n’avoir pas assisté aux séances précédantes il auroit pu donner des renseignement sur l’objet de l’adresse, tpie Da\ id etoit chargé du rapport au sujet du jury et que etoit difficile a choisir (|ayant beaucoup d’artistes parmi les concurrens, qui naturellement ne dévoient pas etre juge, il propose donc de ne rien faire sans consulter Da\id on de\roit lui faire lecture de l’adresse qui étant connue de ce député serait appuyé au Comité de Salut public, il trouve ensuite que ladresse est insuffisante que les deux objets dont il etoit question dans l’adresse demandoit beaucoup de reflexions, et meme un instruction jointe pour eclairer le comité dans cette partie il ne \ oit dans ces differens concour des projets souvent mal concu a\ec de bonnes intentions par ce que les hommes qui les ont demandé ne sont pas du metier c’est aux artistes dit-il a donner les idées sur les appelles, il cite l’inconvenance du projet da\enue a la place de l’opéra, il compare cette amas de monument qu’on eleveroit dans differente situation sans en etudier d’abord la \raie place a un
estampe de Pira mise il rappelle aux architectes de la Société qu’ils devront s’occupper d’une embellissement de Paris d’apres le plan qui est convenu et de présenter au comité le projet d’un Sjllisible^ que nécessite un projet aussi necessaire a la salubrité des citoyens. Apres avoir parlé sur cet objet et développé ses intentions plusieurs membres au sujet de l’adresse sont d’avis d’aller consulter David, on nomme Petit Coupret pour le voir fraternellement. Un membre objecte que cette démarché va rallentir le but de l’adresse. Plusieurs membres veulent remettre au soin des comissaire le reste de l’execution après que David l’aura approuvé. Un membre s’y oppose en prouvant que la Société doit toujours agir ensemble et que si on ne se rassembloit pas ce seroit alors une adresse de David et non des artistes. Apres plusieurs discussion on arrête que sextidi il y aura séance extraordinaire et que les comissaires se rassembleront pour faire les changements necessaires, afin qu’elle soit en état d’étre signé et promptement envoyé au Comité de Salut public.
Des difficultés s’élève sur le mode de signature on arrête que l’on consutera la loix révolutionnaire a ce sujet.
La seance est levée.
Seance de la Société^) républicaine des arts tenue le 16 messidor.
Présidence du citoyen Le Brun.
Le procès verbal est adopté sans réclamation. Le citoyen Petit Coupret fait le rapport de la communication qu’il a donné a David de ladresse, ces vues paroissent etre celle de cet artiste, il a été le a objecté au Comité de Salut public que les concours paroissoient être trop multiplié, et qu’il etoit necessaire de le faire sentir au législateur, quand a l’objet qui concerne la convocation du jury chargé de ce rapport, il compte incessament monter a la tribune pour
Mot biffé : [populaire].
— ^9•( jl8 —
donner la liste des jurés. Un membre apres ce rapport rapelle a la société les objections qui furent faites a la derniere seance cette adresse dit il qui es dicté par le bien général des arts, n’est j)as le résultat de la N olonté general des artistes et surtout des concurens, on n’est pas sur que le comité fasse droit a cette demande aussitôt qu’il en aura fait lecture le bruit \a donc se répandre que les concours sont suspendus et chacun \a rester dans l’inertie, de quel droit diront quelques artistes faites nous reculer le terme lorscjue nous qui avons employé tout notre temps sommes prêt a rendre nos projets, jK)urquoi n’avez nous pas plutôt fait vos réclamations (jue nous trouNons juste pour les nouveaux concours et non pour ceux expirés et pour lesquels on traN aille reculons donc l’envoi de notre adresse lors de l’exposition des concours actuelle nous avons plus d’une raison alors de prouver au législateurs qu’il faut du temps pour composer, et la faiblesse des ouNrages exposé nous servira d’aNantage que ce que nous pourions représenter actuellement. Un membre appuie cette proposition et demande que l’on s’occuj>pe de l’organisation des concours en général le Comité de Salut public n’ayant pas ces connoissances pour organiser les arts il ne faut jxis