SEANT AU MUSEUM, SALLE DU LAOCON
Seance du 2 Vendemidire^^\ L’an de la République française une et indivisible. — Présidence de Petitot.
La seance s’ouvre par la lecture du procès verbal de la dernière seance, apres quelque réclamations il est adopté. On propose qu’il soit fait lecture du travail du comité sur la formation du jury, ce qui est adopté.
Le raporteur a commencé par lire l’instruction préliminaire. Ensuite on a lu le projet de formation du jury et le mode d’encouragement le tout a été vivement accueilli par l’assemblée.
On propose d’ajourner la discution, un membre demande une seconde lecture et que la discussion se fasse par article, un autre désire que la lecture se fasse pendant trois seance de suite avant de discuter.
Les membres du Conservatoire du Muséum demandent a être admis l’un deux instruit l’assemblée des chefs d’œuvres arrivés de Belgique qu’ils s’empressent a les sortir des caisses et que dans deux jours les artistes pourront les voire exposés dans le salon; l’assemblée les accueille et les remercie par l’organe de son president.
On demande qu’il soit fait une seconde lecture du raport du comité a nos frerres du Conservatoire du Muséum , ce qui est adopté.
L’assemblée ayant été consultée elle arrête que la discussion est ouverte suiTe projet du comité. On lit le premier article. Un membre observe quil y a une chose contradictoire, quilfàlloit que la Société discuta si le jury ne sera composé que d’artistes exerçant les arts ou
II y a certainement une lacune deux mois, nous prive notamment de entre le procès-verbal précédent (29 mes- la présidence de Détournelle pendant
sidor) et celui-ci (2 vendémiaire). — la tourmente de Thermidor.
Cette lacune, qui porte sur plus de
si on le composera de gens de lettres. Un autre memlire ol)ser\ e que les artistes ne soient pas inquiets que d’après les bases du raport du Comité le choix sera fait d’une manière coin enable pour le bien de l’art. Un autre membre dit que d’après les droits de l’homme le peuple a celui de choisir ses juges; que d’après ce principe les concourant doi\e4it a\oir le meme droit, on ober\e qu’il ne seroit |ias juste que les concourant fussent juges et parties. Après difterentes discussion sur cet objet l’assemblée ajourne la discussion a la prochaine seance ceux qui auront des idées utiles pour l’eclairer sont iin ités a les mettres par écrit et de les ajiporter.
Seance le\ ee<à neuf heures.
Petitot, Simon Petit,
President. Secrf\
ASSEMHLKE DE LA SOCIÉTÉ RÉPUHLICAINE DES ARTS
AU MUSEUM NATIONAL, SALLE DU LAOCON
Du S Vendémiaire de la République française une et indivisible.
Présidence de Petitot.
La séance s’omre jxir la lecture du procès \erbal de la derniere seance, c|ui est ado|>té.
On propose c|u’il soit fait une lecture du traxail du Comité axant de le mettre a la discussion; adopté.
On desire entendre le premier article pour le discuter, d’autres x eullent c[u’on les lises tous, cette derniere projîosition est arretée.
On obserxe c[u’il serait nécessaire de faire un article préliminaire, on répond (|ue le considérant rempli les vues j^roposées.
Un membre demande a lire un traxail dans lequel il proux'e la nécessité que ce soit une assemblée generale des artistes qui nomme le jurx, ce discours est applaudi, discuté et combattu.
Un membre demande a lire un travail sur la formation du jury. L’assemblée interrompt l’orateur trouvant l’introduction trop longue, le président la consulte, il continue; il développe dans son discours combien il seroit utile que les ouvrages mis en concours frissent jugés parle peuple, il démontré qu’il serait injuste et ridicule que les concourants jugeassent leurs ouvrages. Il est applaudi par l’assemblée et on l’engage a déposer son discours sur le bureau pour être mis aux archives.
Un membre dit cjue les artistes des départemens ne pourront assister aux assemblées pour nommer leurs juges. On observe qu’ils enverront leur vote comme ils ont envoyé leurs ouvrages. On lit le i®^’ second et quatrième article successivement et mis aux voix séparément sont adoptés.
Le est lue, un membre observe qu’il serait nécessaire de mettre un nombre de personnes éclairées dans chaque genre d’art, on répond qu’on a point désigné aucun genre d’art pour former un jury mais bien de prendre dans la Société les hommes capables de remplir cette mission. Un autre rassure sur cette crainte en disant que chaque concourant s’empressera de nommer les hommes qu’il croira les plus instruit. Un architecte propose quil soit fait une assemblée particulière pour élire leur juges, n’ayant pas dans leur art l’objet de comparaison avec la nature comme la peinture et la sculpture, il démontré dans son discours que la nomination ne sera pas égalé les peintres et les sculpteurs nommant chacun un juge et les architectes n’en nommant qu’un, cette observation est appuyée et combattue. Un membre dit que ce serait suposer peu de justice et de lumière aux peintres et sculpteurs pour les croire capable de faire un mauvais choix, la discussion s’est continuée ensuite ajournée a la i assemblée.
Seance levée a dix heures.
Petitot, Simon Petit,
Presid'^. Secret.
ASSEMBLÉE DE LA SOCIÉTÉ REPUBLICAINE DES ARTS