qu’ils deviennent dans les mains d’intrigans ce t|u’ils etoient dans l’ancien régime. C’est a la Société a faire un traNaille sur cet objet elle a toute connoissance de cette discussion , et c’est un devoir pour elle le plus sacré. Paris cette commune immense ne doit pas offrir un peuple disparate d’un coté des pâtures de l’autre des riches il faut que la salubrité et l’aisance régné dans toute la ville nous dcNons comme je l’ai proposé a la derniere seance demander un concour pour l’embellissement de Paris qui serte de base pour ensuite demander aux artistes les monument ([ui doiNent être distribué aNCc égalité dans chaque ([uartier. Un membre demande tpie l’on s’occuppe de demander un delai pour le noiu eau concours sur la restauration des banières un autre dit qu’il eut été impolitique et déraisonnable de demander trop de temps dans les commencement qu’il ne croit pas retarder cette ardeur que quoi que l’exposition etoit foible on
recommenceroit sur de nouveau soins sans oublier ceux qui ont marqué de la bonne volonté, certainement il faut que le collosse soit autrement pensé et qu’il soit digne du peuple, il faut que le genie fasse de nouvaux efforts et se sera pour lui une nouvelle carrière a parcourir et de nouveaux moyens d’étude du coté des encouragement qu’il ne reste aucun doute aux artistes la nation n’est pas injuste et elle n’a pas envie de ruiner les artistes. Plusieurs membres parle dans le meme sens que l’opinant et demandent que l’adresse soit réservé pour etre de nouveau rétabli après le temps des concours dont l’epoque est fixé, on nomme pour rédiger un autre adresse, et un travaille sur l’organisation des concours le citoyen Bienaime Espercieux Lesueur et Detournelle et la seance est levé.
Detournelle. Le Brun,
President.
Procès verbal de la seance tenue le / ^ messidor par la Société républicaine des arts. Présidence du citoyen Le Brun.
Le procès verbal adopté un membre demande le rapport des commissaires qui se sont assemblé pour conformément a l’arrété de la Société s’occupper d’une instruction pour l’organisation des concours le citoyen Bienaimé rapporteur n’étant pas arrivé un membre fait lecture des noms des jurés nommés pour juger les ouvrages et circulaires sur l’éducation, le president fait part de trois arretés pris dans la commune, l’une concernant la publicité du plan de Paris, l’autre, la permission de fréquenter librement les bibliothèque muséum.
Un membre demande que l’on passe a l’ordre du jour moti\ é sur ce que les arretés se trouvent mis en execution, que celui concernant le plan de Paris le rapporteur doit en parler dans son travaille. Un membre se plaint de ce qu’a Versaille ou il y a des objets
très utiles aux arts, on ne peut pas entrer |)our les étudier et examiner, il croyait dit-il qu’en présentant sa carte d’artiste on pourroit en cette considération lui laisser jouir de la vue des monuments des arts que renferme la maison de Versailles, on lui a refusé il demande donc que la Société écrive au departement qu’il ait a laisser entrer les artistes dans les appartement de Versailles en présentant leurs carte, après diftérens moyens détailé sur ce sujet on arrête que la Société |iar l’entremise de son president écrira a la commission des arts de Versailles qui ne refuseront pas au désir qu’on les artistes de etudier et qu’ils en donneron l’ordre au departement. Le president fait part d’un arreté de la cidevant commune des arts au sujet de la Statue Van go yen henc et du tableau de Drouet on arrête de nouveau que le citoyen Le Brun qui avoit obtenu du Ministre l’acba de cette statue continueroit sa mission auprès de la commission des arts, afin que cette sculpture ne soit pas perdu pour le gouvernement. On lui adjoint de nouveau le citoyen Petit Coupret Eynard un membre rappelle qu’il est du a un citoyen pour les a\ances de frais occasioné par la fête de la plantation de l’arbre, et il demande si les comissaires ont a\ isé au moyen de recueillir les fond necessaires pour remplir la créance, le secrétaire dénoncé après s’etre consulté avec les membres du comité d’organisation, il doit einoyer une circulaire pour que ceux qui n’on pas apporté leur trimestre payent on demande la promt execution de cette mesure et que le trésorier donne la liste de ceux qui doi\ent leurs contingent. Le citoyen Bienaimé rapporteur du tra\aille sur l’organisation des concours fait lecture d’une adresse au Comité de Salut public dans laquelle il demande la prolongation des objets d’architecture mis en concour pour la fin de messidor, il fait sentir ensuite la nécessité d’établir un plan d’embellissement de Paris qui soit général et t[ui puisse désormais ser\ir de bases aux monuments mis en concour et repousser l’intrigue. Il demande ensuite que le plan de Paris jusqu’alors entre les mains de Verniquet soit déposé dans un endroit que tous les artistes pourront le consulter sans aucune difficulté. On applaudit a la lecture de cette
adresse, un membre demende pourquoi il n’est pas question dans cette adresse du jugement des prix et il se rapelle que dans la icie adresse, on avoit principalement motivé la demande que les objets exposes fussent jugés, il se plaint de ce que on ne s’en est pas tenu a ce vœu general de la Société, qu’il etoit inutile d’avoir été consulté avant de la porter directement au Comité de Salut public, voila dit il comme l’on met des entraves des intermédiaires entre nous et les législateurs, avons nous besoin de savoir si nos pétitions plaisent a un individu quand nous les fesons pour le bien général et que c’est le patriotisme qui nous guide, chaque fois que la Société reprend son energie chaque fois on vien arrêter ce qu’elle se propose de faire en fesant approuver par un tiers ce quelle a résolu, les artiste ne sont il pas assez sur de leur patriotisme ont il besoin detre étayé des conseiles de ceux qui ne fréquentent pas leurs assemblés c’étoit le pront jugement des prix qui etoit l’objet prinde l’adresse et je remarque qu’il n’en est nullement question. Un membre dit qu’il est indécent d’avancer que celui qu’on a consulté ait entravé les jeunes artistes qu’au contraire il l’a toujours vu zélé pour le bien des arts. La discussion se prolonge entre les 2 membres, quelque membres émettent difiierentes opinion pour concilier les partis, le bruit recommence le president remet l’ordre et le dernier opinant demande que l’on mette la question au voix sur ce qui n’a pas été renfermé dans l’adresse et il explique ce qui s’est passé a la derniere seance aux citoyen qui avoit d’abord parlé avec vehemence contre ceux qui arretoient les nouveaux arts de la Société. Un autre membre dit que David qu’on avoit consulté avoit dit au membres chargé de lui communiquer le travaille qu’il avoit le fait la même objection au Comité de Salut public que quand a la nomination du jury il n’avoit pas eu le temps de faire le rapport, mais qu’il ne tarderoit pas le membre qui avoit été chez David fait rapport de sa visite, un membre dit qu’il seroit indigne des artistes de montrer de la délation pour un camarade parce qu’il est législateur, mais qu’il ne faut pas non plus se prévenir mal contre un
COMMUNE DES ARTS
homme sans avoir enteiulu la vérité a son egard. Le citoyen rapporteur objecte a la société que chaque preopinant s’est écarté de la question et du l)ut de l’adresse et demande que sans autre disqussion on passe a l’acceptation de l’adresse un membre s’y oppose il Fait resouvenir a la société que dans cette adresse il y une demande opposé formellement a un arreté au sujet des j)rolongation, la discussion renait, plusieurs opinant parlent pour le maintient de l’arreté le citoyen rapporteur soutient que le rassemblement des comissaires avoit pour objet cette demande on lui oppose que c’etoit simplement l’organisation des concours, il ajoute que les comissaires doivent s’occuper de ce traxaille qui sera la suite de l’embelissement general qu’on demande pour la commune de Paris. Des membres veulent (|u’on n’oublie pas la demande du pront jugement après beaucoup de discussion, la société maintient son arreté qui ne demende un mode de concour quapres l’exposition de ce (|ui est demandé présentement, il fait ajouter a l’adresse la demande tlu jugement des oux rages exposés et \ote l’adresse ainsi qu’elle est rédigé sauf cette addition.
La seance est levée.
CrrOVENS REi’RÉSENTANTS,
Les artistes composant la Société républicaine des arts la phispart Conçurent se sont conformé aux arrête du Comité de Salut |)ublic en ex|H)sant dans les differents {jltisible') leurs projets ou esquisse, il demandent maintenant l’execution des arreté subséquent, tel que le jugement des oin rages exposés l’execution de cette arrête obser\é |)ar ceux à qui vous avez confié ce soin mettra les artistes a même de profiter des jours qui sont long et les encouragera pour de nom eau ou\ rages que le \iU‘ts'ihle^ de déposer de nou\ eau en législateurs.
P> ■ocüs verbal de la séance de la Société républicaine des arts tenu le 2 ^ messidor lan deux de la republique.
Apres la lecture du procès verbal un membre fait ajouter au secrétaire quelques articles qu’il avoit obmis dans les arretés pris par La société, ensuite de l’adoption du procès verbal le citoyen Eynard fait lecture du decret de la Convention sur les honneurs rendus a la mémoire du ^'aisseau le Vengeur. II fait lecture du decret qui ordonne que la forme sera suspendue a la voûte de la Convention, et que les peintres et les sculpteurs sont appelés a retracer sur la toile cet action courageuse qui doit a jamais illustrer les patriotes c[ui composoient cet équipage. Le citoyen president fait part a la Société de plusieurs exemplaires de l’ode du poete Le Brun sur l’étre suprême et d’une voix emue la Société arrête mention honorable de l’ouvrage du citoyen Le Brun, on demande que le president envoi a la commission des travaux public pour avoir directement a la Société les arretés concernant les arts. On demande si l’adresse lu a l’avant derniere seance est envoyé avec les changement le president répond que non quelques membres annoncent que le Comité de Salut public \ient d’établir des bases pour l’embellissement de Paris en suspendant tout division de bien nationaux et que le plan de Verniquet se trouvera remis dans les mains des comissaires chargés de l’embelissement et de la division générale des pièces appartenant a la nation.
Un membre demande que quoique cet article demandé dans l’adresse n’a plus lieu d’après cet arreté cela n’empeche pas de laisser celui ou l’on demande le pront jugement des ouvrages exposés, apres une legere discussion on arrête que l’on écrira seulement une lettre au Comité de Salut public a ce sujet. Tandis que le secrétaire s’occupe de la rédaction on arrête que le citoyen Gauthier sera adjoint au trésorier pour la recouvrance des fond necessaire a payer la dette de la Société. Le secrétaire fait lecture de la lettre qui est adopté apres
(|iiel(|ues légers cliangenient et einoyé au Comité de Salut public et ensuite la seance est levé.
Détou RN ELLE.
Procès verbal rie la seance riii 2 ^ messuier tenue par la société républicaine des arts. — Présidence du citoyen Le Brun.
Le procès \erbal adopté le citoyen Eynard donne lecture d’un arreté de la comission des travaux publics sur l’assainissement de Paris et son embelissement. On se [plaint] de ce que les affiches cpii contiennent cet arrêté n’ont pas été envoyé a la Société et ont été meme affiché très tard. Un membre demande qu’a la prochaine seance on lise la lettre que la comission des travaux public a écrite a l’assemblée, on lit le rapport de Da\id sur la fête de Viala et Barra, un membre apres cette lecture reclame l’ordre du jour sur la nomination du bureau un autre demande axant si Ion a reçu réponse du Comité de Salut public, un autre membre annonce a l’assemblé qu’il a a l’entretenir sur des propositions importante a la patrie et a l’interet des arts, (|u’il s’agit de dejouer de noiuelles mancciures employé dans les arts, cpiil a cru dexoir jxroposer a l’assemblee de rapporter son arreté (|ui axoit dissous ces comité de organisation et d’instruction, ces 2 comités dit il auroient des traxaux sur les arts préparés qu’ils auront et qu’ils soumettront a la Société, je demande que les memes membres soit convoqués et ceux qui ne pourront venir remplacé. Cette proposition est adopté le secrétaire est invité a écrire a ces dixers membres qui composoient les 2 comités. On procédé au renoux ellement du bureau Petit Coupprai et Tardieu sont nommés scrutateurs le citoyen Detournelle et Eynard sont élus president, les citoyens Thierry et Tardieu sont nommés secrétaire, le president proclame le bureau et la seance est levée.
Detournelle.
SOCIÉTÉ RÉPUBLICAINE DES ARTS